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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 06:30
genderA l'invitation de Monseigneur André Vingt-Trois demandant aux catholiques d'interpeller nos élus, voici le courrier que j'envoi le 5 novembre 2012 

A la suite, vous trouverez la réponse reçue le 13 novembre du député quelque peu fâché.
 
J'avoue que sa réponse me peine à plusieurs titres : ses déclarations dans les médias "je rends compte à mes électeurs" et quand je l'avais rencontré aux foulées d'Etival le 30 septembre, je lui rappelais que (déjà) elle n'avait pas répondu à mon premier courrier, sa réponse "je réponds toujours aux "locaux"" (ne trouvez-vous pas méprisant cette expression "locaux" pour qualifier ses électeurs ?).
Jamais je n'ai été aussi méprisé par un élu parlementaire, et ce n'est pas faute d'avoir interpellé des élus de toutes tendances sur divers sujets. Je ne comprends pas la propension de cet élu à vouloir faire taire ses contradicteurs.
 
De quoi a-t-elle peur ?
 
C'est une bien triste image de la démocratie.
 
Détail amusant, ce député a été formateur en... communication

Et pourtant, je n'invente rien : 
 
 
Suivez et participez au "débat" sur le forum Le Pélerin
(vous pouvez également déposez vos commentaires sur mon blog) :site logo
Je viens de découvrir une vidéo ce 17 novembre 2012, je suis surpris d'apprendre que ce député "rends des comptes à ses électeurs" mais dans les faits elle refuse de répondre quand on lui pose des questions qui la dérange... 

 
 
 
 
Etival Lès Le Mans
Le 5 novembre 2012
 
 
Objet :
« mariage pour tous »
 
 
 
Madame le Député,
 
Je me permets de revenir vers vous à propos du « mariage pour tous » afin de porter à votre connaissance de nouveaux faits depuis mon courrier du 25 septembre dernier.
 
Plus je rencontre et discute de ce projet avec des personnes (de toutes tendances et de diverses orientations sexuelles) et plus je suis convaincus du mal fondé et de la dangerosité de ce projet. Vous qui êtes licenciée en psychologie et en sciences de l’éducation, vous ne pouvez ignorer l’importance de l’altérité dans l’éducation d’un enfant. Je ne peux croire que vous soyez insensible à cette question. Ou alors il y a autre chose : votre parti ne vous laisse pas libre de vos choix.
 
 
Voici les réflexions de ces dernières semaines :
 
1) Le slogan « mariage pour tous » ne se révèle qu’être un slogan publicitaire et porte en lui-même un mensonge. Ce projet n’est pas pour tous. Que je sache, les mineurs ne sont pas concernés et ne s’adresse pas non plus aux membres d’une même famille, et encore moins aux amants pluri-partenaires, etc. Loin de moi l’idée d’intégrer ces dimensions dans ce projet. Il est déjà assez nocif comme cela.
 
2) Vous et votre majorité refusez un débat national et un référendum sur cette question au motif que l’élection du Président Hollande est une réponse à cette question.
Loin de moi de discuter la légitimité de l’élection de Monsieur Hollande, son élection est indéniable et légitime. Par contre, il me semble légitime de poser la question : « est-ce que les Français ont pensé à élire quelqu’un ou ont-ils pensé à écarter quelqu’un ? ». En d’autres termes, ont-ils exprimés une adhésion à un projet ou un rejet d’un autre projet ?
Pour répondre à cette question, je me suis « amusé » à reprendre les résultats de l’élection présidentielle.
Le président Hollande a été élu par 51,64 % des suffrages exprimés. (chiffres du Ministère de l’Intérieur). Election dont le résultat est incontestable.
Pour voir « l’adhésion » du peuple français aux propositions du président Hollande, j’ai fait le rapport entre le nombre des inscrits, soit 46 066 307 et le nombre de suffrages exprimés en faveur du candidat socialiste. Nous avons le rapport : 46 066 307/18 000 668.
Cela représente une adhésion au programme de 25.58 %
Il y a donc un peu moins de 26 % d’électeurs qui approuvent les 60 propositions du candidat Hollande (avec entre autre : mariage pour tous, vote des étrangers, euthanasie, etc.).
Il y a donc un peu plus de 74 % des électeurs (44 millions de personnes) qui ne se reconnaissent pas dans le programme de Mr Hollande.
Pouvons-nous dire que nous sommes devant le paradoxe d'un président légitime avec un programme illégitime...? Hélas, je crois que oui.
Ce qui m’amène à la conclusion suivante : quand une proposition entraine un changement de société, nous sommes légitimement en droit de demander :
-   Premièrement : un débat national
-   Deuxièmement : un référendum
 
 
D’ailleurs, si vous êtes si sûr du bien fondé et de l’adhésion du peuple français à cette « ouverture » du « mariage pour tous »,
Pourquoi avoir peur d’un débat national ?
Pourquoi avoir peur d’un référendum ?
Pourquoi une telle précipitation ?
 
3) Pour ma part, je refuse votre projet qui nie ma paternité et qui ni la maternité de mon épouse. Je refuse de ne plus être le « père » de mes enfants tout comme mon épouse refuse de ne plus être la « mère » de nos enfants. Nous ne serons jamais des parents numéro 1 ou numéro 2 ou quelque numéro que ce soit.
Je suis et je reste le père de mes enfants, tout comme mon épouse est et reste la mère de nos enfants.
 
4) La réflexion du Grand Rabbin de France Gilles Bernheim présente d’autres points bien plus important que ma propre réflexion. D’autant plus que Monsieur le Grand Rabbin présente des arguments philosophiques et ontologiques. Les seuls semblent-ils que vous puissiez entendre. Si ce n’est déjà fait, je vous invite à prendre connaissance de son essai.
Par ailleurs, vous remarquerez que si les religions sont toutes contre ce « mariage pour tous », aucune ne vous présente des arguments théologiques pour appuyer leur décision (et ce n’est pas faute d’en manquer). Elles n’avancent que des arguments que vous pouvez entendre : des arguments d’ordres philosophiques, ontologiques, psychologiques, sociaux. Ces types d’arguments devraient à eux-seuls suffirent à vous faire infléchir sur votre décision.
 
5) A part quelques militants homosexuels extrêmes, les homosexuels ne demandent qu’une chose : « qu’on nous laisse tranquille » et « qu’ils arrêtent de nous prendre pour des pions d’un jeu politique malsain ». Voilà ce que m’ont dit ceux que j’ai rencontré. 
Les homosexuels ont le droit d’être respectés et nous avons le devoir d’œuvrer en ce sens. Je fais mienne les paroles du Grand Rabbin de France : « […] j’ajouterai que ma vision biblique du monde, où la justice est un principe central, me conduit naturellement à condamner et à combattre avec force les agressions physiques et verbales dont sont victimes les personnes homosexuelles, au même titre que je condamne et combats avec force les actes et propos racistes et antisémites »(p. 5 de l’essai de Mr Bernheim).
 
Est-ce que cela fait aussi parti de votre projet à long terme ? A lire le projet de loi la réponse est indéniablement positive.
 
7) Je suis étonné qu’un tel projet d’un « mariage pour tous » porte en lui une double négation : négation de l’altérité et négation de la parité.
 
8) Les élus de la nation ne devraient-ils pas être préoccupés par l’unité de la nation plutôt que d’œuvrer à sa division ? Votre parti ne joue-t-il pas à l’apprenti-sorcier ?
 
9) Dans votre courrier du 27 septembre dernier, vous me disiez que « le mariage constitue une reconnaissance juridique et sociale […] sans qu’il soit question de filiation ». Justement, le problème c’est la question de filiation qui est remise en cause par le projet du « mariage pour tous ».
 
 
En conclusion, je demande :
-      Un vrai débat national sur ce projet
-      Un référendum sur cette question.
 
Et pour terminer, je ne résiste pas à vous donner une dernière citation de Monsieur le Grand Rabbin :
« Il n’y aurait ni courage, ni gloire à voter une loi en usant davantage de slogans que d’arguments […].Ce qui me dérange, c’est le refus du questionnement, le refus de sortir de ses évidences.
Ce qui pose problème dans la loi envisagée, c’est le préjudice qu’elle causerait à l’ensemble de notre société au seul profit d’une infime minorité, une fois que l’on aurait brouillé de façon irréversible trois choses :
•les généalogies en substituant la parentalité à la paternité et à la maternité,
•le statut de l’enfant passant de sujet à celui d’un objet auquel chacun aurait droit,
•les identités où la sexuation comme donnée naturelle serait dans l’obligation de s’effacer devant l’orientation exprimée par chacun, au nom d’une lutte contre les inégalités, pervertie en éradication des différences. Ces enjeux doivent être clairement posés dans le débat sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité.
Ils renvoient aux fondamentaux de la société dans laquelle chacun d’entre nous a envie de vivre. » (p. 24 du même essai)
 
« La crise économique atteint de plus en plus l'ensemble de notre société. Des entreprises ferment et la précarité s'étend. Des actes de violence barbares heureusement isolés, montrent l'extrême fragilité de notre tissu social et le désarroi de nombreuses familles qui ont besoin d'être soutenues et confortées dans leur mission éducative.
C'est dans ce contexte préoccupant que le gouvernement fait passer en urgence des mutations profondes de notre législation qui pourraient transformer radicalement les modalités des relations fondatrices de notre société. Des changements de cette ampleur imposaient un large débat national qui ne se contente pas d'enregistrer des sondages aléatoires ou la pression ostentatoire de quelques lobbies. Nous aurions été heureux, comme dans d'autres occasions, notamment pour les lois de bioéthique, d'apporter notre contribution à ce débat. L'élection présidentielle et les élections législatives ne constituent pas un blanc-seing automatique, surtout pour des réformes qui touchent très profondément les équilibres de notre société. Puisque ce débat n'a pas encore été organisé, nous voulons du moins exprimer un certain nombre de convictions et alerter nos concitoyens sur la gravité de l'enjeu.
Contrairement à ce que l'on nous présente, le projet législatif concernant le mariage n'est pas simplement une ouverture généreuse du mariage à de nouvelles catégories de concitoyens, c'est une transformation du mariage qui toucherait tout le monde. Ce ne serait pas le «mariage pour tous» (étrange formule qu'il ne faut sans doute pas prendre au pied de la lettre !). Ce serait le mariage de quelques-uns imposé à tous. Les conséquences qui en découlent pour l'état civil en sont suffisamment éloquentes : a-t-on demandé aux citoyens s'ils étaient d'accord pour ne plus être le père ou la mère de leur enfant et ne devenir qu'un parent indifférencié : parent A ou parent B ? La question fondamentale est celle du respect de la réalité sexuée de l'existence humaine et de sa gestion par la société. Alors que l'on prescrit la parité stricte dans de nombreux domaines de la vie sociale, imposer, dans le mariage et la famille où la parité est nécessaire et constitutive, une vision de l'être humain sans reconnaître la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société et instaurerait une discrimination entre les enfants. » (Discours d’ouverture de la session d’automne des évêques de France).
 
 
Désolé d’avoir été un peu long, mais l’enjeu est trop important pour que je me taise (cf votre article du Maine Libre du 19 octobre 2012).
 
Quoi qu’il en soit, je vous renouvelle tous mes respects.
 
 
Jean-Pierre Tellier
Diacre Permanent Vincentien Monsieur,

Réponse du député le 13 novembre 2012 :
 
Vous m'indiquez, dans votre dernier mail, que plus "vous discutez du projet du mariage pour tous, plus vous êtes convaincu de sa dangerosité"... Quant à moi, je dois vous avouer que plus vous me sollicitez pour échanger sur la question et plus je considère que la qualité de notre dialogue se dégrade.


En effet, pensez-vous vraiment que votre méthode soit recevable ? Je rappelle que vos mots sont les suivants : "Vous qui êtes licenciée en psychologie et en sciences de l’éducation, vous ne pouvez ignorer l’importance de l’altérité dans l’éducation d’un enfant. Je ne peux croire que vous soyez insensible à cette question. Ou alors il y a autre chose : votre parti ne vous laisse pas libre de vos choix." Il me semble que vous vous permettez un jugement de valeur intolérable. De quel droit pouvez-vous juger de ma sensibilité à la question en utilisant, à vos fins, ma formation ? Et d'ailleurs, comment pouvez-vous justifier qu'on soit insensible à la question en étant favorable à ce projet de loi, laissant supposer, par analogie, que vous seriez vous-même plus sensible à la question, en y étant défavorable. Quelle vision manichéenne de la société m'offrez-vous ! Quant à cette insinuation scandaleuse d'une influence politique sur mes opinions, dois-je vous rappeler que ma position en faveur du mariage pour tous s'appuie sur des convictions personnelles, profondément réfléchies et assumées, aucunement défendues sous une quelconque pression que mon parti politique exercerait ? Quelle haute opinion avez-vous des parlementaires pour laisser entendre que leurs idées soient à ce point dictées par une autorité supérieure, avec laquelle nous n'aurions aucune communication possible. Si j'entends le travail parlementaire dans un esprit de cohésion au sein du parti et si je prône le soutien et la solidarité parmi les membres de ma majorité, est-il vraiment nécessaire de préciser que chacun y conserve sa liberté d'expression et d'opinion ?

Je vous demande de cesser vos insinuations et provocations, auxquelles je ne répondrai d'ailleurs plus car elles me paraissent peu constructives et peu éclairantes. Le débat soulevé par la question du mariage pour tous mérite des formes de dialogue plus dignes et plus sérieuses. Dans le même esprit, je vous demande de ne pas exploiter à vos fins sur votre blog certains de mes propos, que vous utilisez pour servir votre argumentaire en les extrayant de leur contexte, voire en les remaniant.

Nous ne sommes certes pas en phase sur un certain nombre de points concernant notre société, pour laquelle nous avons je crois deux visions totalement différentes. Pour autant, je rencontre de nombreuses situations comme celles-ci et je parviens la plupart du temps à entretenir des rapports de cordialité et des échanges de qualité avec chacun de mes interlocuteurs, dans un souci de respect mutuel des idées des uns et des autres. Je ne cherche pas à vous convaincre du bien-fondé indiscutable de cette loi, pour toutes les raisons que j'ai déjà eu l'occasion de vous exposer et que je ne vous répète pas, mais je vous informe que je ne répondrai plus à vos messages provocateurs et improductifs.

Cordialement,
 

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Published by Jean-Pierre - dans La Famille
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commentaires

hélène 23/11/2012 11:14

Je me joins au commentaire de Patrick. La réponse est ridicule. Il est tellement facile de crier au scandale et simuler l'indignation pour éviter le débat!

Je tiens par ailleurs à mentionner que les réponses aux courriers des électeurs sont bien souvent en réalité rédigées par les assistants parlementaires des députés. Peut-être fut-ce le cas ici?

Jean-Pierre 23/11/2012 13:28



C'est effectivement une pensée qui m'a traversé l'esprit. Mais hélas, je ne crois pas, c'est toujours le même ton et même vocabulaire qui est employé même quand je l'ai personnellement
rencontrée aux foulées d'Etival le 30 septembre.



Patrick 16/11/2012 08:56

Les propos du député sont scandaleux. Un tel mépris des électeurs est outrageant. Qui est donc ce député ?

Revue Famille Chrétienne 13/11/2012 12:02

Après les propos musclés du cardinal Vingt-Trois dénonçant la « supercherie » du « mariage » homosexuel, l’archevêque de Bordeaux – jusque là en retrait sur ce sujet – enfonce le clou. Les
chrétiens peuvent et doivent s’exprimer. Y compris dans la rue.

Face au projet de loi sur le « mariage » homosexuel, que peut-on faire ?

Nous sommes face à un choix de société. c’est pourquoi le gouvernement ne peut pas le traiter rapidement et le faire voter à la hussarde. Pour la santé de notre démocratie, Il est souhaitable qu’un
vaste débat soit proposé. Il est de notre devoir de citoyen d’exprimer notre réflexion et nos suggestions. Les catholiques peuvent aussi écrire à leurs élus. Chacun jugera en conscience des moyens
qui lui paraîtront les plus judicieux et efficaces pour manifester publiquement son opinion. Nous devons nous demander : qui propose ces manifestations, à partir de quels « mots-force » ? Et il
faut faire très attention à ce que cela ne dérape pas.

Les réactions à ce projet de loi sont nombreuses, n’est-ce pas déjà une ébauche de débat public ?

Comme l’a dit le cardinal Vingt-Trois, ce n’est pas parce que vous avez effectué quelques auditions de responsables de confessions religieuses ou d’associations que vous avez créé un véritable
débat. Le débat, ce n’est pas un jeu de ping-pong, d’opinions contradictoires, par médias interposés. Ce qui m’avait paru important dans la réflexion autour des lois bioéthiques en 2009, c’est que
c’était un débat organisé, décentralisé, avec des assemblées et une écoute mutuelle. Ainsi, on a senti se forger une sorte d’opinion commune. Pour moi, cela reste un modèle de débat de société.

François Hollande n’est-il pas obligé d’honorer sa promesse de campagne ?

Quand on écoute Mme Taubira, on a l’impression qu’il s’agit simplement d’élargir l’accès au mariage à des personnes qui, dit-elle, en étaient exclues. Il y a là une erreur d’appréciation : ce n’est
pas simplement une mesure de détail, c’est une vraie remise en cause du statut même du mariage et de la filiation, avec toutes les conséquences juridiques qui en découlent. On ne peut donc pas
simplement dire qu’il s’agit de la mise en œuvre d’une proposition parmi d’autres, du président de la République.

Pensez-vous que l’on assiste à l’émergence d’une nouvelle génération de catholiques, y compris parmi les évêques, usant de nouveaux moyens d’actions, en particulier dans le champ politique ?

Autrefois, on se demandait toujours quelle image nous allions donner, comment nous allions être compris etc. Je crois qu’aujourd’hui, nous avons le désir de nous exprimer clairement, sans le souci
exagéré du qu’en-dira-t-on. Cette nouvelle génération n’a pas peur de risquer une parole, quelles qu’en soient les conséquences. Cela n’empêche pas de réfléchir, d’analyser. Chez les catholiques,
chez les prêtres, les avis sont par exemple partagés sur la légitimité des manifestations. C’est pour cela que je renvoie d’abord chacun à sa conscience. Cependant, je crois qu’il y aura un grand
nombre de catholiques qui, devant ce qui semble être la non-acceptation d’un vrai débat, voudront manifester leur opposition.

La parole des évêques ne risque-t-elle pas de réduire l’opposition au « mariage » homosexuel à une revendication religieuse ?

Il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas de défendre une position étroitement confessionnelle. Cette défense du mariage comme union d’un homme et d’une femme, concerne d’abord un fondement
de notre société. Il est question de l’intérêt du couple et de l’enfant. Cette mobilisation doit donc être soutenue par des Français de différentes confessions, religions ou convictions
philosophiques. Tout ce qui peut élargir la surface sociale est une bonne chose. Tomber dans le travers inverse desservirait la cause que l’on veut promouvoir. En un mot, si le mariage ne peut être
« pour tous », sa défense est l’affaire de chacun.

Samuel Pruvot et Bertille Perrin

Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216