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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 13:14

9782914547444Grande figure de la théologie morale, Xavier Thévenot, né à Saint-Dizier (Haute-marne) en 1938, était prêtre salésien de Don Bosco et professeur à l'Institut catholique de Paris. Il aimait définir la morale comme « ce à quoi le genre humain s'oblige quand il veut donner un sens à sa vie », comme « un ensemble de règles, de valeurs qui permettent de trouver peu à peu et librement des chemins d'humanisation et de bonheur ». Sur toutes les questions de morale, il est devenu un théologien de référence, apprenant aux gens à réfléchir et à discerner, quand le bien et le mal paraissent inextricablement mêlés. Il a réussi à « réconcilier la démarche morale sans faire de morale ».
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/ficheauteur.asp?n_aut=379



Colloque en Hommage à Xavier Thévenot, Lyon 21 et 22 octobre 2005

  http://cetadnet.cef.fr/actualite_hommage-a-xavier-thevenot-passeur-d-humanite.html
Article issu du site :
Centre d'Enseignement et de formation de Théologie à distance
Site hébergé par la Conférence des Evêques de France (CEF)
En lien avec l'Institut Catholique de Paris (ICP)


Du 21 et 22 octobre 2005 s’est tenu à Lyon un Colloque en Hommage à Xavier Thévenot, « passeur d’humanité », annoncé en ces termes « Disparu le 14 août 2004, théologien moraliste, enseignant et écrivain, salésien de Don Bosco, prêtre, Xavier Thévenot laisse un héritage intellectuel et spirituel abondant. Cet infatigable chercheur de sens avait un souci permanent : aider les personnes à trouver des chemins d’humanisation et de bonheur. »

Un colloque rassemblant 180 personnes, théologiens, religieux, famille, mais surtout un colloque « entre amis », comme le soulignait Jean-Marie Petitclerc en conclusion à cet hommage adressé à celui qui a instruit, fait grandir, accompagné ou relevé, au frère ou à l’ami plein d’humour, à celui qui, défiguré par la maladie, laissait toujours transparaître le visage du ressuscité.
Ce ton d’amitié rendu par tous les intervenants fut particulièrement manifesté par Yves de Gentil-Baichis, animateur des tables rondes. Hommage à un collaborateur , et ami de longue date que l’ancien journaliste de La Croix pouvait solliciter pour avoir une réponse claire et précise aux questions éthiques les plus délicates qui devaient alors être traitées « en urgence » dans ce quotidien.

Un hommage articulé autour de trois axes :
- Intellectuel, Xavier Thévenot théologien moraliste que ses collèges de l’Institut Catholique de Paris, ceux avec qui il a travaillé, écrit, s’attacheront à faire revivre.
- Existentiel, Xavier Thévenot pédagogue, accompagnateur, celui que beaucoup ont rencontré et apprécié dans le cadre familial et amical, professionnel ou personnel
- Spirituel, Xavier Thévenot disciple du Christ, celui avec qui nous avons prié « en famille » le vendredi soir, celui pour lequel nous avons rendu grâce au cours du partage eucharistie final.

De ces deux jours, je retiendrai quelques flashs et l’invitation à se (re)plonger dans certains ouvrages toujours bien actuels.

· Homme libre qui appelle à devenir libre…
Xavier Thévenot pensait l’homme tel qu’il était, et non tel qu’il devait être. Il s’est toujours comporté comme un être libre, qui appelait chacun à grandir pour trouver le bonheur.

Cette liberté est illustrée par son parcours lui-même, intellectuel et spirituel.
J. Briend a rappelé le sujet de sa thèse « Homosexualité masculine et morale chrétienne », soutenue en juin 1980, un travail marqué par « un soucis évangélique remarquable ». Une thèse à la fois théologique et pastorale, qui fut une aide spirituelle, tant pour les personnes concernées directement que par celles qui les accompagnent. Un sujet difficile où Xavier Thévenot a toujours agi avec un « maximum d’honnêteté intellectuelle et de soucis pastoral », qui lui occasionna beaucoup d’échanges, d’accompagnements, mais aussi de combats pour exprimer en vérité des situations rencontrées. Nombreux furent ceux qui trouvèrent en lui l’écoute nécessaire pour eux-mêmes ou pour leur proches, comme en témoignera plus tard son livre "Mon fils est homosexuel"

Des collègues théologiens Monseigneur Barbarin, H-J. Gagey, C. Fino, G. Medevielle, X. Lacroix, M. Quesnel, V. Magron, soulignent tour à tour son refus de se laisser enfermer dans un discours tout fait et son soucis d’éclairer les problèmes du présent en apportant les ressources de la foi chrétienne.
Relisons le premier chapitre de Repères éthiques où l’auteur expose la définition de la morale et de ses trois dimensions : « La morale se propose, je crois, de réfléchir sur les conditions et sur les chemins qui permettent à tout homme, pris dans sa réalité, de devenir, avec les autres,pleinement homme. La visée dernière de la morale, c’est donc le bonheur de la personne, c’est le développement le plus harmonieux possible de tout l’homme et de tous les hommes. (…) La morale chrétienne a la même visée que la morale non-chrétienne, à savoir le bonheur. (…) Le chrétien sait que le bonheur de l’homme, la vraie vie de l’homme, se réalisent dans le lien mutuel d’amour entre lui et Dieu, son Créateur et son Sauveur. »

Pour le moraliste, il s’agit d’articuler entre elles trois dimensions humaines, celle de l’universel « les invariants qui existent en tout homme », celle du particulier « ce qui, dans telle société donnée, permet habituellement de construire la paix, l’amour, l’épanouissement ( …) des normes concrètes », et celle du singulier, « ce que chaque personne a d’unique au monde », cette zone de liberté en tout homme. Son œuvre cherche à mettre en inter action, et non à juxtaposer, la pratique chrétienne et l’universel éthique, l’un étant bien l’accomplissement de l’autre : « Il est éthique d’être chrétien ».

Libre, Xavier Thévenot l’a été dans le bénéfice tiré de l’utilisation de disciplines universitaires qu’il n’a jamais cloisonnées. Sciences humaines, sociologie, psychologie, analyse systémique seront pour lui des disciplines nécessaires et utiles, qui enrichiront sa pensée en apportant des éclairages avant de le conduire à des reprises proprement théologiques.

Libre dans la prise de conscience du bonheur qu’a le moraliste catholique de « disposer pour élaborer sa réflexion d’une pluralité articulée de lieux théologiques : l’Ecriture, la Tradition, la liturgie, le Magistère, le sensus fidelium, et la loi « naturelle » ou rationnelle .

Libre de s’ouvrir au Christ qui fait « toutes choses nouvelles » et qui aide chacun à devenir auteur de sa vie.

Une liberté qui sera aussi fidélité, en particulier au Magistère, comme l’a rappelé Hervé Giraud à propos d’expérience personnelle et douloureuse vécue par Xavier Thévenot au début des années 90. En acceptant de faire des modifications à la troisième édition de l’Initiation à la Pratique de la Théologie , sans pour autant revenir sur ses affirmations fondamentales, ce théologien moraliste donne l’exemple d’une mise en pratique du « compromis éthique », du conflit de valeur. Son souci fut alors celui d’une fidélité courageuse à la Parole de Dieu : « C’est pourquoi, pour le peuple chrétien, accueillir la parole du Magistère, ce n’est ni se démettre de ses responsabilités, ni se soumettre passivement, mais se remettre en mouvement pour tenter de progresser dans la fidélité à la Parole de Dieu.» .

G. Medevielle rappelle comment Xavier Thévenot invitait ses étudiants à « reconnaître en tout prochain un être en surcroît d’humanité, et l’aider dans cette humanisation. »

Son enseignement se fondait sur sa pratique pastorale, et il invitait à y retourner : « Les normes ne tombent pas du ciel, même si elles concernent le ciel.» Ils leur apprenait, à partir d’expériences vécues, à se forger leur propre jugement.

La vie morale est toujours une création qui, à chaque instant, s’arrache à la séduction de la mort. Mais l’autonomie pour le chrétien ne peut se faire qu’en se recevant comme fils, que dans la reconnaissance que la vie vient d’un autre. L’articulation entre recherche d’autonomie et « théonomie », entre loi personnelle et loi divine, est source de liberté, un peu comme une provocation à «inventer toujours quelque chose de nouveau, sous l’action de l’Esprit-Saint».

La référence à la théologie trinitaire caractérise aussi son enseignement. Il s’agit de « penser la morale à partir de la Trinité »

L’éthique devient alors action de grâce et l’on trouve une certaine homologie de structure entre exigence morale et liturgie eucharistie. La recherche éthique est recherche d’humanisation, et donc de l’homme vivant, « pour la gloire de Dieu ».

 

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Published by Jean-Pierre - dans Ethique - morale
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Q.C.M.

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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216