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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 03:43
 17 octobre 2012
 
 
  A lire : article de La Croix en cliquant sur le logoLa Croix
 
Mettre fin à la violence de l'extrême pauvreté : 
s'appuyer sur les capacités de tous pour bâtir la paix
 
"Lorsque tu te lèves le matin sans savoir où tu iras,
sans rien avoir en main pour nourrir tes enfants,
ça c'est violence.
 
Lorsque tu es obligé de te battre contre l'autre
pour défendre le peu que tu possèdes,
ça c'est violence.
 
Lorsque tu es toujours obligé de baisser la tête, de fermer les yeux, de ne pas parler, de faire celui qui ne comprend pas,
ça c'est violence."
 
Une maman de Haïti
 
L'extrême pauvreté détruit la vie et l'esprit des êtres humains. Elle tue plus d'enfants, de jeunes et d'adultes que la guerre. Les personnes vivant dans l'extrême pauvreté sont en permanence confrontées et menacées par un manque de nourriture, de logement et d'accès aux services de base. Elles endurent des conditions de travail dangereuses et vivent dans des environnements précaires, dégradés et sans sécurités.
 
Ces conditions de vie et ces privations quotidiennes sont des violations des droits de l'homme qui provoquent et perpétuent des violences émotionnelles, psychologiques et physiques. Les personnes dans la pauvreté et leurs communautés font l'expérience répétée de la souffrance et de la honte dûes à l'humiliation et à l'exclusion sociale. Elles sont pénalisées par leurs conditions de vie.
 
Confrontées à une telle violence, les personnes vivant dans l'extrême pauvreté sont obligées de mener une vie où leur dignité et leurs droits sont rarement respectés. Elles ont souvent le sentiment de ne pas être reconnues ni traitées comme des êtres humains avec les mêmes droits accordés à tous. L'ironie est que la société souvent les perçoit comme étant source de violence et de menace pour la société, au lieu de les voir comme les victimes de la violence et de la criminalité.
 
Comment, à partir de telles violences, construire une société juste et pacifique ? La première étape est de garantir, protéger et respecter la dignité et les droits humains fondamentaux des personnes et des communautés dans toutes les sociétés.
 
Depuis sa première célébration, il y a 25 ans, la Journée mondiale du refus de la misère vise à promouvoir cette première étape en favorisant un dialogue et une compréhension meilleurs entre les personnes vivant dans la pauvreté et leurs communautés, et la société en général. La Journée offre l'occasion de prendre acte des efforts et des combats des personnes vivant dans la pauvreté. Elle leur donne la possibilité de prendre la parole et de faire entendre leurs préoccupations Elle représente un moment pour reconnaître que ces personnes sont en première ligne dans la lutte contre la pauvreté (Rapport du Secrétaire général des Nations Unies A/61/308).
 
La Journée mondiale du refus de la misère est un appel adressé à tous à se rassembler avec les personnes vivant dans l'extrême pauvreté et à échanger, en partenaires égaux, sur des initiatives qui ciblent les populations les plus vulnérables et les plus exclues ainsi que leur participation active à l'élimination de la pauvreté. Cette Journée est aussi un appel à renforcer les moyens de communication les uns avec les autres, afin de mieux partager nos pensées, les leçons apprises, et agir en solidarité contre la pauvreté et l'injustice sociale.
C'est seulement en écoutant les personnes vivant dans l'extrême pauvreté que, de leur courage et leur expérience, nous pouvons apprendre comment atteindre un monde de paix pour tous. La transformation sociale nécessaire pour une société pacifique peut être seulement réalisée par la contribution active de tous, indépendamment de leur lieu de vie, ou de leurs origines sociales et culturelles.
Cela commence par la reconnaissance que le pauvreté est violence. Un homme avec une expérience directe de la pauvreté à la Nouvelle Orléans a partagé sa vision personnelle :
 
"Quand la violence qui est vécue par les personnes vivant dans l'extrême pauvreté est reconnue, ça apporte une sorte de paix à l'âme."
 
Une telle reconnaissance donne de la force aux personnes et aux communautés vivant dans la pauvreté. Elle informe et suscite la prise de conscience, au sein des sociétés, de la violence implacable de la pauveté extrême. Elle encourage aussi à se solidariser avec les personnes en situation de pauvreté, dans leur combat quotidien contre les privations, la discrimination, l'exclusion sociale et la perte de la dignité et des droits de l'homme. Une telle rencontre crée le fondement sur lequel nous pouvons bâtir un chemin vers la paix et l'harmonie sociale.
 
Par conséquent, il est approprié qu'en 2012 la commémoration de la Journée mondiale du refus de la misère soit centrée sur le thème "Mettre fin à la violence de l'extrême pauvreté: s'appuyer sur les capacités de tous pour bâtir la paix". Nous espérons que ce thème initiera partout des dialogues continus.
 
Des informations sur les commémorations organisées le mercredi 17 octobre 2012 à travers le monde, sont disponibles sur le site : http://www.refuserlamisere.org/
 
Par la résolution A/RES/47/196 adoptée le 22 Décembre 1992, l'Assemblée générale a reconnue le 17 Octobre, Journée mondiale du refus de la misère, comme la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté et a invité tous les États à consacrer la Journée à la présentation et la promotion, conformément au contexte national, d'activités concrètes en ce qui concerne l'éradication de la pauvreté et de la misère.

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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216