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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 18:37
Source : La Croix, 17 février 2012
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En prélude au consistoire, qui se tiendra samedi 18 février, pour la création de 22 nouveaux cardinaux, le collège cardinalice s’est rassemblé vendredi 17 février en présence du pape.


 

 

Ce vendredi 17 février, Rome s’est tout juste dégagée de la gangue de neige et de glace qui la paralysait depuis plusieurs jours. En dépit du froid matinal persistant, un léger parfum de printemps flotte dans l’air. Un par un, en Mercedes immatriculée au Vatican, en modeste voiture de ville, ou à pied, les cardinaux (soutane filetée et large ceinture pourpre, calotte pourpre) se dirigent vers la moderne salle Paul-VI, à gauche de la basilique Saint-Pierre.

Au premier étage, la salle habituellement réservée au Synode des évêques les attend pour une « journée de prière et de réflexion » consacrée à la priorité voulue par le pape : la nouvelle évangélisation.

 

Au programme, en présence de Benoît XVI, qui a convoqué cette réunion : une intervention de Mgr Timothy Dolan, archevêque de New York et président de la conférence épiscopale américaine. Celui qui, avec 22 autres confrères, sera créé cardinal samedi, est actuellement en pointe dans le bras de fer qui oppose l’Église américaine et l’administration Obama sur les modalités de remboursement de la « santé reproductive » pour les employés d’institutions d’Église.

 

Pas de préséance

Après lui prendra la parole Mgr Rino Fisichella, qui, lui, ne sera pas créé cardinal, en dépit de sa lourde, et récente, responsabilité : président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Sans doute devra-t-il faire ses preuves lors du synode qui sera consacré à ce thème, en octobre 2012.

Les cardinaux français sont arrivés ensemble. Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical pour la culture, et Roger Etchegaray, vice-doyen du Collège des cardinaux, ont l’assurance des vieilles troupes. Le premier, créé cardinal par Jean-Paul II le 25 mai 1985, vit son onzième consistoire. Le second, créé cardinal lui aussi par Jean-Paul II, en est à sa treizième édition.

 

Plus novices, André Vingt-Trois, Jean-Pierre Ricard et Philippe Barbarin se dirigent vers l’hémicycle, où le placement est libre. Pas de préséance, habituellement scrupuleusement respectée lors des synodes. Seule différence visible : ceux qui seront créés cardinaux le lendemain, reconnaissables à la couleur violette qu’ils portent encore, se sont massés à droite de l’hémicycle. Au total, 133 cardinaux, électeurs et non électeurs, présents et futurs, ont fait le déplacement. Les plus âgés sont restés, nombreux, chez eux.

 

Les cardinaux du monde entier échangent les dernières nouvelles

Le cardinal lyonnais Barbarin, passionné d’Afrique, échange une accolade avec le cardinal ghanéen Peter Turkson, président du conseil pontifical Justice et Paix. Le cardinal salésien chinois Joseph Zen, qui n’est plus électeur depuis un mois, devra céder demain la préséance à son successeur à la tête du diocèse de Hong Kong, Mgr John Tong Hon, qui sera créé cardinal.

 

Au hasard de leur placement, les cardinaux du monde entier échangent les dernières nouvelles. Le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo), qui prêchera bientôt la retraite de Carême du pape, est très entouré : la marche pour la paix et la démocratie à laquelle il avait appelé hier 16 février, ses fidèles, a été durement réprimée.

 

À dix heures, lorsque le pape fait son entrée, le brouhaha cesse. Au côté de Benoît XVI, le cardinal Angelo Sodano, doyen du Collège des cardinaux, qui fut secrétaire d’État de Jean-Paul II. Face à lui, son successeur, Tarcisio Bertone.

 

Ces derniers jours, la presse italienne s’est délectée de nombreux documents confidentiels issus probablement des bureaux de la Curie, mettant en cause la gestion financière et administrative de ce dernier. La « chasse à la taupe » fait les délices des médias italiens. Certains participants à la réunion de ce matin sont-ils impliqués ?  Ces préoccupations-là ne sont pas, en présence du pape, à l’ordre du jour…

 

« Ce n’est pas “ou-ou” mais “et-et” »

Menée par les choristes de la Chapelle Sixtine, débute alors la prière du matin, en latin. La voix du pape est légèrement enrouée. Tous ces hommes chantent-ils d’une même voix ? La prédominance européenne, voire italienne, mais aussi la diversité culturelle continentale, devraient se faire entendre durant l’après-midi. La matinée sera en effet tout juste suffisante pour entendre les interventions de Mgr Dolan et de Mgr Fisichella.

 

Le premier a manifestement séduit son auditoire par un style molto vivace  ainsi que l’a décrit le P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse, présent lors de l’allocution. Revenant sur l’historique de la nouvelle évangélisation, enracinée dans Vatican II et le magistère des papes successifs, le jeune (62 ans) archevêque de New York, que certains décrivent déjà comme le « futur pape cow-boy », a d’abord posé le décor : « Aujourd’hui la mission ne s’adresse pas seulement à la Nouvelle Guinée, mais à New York ! ». Récusant toute opposition entre première et nouvelle évangélisation (« Ce n’est pas “ou-ou” mais “et-et” »), le futur cardinal Dolan a insisté sur l’essentiel du message, la découverte par tous du visage du Christ.

Face à la sécularisation, il a proposé sept balises, qui recoupent pour l’essentiel, mais avec d’autres mots, le discours fondamental de Joseph Ratzinger.

 

 « L’Église est un “oui”, pas un “non” ! »

Tout d’abord, il revendique pour sa ville de New York, réputée « capitale de la culture sécularisée », « une indéniable ouverture au divin ». Et ceux pour qui la question de Dieu reste ouverte appellent de leurs vœux, dit-il, un « Parvis des Gentils ». La conviction de Mgr Dolan est claire : « Même une personne qui se vante d’être sécularisée et tourne en dérision la religion a, à l’intérieur d’elle-même, une indéniable étincelle d’intérêt pour autre chose, reconnaissant que l’humanité et la création tournent à vide en l’absence du concept d’un quelconque créateur ».

 

En second lieu, le courage et la confiance, indispensables à la nouvelle évangélisation, ne doivent jamais devenir un triomphalisme. Cette évangélisation doit être ensuite clairement orientée, non pas vers une doctrine, mais vers un amour pour « Quelqu’un ». Mais, quatrième balise, encore faut-il « Le » connaître. D’où, pour Mgr Dolan, l’indispensable lutte contre « l’illettrisme catéchétique » et son appel à une « néoapologétique ». Ce qui implique de « considérer l’Église elle-même comme une mission ».

 

À ce point de son exposé, Mgr Dolan s’est souvenu que, jeune séminariste américain à Rome, le préfet de la Congrégation pour le clergé d’alors, le cardinal John Wright leur avait lancé : « Lorsque vous marchez dans les rues de Rome, souriez ! » : « Nous devons être des personnes marquées par la joie », a-t-il repris. Mais cette attitude, confie-t-il, lui a joué des tours. Lorsqu’il a été nommé archevêque de New York, l’un de ses prêtres lui a dit : « Vous feriez mieux de cesser de sourire dans les rues de Manhattan, ou vous allez être arrêté ! ». Plus sérieusement, il s’agit pour lui d’exprimer que «L’Église est un “oui”, pas un “non” ! ».

 

« La nouvelle évangélisation parle de l’amour »

D’où son sixième point : « La nouvelle évangélisation parle de l’amour ». Mais « pas un amour nébuleux, un amour incarné dans des écoles merveilleuses ouvertes à tous les enfants, des cliniques pour les malades, des maisons pour les anciens, des centres pour les orphelins, et de la nourriture pour les affamés ». Enfin, plus grave, l’archevêque de New York a rappelé à son auditoire la signification de la pourpre qu’ils portent : le martyre.

 

Après lui, Mgr Fisichella, en tant que membre de la Curie, responsable de la nouvelle évangélisation à l’échelle universelle, s’en est tenu à un registre plus sobre, reprenant l’essentiel du diagnostic posé par Benoît XVI lorsqu’il a créé ce nouveau dicastère : importance du témoignage évangélique, mise en cause de la culture contemporaine « éclatée », importance de la célébration liturgique, en particulier eucharistique… Puis il a détaillé le programme des célébrations envisagées, dans de nombreux diocèses d’ancienne chrétienté, mettant en évidence plusieurs initiatives pastorales à venir.

 

Cette courte matinée a, malgré tout, permis de laisser la parole à sept cardinaux pour de brèves interventions. À 17 heures, après les vêpres, le « Sénat du pape » prendra un tour plus collégial : jusqu’à 19 heures, les « porporati »  échangeront, toujours en présence du pape. Celui-ci devrait, à l’issue de la journée, leur adresser quelques mots.

 

Frédéric Mounier, à Rome

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Published by Jean-Pierre - dans Nouvelle Evangélisation
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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216