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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:57

cmv

Rencontre de la Cellule Missionnaire Vincentienne

en l'église d'Etival les Le Mans vendredi 22 mars 2013 à 17h15

que chacun se sente invité par le Seigneur

et prenne le temps de méditer l'Evangile !


   
 

Cette semaine, nous rendons grâce pour l'élection du nouveau pontife romain
le Saint Père François
que notre prière l'accompagne chaque jour
dans sa tâche d'évêque de Rome et de pasteur de l'Eglise universelle

Texte de la Passion de notre Seigneur en cliquant ici

passion-du-christ.jpg

Commentaire de Marie Noelle Thabut de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Luc

Chaque année, pour le dimanche des Rameaux, nous lisons le récit de la Passion dans l'un des trois Evangiles synoptiques ; cette année, c'est donc dans l'Evangile de Luc [...] Je vous propose de nous arrêter aux épisodes qui sont propres à Luc ; bien sûr, dans les grandes lignes, les quatre récits de la Passion sont très semblables ; mais si on regarde d'un peu plus près, on s'aperçoit que chacun des Evangélistes a ses accents propres. Ce n'est pas étonnant : on sait bien que plusieurs témoins d'un même événement racontent les faits chacun à leur manière ; eh bien, les évangélistes rapportent l'événement de la Passion du Christ de quatre manières différentes : ils ne retiennent pas les mêmes épisodes ni les mêmes phrases ; voici donc quelques épisodes et quelques phrases que Luc est seul à rapporter. 

 

Pour commencer, vous vous rappelez qu'après le dernier repas, avant même de partir pour le jardin des Oliviers, Jésus avait annoncé à Pierre son triple reniement ; cela les quatre évangiles le racontent ; mais Luc est le seul à rapporter une phrase de Jésus à ce moment- là : «Simon, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne sombre pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères.» (22,32). Ce qui est, je pense, une suprême délicatesse de Jésus, qui aidera Pierre à se relever au lieu de sombrer dans le désespoir après sa trahison. Et Luc est le seul également à noter le regard que Jésus a posé sur Pierre après son reniement : trois fois de suite, dans la maison du Grand Prêtre, Pierre a affirmé ne rien connaître de Jésus de Nazareth ; aussitôt, Luc note : «Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. » Dans le texte d'Isaïe que nous lisons ce dimanche en première lecture, celui que le prophète Isaïe appelait le Serviteur de Dieu disait : « Le Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus.» C'est bien ce que Jésus a soin de faire avec son disciple : réconforter à l'avance celui qui l'aura renié et risquera bien de se décourager.

 

Autre épisode propre à l'évangile de Luc dans la Passion de Jésus, la comparution devant Hérode Antipas ; vous vous rappelez que c'est Hérode le Grand qui régnait (sous l'autorité de Rome, évidemment) sur l'ensemble du territoire au moment de la naissance de Jésus ; lorsque Hérode le Grand est mort (en - 4), le territoire a été divisé en plusieurs provinces ; et au moment de la mort de Jésus (en 30 de notre ère), la Judée, c'est-à-dire la province de Jérusalem, était gouvernée par un procurateur romain, tandis que la Galilée était sous l'autorité d'un roi reconnu par Rome, qui était un fils d'Hérode le Grand, on l'appelait Hérode Antipas.

 

Je vous lis ce récit : «Apprenant que Jésus relevait de l'autorité d'Hérode, Pilate le renvoya à ce dernier qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. A la vue de Jésus, Hérode éprouva une grande joie : depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu'il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa beaucoup de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les chefs des prêtres et les scribes étaient là et l'accusaient avec violence. Hérode, ainsi que ses gardes, le traita avec mépris : il le revêtit d'un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent amis, alors qu'auparavant ils étaient ennemis.»

 

Enfin, je voudrais attirer votre attention sur trois phrases qui sont propres à Luc dans le récit de la Passion ; deux sont des paroles de Jésus et si Luc les a notées, c'est parce qu'elles révèlent bien ce qui est important à ses yeux : d'abord cette prière extraordinaire de Jésus : «Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font !» C'est au moment précis où les soldats romains viennent de crucifier Jésus : «ils ne savent pas ce qu'ils font !» Que font-ils ? Ils ont expulsé au-dehors de la Ville Sainte celui qui est le Saint par excellence. Ils ont expulsé leur Dieu ! Ils mettent à mort le Maître de la Vie. Au Nom de Dieu, le Sanhédrin, c'est-à-dire le tribunal de Jérusalem, a condamné Dieu. Que fait Jésus ? Sa seule parole est de pardon ! C'est bien dans le Christ pardonnant à ses frères ennemis que nous découvrons jusqu'où va l'amour de Dieu.

 

Deuxième phrase : «Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis.» je resitue le passage : tout le monde agresse Jésus ; trois fois retentit la même interpellation à Jésus crucifié : «Si tu es...» ; «Si tu es le Messie», ricanent les chefs... «Si tu es le roi des Juifs», se moquent les soldats romains ... «Si tu es le Messie», injurie l'un des deux malfaiteurs crucifiés en même temps que lui. 

 

Et c'est là qu'intervient celui que nous appelons «le bon larron», qui n'était pourtant pas un «enfant de chœur» comme on dit ! Alors en quoi est-il admirable ? En quoi est-il un exemple ? Il commence par dire la vérité : «Pour nous, c'est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons.» 

 

Puis il s'adresse humblement à Jésus : «Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne.» Il reconnaît Jésus comme le Sauveur, il l'appelle au secours... prière d'humilité et de confiance... Il lui dit «Souviens-toi», ce sont les mots habituels de la prière que l'on adresse à Dieu : à travers Jésus, c'est donc au Père qu'il s'adresse : «Jésus, souviens-toi de moi, quand tu viendras inaugurer ton Règne» ; on a envie de dire «Il a tout compris».

 

Enfin, je voudrais attirer votre attention sur une phrase que Luc, là encore, est seul à dire : «Déjà brillaient les lumières du sabbat» (23, 54). Luc termine le récit de la Passion et de la mort du Christ par une évocation insistante du sabbat ; il précise que les femmes qui accompagnaient Jésus depuis la Galilée sont allées regarder le tombeau pour voir comment le corps de Jésus avait été placé, elles ont préparé d'avance aromates et parfums, puis elles ont observé le repos du sabbat. Le récit de ces heures terribles s'achève donc sur une note de lumière et de paix ; n'est-ce pas curieux ? 

 

Pour les Juifs, et, visiblement Luc était bien informé, le sabbat était la préfiguration du monde à venir : un jour où l'on baignait dans la grâce de Dieu ; le jour où Dieu s'était reposé de toute l'œuvre de création qu'il avait faite, comme dit le livre de la Genèse ; le jour où, par fidélité à l'Alliance, on scrutait les Ecritures dans l'attente de la nouvelle création. 

 

«Déjà brillaient les lumières du sabbat» : combien Luc a-t-il raison d'insister ! Dans la Passion et la mort de Jésus de Nazareth, l'humanité nouvelle est née : le règne de la grâce a commencé. Désormais, nos crucifix nous montrent le chemin à suivre : celui de l'amour des autres, quoi qu'il en coûte, celui du pardon.

        


Enseignement de Saint Vincent de Paul

202. – CONFÉRENCE DU 28 MARS 1659

DE LA DOUCEUR

(Règles Communes, chap. II, art. 6)

SV XII,182-194 (extrait)

 SV Studieux

[…]La douceur ne nous fait pas seulement excuser les affronts et les injustices que nous recevons, mais elle veut même qu’on traite doucement ceux qui nous les font, par des paroles amiables, et, s’ils venaient à l’outrage jusqu’à donner un soufflet, qu’on le souffre pour Dieu ; et c’est cette vertu qui fait cet effet-là. Oui, un serviteur de Dieu qui la possède bien, quand on use de mainmise sur lui, offre à sa divine bonté ce rude traitement et demeure en paix.

 

O mes frères, si le Fils de Dieu en sa conversation paraissait si bon, combien plus a-t-il fait éclater sa douceur en sa passion ! Ç’a été au point de ne lui échapper aucune parole fâcheuse contre les déicides qui le couvraient d’injures et de crachats et se riaient de ses douleurs. «Mon ami», dit-il à Judas, qui le livrait à ses ennemis. Oh ! quel ami ! Il le voyait venir à cent pas, à vingt pas ; mais bien plus, il avait vu ce traître tous les jours depuis sa conception, et il lui va au-devant avec cette douce parole : «Mon ami». Il traita tout le reste de même air. «Qui cherchez-vous ? lui dit-il, me voici». Méditons tout cela, Messieurs ; nous trouverons des actes prodigieux de douceur qui surpassent l’entendement humain, et considérons comme il conserva cette douceur partout. On le couronne, on le charge de sa croix, on l’étend dessus, on lui fait entrer les clous par force en ses pieds et en ses mains ; on le lève et on laisse tomber sa croix avec violence dans le creux qu’on lui avait préparé, enfin on le traite le plus cruellement qu’on peut, bien loin de mêler à tout cela de la douceur.

 

Le voilà en cet horrible tourment, tourment que je prie la Compagnie de peser, par la pesanteur de son corps, le bandement de ses bras, la rigueur des clous, le nombre et la qualité des nerfs percés. Quelle douleur, Messieurs ! Qui s’en peut imaginer une plus grande ! Si vous voulez goûter tous les excès de sa passion très amère, vous admirerez comment il a pu, ou voulu les endurer, lui qui n’avait qu’à se transfigurer sur le Calvaire, comme sur le Thabor, pour se faire craindre et se faire adorer. Et après cette admiration vous direz, comme ce doux Rédempteur : «Voyez s’il y a douleur pareille à la mienne !» (Lam 1,2)

Que dit-il en croix ? Cinq paroles, où il n’y en a pas une qui sente l’impatience. Il dit bien : «Éli, Éli, mon Père, mon Père, pourquoi m’avez-vous abandonné ?» (Mt 27,46). Mais ce n’est pas une plainte, c’est une expression de la nature soufflante, qui pâtit au dernier point sans aucune consolation ; à quoi la partie supérieure de son âme acquiesce doucement ; autrement, ayant le pouvoir de renverser cette canaille et de les faire périr tous pour se tirer de leurs mains, elle l’aurait fait, et ne le fit pas.

 

O Jésus, mon Dieu ! quel exemple pour nous qui avons entrepris de vous imiter ! quelle leçon pour ceux qui ne veulent rien souffrir !

 

Après cela, mes frères, ne devons-nous pas nous encourager et nous affectionner à cette vertu, par laquelle non seulement Dieu nous fera la grâce de réprimer les mouvements de la colère, de nous porter gracieusement vers le prochain et de rendre bien pour mal, mais encore de souffrir avec patience les afflictions, blessures, géhennes et la mort même, que les hommes nous pourraient donner ? Faites-nous la grâce, mon Seigneur, de profiter de celles que vous avez endurées avec tant d’amour et de douceur. Plusieurs en ont profité, par votre bonté infinie, et peut-être que je suis le seul ici qui n’aie pas commencé d’être tout ensemble doux et souffrant. Demandez à Dieu, mes frères, demandez-lui qu’il me donne participation à cette vertu de Jésus-Christ et qu’il ne permette pas que je croupisse toujours dans les fautes que je fais si souvent contre la douceur. Et pource qu’un vieillard revient rarement de ses mauvaises habitudes, supportez-moi, je vous prie, et ne vous lassez pas de prier Notre-Seigneur qu’il me change et me pardonne.

 

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Published by Jean-Pierre - dans Archives CMV
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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216