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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 09:37

Urgence Haïti - Fidesco
envoyé par Emmanuelmedias. - Rencontrez plus de personnalités du web.

Haïti, une situation catastrophique, témoigne le directeur de l’ONG Fidesco

 

ROME, Jeudi 4 Février 2010 (ZENIT.org) - « Catastrophique », « apocalyptique » : les qualificatifs ne manquent malheureusement pas pour décrire la situation d'Haïti, près de 3 semaines après le tremblement de terre qui a détruit le pays. De retour d'une première mission d'expertise, Jean Robin, directeur de l'ONG catholique Fidesco* présente depuis 12 ans sur le terrain, témoigne pour ZENIT.

ZENIT : Vous venez de passer une semaine en Haïti pour évaluer les besoins et les structures à mettre en place. Qu'avez-vous constaté ?

Jean Robin : La situation du pays est catastrophique. Port-au-Prince est ravagé. Tout est en ruine, comme si la ville avait été bombardée. Les répliques continuent, presque chaque jour. Plus personne ne rentre dans les maisons, tout le monde dort dehors. La plupart des Haïtiens ont perdu leur travail, leur maison. Des milliers de corps sont encore sous les décombres. Le paysage est apocalyptique.

ZENIT : Comment les Haïtiens vivent-ils cette épreuve ?


Jean Robin : Des centaines de milliers d'Haïtiens ont déjà quitté Port-au-Prince pour les zones rurales. Beaucoup avaient un passeport ou un visa américain et sont partis aux Etats-Unis. Globalement, la population est étonnante. La vie continue, les petits commerces reprennent. C'est un peuple chrétien qui n'est pas défaitiste. Certains s'interrogent bien sûr : « Dieu nous punit, que veut-il nous dire ? ». Mais la majorité des Haïtiens savent qu'un séisme est une catastrophe naturelle. Ils sont courageux, on les voit prier dans la rue. Les Haïtiens se battent, ils veulent reconstruire leur pays.

ZENIT : Quelle est l'action de l'Eglise sur le terrain ?

Jean Robin : L'Eglise - qui a aussi durement souffert dans le séisme - est une des actrices principales de l'action de terrain. Caritas international est présente partout. Elle reste un élément incontournable dans la reconstruction du pays.

ZENIT : Qu'en est-il des missions Fidesco confiées depuis de nombreuses années aux Volontaires de Solidarité Internationale (VSI) ?


Jean Robin : Avant le séisme, nous avions sur place un couple et trois enfants, et deux jeunes filles célibataires qui travaillaient à des missions éducatives et dans un orphelinat auprès des enfants les plus défavorisés. Tous nos volontaires sont sains et saufs, nous les avons rapatriés. L'une d'entre elle a été blessée, elle a passé 17h sous les décombres. Elle est actuellement en de bonnes mains dans un hôpital français. Quant à nos missions, elles sont aujourd'hui inexploitables. Tout est à reconstruire.

ZENIT : N'est-ce pas un peu tôt pour parler de reconstruction ?


Jean Robin : Pour l'instant, on est dans l'urgence. Les gens manquent de nourriture, d'eau et de tentes. Nous avons ouvert un petit camp, de 150 personnes, que nous pensons agrandir. Les acteurs humanitaires sont en train de se mettre en place. Dans l'ensemble, les ONG font ce qu'elles peuvent, ce n'est pas évident.

ZENIT : Avez-vous constaté une bonne coordination humanitaire ?


Jean Robin : Les réactions sont multiples. Certains déplorent que des tonnes de matériels, de vivres soient entreposées dans les entrepôts et que rien n'arrive à la population. Effectivement, certaines zones n'ont pas vu un seul camion d'aide et d'urgence humanitaire. La plupart des camps sont des camps d'improvisation, de fortune. La coordination est loin d'être au point mais c'est aussi loin d'être facile. Il m'est donc difficile de porter un jugement.

ZENIT : Aujourd'hui, quels sont vos projets pour Fidesco ?

Jean Robin : Nous souhaitons à la fois aider nos projets à redémarrer mais aussi lancer de nouveaux projets. Fidesco n'est pas seulement une ONG qui envoie des volontaires à la demande des Eglises locales, elle crée aussi des projets. Nous voulons proposer des projets de reconstruction et de développement durable à long terme : écoles, action sociale, réinsertion professionnelle, orphelinat. Nous sommes en train d'évaluer cela avec nos partenaires haïtiens avec qui nous avons travaillé toute cette semaine. Et pour cela nous avons besoin de dons : les besoins sont énormes. Il va falloir reconstruire différemment. C'est une urgence.

* Fidesco est l'une des plus importantes ONG française d'envoi de volontaires reconnues par le ministère des Affaires étrangères. Organisation catholique de solidarité internationale créée en 1981 par la Communauté de l'Emmanuel, Fidesco envoie depuis bientôt 30 ans des volontaires essentiellement dans les pays du Sud. Ils mettent leurs compétences professionnelles au service de projets de développement, d'aide aux populations locales ou d'actions humanitaires. 170 volontaires sont actuellement dans 35 pays pour des missions de 1 à 2 ans renouvelables.

 

ROME, Jeudi 4 Février 2010 (ZENIT.org) - « Catastrophique », « apocalyptique » : les qualificatifs ne manquent malheureusement pas pour décrire la situation d'Haïti, près de 3 semaines après le tremblement de terre qui a détruit le pays. De retour d'une première mission d'expertise, Jean Robin, directeur de l'ONG catholique Fidesco* présente depuis 12 ans sur le terrain, témoigne pour ZENIT.

ZENIT : Vous venez de passer une semaine en Haïti pour évaluer les besoins et les structures à mettre en place. Qu'avez-vous constaté ?

Jean Robin :
La situation du pays est catastrophique. Port-au-Prince est ravagé. Tout est en ruine, comme si la ville avait été bombardée. Les répliques continuent, presque chaque jour. Plus personne ne rentre dans les maisons, tout le monde dort dehors. La plupart des Haïtiens ont perdu leur travail, leur maison. Des milliers de corps sont encore sous les décombres. Le paysage est apocalyptique.

ZENIT : Comment les Haïtiens vivent-ils cette épreuve ?

Jean Robin : Des centaines de milliers d'Haïtiens ont déjà quitté Port-au-Prince pour les zones rurales. Beaucoup avaient un passeport ou un visa américain et sont partis aux Etats-Unis. Globalement, la population est étonnante. La vie continue, les petits commerces reprennent. C'est un peuple chrétien qui n'est pas défaitiste. Certains s'interrogent bien sûr : « Dieu nous punit, que veut-il nous dire ? ». Mais la majorité des Haïtiens savent qu'un séisme est une catastrophe naturelle. Ils sont courageux, on les voit prier dans la rue. Les Haïtiens se battent, ils veulent reconstruire leur pays.

ZENIT : Quelle est l'action de l'Eglise sur le terrain ?

Jean Robin : L'Eglise - qui a aussi durement souffert dans le séisme - est une des actrices principales de l'action de terrain. Caritas international est présente partout. Elle reste un élément incontournable dans la reconstruction du pays.

ZENIT : Qu'en est-il des missions Fidesco confiées depuis de nombreuses années aux Volontaires de Solidarité Internationale (VSI) ?

Jean Robin :
Avant le séisme, nous avions sur place un couple et trois enfants, et deux jeunes filles célibataires qui travaillaient à des missions éducatives et dans un orphelinat auprès des enfants les plus défavorisés. Tous nos volontaires sont sains et saufs, nous les avons rapatriés. L'une d'entre elle a été blessée, elle a passé 17h sous les décombres. Elle est actuellement en de bonnes mains dans un hôpital français. Quant à nos missions, elles sont aujourd'hui inexploitables. Tout est à reconstruire.

ZENIT : N'est-ce pas un peu tôt pour parler de reconstruction ?

Jean Robin :
Pour l'instant, on est dans l'urgence. Les gens manquent de nourriture, d'eau et de tentes. Nous avons ouvert un petit camp, de 150 personnes, que nous pensons agrandir. Les acteurs humanitaires sont en train de se mettre en place. Dans l'ensemble, les ONG font ce qu'elles peuvent, ce n'est pas évident.

ZENIT : Avez-vous constaté une bonne coordination humanitaire ?

Jean Robin :
Les réactions sont multiples. Certains déplorent que des tonnes de matériels, de vivres soient entreposées dans les entrepôts et que rien n'arrive à la population. Effectivement, certaines zones n'ont pas vu un seul camion d'aide et d'urgence humanitaire. La plupart des camps sont des camps d'improvisation, de fortune. La coordination est loin d'être au point mais c'est aussi loin d'être facile. Il m'est donc difficile de porter un jugement.

ZENIT : Aujourd'hui, quels sont vos projets pour Fidesco ?

Jean Robin : Nous souhaitons à la fois aider nos projets à redémarrer mais aussi lancer de nouveaux projets. Fidesco n'est pas seulement une ONG qui envoie des volontaires à la demande des Eglises locales, elle crée aussi des projets. Nous voulons proposer des projets de reconstruction et de développement durable à long terme : écoles, action sociale, réinsertion professionnelle, orphelinat. Nous sommes en train d'évaluer cela avec nos partenaires haïtiens avec qui nous avons travaillé toute cette semaine. Et pour cela nous avons besoin de dons : les besoins sont énormes. Il va falloir reconstruire différemment. C'est une urgence.

* Fidesco est l'une des plus importantes ONG française d'envoi de volontaires reconnues par le ministère des Affaires étrangères. Organisation catholique de solidarité internationale créée en 1981 par la Communauté de l'Emmanuel, Fidesco envoie depuis bientôt 30 ans des volontaires essentiellement dans les pays du Sud. Ils mettent leurs compétences professionnelles au service de projets de développement, d'aide aux populations locales ou d'actions humanitaires. 170 volontaires sont actuellement dans 35 pays pour des missions de 1 à 2 ans renouvelables.

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Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216