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Noël

 

 

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 11:43

-Samaritaine-puit-Jacob 

textes liturgiques en bas de chronique

 

A écouter et à méditer les textes d’aujourd’hui, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais ça donne soif.

 

Mais de quel soif s’agit-il ?

 

La soif, c’est le sentiment que l’on éprouve quand on manque d’eau. Le peuple Juif au désert, pendant l’Exode, manque d’eau… La Samaritaine manque d’eau et va au puits de Jacob…

 

Et nous, avons-nous soif ? Avez-vous soif les amis ?

 

Sommes-nous comme les Fils d’Israël à mettre au défit notre Seigneur ?

Sommes-nous comme la Samaritaine à demander de l’eau pour ne plus avoir à se fatiguer ?

 

Si, comme les Fils d’Israël, nous ne comprenons pas toujours le dessein de Dieu pour nous, si nous avons parfois l’impression de tourner en rond dans le désert ; si, comme la Samaritaine, nous ne comprenons pas toujours les efforts de l’engagement quotidien, que nous sommes fatigués d’aller chaque jour puiser notre nourriture quotidienne au travers d’un travail qui nous pèse.

Sachons reconnaître la vraie soif, celle de la Parole de Dieu.

Sachons reconnaître celui qui nous donne l’eau vive, cette eau qui devient une «source jaillissante pour la vie éternelle».

 

Avec les Fils d’Israël au désert, avec la Samaritaine, nous sommes au cœur même de situations que le pape François appelle «les périphéries de l’Eglise».

 

Cette rencontre de Jésus, elle n’est pas réservée à une élite ou à un peuple particulier. La rencontre du Christ, elle est personnelle, particulière et ouverte à tous. C’est ça la foi, l’histoire d’une rencontre personnelle avec Dieu.

Ici, la Samaritaine voit un inconnu, un Juif, le frère ennemi des Samaritains. Cet inconnu, assis sur le puits et fatigués va la gêner dans son service quotidien. Il va falloir qu’elle lui demande de se pousser pour accéder au puits. Elle va devoir lui adresser la parole. Chose incongrue à l’époque. D’autant plus quand, pour une femme, cet autre est un homme et qu’il est juif.

 

Pourtant, elle n’a pas besoin de lui parler. C’est lui, cet inconnu, qui lui adresse la parole en premier. Une simple phrase « donne-moi à boire » ces quelques mots nous les retrouverons dans la bouche de Jésus sur la croix lorsqu’il dira « j’ai soif ».

 

Pendant ce long dialogue entre Jésus et la Samaritaine, nous assistons à un véritable cœur à cœur, nous assistons à une véritable confession qui débouche sur une conversion. Lorsque nous nous confessons au prêtre, comme nous l’a rappelé le pape François en ce début de Carême, « le Bon Dieu fait la fête ». Dans notre démarche de conversion, si nos péchés nous font honte, Dieu les connaît déjà. Nous le voyons ici, Jésus connaît l’histoire de cette femme, tout comme il connaît chacune de nos histoires. Regardez bien Jésus, il ne fait aucun reproche à la Samaritaine, tout comme il ne nous fait aucun reproche. Il l’accueille dans sa miséricorde. Il nous accueille dans son amour, tel que nous sommes. Cependant, il nous appelle à la conversion, à ne pas repartir sur les chemins de la même manière que nous sommes venus, il nous appelle à changer, à nous ouvrir, à être heureux de cette rencontre au plus intime de nous-même, être heureux de la rencontre du Christ au plus fort de notre vie.

 

A l’issue de ce cœur à cœur, la Samaritaine part annoncer la Bonne Nouvelle aux habitants de son village. Ceux-ci, au départ, croient sur la parole de la femme. Ensuite, après avoir fait la rencontre personnelle avec le Christ, croient par eux-mêmes, parce qu’à leurs tours, ils ont fait cette rencontre personnelle. Ils savent désormais que «c’est vraiment lui le Sauveur du monde».

 

Nous aussi, nous sommes appelés à porter la bonne nouvelle à nos contemporains. Jésus ne nous envoie pas au fin fonds du monde, il nous envoie dans nos villages, auprès de nos voisins, auprès de nos collègues de travail, auprès des amis du club des ainés ruraux. Que sais-je encore ?

 

Il nous envois mais pour y faire quoi ? Pour dire quoi ?

 

C’est le pape François qui nous donne la façon de faire. Il répond tout simplement non en paroles mais en actions. Regardez-le agir. Le pape François accueille l’autre dans ce qu’il est. Il embrasse les malades, écoute ceux qui souffre, il se fait proche de celui qui vient à lui, tout simplement.

 

Et nous, que faire ? Si le pape nous invite à être créatif dans nos modes d’évangélisation, à son époque, Saint Vincent de Paul parlait d’être « inventif à l’infini ». Le pape réaffirme l’enseignement du concile Vatican II en envoyant les laïcs, en vous envoyant dans le monde social, politique et économique. C’est au paragraphe 130 de l’exhortation apostolique «la joie de l’Evangile». Si ce n’est fait, je vous encourage à la lire, c’est une véritable feuille de route du chrétien pour le XXIème siècle. (cliquez ici)

 

Personnellement je me réjouis du choix de l’action de carême du doyenné auprès des associations œuvrant en faveur des déficients visuels. A travers cette action, c’est un appel à découvrir le monde du handicap. Dans mon entourage, je parle avec son autorisation, je connais une personne qui, s’il n’est pas touché personnellement par le handicap, s’est engagé auprès des familles et des personnes en situation de handicap. Son engagement interroge parfois. Certains, des valides, lui disent «mais pourquoi tu fais cela ? Tu n’es pas concerné !» Ou encore «ce n’est pas ton affaire, laisse-nous tranquilles». Doit-on être affecté personnellement pour se montrer solidaire et fraternel envers celui qui souffre ou de celui qui est différent ?

Par contre, ceux qui sont touchés par le handicap, le remercie pour son engagement. C’est cela la compassion, le «vivre avec». C’est cela que Jésus nous demande. Il nous demande d’accueillir l’autre, celui qui est différent de moi, sans jugement, juste avec amour. Parce qu’en l’accueillant, c’est Jésus lui-même que nous accueillons. De même que la Samaritaine ne voyait, au début de la rencontre, qu’un étranger elle repartira en ayant la certitude d’avoir rencontré celui qui vient sauver le monde.

 

« J’avais soif et vous m’avez donné à boire » lisons-nous en Saint Matthieu. Ou encore dans les béatitudes : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés ».

 

Puissions-nous avoir soif de la Parole de Dieu. Puissions-nous mettre en œuvre cette Parole de Dieu.

 

A nous, à chacun d’ouvrir nos cœurs comme au désert, nous dit le psaume ou encore avec Saint Paul : «espérons avoir part à la gloire de Dieu». Pour cela, à nous d’être créatif et de savoir embrasser les malades que nous croisons, d’accueillir l’étranger, d’ouvrir nos bras à l’inconnu et de bâtir un monde fraternel accessible à tous, quelle que soit sa situation ou sa condition physique.

 

Soyons inventif comme Sœur Christina qui participe à The Voice en Italie et qui époustoufle le pays. Comme elle le dit : «j’ai un don et je vous le donne». (cliquez ici)

 

Et moi, et toi ? Quel est le don que Dieu t’a donné ? Comment fais-tu pour le partager aux autres ? Que ce Carême nous donne le temps de prendre conscience du don qui est en nous et d’œuvrer encore plus pour le partager au monde.

 

 

Amen !

 

Jean-Pierre Tellier

diacre permanent vincentien

23 mars 2014


PREMIERE LECTURE - Exode 17,3-7

Les fils d'Israël campaient dans le désert à Rephidim, 3 et le peuple avait soif. Ils récriminèrent contre Moïse : «Pourquoi nous as-tu fait monter d'Egypte ? Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ?»4 Moïse cria vers le SEIGNEUR : «Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront !»5 Le SEIGNEUR dit à Moïse : «Passe devant eux, emmène avec toi plusieurs des anciens d'Israël, prends le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! 6 Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l'eau, et le peuple boira !» Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d'Israël.7 Il donna à ce lieu le nom de Massa (c'est-à-dire : «défi») et Mériba (c'est-à-dire : «Accusation»), parce que les fils d'Israël avaient accusé le SEIGNEUR, et parce qu'ils l'avaient mis au défi, en disant : «Le SEIGNEUR est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n'y-est-il pas ?»

 

 

 

PSAUME 94 (95),1-2.6-7.8-9

1 Venez, crions de joie pour le SEIGNEUR, acclamons notre Rocher, notre salut ! 2 Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

 

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le SEIGNEUR qui nous a faits. 7 Oui, il est notre Dieu : nous sommes le peuple qu'il conduit.

 

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? 8 «Ne fermez pas votre cœur comme au désert 9 où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.»

 

 

DEUXIEME LECTURE - Romains 5,1-2.5-8

Frères,

1 Dieu a fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,2 qui nous a donné, par la foi, l'accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c'est d'espérer avoir part à la gloire de Dieu.5 Et l'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné.6 Alors que nous n'étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions.7 Accepter de mourir pour un homme juste, c'est déjà difficile ; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien.8 Or, la preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

 

 

 

EVANGILE - Jean 4,5...42 (lecture brève)

 

5 Jésus arrivait à une ville de Samarie appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, 6 et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.7 Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l'eau. Jésus lui dit : «Donne-moi à boire.»8 (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.)9 La Samaritaine lui dit : «Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ?» (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) 10 Jésus lui répondit : «Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive.»11 Elle lui dit : «Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond : avec quoi prendrais-tu l'eau vive ?12 Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ?»13 Jésus lui répondit : «Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; 14 mais celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle.»15 La femme lui dit : «Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser.»...19 «Je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : 20 Nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.»21 Jésus lui dit : «Femme, crois-moi : l'heure vient où vous n'irez plus sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.23 Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.24 Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent, c'est en esprit et en vérité qu'ils doivent l'adorer. »25 La femme lui dit : «Je sais qu'il vient, le Messie, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, c'est lui qui nous fera connaître toutes choses.»26 Jésus lui dit : «Moi qui te parle, je le suis.»...39 Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.40 Lorsqu'ils arrivèrent auprès de lui, ils l'invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. 41 Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : 42 «Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit, que nous croyons maintenant ; nous l'avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le sauveur du monde.»

 


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Published by Jean-Pierre - dans Homélies
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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216