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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 15:58

Accepter le handicap dans la société, une affaire de mentalité qui commence dès la conception de l’enfant.

Une société qui avorte ses enfants potentiellement en situation de handicap ne peut pas devenir une société qui prend à cœur l’insertion de la personne en situation de handicap. Nous le voyons tristement chaque jour ne serait-ce que par le report de la loi d’accessibilité ou le barème d’accessibilité, révélateur du peu d'engouement des grandes villes de France pour l'accessibilité pour tous. En fait, c’est une société qui est handicapée.

 

Témoignage de Samy, aveugle, film sur France 3, «dépasser son handicap», 10 mars 2014, 25ème minute du film (replay ici) :

 

«Les gens disent ne pas avoir d’enfant handicapé, quelque part, ils rejettent en quelque sorte les personnes handicapés. Du coup, en les rejetant, ils rendent l’insertion ou la vie des gens handicapés plus difficile. Alors que si on disait « j’ai un enfant handicapé mais je l’accepte et je fais en sorte qu’autour de moi ce soit accepté». Si tout le monde commence à avoir cet état d’esprit, le handicap n’est plus un handicap, derrière. Du coup, les gens acceptent d’avoir un enfant différent par la suite

 

 


HANDICAP - Le 26 février dernier, le gouvernement annonçait que l'objectif de la loi sur le handicap, adoptée en 2005 sous le quinquennat de Jacques Chirac qui promettait de rendre accessibles avant 2015 tous les transports et les bâtiments recevant du public aux personnes handicapés, ne sera pas tenu. En effet le gouvernement a rallongé les délais de trois, six ou neuf ans.

C'est dans cette atmosphère de non-évolution des autorités françaises face à l'handicap que france 3 a proposé le 10 mars 2014 un documentaire, réalisé par Andrea Rawlins-Gaston, qui nous dévoile la vie de 6 personnes qui dépassent et vivent avec le handicap quotidiennement 

Ils s’appellent Marie, Vincent, Stéphanie, Sami, Khadija et Jérôme. Qu'ils soient aveugles ou cloués dans un fauteuil roulant ils ont un point commun : une envie de vivre plus forte que les limites de leur handicap. 

 

  • Vincent Ferry : le courage a l'état pur
    France 3
    En 2008 la vie de ce jeune chef d'entreprise bascule à la suite d'un accident de moto. Après plusieurs semaines à l’hôpital les médecins annoncent à Vincent que les vertèbres cervicales ont été touchées lors du choc, il sera tétraplégique. Malgré cette horrible nouvelle ce jeune père de famille veut se battre, pour sa femme, son fils de six mois et pour les 45 salariés qui travaillent dans sa société. Cinq ans plus tard, la méthode de management de Vincent a fonctionné. Le chiffre d'affaire de son entreprise est en hausse constante. Il ne travaille que l'après-midi et peut ainsi s'occuper de sa petite famille. Un homme courageux qui n'a jamais baissé les bras aussi bien pour son entreprise que pour sa famille.
  • 2
    Stéphanie et Sami Ferchichi : une leçon d'espoir
    France 3
    Il y a dans la vie des vraies et incroyable histoires d'amour, celle de Stéphanie et Sami en fait partie. Ces deux non-voyants attendent leur premier enfant. Une mission extrêmement délicate pour deux personnes non-voyantes. Tous les gestes du quotidien (changer une couche, donner un bain, se déplacer sans poussette) doivent être appris et maîtrisés avant l'arrivée du bébé. Pour cela le couple participe à différents atelier de puériculture au Service d'Aide à la Parentalité des Personnes Handicapées (SAPPH). Ces deux amoureux complices ont aussi leurs familles respectives pour les aider. Un couple qui croit au destin et qui a toujours gardé espoir.
  • 3
    Marie Vampouille : une parisienne en fauteuil
    France 3
    Etre une jeune trentenaire handicapée vivant dans un studio de 22 m² au centre de Paris, difficile mais pas impossible. Atteinte depuis la naissance d'une arthrogrypose, une maladie qui touche les muscles des bras et des jambes, cette jeune femme de 33 ans n'a peur de rien et a envie de tout. Pétillante, joyeuse et souriante, dès le passage obligatoire de son auxiliaire de vie Marie démarre énergiquement sa journée malgré les problèmes de transports, les gens non-tolérants, les voitures mal garées et l'inaccessibilité des lieux publics, quelle rencontre chaque jour. Pour elle, aucun rêve n'est inaccessible, faire le tour du monde, devenir comédienne, tout est possible et ça marche.
  • 4
    Khadija Idamar : maman avant TOUT
    France 3
    Ce n'est pas facile tous les jours d'être une maman non-voyante. Khadija adore s'occuper de ses deux enfants. Combattre les préjugés et prouver qu'elle est une maman comme les autres, est le quotidien de cette femme. Khadija connaît bien aussile centre Sainte-Marie, elle a appris beaucoup de choses pratiques et utiles pour l'éducation de ces enfants. Elle les accompagne à l'école et va les chercher, elle s'occupe aussi personnellement de leurs devoirs. Sa grande fierté est les excellents résultats scolaire qu'obtiennent ces enfants. Imperturbable, simple et réfléchie, cette super maman est fière de qu'elle a accomplit.
  • 5
    Jérôme Goy : une leçon d'optimisme
    France 3
    Il y a trois ans, un médecin annonce à Jérôme "vous allez devenir aveugle". A l'époque, ce diagnostic l’anéantie. Atteint d'une rétinite pigmentaire, une maladie génétique et dégénérative, ce jeune homme de 33 ans a décide de ne pas se laisser abattre. Lui aussi se rend trois jours par semaine à la fondation Sainte-Marie pour apprend à gérer son nouvel handicap sans renoncer à ses habitudes. Travailleur, courageux, déterminé, Jérôme a quand même dut arrêter de travailler. Sa situation professionnelle inquiète beaucoup ses parents qui ne vivent pas bien cette injustice, ils n'en dorment plus depuis plusieurs mois. Jérôme les rassure, avec humour et discernement, cet homme moderne assume et avance avec son handicap qu'il vit à présent comme une force.

Source : journal Le Monde :

Vivre. Vivre malgré son handicap. Vivre malgré les souffrances. Et vivrenormalement de surcroît. Travailleravoir des enfants, voyageraimer et continuerde rêver. Malgré tout. C’est cette formidable leçon de vie que nous assènent ce soir Marie, Vincent, Stéphanie, Sami, Khadija et Jérôme dans ce beau documentaire (Capa). Handicapés depuis la naissance, ou bien à la suite d’un accident ou d’une maladie, ils ont choisi de dépasser leurs propres limites. Pour eux, bien sûr, mais aussi pour les autres.


Voyez d’abord Vincent Ferry. Sa vie a basculé le 29 mars 2008. Il avait 35 ans. Ce jour-là, un accident de moto bouleverse son destin de chef d’entreprise. Il est tétraplégique. Cloué dans son lit, il ne peut bouger que ses yeux. Alors, il songe d’abord au suicide, mais ne peut même pas avaler de cachets, encore moins setirer une balle dans la tête ou se pendre. Autre solution : réagir et se battreVivre. Vincent Ferry se forge rapidement une conviction : «L’entreprise serait ma rééducation à moi, mon hôpital.» Chance, ou force de caractère, quelques années après l’accident, Vincent parvient aujourd’hui à faire quelques pas et àbouger une main.


DES PARENTS COMME LES AUTRES

Sa famille, sa femme et son fils, est une source de motivation pour mener à bien ce combat personnel. Mais c’est aussi au milieu de son usine, entouré de ses employés, que Vincent va retrouver le goût et la force de vivre. Condamné au fauteuil roulant, il a certes dû s’adapter. C’est sa femme qui le conduit chaque jour au travail, et il ne reste que l’après-midi. Réciproquement, les employés eux aussi ont dû s’adapter.


L’assistante de direction de l’entreprise a pris ainsi beaucoup plus de responsabilités pour seconder son patron. Les relations ont changé. Un an après le drame, raconte l’assistante, Vincent était très mal, il s’est confié, s’est mis àpleurer«C’était dur d’entendre ça.» Elle lui a essuyé les yeux. Vincent a dit : « ous vous rendez compte…» «Ce n’est rien, a-t-elle répondu. Aujourd’hui, c’est vous qui avez besoin de moi, mais un jour ce sera peut-être moi qui aurai besoin de vous.» Un lien fort s’est créé ce jour-là.


Etre là, rester là, vivre pour soi et pour les autres. C’est aussi la leçon de vie que nous enseignent Stéphanie et Sami, aveugles tous les deux. Stéphanie est enceinte, et le couple se rend régulièrement au service d’aide à la parentalité des personnes handicapées. Ils veulent être des parents comme les autres. Comme l’est Khadija, non voyante elle aussi, et qui s’occupe de ses deux enfants. Et quedire de Marie, 33 ans, en fauteuil roulant, et de son parcours du combattant à Parisjuste pour prendre un bus et aller boire un verre ? Marie veut voyager et devenircomédienne. Par-dessus tout, elle veut aimer et être aimée. Comme tout le monde.

______________________________________

Andrea Rawlins-Gaston - (France, 2014, 110 minutes).

Diffusion le lundi 10 mars à 20 h 45 sur France 3.


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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216