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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:36
quete-5J'ai lu dernièrement dans la revue Panorama de mars 2012, la question suivante sur la quête pendant la Messe, je site : "Est-on obligés de faire la quête à l'offertoire ? Les bruits de monnaie sont désagréables pendant ce temps de recueillement". La réponse du Père Favart est, à mon sens, insatisfaisante. Il ne rappelle que l'origine historique de la quête et non sa signification liturgique et sa place dans la liturgie.
 
Pour le Père Favart la quête "remonte aux origines du christianisme. Elle est à la jonction de deux pratiques différentes : la collecte et l'offrande" […].
 
Je vous invite à jeter un regard à la présentation générale du Missel Romain, 3ème édition typique 2002. Au paragraphe 73 il est rappelé que "de l'argent ou d'autres dons au profit des pauvres ou de l'Eglise peuvent être apportés par les fidèles ou recueillis dans l'église ; on les dépose à un endroit approprié, hors de la table eucharistique". Au paragraphe 140 : "Il est bien que la participation des fidèles se manifeste par l'offrande du pain et du vin pour la célébration de l'Eucharistie, comme par d'autres dons destinés à subvenir aux besoins de l'Eglise et des pauvres".
 
La contribution matérielle du peuple de Dieu remonte au temps de Moïse. Lorsque Moïse voulut ériger le sanctuaire conformément aux consignes du Seigneur, il fit appel aux dons des fidèles. Ceux-ci se montrèrent si généreux que l’on dut rapidement faire passer ce mot d’ordre : «"Que personne, homme ou femme, ne fasse plus rien pour la contribution du sanctuaire", et l’on empêcha le peuple de rien apporter.» (Exode 36,6).
 
Dans le Nouveau Testament, on sait quelle place la collecte en faveur des plus démunis occupe les préoccupations de saint Paul (cf 2 Co 8-9). L’Apôtre y voit un signe d’unité de toute l’Eglise. Le dimanche chacun apportait ce qu’il avait pu épargner (cf 1 Co 16,2).
 
Au-delà de cette indispensable solidarité matérielle, la quête a aussi, par sa place dans la liturgie, une forte dimension spirituelle. Notre modeste aumône vient en écho la grande aumône que le Christ nous fait par le don de sa vie dans le sacrifice eucharistique qui est le sacrifice de la croix.
 
Notre participation matérielle est également signe de notre action liturgique. Nous ne venons jamais (ou nous ne devrions jamais venir) à la messe en simple spectateur. L'Eucharistie n'est pas un mystère qui se déroule sans nous. Les quelques euros que nous donnons à la quête sont le don de notre vie, le don qui nous associe au don du Christ pour notre salut. Les quelques euros que le fidèle dépose dans la corbeille manifestent l’offrande qu’il fait de lui-même à Dieu. Ou pour le dire autrement, en donnant notre obole à la quête, nous offrons quelque chose qui nous appartient, que nous avons gagné par notre travail, qui représente notre offrande spirituelle, c’est le signe matériel de notre participation au Sacrifice du Christ. De plus, il est important que la quête soit faite au moment de l'Offertoire, c'est-à-dire au moment où le prêtre offre le pain et le vin pour qu’ils deviennent le Corps et le Sang du Christ. C'est à ce moment là que nous sommes invités à nous offrir nous-mêmes, en union avec Jésus Christ, pour la Gloire de Dieu et le Salut du monde.
 
Ne plus faire la quête au moment de l'offertoire et faire la quête à la fin de la messe, c'est la sortir de sa signification de don et d'union à Dieu, c'est la vider de son sens liturgique pour ne revêtir qu'un sens utilitaire, "nous avons besoin de votre argent pour vivre, donnez-le nous".
 
Un souvenir de jeunesse. Dans les années 75-80, à Marsannay la Côte, en Cote d'Or, paroisse de mon adolescence, il avait été décidé de ne plus faire la quête pendant la messe et un tronc avait été confectionné par un menuisier de la communauté. Le tronc était simple mais beau. Il a été placé en évidence à la sortie de la messe. Les participants donnaient (ou non) en sortant. L'expérience a été assez vite abandonnée non pour retrouver le signe liturgique mais tout simplement parce que les gens donnaient moins.
 
Alors, quand j'entends que l'on ne veut plus faire la quête pendant la messe, je ne suis pas trop inquiet, le prêtre la remettra vite à sa place hélas non par respect de la liturgie mais simplement parce que le "résultat financier" de cette opération sera négatif.
 
pere-guy-gilbertUne autre remarque à ceux qui se plaignent de ce bruit : le prêtre de la jeunesse de Guy Gilbert avait, comme il le dit lui-même, "une parole prophétique" (cf "Un cœur qui écoute") : "de grâce, pendant la quête, pas de bruit… pas de pièce, que des billets".
 
D'où la question, combien donner ? Prix d'un timbre-poste : 0.60 €, prix d'une baguette de pain, à Etival : 0.80 €, prix d'un ticket de car TIS (Transport Interurbains de la Sarthe) : 2 €, prix d'un repas à la cantine du lycée Sainte Catherine : 4.85 €, etc. Mais la réponse, c'est Jésus lui-même qui la donne. Vous la trouverez en Marc 12,41-44 (en fin de cette chronique).
 
A combien estimons-nous notre participation au don de Dieu ? Je retourne à la réponse du Père Favart : "Dans l'esprit, on peut s'interroger sur le sens liturgique des quelques euros donnés à la quête. Prenons l'exemple du bénévolat : donner une somme pour une cause humanitaire ne produit pas les mêmes fruits que s'y engager comme bénévole. Dans un cas, on donne de l'argent, dans l'autre, de son temps. Les deux sont complémentaires et c'est leur association qui fait sens". J'ajoute que sans les donateurs, les bénévoles ne peuvent pas faire grand-chose… (cf mon expérience au Secours Catholique  et à la Société Saint Vincent de Paul).
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En conclusion, plutôt que de se plaindre tout le temps, je vous invite à (re) découvrir les sens liturgique de la Messe avant tout chose. J'invite, à la suite des évêques, à prendre connaissance de la présentation générale du Missel Romain. Il y a urgence, sinon, on fait n'importe quoi. Et ça, ce n'est pas sans danger.
Jean-Pierre Tellier
diacre permanent vincentien
le 30 mars 2012
 

obole-de-la-veuveMarc 12,41-44 :"Et s'étant assis devant la salle du trésor, Jésus regardait comment la foule déposait des pièces de bronze dans le trésor, et beaucoup de riches déposaient beaucoup. Une veuve, une mendiante, vint et déposa deux piécettes, ce qui fait un quart d'as. Jésus appela ses disciples et leur dit : “Amen je vous le dis : cette veuve mendiante a déposé plus que tous ceux qui déposent dans le trésor. Car tous ces gens déposent ce qui leur est superflu, tandis que celle-ci a pris de son indigence pour déposer tout ce qu'elle avait, sa vie tout entière".

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Published by Jean-Pierre - dans Liturgie
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Q.C.M.

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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216