Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Page D'accueil, Contact

  • : Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • : Quelques réflexions de Djipi
  • Contact

Noël

 

 

Recherche

Dimanche prochaine avec MN Thabut

Cliquez sur la photo pour accéder

au commentaire de

Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:06

Chaque année, l'Eglise se donne le temps de Pâques pour louer solennellement Dieu pour avoir donné à l'humanité un Sauveur, et pas n'importe quel Sauveur, son propre Fils.

En cette année 2010, notre Saint Père Benoît XVI a voulu tout spécialement que les communautés chrétiennes réfléchissent sur l'importance du prêtre, sur l'importance de l'engagement sacerdotal à la suite du Christ.

La prière pour les vocations sacerdotales est particulièrement demandée en ce quatrième dimanche de Pâques. C'est ce que nous faisons en ce moment même.

 

L'engagement au service des autres, que ce soit au sein de l'Eglise ou ailleurs, en politique, dans la vie associative ou même professionnel ou syndical, ou familial, n'est pas un engagement banal.

 

On ne choisit pas de s'engager pour soi. On ne choisit pas de s'engager pour défendre ses privilèges personnels ou ses prérogatives. NON. On s'engage pour se donner, on s'engage au service des autres. On s'engage pour que l'autre grandisse et s'épanouisse.

 

Dans l'Eglise, l'engagement sacerdotal ou diaconal est total et irréversible pour les hommes qui répondent à l'appel de Dieu. Il est total parce qu'à l'image du don de Jésus pour l'humanité. Il s'est totalement donné jusqu'à la croix. Et il est irréversible parce que, encore une fois, à l'image du don de Jésus, il n'y a pas de marche arrière quand on est cloué à la croix. Jésus n'est pas descendu de la croix. Il a été jusqu'au bout.

 

L'engagement à la suite du Christ ne souffre aucun compromis quant à la défense des plus petits, à la défense des plus pauvres. Vous pouvez être sûr que la mission que m'a confiée notre évêque au service des plus pauvres et de ceux qui souffrent sera toujours sans concession.

 

Dans tout engagement, que ce soit dans l'Eglise ou dans le monde, quand l'engagement est total et sincère, quand il est totalement tourné vers les autres, à un moment ou à un autre, il y a toujours la croix. Il y a toujours des médisances, des jalousies, des rumeurs, des mensonges ou des calomnies. Il y a toujours ceux qui veulent être calife à la place du calife…

 

La croix ? On ne la choisit pas. Elle se présente à celui qui se donne pour les autres. On peut la fuir mais alors, que devient notre engagement ? Ce n'est qu'un engagement de pacotille si l'on ne sait pas aller au-delà des souffrances.

 

La croix, il y a deux manières de la recevoir : la première c'est la subir, la seconde manière, c'est l'offrir.

 

La première situation, subir la croix, c'est être écrasé par elle, c'est refuser le don total et subir la mort.

 

La seconde façon, l'offrir, c'est à l'image du Christ, accepter que la volonté de Dieu se fasse en notre vie, c'est accepter que Dieu agisse en nous et nous ressuscite après la mort pour entrer dans la vraie vie. Offrir ses croix n'abrège ni les douleurs ni les difficultés, offrir ses croix, offrir ce qui nous fait mal, c'est dépasser nos douleurs pour que l'Amour de Dieu agisse en nous et soit témoignage de vie pour les autres.

 

Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise situation. Il du bon et du mauvais en tout. C'est notre regard et nos actes qui en font ressortir le bon ou le mauvais. C'est à chacun de choisir s'il se tourne résolument vers les autres, pour les autres ou s'il défend ses petits privilèges. Mais alors il doit savoir qu'il n'a pas choisi la vie mais la mort.

 

Tout est histoire de regard, tout est histoire d'amour envers son prochain.

 

Pour illustrer ce regard sur les situations, permettez cette petite histoire.

Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu. Il lui dit:

«Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer ».

Dieu conduisit le saint homme vers deux portes. Il ouvrit l'une des portes et permit au saint homme de regarder à l'intérieur.

Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.

Au milieu de cette table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux.

Le saint homme saliva d'envie. Les personnes assises autour de cette table étaient maigres, livides et malades.

Elles avaient toutes l'air affamées. Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachées à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et cueillir une cuillerée.

Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères dans leur bouche.

Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.

Dieu dit : « Tu viens de voir l'enfer ».

Dieu et le saint homme se dirigèrent vers la seconde porte.

Dieu l'ouvrit. La scène que vit le saint homme était identique à la précédente.

Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût qui fit encore saliver le saint homme.

Les personnes autour de la table étaient également équipées des cuillères aux longs manches.

Cette fois, cependant, les gens étaient bien nourris, souriants et se parlaient les uns aux autres en riant.

Le saint homme dit à Dieu : « Je ne comprends pas ! »

«C'est simple, répondit Dieu. Ils ont appris à se nourrir les uns les autres tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes ... cela fait toute la différence... ».

 

Changeons notre regard, changeons notre coeur.

 

Ayons à cœur de servir les autres et non de se servir soit même. Choisissons la vie plutôt que la mort. Choisissons de ne faire qu'Un avec le Père.

 

Christ est ressuscité. Alléluia ! Amen !

 

 

Jean-Pierre Tellier

Diacre Permanent Vincentien

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre - dans Homélies
commenter cet article

commentaires

Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216