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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 13:47

cmv

Rencontre de la Cellule Missionnaire Vincentienne

en l'église d'Etival les Le Mans vendredi 7 juin 2013 à 17h15

que chacun se sente invité par le Seigneur

et prenne le temps de méditer l'Evangile !

 


EVANGILE - Luc 7,11-17

11 Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule.12 Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer ; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme ;13 En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : «Ne pleure pas.»14 Il s'avança et toucha la civière ; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit : «Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi.»15 Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.16 La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : «Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.»17 Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

 Naim.jpg

Commentaire de Marie Noelle Thabut :

Naïm est un village de Galilée, à huit kilomètres de Nazareth ; Shounem, où le prophète Elisée, lui aussi, avait ressuscité un enfant, n'est pas bien loin (2 R 4,8). Mais en racontant le miracle accompli par Jésus à Naïm, Luc, semble-t-il, a plutôt voulu suggérer un rapprochement avec la résurrection accomplie par Elie en faveur du fils de la veuve de Sarepta (voir supra, notre première lecture) ; visiblement, il a volontairement choisi son vocabulaire et l'articulation de son récit dans ce but : le mort est le fils unique d'une veuve, le miracle se déroule à la porte de la ville, le ressuscité est «rendu à sa mère», l'auteur du miracle est acclamé comme prophète. On sait que la figure d'Elie compte beaucoup pour Luc ; à de multiples reprises au long de son évangile, il propose le parallèle avec Jésus.

 

En même temps, Luc veut nous faire comprendre qu'une étape décisive est franchie avec Jésus-Christ : s'il agit bien dans la ligne des grands prophètes de l'Ancien Testament, en particulier Elie et Elisée, il les dépasse infiniment ; sa mission est en effet décrite dans des termes sans équivoque dans le passage qui suit juste celui-ci : quand Jean-Baptiste, emprisonné par Hérode (Lc 3,19), envoie des disciples à Jésus pour lui poser la question de confiance : «Es-tu (sous-entendu le Messie) ou devons-nous en attendre un autre ?» (Lc 7,19), Jésus répond : «Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent droit, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres.» (Lc 7,22). C'était exactement dans ces termes-là qu'on parlait habituellement du salut qu'apporterait le Messie. Faisant suite à la guérison de l'esclave du centurion (Luc 7,1-10), la résurrection du fils de la veuve de Naïm est donc bien la preuve que les temps messianiques ont commencé et que Jésus est bien «Celui qui vient». D'ailleurs, Luc lui donne ici le titre de « Seigneur», celui que les premiers Chrétiens décernaient à Jésus-Christ depuis sa résurrection : «En la voyant (la mère du jeune homme), le Seigneur fut saisi de pitié pour elle». (N'oublions pas que c'est également le nom même de Dieu dans la traduction grecque de l'Ancien Testament, la Septante).

 

Et ce court récit donne en quelques lignes le double témoignage de la puissance et de la tendresse de Dieu : le «Seigneur», c'est le maître de la vie, c'est aussi le Dieu de tendresse et de pitié, si souvent révélé dans l'Ancien Testament. Pour dire l'émotion de Jésus, Luc a choisi un mot très fort qui signifie « remué jusqu'aux entrailles». On ne s'en étonne pas quand on sait la tendresse toute particulière de Dieu pour les veuves et pour tous ceux qui pleurent : «Les larmes de la veuve ne coulent-elles pas sur les joues de Dieu ?», comme dit Ben Sirac (Si 35,18). Les assistants ne s'y sont pas trompés : ils sont saisis de cette crainte qu'inspire la Présence de Dieu : «La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu.» Ils disaient : «Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.»

 

Encore un mot cher à Luc, la «visite» de Dieu : c'est le cri de Zacharie, par exemple, après la naissance de Jean-Baptiste : «Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, parce qu'il a visité son peuple, accompli sa libération, et nous a suscité une force de salut dans la famille de David, son serviteur... C'est l'effet de la bonté profonde de notre Dieu : grâce à elle nous a visités l'astre levant venu d'en haut. Il est apparu à ceux qui se trouvent dans les ténèbres et l'ombre de la mort.» (Lc 1,68.78-79). 

 

Luc reprend là un thème fréquent dans l'Ancien Testament où ce mot de «visiter» qualifie toujours une intervention salvatrice de Dieu ; Judith par exemple annonce à ses compatriotes : «Le Seigneur visitera (sauvera) Israël par mon entremise.» (Jdt 8,33) ; et le prophète Zacharie annonçait : «Le SEIGNEUR, le tout-puissant, visitera son troupeau - la maison de Juda.» (Za 10,3). Pour bien préciser que cette annonce du prophète est ici accomplie par Jésus, Luc dit : «Cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.» 

 

Ce que le prophète Zacharie ne disait pas, Luc le précise en citant  les pays voisins» (sous-entendu païens) : le salut est bien pour tous et pas seulement pour la maison de Juda. Comme l'avait dit Syméon : «Mes yeux ont vu ton salut que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour la révélation aux païens et gloire d'Israël ton peuple.» (Lc 2,30)

 

 

***

Note

1 - La tradition latine l'appelle Naïm, mais dans la plupart des manuscrits on lit «Naïn».

 

 

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Published by Jean-Pierre - dans Archives CMV
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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216