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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 06:04

5ème situation : la maladie :

La maladie exclue la personne de la vie sociale. Quand nous sommes malades, nous ne pouvons plus agir. La maladie apporte la faiblesse, la dépendance, la mise à l’écart, voire même la mort.

 

La maladie est une altération des fonctions ou de la santé […] On parle aussi bien de la maladie, se référant à l'ensemble des altérations de santé, que d'une maladie, qui désigne alors une entité particulière caractérisée par des causes, des symptômes, une évolution et des possibilités thérapeutiques propres.

 

Un malade est une personne souffrant d'une maladie, qu'elle soit déterminée ou non. La plupart du temps ce terme est utilisé pour désigner un être humain. Lorsqu'il est pris en charge par un médecin ou qu'il reçoit une attention médicale, on parle alors un patient.

 

La santé et la maladie sont parties intégrantes de la vie, du processus biologique et des interactions avec le milieu social et environnemental. Généralement, la maladie se définit comme une entité opposée à la santé, dont l'effet négatif est dû à une altération ou à une dés-harmonisation d'un système à un niveau quelconque (moléculaire, corporel, mental, émotionnel…) de l'état physiologique ou morphologique considérés comme normal, équilibré ou harmonieux.(D’après Wikipédia)

 

picasso.jpg

Picasso (1881-1973) - Science et Charité (1897)

 

 

Ancien Testament :

Myriam fut atteinte de la lèpre pour avoir critiqué le mariage Moïse avec une femme africaine. Dieu la rétablis dans son intégrité après 7 jours : Parce que Moïse avait épousé une femme africaine, sa sœur Myriam et son frère Aaron se mirent à le critiquer. Ils disaient : «Est-ce que le Seigneur parle seulement par Moïse ? Est-ce qu'il ne parle pas aussi par nous ?» Le Seigneur les entendit. -Or, Moïse était très humble, l'homme le plus humble que la terre ait porté. -  Soudain, le Seigneur dit à Moïse, à Aaron et à Myriam : «Venez tous les trois à la tente de la Rencontre.» Ils y allèrent tous les trois ; le Seigneur descendit dans la colonne de nuée et s'arrêta à l'entrée de la Tente. Il appela Aaron et Myriam ; tous deux s'avancèrent, et il leur dit : «Écoutez bien mes paroles : Quand il y a parmi vous un prophète du Seigneur, je me fais connaître à lui dans une vision, je lui parle dans un songe. Il n'en est pas ainsi pour mon serviteur Moïse, à qui j'ai confié toute ma maison : je lui parle directement, et non pas en énigmes ; ce qu'il voit, c'est l'image même du Seigneur. Pourquoi avez-vous osé critiquer mon serviteur Moïse ?» La colère du Seigneur s'enflamma contre eux, puis il s'en alla. Quand la Nuée eut quitté la Tente, Myriam était couverte d'une lèpre blanche comme de la neige. Aaron la regarda : elle était lépreuse. Il dit alors à Moïse : «Je t'en supplie, mon seigneur, ne fais pas retomber sur nous ce péché que nous avons eu la folie de commettre. Que Myriam ne soit pas comme l'enfant mort-né dont le corps est à demi rongé lorsqu'il sort du sein de sa mère !» Moïse cria vers le Seigneur : «Mon Dieu, je t'en prie, guéris-la !» (Nb 12,1-3).

 

Naaman, le général Syrien lépreux, est guéris sur l’intercession d’Elisée (2 R 5,1-17).

 

Job, atteint de pustules, reste fidèle à la Parole du Seigneur :

«7Satan se retira de devant le Seigneur et il frappa Job de plaies purulentes, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. 8Job s’assit alors sur un tas de cendres et ramassa un morceau de poterie pour se gratter. 9Sa femme lui dit : “Vas-tu te maintenir dans ta parfaite fidélité ? Maudis Dieu et meurs !” 10Il lui répondit : “Tu parles comme une insensée ! Si nous acceptons le bonheur que Dieu nous donne, pourquoi n’accepterions-nous pas aussi le malheur ?” En tout cela, Job ne pécha pas en paroles.» (Job 2,7-10)

 

 

Nouveau Testament :

Jésus guérit de nombreux malades. Certains sont relatés dans les Evangiles, d’autres sont tus : «Jésus a fait devant ses disciples bien d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce livre.» (Jn 20,30)

Il ressuscite des morts dont son ami Lazare (Jn 11,1-16)

 

Parmi les guérisons qu’opère Jésus, nous pouvons noter plusieurs guérisons d’aveugles : celui de Bethsaïde (Mc 8,22-26), de Jéricho (Mc 10,46-52), deux aveugles anonymes (Mt 9,27-31) et l’aveugle de naissance (Jn 9,1-41). La femme voûtée (Lc 13,10-17) Les dix lépreux (Lc 17,11-19), l’homme à la main desséchée (Mc 3,1-6), l’enfant épileptique (Mc 9,14-19), l’hydropique (Lc 14,1-6), l’hémorroïsse (Mc 5,24-34), le paralysé de Capharnaüm (Mc 2,1-12), l’oreille tranchée (22, 50-51), la belle-mère de Pierre (Mc 1,29-31), la fille de la Cananéenne (Mc 7,24-30), le serviteur du centurion romain (Mt 8,5-13), les résurrections de Lazare (Jn 11,1-46), de la fille de Jaïre (Mc 5,21-24.35-43) ou du fils de la veuve (Lc 7,11-17).

(http://www.interbible.org/interBible/decouverte/comprendre/2009/clb_090227.html).

 

 

Saint Vincent de Paul :

Le soin des galériens malades est une préoccupation de Monsieur Vincent. Il écrit depuis Paris le 20 février 1643 à Bernard Codoing, supérieur à Rome pour présenter l’envoi de Missionnaires à Alger pour s’occuper d’une «espèce d’hopital» pour les galériens :

«Messieurs du Coudray et Boucher partiront dans deux jours pour la Barbarie, et Messieurs Brunet et Candelou avec eux et un frère chirurgien pour faire les missions sur les galères de France ensemblement, et le chirurgien faire diriger une espèce d’hôpital à Alger pour les pauvres galériens, et, par ce moyen, avoir le droit de demeurer là et de s’y comporter à la façon de ceux du Canada. Nous ne pouvons trouver moyen plus efficace pour faire voir la beauté et la sainteté de la religion catholique que celui de l’hospitalité qu’on exerce vers les malades. Je vous prie de recommander cela à Dieu et de n’en point parler.» (SV II,368-369)

 

Lors du Conseil du 5 juillet 1646, aux Filles de la Charité qui se demandaient s’il fallait sortir après diner pour aller visiter les malades, Monsieur Vincent leur répondis :

«Nous avons pour vous induire à cela que la visite des pauvres en soi est une action très agréable à Dieu ; que ces visites peuvent apporter beaucoup d’utilité aux malades, qui peuvent souvent manquer d’instruction et à qui nos sœurs qui portent les remèdes le matin ne se peuvent pas beaucoup arrêter à parler, pour en avoir un très grand nombre à servir ; que cela peut même nous être bien utile, parce que nos sœurs se feront à voir les malades et à leur parler, qu’elles pourront même s’informer si celles qui ont charge de les servir s’acquittent bien de leur devoir.»(SV XIII,607-608)

 

Lors de la conférence du 6 décembre 1658 avec les Lazaristes, Saint Vincent pose la question :

«Est-ce chose qui semble contraire à son procédé de prendre soin de ces filles pour l’assistance des pauvres malades ?»(SV XII,86)

 

Les références au service des malades sont légions dans les écrits de Saint Vincent. Je ne peux donc que vous invitez à lire les écrits ou les biographies sur Saint Vincent de Paul.

 

 

Pour agir aujourd’hui :

Nombreuses sont les associations engagées dans le service de la santé. Il existe pratiquement au moins une association par maladie ou groupe de maladie.

 

Chaque diocèse est engagé au service des personnes malades et leurs familles. Dans le diocèse du Mans, un service diocésain est spécialement dédié à cette tâche, c’est la pastorale de la santé.

 Afsa

Une forme de «maladie» atteint la personne en son entier est la situation de handicap. Les maladies orphelines handicapantes sont légions et peu connue. Parmi celles-ci, je pense en particulier au Syndrome d’Angelman (http://evobio.blog.lemonde.fr/2012/01/30/syndrome-d%E2%80%99angelman-et-empreinte-genomique-parentale/). C’est une maladie génétique rare liée à une anomalie du gène UBE3A porté par le chromosome maternel, ce qui entraîne de graves dysfonctionnements au niveau cérébral et un retard global du développement psychomoteur des personnes atteintes. L’association Française du syndrome d’Angelman (AFSA) soutient et vient en aide aux familles concernées par ce syndrome. (http://www.angelman-afsa.org/). (15 février, journée internationle du Syndrome d'Angelman en cliquant ici)

 

La fondation Jérôme Lejeune (http://www.fondationlejeune.org/) est engagée dans la recherche pour soigner la trisomie 21. En 1959, le Professeur Jérôme Lejeune, médecin et chercheur, a découvert la cause de la trisomie 21. A sa suite, la Fondation Jérôme Lejeune, reconnue d’utilité publique depuis 1996, agit pour les personnes atteintes de maladie génétique de l’intelligence (Trisomie 21, Williams-Beuren, X-fragile, maladie du cri du chat, Smith Magenis, monosomies, retards mentaux inexpliqués…). Au service des malades et de leur famille, la Fondation Jérôme Lejeune poursuit trois objectifs : chercher, soigner, défendre. Elle développe et soutient des programmes de recherche visant la mise au point de traitements pour la trisomie 21 et les autres déficiences intellectuelles d’origine génétique.

 Jérome Lejeune

L’engagement en faveur des personnes porteuses de handicap est primordial là où nos sociétés dites modernes légalisent ou tentent de légaliser l’euthanasie et glissent tout doucement vers l’eugénisme.

 

Soutenir les personnes handicapés et leurs familles ne souffrent aucun délais ni aucune faiblesse. Au regard des pratiques des pays environnants (pour ne pas traverser l’Atlantique), nous nous apercevons que la France est très en retard sur ces voisins européens.

 Adapei.png

Se mobiliser pour tout mettre en œuvre pour assurer auprès des personnes handicapées mentales leur propre développement, permettre l'intégration des personnes handicapées mentales dans la société et venir en aide aux personnes et aux familles touchées par le handicap, sont des devoirs pour toute personne, y compris pour l’Etat français. Une association remplis ce rôle à merveille. C’est l’ADAPEI (http://www.adapei72.asso.fr/) (Association Départementale des Amis et Parents de Personnes ayant un Handicap Mental).

 

SV Louise Enfts

Je ne peux passer sur ce chapitre sans parler des enfants d’Ain Karem en Israël. Je leur doit beaucoup. J’ai eu la chance de les servir en 1988-1989. Pendant 10 mois j’étais à leur service dans la maison Saint Vincent à Ain Karem proche de Jérusalem. Ce sont eux qui m’ont fait rencontrer mon épouse. Nous nous sommes connus à leur service. Ces enfants m’ont fait comprendre que la vie est un bien plus précieux que tout l’or du monde. Ils m’ont fait toucher du doigt les secrets de l’humanité. Aujourd’hui encore il est possible d’être Volontaire auprès de ces enfants. Tous les renseignements sont sur le site internet de cette maison.( http://svaka.org/?lang=fr)

 

Militer, soutenir, soigner la personne malade ou en faiblesse. Dire à toute personne «tu as du prix à mes yeux», dire un «je t’aime» à quiconque, c’est cela la dignité de toute personne, quel que soit son état de santé, son origine sociale, son âge, ses capacités. C’est tout le contraire que propose la société avec l’avortement et l’euthanasie.

 

A propos de l’euthanasie, Anne-Dauphine Julliand pose la question suivante : « Quant aux sondages sur l’euthanasie, ils ne proposent pas d’alternative. Tout le monde voudrait mourir dans la dignité — mais comment ? Le choix n’est pas entre l’euthanasie et rien ! Pourquoi ne pose-t-on pas aux Français la question suivante : “Souhaiteriez-vous être accompagné jusqu’à la fin de votre vie et bénéficier de soins palliatifs en cas de douleur extrême ?” La réponse serait très instructive ! Elle permettrait de nuancer les conclusions hâtivement tirées des autres sondages. » (http://valeursactuelles.com/%E2%80%9Ccontre-l%E2%80%99euthanasie-solidarit%C3%A9%E2%80%9D )

 

A chacun de trouver le moyen de mettre en œuvre cette valeur de la dignité humaine.

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Pierre - dans Bible - Exégèse
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Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216