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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 20:13

Méditation à partir de Mt 25,31-46

dans l'Ancien et le Nouveau Testament.

 


SSVP Sarthe, samedi 23 novembre 2013


 

 Beaune.jpg

 

 

 

Retable des Hospices de Beaune, Rogier van der Weyden,

Le Jugement Dernier



 Pour imprimer le fichier en pdf, cliquez ici

 

 


Mt 25,31-46

Traduction liturgique

 

31«Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. 32Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : 33il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. 34Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. 35Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; 36j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !' 37Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? 38tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? 39tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' 40Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.' 41Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. 42Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; 43j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.' 44Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?' 45Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.' 46Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle.»

 



 

Je vous propose de réfléchir sur Mt 25 du verset 31 au verset 46. Cette péricope est souvent appelée « le jugement dernier » ou simplement « jugement » comme dans la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB).

 

Je voudrais attirer votre attention sur les différentes situations de pauvretés ou de fragilités citées par le Christ. Situations qui, en fonction de notre agir ou de notre non-agir, lui permettront de juger les nations, c’est-à-dire l’ensemble des personnes ayant vécues sur terre tout au long des âges.

 

Je voudrais éclairer chacune de ces situations par des textes tirées de l’Ancien Testament d’une part et du Nouveau Testament d’autre part. Mon but est de vous faire saisir du doigt que si le Christ nous demande d’agir, c’est pour se mettre à sa suite, donc à la suite de Dieu.

 

Dans l’Ancien Testament, nous verrons que Dieu a agis à l’égard de l’humanité dans chacune de ces situations, de même pour Jésus dans le Nouveau Testament. Cet agir s’exprime de manière explicite.

 

Ce que Jésus nous demande dans ce passage de l’Evangile selon Saint Matthieu n’est pas chose impossible à réaliser puisqu’il l’a fait et que Dieu l’a fait pour son Peuple et pour l’humanité. En agissant ainsi, non seulement c’est au Christ lui-même que nous le faisons mais c’est à l’image de Dieu que nous le faisons. Ne sommes-nous pas créé à l’image de Dieu ? Nous verrons qu’agir selon Mt 25,31-46 c’est participer à l’œuvre de création du monde telle qu’elle est racontée dans le premier chapitre de la Genèse.

 

A travers cette lecture que je vous propose ici n’est pas un travail exégétique. Elle se veut une approche spirituelle.

Puisse-t-elle vous permettre de suivre le Christ dans le service des plus pauvres.

Puisse-t-elle vous faire découvrir un temps soit peut la richesse de la Parole de Dieu.

Puisse-t-elle vous permettre d’ouvrir la Bible et de vous aider sur la route à la suite du Christ.

 

 

* Souvenons-nous des situations évoquées dans ce passage. Elles sont au nombre de six :

La faim – la soif – être étranger – la nudité – la maladie – prisonnier

 

Ces situations peuvent évoquer beaucoup d’épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testaments. Je vous propose ici quelques-uns de ces textes. La liste n’est pas exhaustive. Chacun pourra la compléter à son aise. L’important étant d’ouvrir sa Bible et de se laisser interroger par la Parole de Dieu.

 

J’utilise ici les traductions de la Bible des Peuples et la Bible de la Liturgie par commodité. Chacun pourra se reporter à sa Bible préférée.

 

Ouvrons notre Bible et feuilletons les pages quelques instants.

 Bible 1

 

 

* * * * * * * * * *

 

La faim :

Comme nous le savons : « Ventre affamé n’a point d’oreille ». De plus, impossible à l’homme de vivre sans manger.

 

Celui qui a faim, n’aura d’autres préoccupations que de se nourrir avant tout, au point même de perdre tout jugement et d’abandonner même son droit d’ainesse comme Ésaü :

Gn 25,29-34 : 29Un jour que Jacob préparait un potage, Ésaü revint épuisé de la campagne. 30Ésaü dit à Jacob : “Laisse-moi avaler cette soupe rouge, car je suis épuisé.” C’est pour cela qu’on l’a appelé Édom, ce qui veut dire : Rouge.  31Jacob lui répondit : “Vends-moi donc tout de suite tes droits de premier-né.” 32“Tu vois que je suis presque mort, lui dit Ésaü, à quoi me servirait mon droit de premier-né ?” 33Jacob lui dit : “Jure-le-moi tout de suite !” Ésaü jura et vendit à Jacob ses droits de premier-né. 34Alors Jacob donna à Ésaü du pain et son potage de lentilles. Ésaü mangea et il but, puis il se leva et partit. C’est ainsi qu’Ésaü méprisa son droit d’aînesse. précise au XIIe siècle : «Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie».

 

 

Ancien Testament :

Dieu prend soin de son peuple. Il le nourrit pendant la traversée du désert avec la manne et les cailles (Ex 16,12 : «J'ai entendu les récriminations des fils d'Israël. Tu leur diras : 'Après le coucher du soleil, vous mangerez de la viande et, le lendemain matin, vous aurez du pain à satiété. Vous reconnaîtrez alors que moi, le Seigneur, je suis votre Dieu.'»)

 

Ou encore le prophète Elie ravitaillé par les corbeaux. (1 R 17,1-6 : 1Le prophète Élie, de Tisbé en Galaad, dit au roi Acab : «Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d'Israël dont je suis le serviteur, pendant plusieurs années il n'y aura pas de rosée ni de pluie, à moins que j'en donne l'ordre.» 2La parole du Seigneur lui fut adressée : 3«Va-t'en d'ici, dirige-toi vers l'est, et cache-toi près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain. 4Tu boiras au torrent, et j'ordonne aux corbeaux de t'apporter ta nourriture.» 5Le prophète fit ce que le Seigneur lui avait dit, et alla s'établir près du torrent de Kérith, qui se jette dans le Jourdain. 6Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, matin et soir, et le prophète buvait au torrent.)

Elie corbeaux 

Le prophète Tobie invite à donner son pain : «Partage ton pain avec ceux qui ont faim». (Tb 4,16a)

 

 

Nouveau Testament :

Jésus a faim au désert (Mt 4,2 : Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.)

Béatitudes (Lc 6,21 : Heureux, vous qui avez faim maintenant, parce que vous serez rassasiés !)

Multiplication des pains (Mt 14,13-17)

Pierre a faim : (Ac 10,10-16) : 10Il se mit à avoir faim et voulut prendre quelque chose. Pendant qu'on lui préparait à manger, il tomba en extase. 11Il vit le ciel ouvert et un objet qui descendait : on aurait dit une grande toile, et cela se posait sur la terre par les quatre coins. 12Il y avait dedans tous les quadrupèdes et tous les reptiles de la terre et tous les oiseaux du ciel. 13Et une voix s'adressa à lui : «Allons, Pierre, immole ces bêtes, et mange-les !» 14Pierre dit : «Certainement pas, Seigneur ! Je n'ai jamais mangé aucun aliment interdit ou impur !» 15Une deuxième fois, la voix s'adressa à lui : «Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.» 16Cela recommença une troisième fois, puis aussitôt l'objet fut emporté au ciel.

 

 

 

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La soif :

Tout comme il est impossible de vivre sans manger, il est d’autant plus impossible de vivre sans boire.

Etre assoiffé, c’est être desséché. Ce dessèchement nous prive de vie tout comme les os desséchés raconté par Ezéchiel (37,1-6) 1La main du Seigneur fut sur moi. Le Seigneur me fit sortir par son esprit. Il me déposa au milieu de la vallée, et voici qu’elle était pleine d’ossements. 2Il me fit parcourir la vallée en tout sens ; les ossements étaient très nombreux à la surface du sol, et ils étaient complètement secs. 3Alors il me dit : “Fils d’homme, ces ossements pourront-ils revivre ?” Je répondis : “Seigneur, c’est toi qui le sais.” 4Il me dit : Prophétise sur ces ossements, tu leur diras : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur ! 5Voici ce que dit le Seigneur à ces ossements : Je vais faire qu’un esprit entre en vous, et vous vivrez. 6Je mettrai sur vous des nerfs, je ferai pousser sur vous la chair, j’étendrai sur vous la peau, je mettrai en vous un esprit et vous vivrez : et vous saurez que je suis Le Seigneur.”

 vallee-mort-250768.jpg

 

Ancien Testament :

Elie est envoyée par Dieu auprès du terrent de Kérith pour ne pas manquer d’eau (1 R 17,3).

 

Pendant l’Exode, Dieu donne de l’eau à son peuple : Ex 15,22-27 «Massa et Meriba» eau amère puis 27Puis ils arrivèrent à Élim, où il y a 12 sources et 70 palmiers, et ils campèrent au bord de l’eau.

 

Dieu donne de l’eau à Agar pendant sa fuite au désert :

Gn 21,14-19 : 14Le lendemain matin, Abraham prit du pain et une outre d'eau, il les posa sur l'épaule d'Agar, il lui remit l'enfant, puis il la renvoya. Elle partit et alla errer dans le désert de Bershéba. 15Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle laissa l'enfant sous un buisson, 16et alla s'asseoir non loin de là, à la distance d'une portée de flèche. Elle se disait : «Je ne veux pas voir mourir l'enfant !» Elle s'assit non loin de là, et elle se mit à gémir et à pleurer. 17Dieu entendit les cris de l'enfant ; et du ciel, l'ange de Dieu appela Agar : «Qu'as-tu, Agar ? Sois sans crainte, car Dieu a entendu l'enfant crier, sous le buisson où il était. 18Debout ! Prends l'enfant et tiens-le par la main, car je ferai de lui une grande nation.» 19Alors, Dieu ouvrit les yeux d'Agar, et elle aperçut un puits. Elle alla remplir l'outre et fit boire l'enfant.

 

La vrai soif :

«Comme un biche assoiffé cherche l’eau vive ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu. Mon âme a soif du Dieu vivant.» (Psaumes 42,2.3).

 

 

Nouveau Testament :

Jésus en croix : «J’ai soif» (Jn 19,28)

Donner à boire à son ennemi qui a soif tel est la demande de Saint Paul : Rm 12,20 : «Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire : ce sera comme si tu entassais sur sa tête des charbons ardents».

 

 

La faim et la soif peuvent symboliser la recherche d'un autre objet qui est ardemment désiré. Les passages de la Bible nous montrent la faim de Dieu, de sa Parole et même d’être affamé et assoiffé de justice.

 

 

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Etranger :

Par définition, un étranger ne fait pas partie de la communauté de la nation. Il vient de l’extérieur, d’ailleurs. Il parle une langue étrangère. Il a des us et des coutumes autres que les nôtres. Il n’a pas les mêmes points de repères, pas la même religion, la même couleur de peau, etc.

Pour Dieu, il n’y a pas d’étranger puisque tout homme a été créé par lui.

 

 

Ancien Testament :

Dieu a fait sortir son peuple d’Egypte (Ex 22,20 : «Tu ne maltraiteras point l'immigré qui réside chez toi, tu ne l'opprimeras point, car vous étiez vous-mêmes des immigrés en Égypte.») et invite au respect de l’Etranger (Lv 19,33 : Si un étranger vient habiter dans votre pays, vous ne l’opprimerez pas.).

 

 

Nouveau Testament :

Les dix lépreux : Lc 17,18 : «Il n’y a donc eu que cet étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu ?»

 

Il n’y a plus d’étranger dans le peuple de Dieu : Ep 2,19 : « Et donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu. » et encore en Col 3,11, d’une manière plus explicite : « Alors, il n'y a plus de Grec et de Juif, d'Israélite et de païen, il n'y a pas de barbare, de sauvage, d'esclave, d'homme libre, il n'y a que le Christ : en tous, il est tout ».

 

 

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Nudité :

La nudité éloigne de Dieu et de l’humanité. Une personne qui est nue ne peut être connue. La nudité écarte de la vie sociale. Elle empêche la personne de sortir de chez soi. Personne ne peut le connaître parce qu’il ne peut pas sortir, il ne peut pas agir. Et il ne peut connaître le monde extérieur. Pour être connu, pour agir, il faut être habillé. L’habit a une fonction sociale. Donner un habit à quelqu’un c’est lui donner une fonction sociale, c’est le restaurer dans sa dignité, dans son humanité.

 

La nudité n’est pas étrangère à la Bible. Elle apparaît au troisième chapitre de la Genèse.

 

 

Ancien Testament :

Après leur désobéissance, Adam et Eve virent qu’ils étaient nus (Gn 3,7 : Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus. Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s'en firent des pagnes.).

La nudité éloigne de Dieu. Adam s’est caché lorsque Le Seigneur l’appelle : Gn 3,10 : L'homme répondit : «Je t'ai entendu dans le jardin, j'ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché.»

Gn 3,21 : Le Seigneur Dieu fit à l'homme et à sa femme des tuniques de peau et les en revêtit.

En faisant des habits pour l’homme et la femme, Dieu les remets en situation de dignité. Ils peuvent de nouveau se tenir devant Dieu sans honte ni peur.

 

La nudité de Noé, issue d’une soif mal comblée (il est ivre), est cause de pêché : «20Noé, homme de la terre, commença à planter une vigne. 21Il but du vin, s’enivra et se coucha nu au milieu de sa tente. 22Cham, père de Canaan, regarda son père qui était nu et il le raconta à ses deux frères qui étaient dehors. 23Mais Sem et Japhet prirent un manteau à deux, ils le mirent sur leurs épaules, puis ils marchèrent à reculons et couvrirent leur père qui était nu. Leurs visages étaient tournés en arrière pour ne pas regarder la nudité de leur père.» (Gn 9,20-23)

 

Le prophète Tobie invite à partager les habits avec ceux qui sont nus : «Partage […] tes habits avec ceux qui sont nus. Donne généreusement de tout ce que tu as en abondance et, lorsque tu fais l’aumône, ne regrette rien». (Tb 4,16b)

 

 

Nouveau Testament :

Un témoin de l’arrestation de Jésus s’enfuit tout nu : Mc 14,52 : «Mais lui s’enfuit tout nu, laissant le drap entre leurs mains.» (Traduction : la mort ne le retient pas prisonnier)

 

Jésus a été dépouillé de ses vêtements avant d’être mis en croix. Les soldats romains se sont répartis ce « butin » : « Ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort » (Lc 23,34b).

 

Des exorcistes ambulants qui s’essayaient à guérir sous le nom de Jésus sont agressés par un esprit mauvais et s’enfuient nus et blessés : Ac 19,13 : «L’homme qui avait cet esprit mauvais se jeta sur eux, les maîtrisa tous les deux et les brutalisa de telle manière qu’ils s’enfuirent nus et blessés.»

 

 

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Malade :

La maladie exclue la personne de la vie sociale. Quand nous sommes malades, nous ne pouvons plus agir. La maladie apporte la faiblesse, la dépendance, la mise à l’écart et voire même la mort.

 

 

Ancien Testament :

Myriam fut atteinte de la lèpre pour avoir critiqué le mariage Moïse avec une femme africaine. Dieu la rétablis dans son intégrité après 7 jours.

 

Naaman, le général Syrien lépreux, est guéris sur l’intercession de Elisée (2 R 5,1-17).

 

 

Nouveau Testament :

Jésus guérit des malades. Un lépreux (Mc 1,40), dix lépreux (Lc 17,12).

Il ressuscite des morts dont son ami Lazare (Jn 11,1-16)

 

Parmi les guérisons qu’opère Jésus, nous pouvons noter plusieurs guérisons d’aveugles : celui de Bethsaïde (Mc 8,22-26), de Jéricho (Mc 10,46-52), deux aveugles anonymes (Mt 9,27-31) et l’aveugle de naissance (Jn 9,1-41). La femme voûtée (Lc 13,10-17) Les dix lépreux (Lc 11-19), l’homme à la main desséchée (Mc 3,1-6), l’enfant épileptique (Mc 9,14-19), l’hydropique (Lc 14,1-6), l’hémorroïsse (Mc 5,24-34), le paralysé de Capharnaüm (Mc 2,1-12), l’oreille tranchée (22, 50-51) la belle-mère de Pierre (Mc 1,29-31 la fille de la Cananéenne (Mc 7,24-30), le serviteur du centurion romain (Mt 8,5-13), les résurrections de Lazare (Jn 11,1-46), de la fille de Jaïre (Mc 5,21-24.35-43) ou du fils de la veuve (Lc 7,11-17). 

 

 

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Prisonnier :

Nous pouvons être prisonniers parce que nous avons mal agit ou parce que nous sommes persécutés. Certains sont prisonniers parce que tenus en otage, etc.

Par définition même, le prisonnier est mis à l’écart de la vie sociale.

Visiter le prisonnier (autrement dit s’occuper de lui, en prendre souci), c’est prendre soin de lui, c’est lui signifier qu’il fait toujours partie de la communauté humaine, quoi qu’il ait fait, quel que soit son état d’esprit.

 

Ancien Testament :

Dieu est avec Joseph lorsqu’il était prisonnier dans les geôles du Pharaon : Gn 39,21 : « Mais Le Seigneur était avec Joseph, et il continua de le favoriser, de sorte que Joseph fut bien considéré par le chef de la prison »

 

Nouveau Testament :

Nous voyons un prisonnier libéré à la place de Jésus : Barrabas (Lc 23,17)

Jean Baptiste est lui-même prisonnier et persécuté à cause de son message (Mt 14,1-12)

Jésus arrêté est l’image de tous les prisonniers : (Mt 26,47-55)

Les disciples arrêtés et jetés en prison (Ac 4,3).

Hérode Agrippa fait arrêté Pierre, juste pour faire plaisir aux dirigeants Juifs : (Ac,12,3-5) « 3Voyant que cette mesure était bien vue des Juifs, il décida une nouvelle arrestation, celle de Pierre. On était dans la semaine de la Pâque. 4Il le fit saisir, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il avait l'intention de le faire comparaître en présence du peuple après la fête. 5Tandis que Pierre était ainsi détenu, l'Église priait pour lui devant Dieu avec insistance ». L’attitude de l’Eglise fasse à l’arrestation de Pierre décrite ici par Saint Luc nous inspire notre action aujourd’hui en faveur du Père Georges Vandenbeusch et en faveur de tous les otages à travers le monde.

 

Paul est jeté en prison (Ac 21,27ss)

 

 Champaigne eccehomo

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Ce petit exercice au sein de la Bible nous montre qu’à l’invitation de Jésus, quand nous donnons à manger à celui qui a faim, à boire, accueillir l’étranger, donner des vêtements, soigner les malades et visiter les prisonniers, non seulement c’est au Christ lui-même que nous le faisons, c’est aussi à l’image de Dieu que nous le faisons.

 

Notre engagement de Chrétiens est un appel à aller vers les démunis de toutes sortes pour rencontrer le Christ et aussi pour agir comme Dieu l’a fait pour son peuple, comme Jésus l’a fait pendant son ministère en Terre Sainte. Notre engagement de Vincentien est un appel à le vivre à la façon de Saint Vincent de Paul à la suite du Christ évangélisateur des Pauvres, tel que l’a voulu le Bienheureux Frédéric Ozanam et ses compagnons fondateurs de la Société Saint Vincent de Paul.

 

Aller vers les démunis, les secourir c’est, en finalité, remettre l’homme au cœur de la société, remettre l’homme debout pour qu’il puisse vivre, agir, être connu et reconnu par les uns et les autres. Le Bienheureux Frédéric Ozanam nous a donné le leitmotiv suivant : « Que la Charité fasse ce que la justice seule ne saurait faire »

 

 

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Cerise sur le gâteau si je puis dire, un verbe est utilisé au tout début de l’épisode du jugement dernier pour caractériser l’action du Fils de l’homme. Ce Verbe rappelle, comme je l’ai annoncé dans l’introduction, la création du monde selon le premier chapitre de la Genèse.

 

Le berger fait une action particulière avec son troupeau mélangé. Vous l’avez compris, il « sépare » les brebis des chèvres. Il met les brebis à droite et les chèvres à gauche.

 

Ce verbe «séparer», c’est ce verbe qui est utilisé pour décrire la création. Nous le rencontrons à plusieurs endroits :

 

Gn 1,4 Dieu sépare la lumière et les ténèbres : «Dieu sépara la lumière des ténèbres»

Gn 1,6-7 : Dieu sépare les eaux : 06 Et Dieu dit : «Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu'il sépare les eaux.» 07 Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi.

Gn 1,14 : Dieu sépare le jour et la nuit : Et Dieu dit : «Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu'ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années.»

 

 

Nous pouvons dire que cette invitation au service des plus démunis est un acte participatif à la création du monde. En pratiquant la solidarité, la charité, nous participons à l’acte créateur de Dieu.

 

 

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Pour conclure, je vous renvoie au texte de la Genèse à la rencontre d’Abraham avec le Seigneur au chêne de Mambré, Gn 18,1-25

 

1Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l'entrée de la tente. C'était l'heure la plus chaude du jour. 2Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Aussitôt, il courut à leur rencontre, se prosterna jusqu'à terre et dit: 3«Seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t'arrêter près de ton serviteur. 4On va vous apporter un peu d'eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre. 5Je vais chercher du pain, et vous reprendrez des forces avant d'aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur !» Ils répondirent : «C'est bien. Fais ce que tu as dit.» 6Abraham se hâta d'aller trouver Sara dans sa tente, et il lui dit : «Prends vite trois grandes mesures de farine, pétris la pâte et fais des galettes.» 7Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer. 8Il prit du fromage blanc, du lait, le veau qu'on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d'eux, sous l'arbre, pendant qu'ils mangeaient. 9Ils lui demandèrent : «Où est Sara, ta femme ?» Il répondit : «Elle est à l'intérieur de la tente.» 10Le voyageur reprit : «Je reviendrai chez toi dans un an, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils.» Or, Sara écoutait par derrière, à l'entrée de la tente. 11(Abraham et Sara étaient très avancés en âge, et Sara était vraiment une vieille femme.) 12Elle se mit à rire silencieusement ; elle se disait : «J'ai pourtant passé l'âge de l'amour, et mon seigneur est un vieillard !» 13Le Seigneur Dieu dit à Abraham : «Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant : 'Est-ce que vraiment j'aurais un enfant, vieille comme je suis ?' 14Y-a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? Au moment fixé, je reviendrai chez toi, et dans un an, Sara aura un fils.» 15Saisie de crainte, Sara se défendit en disant : «Je n'ai pas ri.» Mais le Seigneur répliqua : «Si, tu as ri.» 16Les hommes se levèrent pour se rendre à Sodome. Abraham marchait avec eux pour les reconduire. 17Le Seigneur s'était dit: «Est-ce que je vais cacher à Abraham ce que je veux faire ? 18Non, car Abraham doit devenir une nation grande et puissante, et toutes les nations de la terre doivent être bénies en lui. 19En effet, je l'ai choisi pour qu'il ordonne à ses fils et à sa descendance de garder le chemin du Seigneur, en pratiquant la justice et le droit, afin que le Seigneur réalise ce qu'il avait promis en faveur d'Abraham.»

 

 

Abraham était en prière, en extase, il était en présence du Seigneur (Gn 18,1). Lorsqu’apparaît les trois visiteurs, il quitte sa prière pour les servir. C’est ainsi qu’il rencontre le Seigneur. Abraham a quitté Dieu pour rencontrer Dieu, selon la formule chère à Saint Vincent de Paul.

 

Cette formule, Saint Vincent de Paul l’utilise à l’adresse des Filles de la Charité. Il expliquait qu’il ne faut point se culpabiliser de quitter la prière commune pour aller servir les pauvres car ce n’est rien d’autre que de «quitter Dieu pour Dieu. Saint Vincent de Paul souligne par-là que l’importance de la charité est une manière, sinon LA manière, de rencontrer Dieu.

 

Voici les paroles de Saint Vincent :

«O mes filles, pour la consolation de celles qui sont dans des emplois difficiles, je vous dirai qu’il ne faut pas de retardement en ce qui est du service des pauvres. Si, à l’heure de votre oraison, le matin vous devez aller porter une médecine, oh ! allez-y en repos ; après un acte de résignation a la sainte volonté de Dieu, offrez-lui votre action, unissez votre intention à l’oraison qui se fait à la maison ou ailleurs, et allez-vous-en sans inquiétude.

Si, quand vous serez de retour, votre commodité vous permet de faire quelque peu d’oraison ou de lecture spirituelle, à la bonne heure ! Mais il ne vous faut point inquiéter, ni croire avoir manqué, quand vous la perdrez ; car on ne la perd pas quand on la quitte pour un sujet légitime. Et s’il y a un sujet légitime, mes chères filles c’est le service du prochain. Ce n’est point quitter Dieu que quitter Dieu pour Dieu, c’est-à-dire une œuvre de Dieu pour en faire une autre, ou de plus grande obligation, ou de plus grand mérite. Vous quittez l’oraison ou la lecture, ou vous perdez le silence pour assister un pauvre, oh ! sachez, mes filles, que faire tout cela, c’est le servir. Quelle consolation a une bonne Fille de la Charité de penser : «Je vais assister mes pauvres malades, mais Dieu agréera cela au lieu de l’oraison que je devrais faire à présent», et de s’en aller gaiement où Dieu l’appelle ! »

 

Je me permets de souligner la phrase qui est souvent omise quand on site « quitter Dieu pour Dieu », Saint Vincent y met une condition : « Si, quand vous serez de retour, votre commodité vous permet de faire quelque peu d’oraison ou de lecture spirituelle, à la bonne heure ! ». Pour Saint Vincent et donc pour nous s’il est bon que savoir quitter Dieu pour Dieu, il n’en est pas moins important de faire son oraison et de fréquenter la Parole de Dieu. L’exercice même de la charité ne peut devenir le prétexte de ne plus aller à la messe ou de ne plus prier ou de ne plus fréquent la Parole de Dieu. C’est en fréquentant la Parole de Dieu, c’est en étant assidue à la prière quotidienne, c’est en répondant à l’invitation Eucharistique que nous pourrons être sensible à la rencontre du pauvre. Cette rencontre sera l’occasion de servir le Christ lui-même.

 

Ce n’est pas par hasard si le Bienheureux Frédéric Ozanam et ses amis ont voulus que chaque rencontre des conférences commence et se termine par la prière et la méditation de la Parole de Dieu. Je ne peux donc que vous encourager à persévérer dans cette règle de vie. Tout en sachant quitter Dieu pour Dieu et tout en sachant rencontrer Dieu dans sa Parole et dans les pauvres.

 

 

Quelques moyens pour être fidèle à la Parole de Dieu (liste non limitative). Que chacun choisisse le ou les moyens qui lui correspondent et lui permette de se laisser interpeller par la Parole de Dieu :

- Au sein des conférences veiller à être fidèle à la spiritualité lors des rencontres

- Participer aux équipes Quo Vadis

- Prière et médiation du chapelet

- Eucharistie dominicale et quotidienne quand on le peut

- Prière de la liturgie des heures

- Lire une page de la Bible ou des Evangiles chaque jour (dans une Bible, le lectionnaire, les revues liturgique (prions en Eglise ou autres))

 

- Il existe des sites internet qui envoient par mail ou par SMS un verset biblique pour chaque jour.

 

A chacun de trouver le ou les moyens qui lui conviennent, seul ou en groupe.

 

 

* * * * * * * * * *

 

 


 

Je termine par deux citations :

Le prophète Tobie pour l’exercice de la charité : «Donne généreusement de tout ce que tu as en abondance et, lorsque tu fais l’aumône, ne regrette rien». (Tb 4,16c)

 

 

 

 

Et de notre évêque Monseigneur Yves Le Saux, extrait de la lettre pastorale d’octobre 2013, pour « La centralité du Christ à travers la lecture de la Parole de Dieu » :

 

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« Être chrétien n’est pas une grande idée, ni le choix d’un comportement éthique, ni même une grande générosité. “À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive.”

 

La foi est une rencontre avec le Christ, un dialogue avec lui, une relation avec lui dans laquelle on grandit toute la vie. Le lieu premier, le lieu majeur où nous rencontrons le Christ, où nous entrons en dialogue avec lui, c’est à travers la lecture et la connaissance de l’Ecriture. “La Parole éternelle qui s’exprime dans la création et qui se communique dans l’histoire du salut est devenue dans le Christ un homme, “né d’une femme”. La Parole ne s’exprime plus ici d’abord à travers un discours, fait de concepts ou de règles. Ici, nous sommes mis face à la personne même de Jésus… À présent, la Parole n’est pas seulement audible, elle ne possède pas seulement une voix, maintenant la Parole a un visage, qu’en conséquence nous pouvons voir : Jésus de Nazareth.” En lisant l’Écriture, nous ne faisons pas seulement une lecture ou une étude d’un texte, mais nous entendons Dieu qui nous parle. Plus encore, nous rencontrons le Christ. Nous entrons en relation avec lui. Si nous nous laissons visiter, travailler par les textes que nous lisons, notre vie peut en être modifiée.

Quand nous partageons ensemble autour de ce que nous comprenons de la Parole de Dieu, ou que nous échangeons sur les questions que nous adresse le texte, en réalité nous nous évangélisons les uns les autres. Nous nous témoignons les uns aux autres notre attachement au Christ, nous nous partageons notre foi aussi pauvre soit-elle. Et la foi grandit quand on la partage. Ce partage autour de la Parole de Dieu, qui est Jésus lui-même, est vital pour notre vie chrétienne. »

 

 

 

 

 

Jean-Pierre Tellier

Diacre Permanent Vincentien

Conseiller Spirituel SSVP Sarthe

23 novembre 2013

 

http://jpdiacre.over-blog.com/

 

 

 

 

Dans l'exégèse des textes, une «péricope» désigne un extrait formant une unité ou une pensée cohérente. La péricope doit avoir un sens, lue indépendamment de son contexte. Le terme provient du grec περικοπή signifiant «découpage». Les principaux usages de ce mot concernent la liturgie, en général dans le cadre d'une lecture publique, et l'étude et le commentaire d'un texte.

Les lectionnaires, contenant les lectures bibliques sur un cycle donné (par ex. tous les dimanches de l'année), sont des recueils de péricopes.

Un ensemble de péricopes placées à la suite les unes des autres de façon que leur ensemble ait un sens s'appelle une «chaîne» (littéraire), ou plus savamment une «concaténation» (de péricopes). (D’après Wikipédia)

Gn 1,27 : «Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.» (Traduction de la Bible de la Liturgie)

Traduction Bible des Peuples.

Tableau : Michel Corneille l'Ancien (vers 1601–1664)

Moïse Maïmonide est un rabbin andalou du XIIe siècle (Cordoue, 30 mars 1138 -Fostat, 13 décembre 1204). Médecin, philosophe juif, commentateur de la Mishna, jurisconsulte en matière de Loi juive et dirigeant de la communauté juive d'Égypte, il excelle dans tous ces domaines et est considéré comme le «second Moïse du judaïsme». Il influence également le monde non-juif, notamment Thomas d'Aquin, qui le surnomme «l'Aigle de la Synagogue» (D’après Wikipédia).

Traduction Bible des Peuples

Traduction Bible de la liturgie

Traduction Bible de la liturgie

Traduction Bible des Peuples

Traduction Bible de la liturgie

D’après la Traduction Bible des Peuples

D’après la Traduction Bible des Peuples

Traduction Bible de la liturgie

Traduction Bible de la liturgie

Traduction Bible de la liturgie

Traduction Bible de la liturgie

Traduction Bible des Peuples

Traduction Bible de la liturgie

D’après la traduction Bible des Peuples

D’après la traduction Bible des Peuples

Traduction Bible de la liturgie : Nb 12,1-3 : Parce que Moïse avait épousé une femme africaine, sa sœur Myriam et son frère Aaron se mirent à le critiquer. Ils disaient : «Est-ce que le Seigneur parle seulement par Moïse ? Est-ce qu'il ne parle pas aussi par nous ?» Le Seigneur les entendit. -Or, Moïse était très humble, l'homme le plus humble que la terre ait porté. -  Soudain, le Seigneur dit à Moïse, à Aaron et à Myriam : «Venez tous les trois à la tente de la Rencontre.» Ils y allèrent tous les trois ; le Seigneur descendit dans la colonne de nuée et s'arrêta à l'entrée de la Tente. Il appela Aaron et Myriam ; tous deux s'avancèrent, et il leur dit : «Écoutez bien mes paroles : Quand il y a parmi vous un prophète du Seigneur, je me fais connaître à lui dans une vision, je lui parle dans un songe. Il n'en est pas ainsi pour mon serviteur Moïse, à qui j'ai confié toute ma maison : je lui parle directement, et non pas en énigmes ; ce qu'il voit, c'est l'image même du Seigneur. Pourquoi avez-vous osé critiquer mon serviteur Moïse ?» La colère du Seigneur s'enflamma contre eux, puis il s'en alla. Quand la Nuée eut quitté la Tente, Myriam était couverte d'une lèpre blanche comme de la neige. Aaron la regarda : elle était lépreuse. Il dit alors à Moïse : «Je t'en supplie, mon seigneur, ne fais pas retomber sur nous ce péché que nous avons eu la folie de commettre. Que Myriam ne soit pas comme l'enfant mort-né dont le corps est à demi rongé lorsqu'il sort du sein de sa mère !» Moïse cria vers le Seigneur : «Mon Dieu, je t'en prie, guéris-la !»

D’après la traduction Bible des Peuples

Traduction Bible de la liturgie

[…] Peut-on méditer ce dialogue rapporté par Christian de Chergé, Prieur des frères cisterciens de Tibhirine assassinés en Algérie. Alors qu’il se posait, en 1994, la question, là aussi, de partir, ou de rester, devant l’accroissement de la menace terroriste, il avait confié à un de ses associés algériens avec qui il travaillait au jardin. «Tu sais Mohamed, nous sommes comme l’oiseau sur la branche. Il nous faudra peut-être partir du jour au lendemain.» L’Algérien lui avait répondu aussitôt : «Oui, sauf que l’oiseau c’est nous et la branche c’est vous. Et si vous partez, à qui nous raccrocherons-nous ?». (Journal La Croix 18 novembre 2013, Isabelle de Gaulmyn)

Traduction Bible de la liturgie

http://www.espacetorah.com/derniercours/20859

SV IX,319

Traduction Bible des Peuples

Traduction Bible des Peuples

Lettre pastorale "Que votre bonté soit connue de tous les hommes", Mgr Yves Le Saux, 19 octobre 2013, pp. 10-11,

Benoît XVI, Exhortation apostolique Verbum domini, 30 septembre 2012, n°11 et 12.

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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216