Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Page D'accueil, Contact

  • : Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • : Quelques réflexions de Djipi
  • Contact

Noël

 

 

Recherche

Dimanche prochaine avec MN Thabut

Cliquez sur la photo pour accéder

au commentaire de

Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 12:44

Champaigne eccehomo

 

6ème et dernière situation : être prisonnier :

Nous pouvons être prisonniers parce que nous avons mal agit ou parce que nous sommes persécutés. Certains sont prisonniers parce que tenus en otage, etc.

 

Par définition même, le prisonnier est mis à l’écart de la vie sociale.

Visiter le prisonnier (autrement dit s’occuper de lui, en prendre souci), c’est prendre soin de lui, c’est lui signifier qu’il fait toujours partie de la communauté humaine, quoi qu’il ait fait, quel que soit son état d’esprit.

 

 

Ancien Testament :

Dieu est avec Joseph lorsqu’il était prisonnier dans les geôles du Pharaon : «Mais Le Seigneur était avec Joseph, et il continua de le favoriser, de sorte que Joseph fut bien considéré par le chef de la prison» (Gn 39,21)

 

Le prophète Daniel sera emprisonné dans une fosse, victime de la vindicte des Babyloniens. Il est vrai que Daniel venait de brûler leur idole et tuer le dragon qui leur servait de divinité. «Ils le jetèrent dans la fosse aux lions et il y resta six jours» (Dn 14,31)

 

Le prophète Jérémie sera jeté dans une citerne : «11 L’armée des Kaldéens s’était éloignée de Jérusalem en apprenant l’avancée de l’armée du Pharaon.  12 Jérémie sortit alors de Jérusalem pour se rendre au pays de Benjamin afin d’y partager un héritage avec les siens. 13 Arrivé à la porte de Benjamin, il tomba sur un chef des gardes du nom de Yiréyaï, fils de Chélémyas fils de Hananyas. Celui-ci arrêta le prophète Jérémie en lui disant : “Tu cherches à passer aux Kaldéens !”  14 Jérémie répondit : “Ce n’est pas vrai, je ne vais pas passer aux Kaldéens.” Mais celui-ci refusa de l’écouter. Yiréyaï arrêta donc Jérémie et le conduisit aux chefs.  15 Les chefs se mirent en colère contre Jérémie et le frappèrent, puis ils l’enfermèrent dans la maison du scribe Yonathan, qu’on avait transformée en prison.  16 Jérémie fut enfermé dans un cachot voûté et il resta là de nombreux jours.» (Jer 37,11-16)

 

 

Nouveau Testament :

Nous voyons un prisonnier libéré à la place de Jésus : Barrabas (Lc 23,17)

Jean Baptiste est lui-même prisonnier et persécuté à cause de son message (Mt 14,1-12)

 

 

Les disciples arrêtés et jetés en prison (Ac 4,3).

Hérode Agrippa fait arrêté Pierre, juste pour faire plaisir aux dirigeants Juifs : «3Voyant que cette mesure était bien vue des Juifs, il décida une nouvelle arrestation, celle de Pierre. On était dans la semaine de la Pâque. 4Il le fit saisir, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il avait l'intention de le faire comparaître en présence du peuple après la fête. 5Tandis que Pierre était ainsi détenu, l'Église priait pour lui devant Dieu avec insistance» (Ac 12,3-5). L’attitude de l’Eglise fasse à l’arrestation de Pierre décrite ici par Saint Luc nous inspire notre action aujourd’hui en faveur du Père Georges Vandenbeusch et en faveur de tous les otages à travers le monde ([…] Peut-on méditer ce dialogue rapporté par Christian de Chergé, Prieur des frères cisterciens de Tibhirine assassinés en Algérie. Alors qu’il se posait, en 1994, la question, là aussi, de partir, ou de rester, devant l’accroissement de la menace terroriste, il avait confié à un de ses associés algériens avec qui il travaillait au jardin. «Tu sais Mohamed, nous sommes comme l’oiseau sur la branche. Il nous faudra peut-être partir du jour au lendemain.» L’Algérien lui avait répondu aussitôt : «Oui, sauf que l’oiseau c’est nous et la branche c’est vous. Et si vous partez, à qui nous raccrocherons-nous ?». (Journal La Croix 18 novembre 2013, Isabelle de Gaulmyn)

 

Saint Vincent de Paul :

Saint Vincent de Paul a été nommé par le roi Louis XIV aumônier général des galères par Brevet royal en date du 8 février 1619 (SV XIII,55). Avec Sainte Louise, ils envoient les Filles de la Charité visiter et soigner les forçats condamnés aux galères. Cette vocation est le fruit d’un long cheminement et œuvre de la Providence. Il en souligne la beauté de cette vocation lors d’une conférence aux Filles de la Charité en 1655 :

«[…] Comme il a donc vu que vous aviez embrassé cela avec tant de charité, il a dit : «Je veux encore leur donner un autre emploi.» Oui, mes sœurs, c’est Dieu qui vous l’a donné, sans que vous y eussiez pensé, ni Mlle Le Gras, non plus que moi ; car c’est ainsi que les œuvres de Dieu se font, sans que les hommes y pensent. Lorsqu’une œuvre n’a point d’auteur, on doit dire que c’est Dieu qui l’a faite. Mais quel est cet emploi ? C’est l’assistance des pauvres criminels ou forçats. Ah ! Mes sœurs, quel bonheur de servir ces pauvres forçats, abandonnés entre les mains des personnes qui n’en ont point de pitié ! Je les ai vus, ces pauvres gens, traités comme des bêtes ; ce qui a fait que Dieu a été touché de compassion. Ils lui ont fait pitié ; en suite de quoi sa bonté a fait deux choses en leur faveur : premièrement, il leur a fait acheter une maison ; secondement, il a voulu disposer les choses de telle sorte qu’ils fussent servis par ses propres filles, puisque dire une Fille de la Charité, c’est dire une fille de Dieu. […]» (SV X,125, Conférence du 18 octobre 1655 sur la fin de la Compagnie (Règles Communes, art. 1, 2, 3))

 

 

Pour agir aujourd’hui :

Le service de visite aux prisonniers est particulièrement règlementé en France. Il est possible de devenir visiteur de prison en passant par des associations. Pour devenir visiteur de prison, «Le candidat visiteur (qui doit avoir plus de 21 ans) adresse une demande écrite au Directeur des Services Pénitentiaires d'Insertion et de Probation (DSPIP) du département où est situé l'établissement pénitentiaire choisi.

Dans un délai de 15 jours, le candidat visiteur doit recevoir un accusé de réception de sa demande.

Dans un délai maximum de deux mois après la demande, le Directeur Inter Régional des Services Pénitentiaires (DIRSP) doit permettre au candidat visiteur de commencer son activité (l'éventuel refus de la demande doit être motivé par écrit).»( http://www.anvp.org/58_p_3927/devenir-visiteuse-ou-visiteur-de-prison.html)

 

Croisette.jpg

Dans le diocèse de la Sarthe, l’aumônerie en monde carcéral est présente à la prison des Croisettes.

 

Un contact est établi entre les familles et les prisonniers via une émission radio sur RCF. Une association anime l’émission «Le Téléphone du dimanche». Cette émission se consacre à établir un lien entre familles et amis et personnes incarcérées. Son objectif est de faire passer des messages d’amour, de soutien et d’encouragement dans les prisons par le biais des ondes. Ce sont "les voix de l’extérieur pour ceux qui sont à l’intérieur".(http://www.rcf.fr/radio/rcf72/emission/185650)

 

Acat.gif

 

Des organismes luttes contre l’enfermement arbitraires, contre la torture et contre la peine de mort. Du côté chrétien nous pouvons noter l’action de l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) et du côté international indépendant Amnesty International.

Amnesty International et l’Acat sont indéfectiblement liés. L’Acat étant née suite à l’interpellation d’Amnesty International aux Etats Unis : «et vous les chrétiens, que faites-vous contre la torture ?». Depuis, ce lien ne s’est jamais démentis. L’Acat fonctionne en étroite collaboration avec Amnesty.

 

Le rôle spécifique d’Amnesty International (et donc de l’Acat) tient à ses méthodes : enquêter, informer et mobiliser, à travers les médias et l’espace public, pour mieux faire pression sur les autorités et décideurs.

 

L’Acat a la particularité de rassembler les chrétiens des diverses confessions (catholiques, protestants, orthodoxes). Chaque année, grâce à l’action des militants de l’Acat, plus de 200 personnes voient la fin de leur calvaire (arrêt des tortures, suspension de peine, libérations...). L’action de l’action passe essentiellement par le courrier, la prière et les rencontres œcuménique. Différents moyens d’actions sont proposés : Les appels urgents, l’appel du mois, les actions permanentes et les campagnes de sensibilisation. L’Acat repose sur un seul principe : parler le plus possible d’une personne ou d’une situation. Parce que rendre publique une situation, ça peut tout changer ! Parce que parler d’une personne qui est en danger, ça la protège. Nous en avons la preuve régulièrement.

 

C’est en 1974, le 16 juin, qu’une quarantaine de chrétiens fonde l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) à Versailles, en France.

A l’origine, deux femmes, Hélène Engel et Edith du Tertre, sensibilisées à la question de la torture à la suite d’une conférence d’un pasteur italien revenant du Sud-Vietnam, Tullio Vinay. Il y témoigne des tortures répétées et en appelle aux chrétiens : « Pendant combien de temps, nous, chrétiens, laisserons-nous défigurer le visage du Christ sans réagir ? ». Bouleversées par cet appel et par celui de l'Esprit dont elles venaient de faire l'expérience lors d'un voyage aux Etats-Unis, elles décident de s’engager dans la lutte contre la torture. Elles y consacreront leur vie.

Membres de l’Eglise réformée, elles choisissent de mobiliser particulièrement les chrétiens, parce qu’elles considèrent que le message de l’Evangile est incompatible avec la torture. Elles réunissent autour d’elles quelques amis protestants, catholiques et quakers. Des orthodoxes ne tarderont pas à les rejoindre. La vocation œcuménique, jamais démentie, de l’ACAT est née.

Ce sera donc l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture. Son rôle premier est de répercuter dans les Eglises et les diverses communautés les horreurs perpétrées dans le monde entier.

L’ACAT se donnera pour but de combattre la torture partout dans le monde, sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse. Par la suite, l’abolition de la peine de mort sera ajoutée à son mandat, ainsi que la défense du droit d’asile. (http://www.acatfrance.fr/)

 

Son slogan :

Agir est efficace !

Et vous aussi, vous pouvez agir !

Une signature, ça peut tout changer.

 

[...]

Participer à des comités de soutiens aux familles des otages à travers le monde est une manière de signifier notre mobilisation et que leur sort ne nous est pas indifférent.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre - dans Bible - Exégèse
commenter cet article

commentaires

Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216