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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 13:53
    cmv Rencontre de la Cellule Missionnaire Vincentienne
Vendredi 26 Octobre 2012 en l'église d'Etival, à 17h15
que chacun se sente invité par le Seigneur !

Cette semaine, nous serons attentif plus particulièrement sur deux points :
1) à ceux qui sont au bord du chemin.
Puissions-nous les inviter à se lever pour prendre la route.
2) à tous nos "aveuglements" qui nous empêchent
marcher à la suite du Christ.
Homélie du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine en cliquant ici
Bartime-3.jpgEVANGILE - Marc 10,46b-52
46 Tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.47 Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : «Jésus, fils de David, aie pitié de moi !»48 Beaucoup de gens l'interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : «Fils de David, aie pitié de moi !»49 Jésus s'arrête et dit : «Appelez-le.» On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : «Confiance, lève-toi ; il t'appelle.»50 L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.51 Jésus lui dit : «Que veux-tu que je fasse pour toi ? - Rabbouni, que je voie.»52 Et Jésus lui dit : «Va, ta foi t'a sauvé.» Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.
 

 
Enseignement de Marie Noelle Thabut :
Ce texte s'inscrit juste après ceux des dimanches précédents, c'est-à-dire dans la dernière montée de Jésus vers Jérusalem ; Jésus a annoncé pour la troisième fois à ses disciplessa passion, sa mort et sa résurrection ; puis il y a eu cette demande des fils de Zébédée «accorde-nous de partager ta gloire» ; et Jésus a saisi cette occasion pour leur dire à tous : «Vous le savez, les chefs des nations païennes se conduisent en maîtres et font sentir leur pouvoir... Il ne doit pas en être ainsi parmi vous» ; et il terminait par cette phrase étonnante et inquiétante à la fois : «Le Fils de l'homme est venu non pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon (libération) pour la multitude». Lui et ses disciples quittent Jéricho, suivis par toute une foule, nous dit Marc. Ils entament la dernière étape avant Jérusalem. Et voilà que Bartimée, le mendiant aveugle se met à crier : «Jésus, Fils de David, aie pitié de moi !» Marc précise que beaucoup cherchent à le faire taire : effectivement, par les temps qui courent, les disciples et l'entourage de Jésus se passeraient de cette publicité : après ce que Jésus vient de leur dire, ce n'est pas le moment d'attirer l'attention.
 
Mais rien ne fait taire les appels au secours de Bartimée : «Il criait de plus belle Fils de David, aie pitié de moi !» On ne peut pas savoir ce que recouvre exactement sa demande « aie pitié de moi». Car on employait la même expression que ce soit pour mendier ou pour prier. Tant il est vrai que nos prières sont bien des demandes d'aumône que nous adressons à Dieu. Jésus l'entend et dit «Appelez-le» ; lui, c'est clair, a décidé de ne pas prendre de précautions. Cette fois, au lieu de rabrouer Bartimée, les proches de Jésus l'encouragent : «Confiance, lève-toi ; il t'appelle.» Est-ce cela qui décuple l'audace de Bartimée ? Cette fois, sa demande à Jésus est sans ambiguïté : «Rabbouni, que je retrouve la vue !» Immédiatement, sans faire un geste, Jésus lui répond «Va, ta foi t'a sauvé.» Et aussitôt l'aveugle recouvra la vue.
 
Quelques jours plus tard, Jésus fera à ses disciplestoute une leçon sur la foi : «Ayez foi en Dieu. En vérité je vous le déclare, si quelqu'un dit à cette montagne : ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s'il ne doute pas en son coeur, mais croit que ce qu'il dit arrivera, cela lui sera accordé. C'est pourquoi je vous déclare : tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et cela vous sera accordé.» (Mc 12,22-24). Et une autre fois, déjà, il avait dit : «Tout est possible à celui qui croit.» (Mc 9,23).
 
bartime-2.pngCette guérison miraculeuse d'un aveugle à ce moment précis résonne donc certainement comme une révélation de l'identité véritable de Jésus. C'est un aveugle, qui, le premier, sait ouvrir les yeux et appelle Jésus «Fils de David» (l'un des titres du Messie) ; et, (dans l'évangile de Saint Marc), cette guérison est suivie aussitôt de l'entrée triomphale à Jérusalem, où Jésus est acclamé comme le Messie : «Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur. Béni soit le règne qui vient, le règne de David notre père.»
 
On est tentés de faire le rapprochement avec l'annonce de Jérémie que nous avons entendue en première lecture : «Le SEIGNEUR sauve son peuple, le reste d'Israël... Il y a même parmi eux l'aveugle et le boiteux». (Jr 31). D'autant plus que, à l'époque de Jésus, cette prophétie de Jérémie était considérée comme une annonce du Messie.
 
Chose curieuse, Jésus ne cherche pas à garder secret ce dernier miracle : dans le chapitre 8, Marc avait déjà raconté un miracle identique : c'était à Bethsaïde, en Galilée, juste avant la profession de foi de Pierre à Césarée. Mais alors Jésus n'avait autorisé ni l'aveugle guéri ni les disciplesà lui faire la moindre publicité ; Marc précisait « Il leur commanda sévèrement de ne parler de lui à personne. » Parce qu'à cette phase de sa vie, on risquait encore de se méprendre sur son titre de messie: on ne rêvait que trop encore d'un messieglorieux, chassant l'occupant romain par la force.
 
Cette fois, au contraire, aux portes de Jérusalem, Jésus accepte d'être reconnu pour ce qu'il est, le Messie, le fils de David. C'est la première fois que ce titre apparaît dans l'évangile de Marc. Car, désormais, les choses sont claires : Jésus lui-même s'est reconnu comme le Messieen se disant «Fils de l'homme» mais il a aussitôt précisé que ce serait à la manière d'un serviteur et non d'un maître. Cette guérison vient confirmer que Jésus est bien le Messieattendu. Il accomplit en sa personne ce que le prophèteIsaïe disait du Serviteur de Dieu : «C'est moi le SEIGNEUR, je t'ai appelé selon la justice, je t'ai tenu par la main, je t'ai mis en réserve et je t'ai destiné à être l'alliance du peuple, à être la lumière des nations, à ouvrir les yeux aveuglés, à tirer du cachot les prisonniers et de la maison d'arrêt, les habitants des ténèbres.» (Is 42,6-7).
 
Dans l'ambiance de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, les apôtresont certainement repensé à plusieurs annonces du Messiedans l'Ancien Testament : dans un autre passage d'Isaïe, par exemple : «Alors, les yeux des aveugles verront et les oreilles des sourds s'ouvriront. Alors le boiteux bondira comme un cerf et la bouche du muet criera de joie.» (Is 35,5-6)... ou encore : «En ce jour-là, les sourds entendront la lecture du livre et, sortant de l'obscurité et des ténèbres, les yeux des aveugles verront. De plus en plus, les humbles se réjouiront dans le SEIGNEUR et les pauvres gens exulteront à cause du Saint d'Israël.» (Is 29,18-19).
 
Marc précise que l'aveugle s'est levé d'un bond pour venir près de Jésus. Lui, l'humble, s'est, le premier, réjoui dans le Seigneur... Le pauvre, le mendiant, a exulté à cause du Saint d'Israël et est entré à sa suite dans Jérusalem.
 

Saint VincentEnseignement de Saint Vincent de Paul :
 
919. — A JEAN MARTIN
SV III,148-150
 
De Paris, ce dernier de février 1647.
 
Monsieur,
La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !
 
J’ai reçu une lettre de votre part, cette semaine, et non de celle de M. Blatiron, qui, étant absent et dans les grandes occupations où il est, ne peut fournir à tout. Et certes, j’admire votre soin de ce que, dans les embarras d’une maison et d’un séminaire, vous ne manquez pas à me donner cette consolation, qui a été extraordinaire à ce coup, en ce qu’elle m’apprend les bénédictions qu’il plaît à Dieu de continuer tant sur les travaux dudit sieur Blatiron que sur sa propre personne, en sorte que ce qui s’opère en lui et par lui semble un petit miracle, et les grâces singulières qu’il plaît à ce même Seigneur de vous faire aussi, bénissant, comme il fait, votre conduite et remplissant votre cher cœur d’une parfaite confiance en son secours, qui est le moyen des moyens pour faire heureusement son œuvre. Vous avez trouvé le secret ; et quiconque n’agira dans cet esprit, quelque capacité qu’il ait, il ne réussira jamais, ni pour lui, ni pour les autres. Tenons-nous donc, Monsieur, tenons-nous ferme à cette chère confiance en Dieu, qui est la force des faibles et l’œil des aveugles. Et, quoique les choses n’aillent pas selon nos vues et nos pensées, ne doutons point que la Providence ne les ramène au point qu’il faut pour notre plus grand bien
 
Que les discours qu’on vous fera ne vous étonnent nullement. Ce bon ecclésiastique qui a le premier travaillé dans les missions et qui vous a entretenu du dégoût qu’il en a maintenant, ne doit pas mesurer les autres par lui, ni croire qu’ils s’emploient à ce saint exercice pour complaire purement à Mgr le cardinal. Et quand cela serait, Dieu ne laisse pas de tirer sa gloire de ces intentions tortues, et plusieurs âmes en seront sauvées. Que s’ils viennent à discontinuer, comme il arrivera, s’ils ne regardent Dieu, Monseigneur le cardinal reconnaîtra pour lors que, pour faire un solide établissement, il lui faut des personnes qui se soient données à Notre-Seigneur en ces emplois, et non pas des ecclésiastiques du pays, qui ont d’autres prétentions.
 
Plaise à sa bonté infinie nous faire la grâce que toutes les nôtres tendent à l’avancement de sa gloire et à notre propre anéantissement !
 
Je suis, en son amour, Monsieur, votre très humble serviteur.
 
VINCENT DEPAUL,
indigne prêtre de la Mission.
 
Suscription : A Monsieur Monsieur Martin, prêtre de la Mission, à Gênes.
 
 

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Published by Jean-Pierre - dans Archives CMV
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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216