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Jean-Pierre

Autoportrait

19 Octobre 2019 , Rédigé par Jean-Pierre Publié dans #Autoportrait

Qui suis-je ? Qui sommes-nous ?
Ordonné diacre permanent par Monseigneur Jacques Faivres le 5 décembre 2004 dans la cathédrale du Mans.

L'appel pour une vocation particulière dans l'Eglise s'est produit pour moi il y a plus de 28 ans. D'origine dijonnaise, j'ai suivi ma formation professionnelle au lycée Saint Bénigne de Dijon. Pendant 6 ans, j'ai été formé au métier de comptable (BEP, bac et BTS). A cette époque, entre 1978 et 1983, les Filles de la Charité étaient encore présentes à la Direction de l'établissement scolaire et à l'aumonerie. C'est à leur contact que je découvrais ce qu'était la foi chrétienne, la foi agissante au quotidien. C'est là que j'ai découvert le visage de Saint Vincent de Paul. Depuis les 6 et 7 juin 1978 où nous faisions un voyage de fin d'année à Paris à la rue du Bac, je n'ai eu de cesse de découvrir l'Evangile sous le regard de St Vincent, d'être à l'écoute de la Parole de Dieu et de travailler à rendre effectif l'Evangile. C'est ce moment, cet instant à la rue du Bac avec la Vierge Marie et à la rue de Sèvres avec les Pères Lazaristes et St Vincent que ma vie a changé. J'ai vécu là le moment fondateur de ma vie chrétienne et de mon engagement à la suite du Christ évangélisateur des pauvres.

Après un temps de questionnement, de recherche, le temps du service militaire, j'ai eu la chance de pouvoir suivre trois années de formation théologique et philosophique, Grand Séminaire, dans les diocèses de Dijon et de Besançon (niveau licence de théologie et philosophie) (cliquez ici pour lire mon expérience du séminaire). A la suite de ce temps de formation approfondi, j'ai ressenti l'appel à vivre plus intensément, plus concrètement le service des plus pauvres.

A cette époque, j'ai rencontré deux jeunes qui rentraient d'un long temps de service auprès d'enfants handicapés. Après quelques mois pour approfondir cet appel, je suis parti huit mois en Israel dans une maison tenue par les Filles de la Charité à Ain Karem, en banlieue de Jérusalem. Elles accueillent des enfants profondément handicapés. Ce village est tenu par la Tradition pour être le lieu de la Visitation de Marie à Elisabeth. Huit mois au service de ces enfants, c'est peu mais c'est beaucoup. C'est peu parce que c'est court, huit mois dans une vie ce n'est pas grand-chose ; c'est beaucoup parce que c'est dur physiquement et moralement et c'est tellement porteur de valeurs humaines. J'étais heureux de mettre en pratique le projet conçu à Dijon : "sortir des études théoriques sur le service des pauvres pour m'engager sur le terrain au service des plus pauvres". Passer de la connaissance intellectuelle au service effectif des plus petits.
 
(voici une vidéo récente sur la Maison St Vincent:
 
Rentré en France, nous nous sommes unis devant Dieu en l'église d'Yvré l'Evêque (Sarthe). Depuis, nous avons eu deux enfants.

Concrètement, l'esprit vincentien est présent chaque jour de notre vie. Que ce soit dans la prière ou dans les choix de vie, de travail, d'engagement. Pour ma part, j'ai rejoint, avec l'accord de notre évêque du Mans, l'Association Vincentienne des Diacres Mariés de la Congrégation de la Mission des pères Lazaristes et Isabelle est présidente depuis fin 2008 de la Fraternité Laïque Vincent de Paul.

Depuis l'ordination diaconale en décembre 2004 et par lettre de mission, j'ai été engagé au Secours Catholique du Doyenné de la Couronne Ouest jusqu'en 2011. Isabelle a choisi de rejoindre cette équipe non pas à la suite de ma mission diaconale mais parce qu'elle a choisi de répondre ainsi à sa propre vocation vincentienne. L'équipe locale du Secours Catholique ne cesse de se renforcer. Nous travaillons bien sûr en lien avec la Délégation du diocèse du Mans. C'est d'ailleurs un des aspect du Secours Catholique, on n'est jamais seul dans l'entraide…
Je poursuis mon engagement au Secours Catholique en tant que bénévole. Je suis depuis 2014 membre du CCAS de ma commune au titre du Secours Catholique.
 
De novembre 2011 à octobre 2016, notre évêque du Mans, m'avais nommé "conseiller spirituel départemental de la Société Saint Vincent de Paul". Depuis 2016, à ma demande, je n'ai plus de mission officielle suite à des problèmes de santé. Mais je n'en reste pas moins diacre et vincentien, membre associé à la Congrégation de la Mission. Même quand le diacre est faible et HS il n'en reste pas moins diacre et témoin du Christ souffrant.
 
 
Vivre sa vocation chrétienne à la suite du Christ Evangélisateur des pauvres, c'est la certitude de vivre l'engagement au service des plus petits, donc au service même du Christ.
 
"Notre Vocation est de faire ce que le Fils de Dieu a fait :
EMBRASER LE CŒUR DES HOMMES.
Il ne suffit pas d'aimer Dieu
si mon prochain ne l'aime"
St Vincent de Paul
 
Et pour conclure j'aime à rappeler ces mots que me disait souvent
une Fille de la Charité à St Bénigne:
"
n'oublie jamais que Dieu écrit droit avec les lignes courbes de nos vies".
 
Jean-Pierre Tellier
Diacre Permanent Vincentien
Congrégation de la Mission

vivant dans le diocèse du Mans
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J
<br /> Jean-Pierre,<br /> Merci de nous partager ta découverte de la mission auprès des pauvres, et de ta rencontre avec Isabelle, dans le service des pauvres. nus autres, engagés à la suite du Ch rist, avec nos faiblesses,<br /> nous sommes encouragés par le récit de la marche d'autres témoins qui avancent sur la même route.<br /> Il y a une part de mon parcours qui ressemble au tien, c'est pourquoi j'ai été particulièrement intéressé. D'autre part, avec mon épouse nous avons unepetite maison au Mans, rue du Bon Pasteur, où<br /> nous venons assez souvent.<br /> Pour résumer, quelques étapes de mon parcours. Mon père, officier de marine, est mort pendant la 2ème guerre, ma maman nous a élevé dans la foi. C'est ce que je veux retenir d'elle. Mais bien<br /> entendu, sa façon d'être, son origine bourgeoise, m'ont aussi marqué, de même que le souvenir du papa, mort en mer. Après quelques années de scoutisme, j'ai rencontré un aumonier du lycée, prètre<br /> du Prado. Je suis entré au grand sélminaire du diocèse de Toulon, puis au Prado à Limonest, j'y suis resté deux ans, avec une année de stage en paroisse. J'ai rencontré des amis très engagés, j'y<br /> ait fait mes premières expériences de prière profonde. J'ai aussi découvert, comme une révélation, les limites de mon éducation "bourgeoise". Des copains faisainet circuler au séminaire un texte<br /> dénonçant la torture en Algérie. J'ai parlé avec eux, j'ai découvert les choix à poser, au nom de la foi.<br /> Après le service dans la marine, je suis revenu au séminaire universitaire de Lyon. Mais je me sentais en déséquilibre par rapport au choix du célibat. J'ai donc quitté le séminaire, mon frère à<br /> Paris m'a aidé. Boursier, j'ai pu faire sciences po Paris.<br /> Je suis devenu journaliste à la Croix. J'ai rencontré celle qui est devenue mon épouse. Annick est d'une famille très modeste, père ouvrier, maman cuisinière.<br /> Nous avons fait du chemin ensemble, notamment des années à l'animation d'une association d'accueil et aide aux réfugiés et étrangers, dans notre paroisse de Paris. Nous avons été en ACI pendant 30<br /> ans. A ma mise au chomage, à 55 ans, j'ai fait une licence puis une maîtrise de théologie à la catho de Paris.<br /> Nous rencontrons, au Mans, le diacre Jean-Marie, à la paroisse du pré.<br /> amicalement<br /> annick n'a pas souhaité que je m'engage dans le diaconat, nous avons maintenant 7 petits enfants, et nous sommes souvent en responsabilité auprès d'eux.<br /> Jean-Marc<br /> <br /> <br />
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