Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Page D'accueil, Contact

  • : Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • : Quelques réflexions de Djipi
  • Contact

Noël

 

 

Recherche

Dimanche prochaine avec MN Thabut

Cliquez sur la photo pour accéder

au commentaire de

Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 21:27

p_Notre_Dame_gd.jpg

LA FLECHE ET LE CULTE DE LA VIERGE MARIE

Histoire et vie chrétienne

La Flèche, 2 mai 2013

Par Monsieur Jean PETIT

Président de l'Ass. des Amis de Notre-Dame des Vertus

(voir l'article Ouest France du 15 septembre 2012 en cliquant ici

 

A La Flèche, hier comme aujourd’hui, des statues, des sanctuaires, des chapelles témoignent du culte rendu à la Vierge Marie, Mère du Christ et de l’Eglise : Notre-Dame du Chef du Pont, Notre-Dame des Vertus, Notre-Dame de la Paix dans la chapelle de l’ancien hôpital de la ville, Notre-Dame de l’Aubinière, Chapelle des Religieuses du Saint-Cœur de Marie ou de la Providence…

 

Au cœur de la ville en l’église Saint-Thomas, la statue de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont est assurément la plus anciennement vénérée. Autrefois située dans la chapelle du château féodal (actuel Hôtel de ville) édifié par Jean de Beaugency (1051-1088) et par Hélie (1088-1110), son fils, les premiers seigneurs de La Flèche, cette statue fut vénérée par le roi Saint-Louis en mai 1230 et par quantité de voyageurs et de pèlerins qui traversaient le Loir. En 1620, le jeune roi Louis XIII, âgé de dix-neuf ans, visita ce sanctuaire en compagnie de la reine Anne d’Autriche. A la suite de ce pèlerinage fléchois, il envoya quatre importants  reliquaires en bois sculpté et doré dont l’un renfermait des reliques de Sainte Anne, la mère de la Vierge Marie, reliquaires aujourd’hui conservés dans le trésor de l’église Saint-Thomas. C’est en cette église qu’après bien des vicissitudes la statue de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont fut installée le 2 février 1892 en tant que Patronne de la ville de La Flèche. Rappelons que devant cette statue le 2 février 1630, le fléchois Jérôme Le Royer de la Dauversière, venu prier avec sa femme et ses enfants, reçut l’inspiration de fonder un véritable Hôtel-Dieu pour secourir les pauvres et les malades ainsi qu’une congrégation de Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, appelées à travailler en France et au Canada. Il allait aussi organiser le recrutement et le départ depuis La Flèche des premiers colons qui fondèrent le 17 mai 1642 Ville-Marie devenue Montréal en Nouvelle-France.

 

A l’Ouest de La Flèche, Notre-Dame des Vertus reçoit l’hommage et les prières de nombreux visiteurs en une chapelle qui demeure le plus ancien sanctuaire fléchois, orné de boiseries et de tableaux remarquables. Ancienne église paroissiale au moyen-âge, les jésuites du collège de La Flèche la restaurèrent et pour complaire à Louis XIII, dévot de Notre-Dame des Vertus d’Aubervilliers, lui donnèrent le vocable de Notre-Dame des Vertus. Les jésuites en firent un lieu de pèlerinage pour l’instruction chrétienne de leurs élèves. Rendue au culte catholique après la Révolution, elle redevint un sanctuaire fort fréquenté surtout au mois de mai, appelé le Mois de Marie, où les familles venaient prier durant une neuvaine de jours. A partir de 1890, les Religieuses de Jeanne Delanoue de Saumur qui venaient d’ouvrir à La Flèche une Maison d’enfants pauvres ou abandonnés furent chargées de l’entretien de cette chapelle durant près de cent ans. Aujourd’hui l’Association des Amis de Notre-Dame des Vertus a pris le relais et permet aux nombreux pèlerins et touristes, jeunes à l’approche des examens, de venir visiter ce sanctuaire ou de participer au pèlerinage du 31 mai pour la fête de la Visitation de la Vierge Marie, ou à l’adoration eucharistique, aux vêpres, à la messe célébrée chaque jeudi depuis le mois de mai jusqu’au mois d’octobre, « du mois de Marie au mois du Rosaire ».Et cela avec le soutien de Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans, du père François Cléret, rénovateur du pèlerinage et du clergé de La Flèche.

 

A l’Est de la ville, dans la Chapelle de l’ancien Hôpital entretenue par les Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph, qui connaît aujourd’hui Notre-Dame de la Paix ? Cette belle statue en bois, œuvre du maître sculpteur Henri Charlier, fut installée en ce lieu le 11 novembre 1926 en présence d’une foule d’anciens combattants de la grande guerre, avant de participer à divers pèlerinages à Notre-Dame du Chêne et à Chartres en 1927. De nos jours cette statue repose sur un magnifique tabernacle avec statuettes en bois sculpté au XVII° siècle provenant de l’ancien Collège des jésuites devenu le Prytanée national militaire.

 

Au Nord de La Flèche, à quelques kilomètres de Verron, s’élève le modeste sanctuaire de Notre-Dame de l’Aubinière. Depuis 1652, la Vierge Marie y est vénérée par les Fléchois, notamment le 8 septembre, fête de sa Nativité. C’est là que les Pères jésuites, expulsés de France sous Louis XV en 1762, firent une dernière halte d’hommage à Marie en suspendant au cou de la statue de la Vierge un cœur de vermeil où étaient gravées les lettres du nom de Jésus, Sauveur des Hommes, I. H. S. De nos jours, une association des Amis de l’Aubinière veille à la sauvegarde de ce lieu rénové avec le concours d’élèves du Prytanée, en organisant, avec le soutien du curé de Saint-Thomas et de l’aumônier du Prytanée, des pèlerinages, des prières et processions.

 

Au Sud de la ville, la dévotion à la Vierge Marie est particulièrement entretenue par les Filles du Saint-Cœur de Marie, appelées La Providence. Leur fondatrice en 1828, la Mère Françoise Jamin, s’employa souvent à faire appel à Marie pour l’aider avec ses compagnes à subvenir au service des pauvres et des indigents malades. La Chapelle de la Providence est encore aujourd’hui un sanctuaire où les Religieuses et les résidents de la Maison de retraite aiment à réciter et méditer le chapelet en priant Dieu par Marie. En outre, en ce quartier comme dans toute la ville, nous pouvons rencontrer quelques-unes des 19 statues de la Vierge, recensées en 1944, sous le nom de Notre-Dame des Façades, statues de la rue Carnot, rue Saint-Jacques, rue de la Madeleine, etc.

 

Ainsi à La Flèche – que des estampes du XVII° siècle appelaient la Sainte Flèche en Anjou - églises, chapelles, statues témoignent de la présence centrale et rayonnante de Marie, Mère de Dieu, Mère de l’Eglise et Mère des hommes. A Saint-Thomas comme à Saint-Louis du Prytanée, Marie reste présente au regard des hommes dans leurs joies et leurs peines. Cette présence constitue comme un signe qui, aux quatre coins de la ville comme en son centre, invite les chrétiens à méditer sur le rôle de Marie «modèle du croyant dans l’ordre de la foi, de la charité et de la parfaite union au Christ», selon les mots du Concile Vatican II (Lumen gentium. C.8, 63).

 

Le pèlerinage de la fête de la Visitation de la Vierge Marie le vendredi 31 mai 2013 en la Chapelle Notre-Dame des Vertus peut être une occasion de remercier Dieu d’avoir donné à l’humanité, et aux fléchois en particulier, un tel modèle de vie chrétienne !

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216