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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 12:15

cmv

Rencontre de la Cellule Missionnaire Vincentienne

en l'église d'Etival les Le Mans vendredi 17 mai 2013 à 17h15

que chacun se sente invité par le Seigneur

et prenne le temps de méditer l'Evangile !

 

pentecote-2.jpg

EVANGILE - Jean 14,15-16.23b-26

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : 15 «Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. 16 Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous.23 Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. 24 Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père qui m'a envoyé. 25 Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ; 26 mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.»

 

 Méditation de Marie Noelle Thabut :

Nous connaissons bien cet évangile, mais il prend bien sûr aujourd'hui un nouvel éclairage par les autres textes qui nous sont proposés pour la fête de la Pentecôte. Par exemple, il est intéressant que, pour la fête du don de l'Esprit, l'évangile qui nous est proposé ne nous parle que d'amour ! Souvent, nous sommes tentés de penser à l'Esprit Saint en termes d'inspiration, d'idées, de discernement, d'intelligence en quelque sorte ; Jésus nous dit ici : l'Esprit de Dieu, c'est tout autre chose, c'est l'Amour personnifié ; pas étonnant, me direz-vous, puisque, comme dit Saint Jean, «Dieu est Amour». 

 

Cela veut dire que, le matin de la Pentecôte, à Jérusalem, quand les disciples ont été remplis de l'Esprit Saint c'est l'amour même qui est en Dieu qui les a envahis. Et de même, nous aussi, baptisés, confirmés, notre capacité d'amour est habitée par l'amour même de Dieu. «Tu envoies ton souffle, ils sont créés» dit le psaume 103/104 de cette fête du don de l'Esprit : effectivement, créés à l'image de Dieu, appelés à lui ressembler toujours plus, nous sommes constamment en train d'être modelés par lui à son image ; regardez le potier en train de façonner son vase, celui-ci s'affine de plus en plus dans les mains de l'artisan... Nous sommes cette poterie dans les mains de Dieu : notre ressemblance avec lui s'affine de plus en plus au fur et à mesure que nous laissons l'Esprit d'amour nous transformer.

 

Dans le passage de la lettre aux Romains que nous lisons pour cette fête de Pentecôte, il est plutôt question de notre relation à Dieu ; on pourrait le résumer par la phrase : nous ne sommes plus des esclaves, nous sommes des fils de Dieu. Dans cet évangile, Jésus fait le lien entre notre relation à Dieu et notre relation à nos frères : «Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements», et son commandement, nous savons bien ce qu'il est : «Mon commandement, le voici : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés» (Jn 13,34) ; et l'on peut penser que cette expression fait référence au lavement des pieds, c'est-à-dire une attitude résolue de service.

 

Si bien qu'on peut traduire «Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements» par «Si vous m'aimez, vous vous mettrez au service les uns des autres». L'amour de Dieu et l'amour des frères sont inséparables, tellement inséparables que c'est à la qualité de notre mise au service de nos frères que l'on peut juger de la qualité de notre amour de Dieu. Du coup on peut retourner la phrase «Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements» : elle veut dire «Si vous ne vous mettez pas au service de vos frères, ne prétendez pas que vous m'aimez» ! 

 

Un peu plus loin, Jésus reprend une expression tout à fait semblable mais il développe encore : «Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. » Cela ne veut évidemment pas dire que notre Père du ciel pourrait ne pas nous aimer si nous ne nous mettons pas au service de nos frères ! En Dieu, il n'y a pas de marchandages, pas de conditions ! Au contraire, la caractéristique de la miséricorde, c'est de se pencher encore plus près des miséreux, et miséreux, nous le sommes sur le plan de l'amour et du service des autres.

 

Mais ce que veut dire cette phrase, c'est quelque chose que nous connaissons bien : la capacité d'aimer est un art et tout art s'apprend en s'exerçant ! L'amour du Père est sans mesure, infini ; c'est notre capacité d'accueil de cet amour qui est limitée et qui grandit à mesure que nous l'exerçons. Si bien que l'on pourrait traduire : «Si quelqu'un m'aime, il se mettra au service des autres. Et peu à peu son cœur s'élargira et l'amour de Dieu l'envahira de plus en plus et il pourra encore mieux servir les autres... et ainsi de suite jusqu'à l'infini...» Jusqu'à l'infini au vrai sens du terme.

 

Pour terminer, revenons sur le mot «Défenseur» : il est vrai que nous avons besoin d'un Défenseur... mais pas devant Dieu, bien sûr ! Saint Paul nous l'a bien dit dans la lettre aux Romains (qui est notre seconde lecture de cette fête) : «L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils». Nous n'avons donc plus peur de Dieu, nous n'avons pas besoin de Défenseur devant lui. Mais alors devant qui ? Jésus dit bien : «Je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous.» Nous avons besoin d'un Défenseur, d'un avocat pour nous défendre devant nous-mêmes, devant nos réticences à nous mettre au service des autres, devant nos timidités du genre «Qu'est-ce que si peu de pains et de poissons pour tant de monde ?» 

 

Nous avons bien besoin de ce Défenseur qui constamment, plaidera en nous la cause des autres. Et ce faisant, c'est nous en réalité qu'il défendra, car notre vrai bonheur, c'est de nous laisser modeler chaque jour par le potier à son image.

 

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Published by Jean-Pierre - dans Archives CMV
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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216