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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 13:51

diacre

EVANGILE Matthieu 20,1-16a

Jésus disait cette parabole : «Le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée,  et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste. Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée sans rien faire ? Ils lui répondirent : Parce que personne ne nous a embauchés. Il leur dit : Allez, vous aussi, à ma vigne. Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers. Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur ! Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi  pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va-t-en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ? Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers.»

 

 

Si d'aventure quelqu'un vous interroge sur la doctrine sociale de l'Eglise ou si vous voulez créer une entreprise et embaucher du personnel, évitez de citer ce texte de l'Evangile. Vous feriez un contre-sens et donneriez un contre-témoignage. De plus, vous auriez, à juste tire, la direction du travail, les services de l'URSSAF et les syndicats sur le dos.

 

Il n'est pas question ici de doctrine sociale ni d'équité salariale. Jésus lui-même le dit en introduction. Avez-vous été attentifs aux premiers mots ?

 

"Le Royaume de Dieu est comparable à…" (Bis).

 

Oui c'est bien le Royaume de Dieu qui est ici présenté. Cherchons à bien comprendre le texte en le décortiquant. En nous laissant interpeller par son message.

 

Quel est cette vigne ?

Dans la première alliance, la vigne, c'est le peuple d'Israël, le peuple de Dieu chargé d'annoncer au monde la bonne nouvelle du Dieu unique.

Pour Jésus, il emplois deux images rapportés par les Evangélistes. La vigne, c'est Jésus, les sarments ceux qui vivent une relation forte avec lui. Sans la vigne, sans Jésus, nous ne pouvons pas porter de fruit.

La seconde image rattachée à la vigne c'est le vin, ce vin qui donne à la vie un goût nouveau. Le vin de Jésus, le vin de l'Eucharistie, il nous remplit d'amour et de joie pour le Royaume de Dieu. Travailler à la vigne du Seigneur, c'est travailler à répandre la bonne nouvelle de l'Evangile, annoncer au monde la présence de Dieu dans la vie des hommes. Annoncer que Dieu nous aime et qu'Il nous sauve du mal.

 

Qui sont donc ces ouvriers ?

salaireEt bien c'est nous. Ce sont les chrétiens, ceux qui sont appelés à vivre de l'Evangile et en témoigner. Certains sont très tôt appelés et donnent très tôt une réponse à l'appel du maître de la vigne… D'autres répondront plus tard… Certains au milieu de leur vie, d'autres à la onzième heure, comme le bon larron qui lui, répond aux dernières minutes de sa vie.

Certains ont endurés le poids de la journée, le poids de la chaleur, ils ont souffert pour annoncer le royaume de Dieu. Ce sont les martyrs, ceux qui sont morts à cause de l'Evangile. Ce sont les saints de tous les temps.

D'autres n'ont fait qu'une heure, ce sont les convertis de la dernière heure. C'est chacun d'entre nous qui avons des réticences à nous engager pour l'Evangile. Nous qui avons des doutes, qui nous laissons aller aux courants les plus faciles à suivre, ou ceux qui remettent en cause l'Eglise et sa doctrine. Et pourtant, nous sommes toutes et tous appelés à travailler à la vigne du Seigneur. Nous sommes toutes et tous appelés à servir notre prochain selon nos capacités, selon nos spécificité personnelles. Dans vigne, tout le monde n'est pas vendangeurs, tout le monde n'est pas tailleurs ni vignerons…

 

Et pour quel salaire tout cela ?

JeanPaulIICe n'est pas en cherchant dans les trésors de la Banque de France que nous trouverons la pièce d'argent en paiement de notre salaire. Même un louis d'or ne permettra pas le paiement de notre salaire.

Le salaire pour lequel nous sommes embauchés à la vigne du Seigneur, c'est une place dans le Royaume de Dieu. Une fois entré dans le Royaume, nous aurons le même salaire que le bon larron, nous aurons le même salaire que les martyrs, les docteurs de l'Eglise, le même salaire que Sœur Emmanuelle, Jean-Paul II ou que Saint Vincent de Paul. Et pourtant, aux yeux des hommes nous n'aurons pas fournis le même travail… Vous et moi, nous ne serons sans doute jamais dans le sanctoral de l'église catholique. Mais pour Dieu, nous auront la même place que les grands saints. N'est-ce pas réjouissant ?

 

Cela ne signifie pas que nous n'avons rien à faire… nous ne devons pas restez assis sur la place parce que nous restons sourds aux embauches… Nous devons répondre à l'appel de Dieu et se mettre à sa suite. Espérons qu'au jour du jugement nous n'entendrons pas la question "pourquoi êtes-vous resté là, toute la journée sans rien faire ?"

 

Les embauches sont multiples dans l'Eglise d'aujourd'hui. Que ce soit des vocations particulières comme les prêtres, les diacres, les moines ou les moniales, que ce soit des vocations au sein des familles, au service des paroisses, de la catéchèse, de la solidarité, du chant, de l'entretien des églises, de l'accueil, que sais-je encore. Le travail ne manque pas

 

Et pourtant, la pointe de la parabole n'est pas dans le travail à faire. Comme dans tout texte biblique, il faut chercher ce qu'il dit sur Dieu.

 

En conclusion, je fais appel à Maire Noëlle Thabut.

 

"Pour notre texte d'aujourd'hui, c'est facile à trouver. Ce qu'il dit sur Dieu c'est que Dieu est bon. "Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi je suis bon ?"

 

Dieu est bon et d'une bonté qui ne fait pas de comptes. Cela veut dire que sa bonté surpasse tout, y compris le fait que nous ne la méritons pas. Cela veut dire qu'il faut que nous abandonnions une fois pour toute notre logique de comptables. (Et moi qui suis comptable, c'est pas facile tous les jour...) Dans le Royaume de Dieu il n'y a pas de machines à calculer les mérites…

 

C'est la conversion qui nous est continuellement demande. Nous avons bien du mal à nous défaire de cette pensée. J'ai fait telle chose, je dois recevoir tel salaire ou telle récompense. Nos efforts, nos sacrifices, nos souffrances, nous voudrions bien les comptabiliser pour nous rassurer. Nous pensons bien trop souvent que cela nous donne des droits sur le Royaume, sur l'amour de Dieu… Et bien non, en pensant cela, nous faisons fausse route.

 

01temp4az.jpgRegardons la vérité en face, elle devrait nous faire plutôt plaisir, cette parabole... Qui d'entre nous peut se vanter d'être un ouvrier de la première heure ? Qui que nous soyons, nous ne sommes tous que des ouvriers de la onzième heure ! C'est lorsque nous l'oublions que notre regard devient mauvais. «Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ?» Les ouvriers de la première heure récriminent contre le maître de maison dont ils ne comprennent pas la logique ; Jonas récriminait contre Dieu qui pardonnait trop facilement à ces pécheurs de Ninivites ; les Pharisiens récriminaient contre Jésus, trop accueillant aux gens de mauvaise vie ; le fils aîné murmurait contre le père trop accueillant pour le fils prodigue... Quand la logique de Dieu est trop différente de la nôtre, la tentation qui nous prend est de contester.""

 

Ouvrons nos yeux, voyons avec joie que Dieu est bon.

 

Amen !

 

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Published by Jean-Pierre - dans Homélies
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Q.C.M.

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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216