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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 22:09

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Rencontre de la Cellule Missionnaire Vincentienne

Que chacun se sente invité par le Seigneur

et prenne le temps de méditer l'Evangile.


EVANGILE - Jean 14, 15-21

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : 15 «Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements.16 Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : 17 c'est l'Esprit de vérité. Le monde est incapable de le recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous, et qu'il est en vous.18 Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.19 D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.20 En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.21 Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père ; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui.»

 

 

Commentaire de Marie Noelle Thabut :

Nous sommes au soir du Jeudi-Saint après le lavement des pieds. Jésus s'entretient longuement avec ses disciples pour la dernière fois. Il parle de son Père et de la relation qui l'unit, lui, le fils, à son Père ; il parle de ce lien qui les unit désormais, eux les apôtres, à son Père et à lui. Un lien que rien ni personne ne pourra détruire : «Je suis en mon Père, vous êtes en moi et moi en vous.... Celui qui m'aime sera aimé de mon Père.» Toutes ces phrases, ils auront bien besoin de s'en souvenir, de s'y accrocher, si j'ose dire, dans les heures qui viennent !

 

Et puis, au moment où il s'apprête à les quitter, il leur annonce la venue de l'Esprit. En bons Juifs qu'ils étaient, les apôtres connaissaient la prophétie d'Ezéchiel : «Je vous donnerai un cœur neuf et je mettrai en vous un esprit neuf ; j'enlèverai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon propre Esprit, je vous ferai marcher selon mes lois, garder et pratiquer mes coutumes» (Ez 36,26). Et cette autre prophétie du même Ezéchiel : «Je ne leur cacherai plus mon visage puisque j'aurai répandu mon Esprit sur la maison d'Israël.» (Ez 39,29). Avec Joël, la promesse du don de l'Esprit s'était faite universelle, et non plus réservée aux prophètes, aux rois, ni même au peuple élu : «Je répandrai mon Esprit sur toute chair.» (Jl 3,1).

 

Alors dire à ses apôtres «l'Esprit de vérité demeure auprès de vous, il est en vous», c'est leur annoncer que le grand jour de l'Alliance définitive est arrivé.

 

Même ce simple mot «demeure» (dans la phrase «l'Esprit de vérité demeure auprès de vous, il est en vous») évoquait pour les apôtres toute la longue attente de leur peuple : l'aspiration de tous les croyants de l'Ancien Testament, c'était la présence de Dieu au milieu de son peuple ; il y avait eu la Tente de la Rencontre pendant l'Exode... et puis, il y avait eu le Temple de Jérusalem, mais on attendait l'Alliance Nouvelle où Dieu demeurerait, non pas dans des bâtiments, mais dans le cœur de son peuple, où il serait intimement présent à chaque cœur croyant ; et Dieu l'avait promis : par la bouche d'Ezéchiel par exemple : «Ma demeure sera auprès d'eux ; je serai leur Dieu et eux seront mon peuple» (Ez 37,26 -27), ou encore Zacharie : «Crie de joie, réjouis-toi, fille de Sion, car me voici, je viens demeurer au milieu de toi» (Za 2,14).

 

Les apôtres étaient pétris de cette espérance : ils savaient que l'Alliance définitive promise par l'Ancien Testament était destinée à l'humanité tout entière ; et tout au long de sa vie publique, Jésus avait bien dit sa soif que le monde entier soit sauvé. 

 

Mais alors pourquoi dit-il que le monde est incapable de recevoir l'Esprit de vérité ? Et il dit cela précisément en ce moment décisif du salut ! Est-ce une restriction ? Certainement pas ! Jésus ne peut pas se contredire. Il n'y a pas là un jugement de valeur, mais un constat ; Jésus précise : «Le monde est incapable de le recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas» ; et il continue «mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous et qu'il est en vous». Ce qui est un envoi en mission. Manière de leur dire : «Le monde ne connaît pas l'Esprit de vérité... A vous de le lui faire connaître ; à vous de faire découvrir au monde la présence active de l'Esprit en toute chair.»

 

Le mot «monde» n'est certainement pas péjoratif... Jésus n'est jamais péjoratif ; (être péjoratif ou défaitiste n'est pas chrétien) ; le salut du monde est le grand désir de Dieu : «Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui» (Jn 3,17). En fait il faudrait remplacer le mot «monde» par «esprit du monde» opposé à «esprit d'amour».

 

Jésus veut fortifier ses disciples : les aider à croire que la contagion de l'amour gagnera peu à peu ; et qu'il leur est possible de transformer l'esprit du monde en esprit d'amour. En quelque sorte, la mission qu'il leur donne, c'est une évangélisation par contamination, de proche en proche ; mission impossible ? Non ; puisque Jésus leur dit : «Je prierai le Père et il vous donnera un autre Défenseur qui sera toujours avec vous». Phrase ambiguë : de qui l'Esprit de Dieu doit-il nous défendre ? L'horrible méprise serait de croire qu'il puisse avoir à nous défendre devant Dieu ; comme si Dieu pouvait vouloir nous condamner. 

 

En grec, ce mot désigne celui qui est appelé auprès d'un accusé pour l'assister ; c'est le conseiller, l'avocat, le défenseur. André Chouraqui traduit le «réconfort». De quel procès parle-t-on ? De celui que le monde fait aux disciples du Christ, et à travers eux, au Père lui-même et au Christ, c'est-à-dire en fin de compte à la vérité. D'où l'insistance de Jésus sur ce mot de vérité chaque fois qu'il prévient ses disciples des persécutions qui les attendent : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d'auprès du Père, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous rendrez témoignage, vous qui êtes avec moi depuis le commencement.» (Jn 15,26-27).

 

 

 

 


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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216