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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 20:03

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Rencontre de la Cellule Missionnaire Vincentienne

Que chacun se sente invité par le Seigneur

et prenne le temps de méditer l'Evangile.


EVANGILE - Jean 9,1-41 (Commentaire de la lecture brève)

En sortant du Temple 1 Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance.2 Ses disciples l'interrogèrent : «Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ?»3 Jésus répondit : «Ni lui, ni ses parents. Mais l'action de Dieu devait se manifester en lui.4 Il nous faut réaliser l'action de celui qui m'a envoyé, pendant qu'il fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir.5 Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.»6 Cela dit, il cracha sur le sol et, avec la salive, il fit de la boue qu'il appliqua sur les yeux de l'aveugle, 7 et il lui dit : «Va te laver à la piscine de Siloé» (ce nom signifie : «Envoyé») L'aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.8 Ses voisins, et ceux qui étaient habitués à le rencontrer car il était mendiant - dirent alors : «N'est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ?»9 Les uns disaient : «C'est lui.» Les autres disaient : «Pas du tout, c'est quelqu'un qui lui ressemble.» Mais lui affirmait : «C'est bien moi.» 13 On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle.14 Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.15 A leur tour, les pharisiens lui demandèrent : «Comment se fait-il que tu voies ?»Il leur répondit : «Il m'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois.»16 Certains pharisiens disaient : «Celui-là ne vient pas de Dieu puisqu'il n'observe pas le repos du sabbat. »D'autres répliquaient : «Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ?» Ainsi donc ils étaient divisés.17 Alors ils s'adressent de nouveau à l'aveugle : «Et toi, que dis-tu de lui, puisqu'il t'a ouvert les yeux ?» Il dit : «C'est un prophète»34 Ils répliquèrent : «Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ?» Et ils le jetèrent dehors.35 Jésus apprit qu'ils l'avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit : «Crois-tu au Fils de l'homme ?»36 Il répondit : «Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ?»37 Jésus lui dit : «Tu le vois, et c'est lui qui te parle. »38 Il dit : «Je crois, Seigneur », et il se prosterna devant lui.

 

 aveugle-ne.jpg

Commentaire de Marie Noelle Thabut :

On entend ici comme une illustration de ce que Saint Jean disait dès le début de son évangile, dans ce qu'on appelle «le Prologue» : «Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme. Il était dans le monde et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.» C'est ce que l'on pourrait appeler le drame des évangiles. Mais Jean continue : «Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.» 

 

C'est exactement ce qui se passe ici : le drame de ceux qui s'opposent à Jésus et refusent obstinément de reconnaître en lui l'envoyé de Dieu ; mais aussi et heureusement, le salut de ceux qui ont le bonheur, la grâce d'ouvrir les yeux, comme notre aveugle, aujourd'hui. 

 

Car Jean insiste bien pour nous faire comprendre qu'il y a deux sortes d'aveuglement : la cécité naturelle, qui est le lot de cet homme depuis sa naissance, et puis, beaucoup plus grave, l'aveuglement du cœur.

 

Lors de sa première rencontre avec l'aveugle, Jésus a fait le geste qui le guérit de sa cécité naturelle. Lors de sa deuxième rencontre, c'est le cœur de l'aveugle que Jésus ouvre à une autre lumière, la vraie lumière. D'ailleurs, vous l'avez remarqué, Jean se donne la peine de nous expliquer le sens du mot «Siloé» qui veut dire «Envoyé». Or, dans d'autres cas semblables, il ne donne pas le sens des mots. Cela veut dire qu'il y attache une grande importance. Jésus est vraiment envoyé par le Père pour illuminer le monde de sa présence.

 

Mais une fois de plus, nous butons sur le même problème : comment se fait-il que celui qui était envoyé dans le monde pour y apporter la lumière de Dieu a été refusé, récusé, par ceux-là mêmes qui l'attendaient avec le plus de ferveur ? Et, en ces jours-là, plus que jamais, peut-être, puisque, si l'on en croit les chapitres précédents de l'évangile de Jean, l'épisode de l'aveugle-né s'est déroulé le lendemain de la fête des Tentes qui était la grande fête à Jérusalem et au cours de laquelle on évoquait à plusieurs reprises avec ferveur la venue du Messie.

 

On sait qu'au temps de Jésus cette impatience de la venue du Messie agitait tous les esprits. Il faut se mettre à la place des contemporains de Jésus : pour eux tout le problème était donc de savoir s'il était réellement «l'envoyé du Père»... celui que l'on attendait depuis des siècles, ou un imposteur ; c'est la grande question qui accompagnera toute la vie de Jésus : est-il le Messie, oui ou non ? 

 

Or ce qui alimentait les discussions, c'était le côté paradoxal des faits et gestes de Jésus : d'une part, il accomplissait des œuvres bonnes, qui sont bien celles qu'on attendait du Messie : on savait qu'il rendrait la vue aux aveugles justement, et la parole aux muets, et l'ouïe aux sourds. Mais il ne se préoccupait guère du sabbat, semble-t-il ; car cet épisode de l'aveugle-né s'est passé un jour de sabbat justement. Or si Jésus était l'envoyé de Dieu comme il le prétendait, il respecterait le sabbat, c'est évident. 

 

Ce sont précisément ces évidences qui sont le problème : encore une fois, les Juifs du temps de Jésus attendaient le Messie, l'aveugle tout autant que l'ensemble du peuple et les autorités religieuses. Mais nombre d'entre eux avaient trop d'idées bien arrêtées sur ce qu'il est bien de faire ou dire et n'étaient pas prêts à l'inattendu de Dieu. L'aveugle, lui, en savait moins long : quand les Pharisiens lui demandent : «Comment se fait-il que tu voies ?» Il leur répond simplement : «Il m'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois.» C'est à ce moment-là que les Pharisiens se divisent : les uns disent : «Cet homme est un pécheur puisqu'il n'observe pas le repos du sabbat.» A quoi d'autres répliquent : «Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ?»

 

L'aveugle, lui, n'est pas empêtré dans des idées toutes faites : il leur répond tranquillement : «Comme chacun sait, Dieu n'exauce pas les pécheurs, mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce. Jamais encore on n'avait entendu dire qu'un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Mais c'est toujours la même histoire : celui qui s'enferme dans ses certitudes ne peut même plus ouvrir les yeux ; tandis que celui qui fait un pas sur le chemin de la foi est prêt à accueillir la grâce qui s'offre ; alors il peut recevoir de Jésus la véritable lumière.

 

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Complément

Cet épisode de la guérison de l'aveugle-né se situe dans un contexte de polémique entre Jésus et les Pharisiens. A deux reprises, Jésus leur a reproché de «juger selon les apparences». (Jn 7,24 ; 8,15). On comprend, de ce fait, le choix de la première lecture qui nous rapporte le choix de David et cette phrase : « Dieu ne regarde pas comme les hommes, car les hommes regardent l'apparence, mais le SEIGNEUR regarde le cœur.» (1 S 16,7).

 

 

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Published by Jean-Pierre
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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216