Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Page D'accueil, Contact

  • : Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • : Quelques réflexions de Djipi
  • Contact

Noël

 

 

Recherche

Dimanche prochaine avec MN Thabut

Cliquez sur la photo pour accéder

au commentaire de

Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 08:41

Un grand Merci à Jean-Claude pour avoir attiré mon attention sur le document des évêques de France absent jusqu'à ce jour sur mon blog.

 

Que chacun prenne le temps de lire ce document. Que chacun s'interroge et interroge son candidat favori sur ces engagements.

 

Posons-nous les questions :

Est-ce que je peux voter pour un candidat qui met à mal mes convictions religieuses ?

Mon bulletin de vote annule-t-il l'Evangile ?

Quelle société veut-on construire ?

Sur quelles valeurs ?

 

Il me semble qu'aucun candidat ou plus exactement aucun programme politique actuel ne puisse répondre favorablement à toutes ces orientations. Mais nous, les chrétiens, ne pouvons et ne devons pas être absent du débat public. Si nous sommes fermes dans nos convictions, les politiques ne passeront plus par-dessus. A nous de savoir ce que nous voulons.

 

L'Eglise ne donne aucune consigne de vote ! Elle nous invite à réfléchir et à nous engager au service de notre prochain.

  

Jean-Pierre Tellier

Diacre Permanent Vincentien, le 13 février 2012

 


  

 

conferences-des-eveques.jpgDe sa contemplation du Christ, l'Église tire une vision cohérente de la personne en toutes ses dimensions, inséparables les unes des autres. Cette vision peut servir de guide et de mesure aux projets qu'une société doit se donner.

 

Vie naissante

Chaque personne est unique aux yeux de Dieu. L'engagement résolu des chrétiens n'est pas dicté d'abord par une morale mais par l'amour de la vie que ni la maladie ni l'âge ne peut amoindrir. Il est impératif que les autorités publiques refusent l'instrumentalisation de l'embryon. De même, l'avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté. Les chrétiens doivent veiller à ce que la société consacre de grands efforts pour l'accueil de la vie.

 

 

Famille

En créant l'être humain, «homme et femme», Dieu a suscité une relation de complémentarité à la fois biologique et sociale qui se retrouve dans toute la société. La différence sexuelle de l'homme et de la femme est fondatrice et structurante de tout le devenir humain. De plus, l'union de l'homme et de la femme scellée dans le mariage est le moyen le plus simple et le plus efficace d'accompagner le renouvellement des générations et d'accueillir les enfants pour les introduire en ce monde. La famille, fondée sur l'union durable de l'homme et de la femme, doit être aidée économiquement et défendue socialement car, à travers les enfants qu'elle porte et qu'elle éduque, c'est l'avenir et la stabilité de la société qui sont en jeu.

 

 

Education

L'éducation est une des expressions majeures du respect de la personne. Une éducation juste implique : la liberté et la responsabilité des parents, la transmission à tous des savoirs essentiels, l'attention spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, le respect de la liberté de conscience, des enseignements respectueux de la dignité et de la beauté de la vie humaine.

 

 

Jeunesse

L'intégration des jeunes générations est un objectif incontournable pour toute société. Chez nous, divers facteurs rendent cette intégration difficile. L'aide aux familles dans leur responsabilité éducative, les conditions de la vie étudiante, l'entrée dans la vie professionnelle, la possibilité de fonder une famille indépendante, etc. sont autant de domaines dans lesquels le soutien institutionnel et financier de la collectivité ne doit pas être perçu comme une faveur, mais comme un investissement nécessaire à la cohésion et à la paix sociales.

 

 

Banlieues et citées

Depuis quelques années, malgré des efforts répétés, certains quartiers et certaines cités deviennent des lieux de violence, de trafics. Plus généralement, certains de leurs habitants s'y trouvent enfermés, ne parvenant pas et parfois ne voulant plus prendre pied dans la société globale. Une politique purement répressive ne saurait suffire ni résoudre les problèmes de fond. Des efforts d'aménagement, notamment de renouvellement de l'habitat et des transports, sont nécessaires. Des initiatives doivent être prises pour aider les habitants à comprendre la société où ils se trouvent et à s'en considérer comme partie prenante. Un certain nombre d'associations jouent un rôle important qui doit être soutenu et encouragé.

 

 

Environnement

La terre est un don d'amour fait par le Créateur pour que l'homme soit le gérant de ce bien donné. En l'invitant à dominer la terre, Dieu ne l'a pas invité à l'épuiser ou à la détruire. C'est pourquoi l'Église invite la société à promouvoir des modes de vie respectueux de l'environnement et à intégrer cette préoccupation dans le développement économique et social. Les prouesses techniques dont la société est capable sont à encourager si elles sont respectueuses de l'«écologie humaine» (Benoît XVI).

  

  

Economie et justice

Le travail demeure une nécessité fondamentale pour la structuration de la personne. C'est pourquoi l'objectif de toute politique économique doit être d'offrir à tous ceux qui se présentent, et en particulier aux jeunes, une perspective de travail et une véritable préparation à l'emploi. Une politique économique qui se résoudrait au maintien dans la dépendance vis-à-vis de l'État serait contraire à cet impératif. Les autorités publiques doivent créer les conditions d'une plus grande justice dans la vie économique en veillant à l'équité des salaires, des prix et des échanges. L'équilibre de la société exige la correction des écarts disproportionnés de richesse.

 

Mais la société ne se limite pas aux échanges économiques. La gratuité qui est à l'œuvre dans la vie associative et culturelle est une des conditions de sa vitalité. L'État doit encourager et faciliter les citoyens à s'engager financièrement et personnellement dans des associations de tous ordres qui renforcent le tissu social.

 

 

Coopération internationale et immigration

Le bien commun implique la paix entre personnes et entre nations. Il proscrit l'usage de la force entre les États, sauf dans les situations extrêmes où toute autre solution est impossible. Il appelle un partage des richesses et le développement des actions de coopération. Il passe par des institutions internationales dont le fonctionnement et les actions servent efficacement la dignité des personnes et des peuples.

 

L'Église reconnaît à tout homme le droit d'émigrer pour améliorer sa situation, même s'il est regrettable que tous ne puissent pas survivre dans leurs pays.

 

Mais dans un monde aussi organisé que le nôtre, une régulation des migrations est nécessaire. Elle ne peut pas se réduire à une fermeture protectrice des frontières. Elle doit permettre d'accueillir au mieux ceux qui se présentent, avec respect et sérieux, et en leur offrant une vraie possibilité d'intégration.

 

 

Handicap

Nos sociétés modernes s'honorent d'un renouvellement du regard sur les personnes handicapées. Elles savent leur permettre de trouver leur place dans la vie sociale. Les chrétiens y reconnaissent volontiers un écho de l'attitude du Christ rencontrant et réconfortant des personnes malades ou atteintes de handicap (Marc 1,40 ; Luc 5,17...). Ce souci doit donc être encouragé. Mais le dépistage prénatal systématique qui risque de déboucher sur l'élimination des personnes porteuses de certains handicaps remet en cause en son fondement même la solidarité envers le plus faible qui doit animer la société.

 

 

Fin de Vie

Toute personne, quel que soit son âge, son état de fatigue, son handicap ou sa maladie, n'en garde pas moins sa dignité. Pour cette raison, «l'euthanasie est une fausse solution au drame de la souffrance, une solution indigne de l'homme» (Benoît XVI) car elle vise, sous prétexte de compassion, à abandonner les personnes au moment où elles ont le plus besoin d'aide et d'accompagnement. L'arrivée de générations importantes dans le grand âge doit inviter la société à une plus grande solidarité. Le développement des soins palliatifs, fruit d'un progrès éthique et scientifique, doit être poursuivi pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier.

 

 

Patrimoine et culture

Notre pays hérite de l'effort culturel des générations précédentes. La culture ne coïncide pas avec la production culturelle ou même avec la réception de ses produits. Elle permet à chaque personne d'inscrire sa destinée dans la communauté humaine avec celle des autres devant les horizons de la plus grande espérance. Il est souhaitable que les pouvoirs publics assemblent les conditions pour que les jeunes générations profitent de ce que nous lègue le passé pour se projeter dans l'avenir.

 

 

Europe

Le projet européen peut être compris de bien des manières. En son origine, il représente un magnifique effort pour assumer l'histoire d'un continent en termes de pardon et de promesse. Dans le monde globalisé où nous vivons, bien des réalités ne peuvent être traitées qu'à cette échelle. Mais la construction européenne appelle des États capables de proposer et de défendre un projet clair, en vue de créer un espace de liberté et de créativité.

 

L'Union européenne est devenue le cadre institutionnel de beaucoup des activités humaines en notre pays. Mais elle agit trop souvent comme une instance administrative et même bureaucratique. Le marché unique est un beau projet dans la mesure où il est sous-tendu par une vision spirituelle de l'homme. Les chrétiens désirent que l'Europe, loin de réduire l'homme à n'être qu'un consommateur sans cesse insatisfait et soucieux de ses droits, permette à ses habitants d'agir de façon responsable, avec les ressources spirituelles, morales, économiques et politiques qui sont les leurs, pour le bien de l'ensemble du monde.

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre - dans Questions de société
commenter cet article

commentaires

Jean-Marc de Préneuf 13/02/2012 11:29

Merci de nous avoir donné un résumé clair des positions de l'Eglise au moment où le choix démocratique impose de choisir entre les divers candidats qui se présentent, d'abord pour les
Présidentielles, ensuite pour les législatives .
Plusieurs points sont particulièrement importants aux yeux des chrétiens, mais aucun candidat ne calque son programme entièrement sur les recommandations de l'Eglise. Les choix politiques ne se
situent pas sur le même plan.
Cependant les chrétiens peuvent être amenés à donner plus ou mons d'importance à tel ou tel aspect. Certains se polarisent sur les questions de morale sexuelle, de mariage, ces questions sont très
importantes, mais elles ne sont pas l'apanage des chrétiens, et me paraissent devoir être défezndues dans un cadre plus large qu'au nom de l'Evangile.
Quant à moi, marqué par mon engagement de jeune (il y a longtemps) au Prado, puis par notre participation, avec mon épouse et notre paroisse dans l'accueil des étrangers pendant plus de 20 ans et
encore aujourd'hui modestement, je me sens plus préssé de mettre en valeur les aspects de justice sociale et de démocratie que les autres.
Votre choix vincentien va dans le même sens puisque vous en mettez la devise en faveur des pauvres en tête de votre site.
Parmi les pauvres je situe aussi les immigrés, toujours trop nombreux pour que ce soit facile de les accueillir, mais qui doivent d'abord être considérés comme des personnes humaines et respectées
en tant que telles, et qui ont droit à notre solidarité. Le racisme direct, le rejet de l'étranger, la suspiscion portée soit sur des "civilisations", soit sur les origines géographiques ou des
religions différentes de la chrétienté sont à rejeter absolument.
C'est un deuxième point fondamental.
Le troisième point d'ancrage est la démocratie : le pouvoir doit être accessible au peuple et ne pas être confisqué au profit de possédants du savoir ou de la fortune, le pauvre est un citoyen qui
doit être écouté prioritairement. Je dois donc srtuter les pratiques des candidats en matière de démocratie et d'exercice du pouvoir, les amélirations qu'ils proposent sur ce terrain.
Je rejette donc les candidature de ceux qui, dans leur pratique et leurs choix précédents ont favorisé les riches (niches fisclaes, bouclier fiscal, modes de vie,classes sociales favorisées,...) et
je donne préférence à ceux qui ne sont pas dans cet univers.
Mais parmi ceux-là, je choisis ensuite celui qui a le plus de chances de l'emporter, en ne laissant pas mon bulletin de vote se gaspiller, ce qui favoriserait le candidat sortant.
Le choix démocratique que je pose risque de permetttre la mise en place de mesures que l'Eglise juge moralement inacceptables ("mariage" entre homosexuels, "euthanasie", etc...) mesures liées à une
évolution sociologique qui dérape.

Il sera toujours temps de lutter, soit directement contre ces mesures, soit par des campagnes d'opinion. Les chrétiens ne sont pass pour le divorce, le divorce existe, malheureusement. Il faut
vivre avec, et progresser en charité dans cette société imparfaite.

Le choix politique est une question de priorité, pour moi elle est clair : priorité aux plus pauvres, et au réalisme.

Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216