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Jean-Pierre

Le Père Lucien Converset marche à pied vers Jérusalem

23 Mai 2012 , Rédigé par Jean-Pierre Publié dans #Témoins pour aujourd'hui

lulu-003.jpgJ'ai eu la joie de rencontrer Lulu au cours de notre retraite annuelle des séminaristes de Besançon en 1988 au sanctuaire Notre Dame de Mont Roland. Le Père Lucien Converset dit "Lulu" nous a prêché notre retraite. J'avoue que nous avons été dérouté par sa prédication. Tout en acte tiré directement de l'Evangile... Une ambiance superbe. Il a sû me marquer, délicatement, imperceptiblement, comme bien d'autres.
 
Aujourd'hui, Lulu est parti depuis le 25 mars 2012 à pieds avec son âne Isidore à Jérusalem. A 75 ans, c'est toute sa vie dans ce geste. Un dépouillement total, livré à la Providence à l'écoute des personnes rencontrées sur la route.
 
Lulu, un sacré bonhomme, oh, ça oui.
 
Pour suivre sa marche, un blog (cliquez sur la photo pour y accéder).
 
lulu-001.jpg
 


«Être un trait d’union»
Extraits d’un article paru dans l’Invisible
 
Le 25 mars 2012, le Père Lucien est partis de Dampierre à pied, avec son âne Isidore, pour rejoindre Bethléem qu’il espère atteindre le 25 décembre 2012.
 
D’où vient cette idée ?
J’ai toujours dit que lorsque j’aurais 75 ans, l’âge de la retraite pour un prêtre, je partirais pour Bethléem à pied.
Je pense que nous avons tous 2 pôles, un pôle de sédentarisation et un de nomadisation.
Je vais vivre pleinement ce pôle, comme un «camp-volant» tel que Dieu lui-même se définit au verset 6 du chapitre 7 du 2e livre de Samuel.
 
Pourquoi cette destination et ces dates ?
Le 25 mars c’est l’Annonciation et le 25 décembre, c’est Noël.
Je partirai le matin, après la prière de l’Angélus, de Dampierre, mon village natal.
Et Bethléem est le lieu de naissance de Celui qui nous libère comme il est dit au psaume 143.
Ce voyage sera l’occasion de chercher des personnes qui ne laissent pas le monde comme ils le trouvent.
Je voudrais être un trait d’union entre eux tous, car je suis persuadé qu’il y a beaucoup de choses à faire naître, connaître et reconnaître.
 
Comment vont se dérouler vos journées ?
J’ai prévu de faire 20 km par jour pour couvrir les 5400 kms du voyage. Je ferai 15 kms le matin, prendrai un temps de pause pour le repas et ensuite une à deux heures de marche l’après-midi pour ne pas arriver trop tard à l’étape.
Je veux prendre le temps de rencontrer les gens, que nous puissions nous «envisager» mutuellement, avoir une vraie rencontre.
Je compte beaucoup sur Isidore et sur les enfants pour faciliter cet «envisagement» commun.
 
Qu’est-ce qui soutiendra votre marche au quotidien ?
Quand les amis Jurassiens me demandent comment ils peuvent m’aider, je leur réponds que l’aide qu’ils m’apportent c’est de savoir que tout ce que nous avons commencé ici ensemble continuera après mon départ.
Et puis, chaque jour, je prendrai un psaume qui soutiendra ma méditation et mes pas.

 EN DATE
29 juillet 1981
Je rencontre par hasard, au pied du relais de TV de Foncine, une famille qui campait avec quatre ânes. Nous avons pris le temps de parler et au moment où je la quittais, elle m’a fait cadeau de deux ânes. Ce fut le début d’une longue amitié, avec cette famille et avec les ânes.
 
28 octobre 1959
J’arrive à Alger en tant qu’appelé. C’est sur cette terre que je serai confronté à la question de devenir objecteur de conscience. Je pense qu’il faut s’opposer à ce qui n’est pas juste. Le «oui» de Marie donnera naissance au «non» de Jésus.
 
12 mai 1936
Le mariage de mes parents auxquels je dois tant.
COUP DE CŒUR
Pour tout ce qui va à l’inverse du fatalisme et qui permet de découvrir qu’on peut toujours se mettre en marche.
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