Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Page D'accueil, Contact

  • : Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • : Quelques réflexions de Djipi
  • Contact

Noël

 

 

Recherche

Dimanche prochaine avec MN Thabut

Cliquez sur la photo pour accéder

au commentaire de

Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 06:46

olivia-cattan-ruben.jpeg

Source : http://www.mariefrance.fr/psycho/parlons-en/mon-fils-autiste-ma-appris-le-sens-de-la-vie-60385.html#.UzsyeD8fDcE.facebook

 

A l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, le 2 avril, Olivia Cattan, maman de Ruben, nous raconte son histoire. A la tête de la fondation SOS Autisme en France, elle a entrepris un tour de France pour sensibiliser le plus grand nombre à cette maladie souvent mal connue et faire un état des lieux des dispositifs existants. Son objectif ? Remettre un livre blanc à François Hollande en juin prochain.

 

« J’ai trois enfants, deux filles, et Ruben, le petit dernier. Il a prononcé ses premiers mots très tôt, avant ses sœurs. A neuf mois, il s’est levé et a commencé à marcher. Je pensais donc qu’il était précoce. Les premiers signes d’un développement disharmonieux sont venus assez tard. J’ai commencé à remarquer qu’il était solitaire, que certains bruits lui faisaient peur, qu’il était parfois happé par certaines publicités à la télévision. Ce qui m’a le plus interpellée, c’est qu’il ne répondait pas à son prénom. J’ai consulté des médecins. Tous se sont montrés très rassurants, m’expliquant que c’était un garçon, en plus le dernier de la famille. Je n’avais donc pas de quoi m’inquiéter  selon eux.

 

J’ai eu un choc quand Ruben est allé à l’école. Il avait quatre ans. Il s’est sauvé de sa classe. Sa maîtresse le trouvant agité car il s’était levé de sa chaise, elle lui a dit de rentrer chez lui s’il n’était pas content. C’est ce qu’il a fait. On l’a retrouvé chez un commerçant près de la maison. Un vrai cauchemar. Nous avons eu très peur, mais en même temps, on s’est dit qu’il était très débrouillard pour son âge. J’ai consulté des pédopsychiatres. Certains m’ont alors dit qu’il était autiste, d’autres dysphasique. Ruben  ne dormait plus la nuit. On se relayait à son chevet avec mon mari, c’était usant. Il faisait de grandes crises en hurlant et en se mettant les mains sur les oreilles car nous ne comprenions pas ce qu’il voulait (il ne faisait pas de phrases et ne prononçait que des bribes de mots). Cela le mettait dans des états terribles.

 

C’est sa prof de piano – Ruben adore la musique – qui m’a recommandé d’aller dans un centre en Israël, à Jérusalem. Nous sommes partis là-bas pendant un mois. Pour la première fois, on a fait à mon fils un bilan de ses compétences. Et non, comme en France, un bilan de ce qu’il ne savait pas faire. Plus que de troubles de la communication, Ruben souffrait surtout de troubles du développement. Ses journées se composaient de 5h de stimulation cognitive au travers de jeux d’enfants, de 2h d’orthophonie, d’une heure de psychomotricité et d’une heure de mémorisation. On a aussi changé son régime alimentaire. Au bout d’une semaine, je suis tombée de mon lit, Ruben a prononcé sa première phrase. A la fin du séjour, il avait 500 mots de vocabulaire et il dormait la nuit. En un mois, on a appris à mieux connaître notre fils, on a compris comment le faire progresser. Il est, certes, en retard sur certaines choses, mais il est aussi très en avance sur d’autres. C’était comme une deuxième naissance.

 

De retour en France, j’ai dû livrer un nouveau combat pour le faire scolariser. Faute d’auxiliaire de la vie scolaire disponible pour lui, j’ai endossé ce rôle, en passant une batterie de tests de l’éducation nationale. Au départ, l’équipe enseignante avait des réserves, ensuite le regard a changé et on a réussi à travailler en bonne intelligence, en équipe. Aujourd’hui, nous employons une auxiliaire de la vie scolaire privée, nous l’avons formée, et je la remplace en cas d’absence. Mon prochain combat ? Que Ruben puisse aller à l’école deux après-midi par semaine, car nous n’avons l’autorisation pour le moment que pour les matins. Je m’occupe de lui le reste du temps.

 

Il reste encore beaucoup d’idées reçues sur l’autisme. Certains assimilent cette maladie à un déficit mental, d’autres à des problèmes de motricité. Or, il y a de nombreuses formes d’autisme. Je me souviens de professeurs qui avaient peur que Ruben morde les autres élèves ou se tape la tête contre les murs ! Il faut aussi encore se battre pour les mères, car ce sont le plus souvent elles qui s’arrêtent de travailler pour s’occuper de leur enfant autiste. Sans oublier que certains médecins ne se gênent pas pour nous culpabiliser, on m’a ainsi reproché d’avoir trop travaillé quand Ruben était petit.

 

Après la sortie de mon livre, D’un Monde à l’autre, Autisme, le combat d’une mère en février dernier, j’ai décidé d’entreprendre un tour de France. Mon but ? Sensibiliser le plus grand nombre à cette maladie souvent mal connue (écoles, élus politiques, clubs de sport, etc.) et réaliser un état des lieux des dispositifs existants dans chaque région. Je souhaite recenser autant les bonnes pratiques que les manques car il y a des disparités importantes dans le territoire.

 

Ce que j’ai appris de mon fils autiste ? Le sens de la vie. Il m’a remis les pendules à l’heure sur la vraie valeur des choses. Il m’a montré ce qui était vraiment important. Je porte un autre regard sur la vie. Et surtout sur les différences. »

 

Propos recueillis par Fabienne Broucaret  

D’un Monde à l’autre, Autisme, le combat d’une mère, Olivia Cattan, éditions Max Milo, 18,90 euros.

Plus d’infos : SOS Autisme France

A lire aussi :
Le nombre d’autistes augmente fortement

le 01/04/2014 à 17:42

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216