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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 18:40

La Semaine Sainte vue par le pape François

Première Audience générale du Pape François

"Les personnes sont la maison de Jésus"

 

Source : Observatore Romano

 

Appel pour mettre un terme aux violences en République centrafricaine

 

« Jésus n’a pas de maison car sa maison, ce sont les personnes ». Le Pape François a choisi la simplicité comme moyen de faire parvenir tout droit son message au cœur des personnes. Et ainsi, ce matin, mercredi 27 mars, pour son premier rendez-vous avec la traditionnelle rencontre avec les fidèles pour l'Audience générale, il choisit un exemple clair et direct pour répéter le sens de la présence constante du Seigneur parmi son peuple, celui qu'il a élu comme sa demeure. Et il rappelle que Jésus a parlé à tous, sans distinction, « aux grands et aux humbles, au jeune homme riche et à la veuve pauvre; aux puissants et aux faibles »; qu'il « a apporté la miséricorde et le pardon de Dieu »; qu'il « a guéri, réconforté, compris; il a donné l’espérance »; qu'il « a porté à tous la présence de Dieu qui s’intéresse à tout homme et toute femme, comme le fait un bon père et une bonne mère à l’égard de chacun de ses enfants ».

 

Toutefois, « Dieu n’a pas attendu que nous allions à Lui, mais c’est Lui qui est venu à nous, sans calculs, sans mesures ». D'où l'invitation à redécouvrir la Semaine Sainte comme une occasion d'apprendre à nouveau à « suivre, accompagner le Christ ». Même si cela exige tout d'abord de « sortir: de soi, d’une manière de vivre la foi lasse et routinière, de la tentation de s’enfermer dans nos propres schémas qui finissent pas refermer l’horizon de l’action créative de Dieu ». Suivre donc avec courage le Seigneur, « en apportant en nous-mêmes un rayon de son amour à ceux que nous rencontrons »: voilà ce que signifie vivre la Semaine Sainte.

 

En concluant l'Audience, le Pape a lancé un appel afin que cessent les violences et les pillages en République centrafricaine.

 

28 mars 2013

 


Texte de la catéchèse par Zénit :

Frères et sœurs, bonjour !

 

Je suis heureux de vous accueillir pour ma première audience générale. Je reçois le « témoin » des mains de mon prédécesseur bien-aimé, Benoît XVI, avec beaucoup de reconnaissance et de vénération. Après Pâques, nous reprendrons les catéchèses sur l’Année de la foi. Aujourd’hui, je voudrais m’arrêter un peu sur la Semaine sainte. Avec le dimanche des Rameaux, nous avons commencé cette semaine, centre de toute l’année liturgique, dans laquelle nous accompagnons Jésus dans sa Passion, dans sa mort et dans sa résurrection.

 

Mais que peut vouloir dire, pour nous, vivre la Semaine sainte ? Que signifie suivre Jésus sur le calvaire dans son chemin vers la Croix et la résurrection ?

 

Au cours de sa mission terrestre, Jésus a parcouru les routes de la Terre Sainte ; il a appelé douze personnes simples pour qu’elles restent avec lui, qu’elles partagent son chemin et poursuivent sa mission ; il les a choisies parmi le peuple plein de foi dans les promesses de Dieu. Il a parlé à tous, sans distinction, aux grands et aux humbles, au jeune homme riche et à la pauvre veuve, aux puissants et aux faibles ; il a apporté la miséricorde et le pardon de Dieu ; il a guéri, consolé, compris ; il a donné l’espérance ; il a apporté à tous la présence de Dieu qui s’intéresse à chaque homme et à chaque femme comme le font un bon père et une bonne mère vis-à-vis de chacun de leurs enfants. Dieu n’a pas attendu que nous allions à lui, mais c’est lui qui est venu vers nous, sans calcul, sans limite. Dieu est comme ça : lui, il fait toujours le premier pas, il vient vers nous. Jésus a vécu la réalité quotidienne des gens les plus communs : il s’est ému devant la foule qui était comme un troupeau sans berger ; il a pleuré devant la souffrance de Marthe et de Marie à cause de la mort de leur frère Lazare ; il a appelé un publicain à être son disciple ; il a aussi subi la trahison d’un ami. En lui, Dieu nous a donné l’assurance qu’il est avec nous, au milieu de nous. « Les renards, a dit Jésus, ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête » (Mt 8, 20). Jésus n’a pas de maison parce que sa maison, ce sont les gens, c’est nous ! Sa mission est d’ouvrir à tous les portes de Dieu, d’être la présence d’amour de Dieu.

 

Au cours de la Semaine sainte, nous vivons le sommet de ce chemin, de ce dessein d’amour qui parcourt toute l’histoire des relations entre Dieu et l’humanité. Jésus entre à Jérusalem pour faire le dernier pas, dans lequel il récapitule toute son existence : il se donne totalement, il ne garde rien pour lui, pas même sa vie. Lors du dernier repas, avec ses amis, il partage le pain et leur donne le calice « pour nous ». Le Fils de Dieu s’offre à nous, il remet entre nos mains son Corps et son Sang pour être toujours avec nous, pour habiter au milieu de nous. Et au Jardin des Oliviers, comme au cours du procès devant Pilate, il n’oppose pas de résistance, il se donne ; il est le Serviteur souffrant préfiguré par Isaïe qui se dépouille lui-même jusqu’à la mort (cf. Is 53, 12).

 

Jésus ne vit pas cet amour, qui mène au sacrifice, de manière passive ou comme une fatalité ; certes, il ne cache pas le trouble humain profond qui l’habite face à la mort violente, mais il se remet au Père avec une pleine confiance. Jésus s’est livré volontairement à la mort pour correspondre à l’amour de Dieu le Père, en parfaite union avec sa volonté, pour manifester son amour pour nous. Sur la croix, Jésus « m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). Chacun de nous peut dire : Il m’a aimé et s’est livré pour moi. Chacun de nous peut dire : « pour moi ».  

 

Que signifie tout ceci pour moi ? Cela signifie que cette route est aussi la mienne, la tienne, la nôtre. Vivre la Semaine sainte en suivant Jésus, pas seulement avec un cœur bouleversé; vivre la Semaine sainte en regardant Jésus veut dire apprendre à sortir de nous-mêmes - comme je le disais dimanche dernier -, pour aller à la rencontre des autres, vers les périphéries de l’existence, pour aller les premiers à la rencontre de nos frères et sœurs, surtout de ceux qui sont le plus loin, ceux qui sont oubliés, ceux qui ont davantage besoin d’être compris, d’être consolés, d’être aidés. On a tant besoin d’apporter la présence vivante de Jésus miséricordieux et riche en amour !

 

Vivre la Semaine sainte, c’est entrer de plus en plus dans la logique de Dieu, dans la logique de la Croix, qui n’est pas d’abord celle de la douleur et de la mort mais celle de l’amour et du don de soi, qui donne la vie. C’est entrer dans la logique de l’Evangile. Suivre, accompagner le Christ, rester avec lui, exige de « sortir », « sortir ». Sortir de soi, d’une manière lasse et routinière de vivre sa foi, de la tentation de s’enfermer dans ses propres schémas qui finissent par fermer l’horizon de l’action créatrice de Dieu. Dieu est sorti de lui-même pour venir au milieu de nous, il a dressé sa tente parmi nous pour nous apporter sa miséricorde qui sauve et qui donne l’espérance. Nous non plus, si nous voulons le suivre et demeurer avec lui, nous ne devons pas nous contenter de rester dans l’enclos des quatre-vingt-dix-neuf brebis, nous devons « sortir », chercher avec lui la brebis perdue, celle qui est le plus loin. Rappelez-vous cela : sortir de nous-mêmes, comme Jésus, comme Dieu est sorti de lui-même en Jésus et Jésus est sorti de lui-même pour nous tous.  

 

On pourrait me dire : « Mais, mon Père, je n’ai pas le temps », « j’ai tant à faire », « c’est difficile », « qu’est-ce que je peux faire avec mes pauvres forces, et avec mon péché, et avec tant d’autres choses ? » Souvent, nous nous contentons de dire quelques prières, d’une messe du dimanche distraite et peu régulière, d’un geste de charité, mais nous n’avons pas ce courage de « sortir » pour apporter le Christ. Nous sommes un peu comme saint Pierre. A peine Jésus a-t-il parlé de passion, de mort et de résurrection, de don de soi et d’amour envers tous, que l’apôtre le prend à part et lui fait des reproches. Ce que dit Jésus bouscule ses plans, paraît inacceptable, met en danger les sécurités qu’il s’était construites, son idée du Messie. Et Jésus regarde ses disciples et il adresse à Pierre peut-être l’une des paroles les plus dures des évangiles : « Passe derrière moi, Satan ! Car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! » (Mc 8, 33). Dieu pense toujours avec miséricorde ; n’oubliez pas cela. Dieu pense toujours avec miséricorde : il est notre Père miséricordieux ! Dieu pense comme le père qui attend le retour de son fils et qui va à sa rencontre, il le voit venir alors qu’il est encore loin… Qu’est-ce que cela signifie ? Que tous les jours, il allait voir si son fils était de retour à la maison : voilà notre Père miséricordieux. C’est le signe qu’il l’attendait de tout son cœur, de la terrasse de sa maison ; Dieu pense comme le Samaritain qui ne passe pas près du malheureux avec pitié, ou en regardant de l’autre côté, mais qui le secourt sans rien demander en échange ; sans demander s’il était juif, païen, ou samaritain, s’il était riche ou pauvre : il ne demande rien. Il ne pose pas ce genre de questions. Il ne demande rien. Il lui vient en aide : Dieu est comme ça. Dieu pense comme le berger qui donne sa vie pour défendre et sauver ses brebis.

 

La Semaine sainte est un temps de grâce que le Seigneur nous donne pour ouvrir les portes de notre cœur, de notre vie, de nos paroisses, - quel dommage, toutes ces paroisses fermées ! - des mouvements, des associations, et pour « sortir » à la rencontre des autres, nous faire proches pour apporter la lumière et la joie de notre foi. Toujours sortir ! Et cela avec amour et avec la tendresse de Dieu, dans le respect et la patience, sachant que nous, nous apportons nos mains, nos pieds, notre cœur, mais qu’ensuite c’est Dieu qui les guide et qui rend féconde chacune de nos actions.

 

Je vous souhaite à tous de bien vivre ces journées en suivant le Seigneur avec courage, en apportant un rayon de son amour à ceux que nous rencontrons.

 

 

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Published by Jean-Pierre - dans Carême - Pâques 2015
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Q.C.M.

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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216