Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Jean-Pierre

LECTURE SPIRITUELLE DE L'EVANGILE selon Saint Marc 1,1-8

3 Décembre 2011 , Rédigé par Jean-Pierre Publié dans #Prières - Méditations

Marc 1,1-8

 

Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu. Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que j'envoie mon messager devant toi, pour préparer ta route. A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du SEIGNEUR, aplanissez sa route. Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : «Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint.»

 

 

SV StudieuxPour un Vincentien, lire la Parole de Dieu, lire l'Evangile, c'est se mettre à l'école de Saint Vincent de Paul, Monsieur Vincent évangélisateur des pauvres.

 

Nous sommes ici aux premiers versets de l'Evangile selon Saint Marc. Par le premier verset, tout est dit de la Bonne Nouvelle : Jésus Christ, Fils de Dieu est venu parmi nous. Dieu s'est fait homme. Dans Saint Matthieu, le jour du Christ Roi, nous avons vu dans quel homme nous pouvons rencontrer le Christ, celui qui est assoiffé, celui qui est nu, celui qui est malade, en prison, seul, etc. C'est cet homme que nous sommes appelés à rencontrer au cours de nos visites auprès des plus pauvres. Saint Vincent nous apprend à voir dans le plus pauvres Jésus-Christ.

 

Rappelez vous ce qu'il dit aux filles de la Charité : "Je ne dois pas considérer un pauvre paysan ou une pauvre femme selon leur extérieur, ni selon ce qui parait de la portée de leur esprit ; d’autant que bien souvent ils n’ont pas presque la figure, ni l’esprit de personnes raisonnables, tant ils sont grossiers et terrestres. Mais tournez la médaille, et vous verrez par les lumières de la foi que le Fils de Dieu, qui a voulu être pauvre, nous est représenté par ces pauvres ; qu’il n’avait presque pas la figure d’un homme en sa passion, et qu’il passait pour fou dans l’esprit des Gentils, et pour pierre de scandale dans celui des Juifs ; et avec tout cela, il se qualifie l’évangéliste des pauvres : Evangelizare pauperibus misit me. O Dieu ! Qu’il fait beau voir les pauvres, si nous les considérons en Dieu et dans l’estime que Jésus-Christ en a faite ! Mais, si nous les regardons selon les sentiments de la chair et de l’esprit mondain, ils paraîtront méprisables".

 

Pour Saint Vincent, s'occuper des pauvres, c'est tout autant leur apporter un secours matériel qu'un secours spirituel. Frédéric Ozanam partageait la même préoccupation. Et nous-mêmes également.

 

Dans notre Evangile de demain (2ème dimanche de l'Avent), nous avons tous les thèmes de secours, tous les thèmes d'action des Vincentiens.

 

Le désert, lieu de solitude par excellence. On y rencontre que peu de personnes. C'est bien souvent le cas des personnes que vous visitez. La solitude, thème de cette année 2011. Nous pouvons nous réjouir, rendre grâce à Dieu pour toutes ces rencontres tout au long de l'année, pour tout ces liens tissés et brisant la solitude.

 

Ceux qui viennent à Jean Baptiste ont une soif de savoir, une soif de secours. Quand Jean crie "préparer le chemin au Seigneur", la foule vient à lui. Quel est donc cet homme qui nous interpelle. Qui sont donc ces hommes et ces femmes qui s'intéressent à nous, les pauvres, les rejetés de la société de consommation ? qui êtes vous les Vincentiens qui venez chez les plus pauvres partager quelques réconforts ? Vous allez chez les gens combler cette soif. Vous apportez de l'eau, comme l'eau du baptême et vous annoncez quelqu'un d'autre qui viendra, celui qui apporte l'Esprit Saint.

 

Jean Baptiste, vêtu d'un vêtement de poils de chameau avec une ceinture aux reins. La tenue des prophètes de l'Ancien Testament. Un homme bien mal habillé, n'est-ce pas souvent l'aspect extérieur des personnes que vous visitez. Notre regard de Vincentien va au-delà des apparences. St Vincent nous appelle à tourner la médaille et voir la richesse de la personne que nous venons visiter. Rendre la dignité de la personne, c'est parfois lui donner un beau vêtement, le regarder au-delà de l'apparence physique. Dire à l'autre "tu es beau aux yeux de Dieu, tu es aimé de Dieu".

 

Jean-Baptiste se nourrissait de miel et de sauterelles. Vous apportez de la nourriture à ceux vers qui vous êtes envoyé. Donner au plus pauvre, ce n'est pas donner ce que nous ne voulons pas pour nous-mêmes, c'est donner ce que nous aimons le plus. Rappelons-nous, nous ne donnons pas à quelqu'un de méprisable, non, en donnant au plus pauvre, c'est au Christ même que nous donnons. La nourriture que nous apportons aux affamés, soyons nous-mêmes capable de la manger. C'est aussi par là que nous rendons la dignité à tout homme.

 

Après tous ces secours, toutes ces aides apportés, la faim, la soif, l'habillement, la solitude… nous, Vincentiens, notre vocation même nous appelle à aller plus loin, à annoncer la venue du Seigneur. Comment faire ? Rappelons-nous la parole de Jésus "Ce n'est pas en disant "Seigneur-Seigneur que l'on fait la volonté de mon Père…" Puissions-nous annoncer la venue du Seigneur par nos actes. Que nos actes parlent pour nous.

 

D'après la revue "Prier toute l'année en conférence" :

Veiller pour être prêt à quoi ? Pour quoi ?

 

Que nos sens soient en éveil ! l'Avent me redit, chaque année, que Jésus vient pour moi, en moi.

 

Il se manifeste à travers ceux que je vais rencontrer, ceux que je croise. Il est en eux… […]

 

L'Evangile de dimanche dernier nous invitait à veiller. […] Veiller, être aux aguets pour découvrir Dieu en l'autre, pour savoir que lorsque je vais en visite, lorsque je tends un colis, lorsque je sers un repas, c'est Jésus qui est là, que je visite, que je sers.

 

[Nous sommes appelé à veiller] pour le pas le manquer.

 

Etre en éveil pour Le découvrir dans ceux qui seront sur mon chemin.

 

Veiller, pour vouloir être attentif, attentive à ceux qui sont autour de moi, dans ma Conférence, au travail, dans ma famille, dans ceux que je visite.

 

Etre en éveil pour me laisser envahir par le sentiment que ce que je peux apporter à l'autre est finalement infiniment moins important que ce qu'il peut m'apporter.

 

Veiller pour ne pas laisser s'endormir les dons que j'ai reçus, pour prendre conscience de ces dons, pour les cultiver, les faire fructifier.

 

Etre en éveil pour en faire profiter ceux qui m'entourent, pour partager les merveilles que Dieu a mises en moi.

 

Veiller pour faire surgir du plus profond de moi un chant d'amour vers le Père qui Se donne à nous ; veiller pour prendre le temps de Le louer et L'adorer.

 

Etre en éveil pour savoir discerner autour de moi ce qui peut être objet d'action de grâce.

 

Veiller pour me préparer à la venue de Jésus qui vient, non pas sur le papier, sur le calendrier, mais en "vrai".

 

Etre en éveil pour savoir découvrir ce que Jésus change dans ma vie, pour comprendre en quoi Noël vient m'interroger, me remuer, me relancer dans ma foi. […]

 

 

Pendant les semaines de l'Avent, prenons le temps de nous poser les questions

qu’est-ce que Dieu a fait pour moi, comment je me suis reconnu pauvre devant mon prochain, c’est-à-dire comment ai-je reconnu l’œuvre de son amour dans ma vie ?

 

qu’est-ce j’ai fait pour Dieu, pour le service concret des pauvres, c’est-à-dire qu’ai-je fait pour lui, à travers l’évangélisation et le service concret ?

 

Confions à notre Père nos préoccupations quotidiennes pour le service des plus pauvres. Que notre regard soit celui de St Vincent : rencontrer le Christ dans ceux que nous servons.

 

Pendant ce temps de l'Avent, prenons le temps de vivre la messe comme une véritable action de grâce (c'est le sens du mot Eucharistie) de nos vies. "L'offertoire est un engagement de tout notre être au service de la Bonne Nouvelle évangélique : nous nous offrons pour être le pain par lequel Dieu veut nourrir les affamés de l'amour, partout dans le monde" (Mgr Pierre Claverie, évêque d'Oran, assassiné en 1996). Que ce temps de l'Avent nous permette de nous offre à Dieu de manière renouvelée. Qu'au prochain offertoire, je vive pleinement tout ce que je suis, au service de Dieu et des autres (revue Prier toute l'année en conférence.)

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article