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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 18:42

Beaune

 

Au cours des prochaines semaines (8 en tout) je vais vous proposer chaque vendredi une méditation à partir de Mt 25,31-46 (le jugement dernier).

 

En novembre-décembre, à partir d’un travail pour la Société Saint Vincent de Paul (SSVP) de la Sarthe, j’ai poursuivis cette étude. Le fruit de cette méditation est contenu dans un ensemble de plus de 70 pages. C’est un texte trop long pour être contenu dans le blog. Il contient de nombreux renvois et annexes difficilement transposable sur le blog.

 

Je vous en propose des extraits au long des huit prochaines semaines.

 

Dédicace

J’aimerai dédier cette étude aux Vincentiens de la Sarthe puisqu’elle est née à leur service. Je ne pensais pas que cette lecture était aussi riche et tellement bouleversante. Je n’imaginais pas qu’elle allait m’entrainer aussi loin et m’ouvrir de nouveaux horizons. Comme quoi…

 

Je dédie cette étude à Isabelle, mon épouse, pour tout ce que nous vivons ensemble depuis notre rencontre à Ain-Karem au service des enfants de la Maison Saint Vincent.

 

Je tiens à dédier cette étude tout particulièrement à Lou et à sa Maman qui m’ont fait toucher du doigt la beauté de l’engagement, la dureté du combat quotidien et l’âpreté de l’autonomie de la personne handicapée face à l’hétéronomie en devenir de la personne valide (J’entends par là que la personne handicapée a besoin de conquérir son autonomie ou un minimum d’autonomie. La personne valide a besoin de conquérir son aspiration à servir son prochain. Être hétéronome, dans ce sens, c’est se réaliser en servant les plus faibles avec toutes ses valeurs, avec ses tripes. Mon slogan : «davantage d’autonomie pour la personne handicapée, davantage d’hétéronomie pour la personne valide»).

  

Enfin (d’abord), je la dédie à tous ceux qui souffrent des situations de pauvreté, de blessures de la vie et toutes formes d’exclusion. Et à tous ceux qui luttent à leurs côtés contre ces situations et qui soutiennent ces familles et ces personnes.

 

Plaise à Dieu de pouvoir toujours choisir la réponse la plus adéquate pour remettre la personne debout. Qu’un jour, une fois débarrassé de nos scories, chacun de nous puisse entendre le Seigneur nous adresser ces paroles :

«Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître.» (Mt 25,21)

  

Introduction

Comme je l’ai indiqué dans la dédicace, cette réflexion est née au service de la Société Saint Vincent de Paul (SSVP) en Sarthe. Dans le cadre de la mission diaconale que m’a confié notre évêque du Mans, Monseigneur Yves Le Saux, j’accompagne les Vincentiens dans leur service des plus pauvres. En particulier j’assure l’accompagnement spirituel du Conseil Départemental. A la rencontre de novembre 2013, je leur ai proposé une réflexion sur Mt 25,31-46. Vous trouverez dans ces quelques pages le fruit de ma réflexion. Fruit qui a été enrichis au fils des jours et des semaines qui ont suivis pour aboutir à ce livret. Chacun pourra y puiser des éléments de lectures qu’il enrichira lui-même par sa propre expérience, ses propres engagements et par sa propre lecture de la Bible. Que le lecteur puisse découvrir avec joie ce que j’ai moi-même reçu au cours de mes expériences et rencontres ici où là. C’est avec joie que je vous livre ces découvertes en espérant que vous découvrirez d’aussi belles ouvertures que moi. Je vous mets en garde, peut être que votre lecture changera quelque chose en vous. C’est tout le bonheur que je vous souhaite. Mais ça, c’est la part de Dieu en chacun de nous.

 

 

Je vous propose de réfléchir sur Mt 25 du verset 31 au verset 46. Cette péricope est souvent appelée «le jugement dernier» ou simplement «jugement» comme dans la Traduction Œcuménique de la Bible (TOB).

 

Je voudrais attirer votre attention sur les différentes situations de pauvretés ou de fragilités citées par le Christ. Situations qui, en fonction de notre agir ou de notre non-agir, lui permettront de juger les nations, c’est-à-dire l’ensemble des personnes ayant vécues sur terre tout au long des âges. Nations dont vous et moi faisons parties.

 

Je voudrais éclairer chacune de ces situations par des textes tirées de l’Ancien Testament d’une part et du Nouveau Testament d’autre part. Mon but est de vous faire saisir du doigt que si le Christ nous demande d’agir, c’est que lui-même l’a vécu. Que Dieu même l’a vécu. Dans l’Ancien Testament, nous verrons que Dieu a agis à l’égard de l’humanité dans chacune de ces situations, de même pour Jésus dans le Nouveau Testament. Cet agir s’exprime de manière explicite. Nous pouvons sans crainte nous mettre à sa suite, donc à la suite de Dieu.

 

Ce que Jésus nous demande dans ce passage de l’Evangile selon Saint Matthieu n’est pas chose impossible à réaliser puisqu’il l’a fait et que Dieu l’a fait pour son Peuple et pour l’humanité. En agissant ainsi, non seulement c’est au Christ lui-même que nous le faisons mais c’est à la suite du Christ et de Dieu que nous le faisons. Par notre agir, nous serons à l’image de Dieu. Rien d’étonnant à cela puisque nous sommes créé à l’image de Dieu ? (Gn 1,27 : «Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.») Bien plus encore, nous verrons qu’agir selon Mt 25,31-46 c’est participer à l’œuvre de création du monde telle qu’elle est racontée dans le premier chapitre de la Genèse, c’est faire œuvre de vie.

 

Cette lecture que je vous propose ici n’est pas un travail exégétique pur. Elle se veut une approche spirituelle.

Puisse-t-elle nous permettre de suivre le Christ dans le service des plus pauvres.

Puisse-t-elle nous faire découvrir, nous faire toucher du doigt, un temps soit peut la richesse de la Parole de Dieu.

Puisse-t-elle nous permettre d’ouvrir la Bible et de nous aider sur la route à la suite du Christ.

 

Enfin, puisse-t-elle nous aider à devenir des Marthe et Marie (Lc 10,38-42). C’est-à-dire des écoutants de la Parole de Dieu (Marie) et des acteurs de la Parole de Dieu (Marthe).

 

Marthe-Marie.jpg

Le Christ dans la maison de Marthe et Marie - Jan Vermeer (1632-1675)

 

 

Je proposerai également des citations des écrits de Saint Vincent de Paul tiré de l’édition Coste.

 

Je donnerai des pistes pour un éventuel engagement personnel auprès d’associations qui mettent en œuvre des solutions à ces situations de pauvretés. Les associations que je présente ont été choisies pour leurs pertinences à mes yeux. J’en ai côtoyées certaines. Pour toutes, j’en ai vu les fruits. A chaque situation, j’aurai pu citer le Secours Catholique et la Société Saint Vincent de Paul. Je le fait ici une fois pour toute.

 

Aucune liste donnée au cours de l’étude n’est exhaustive. Chacun sera invité à se renseigner dans son entourage pour connaître l’association qui lui correspond le mieux pour mettre en œuvre son agir. Je me répèterai souvent au cours de ce document. C’est à chacun de trouver le moyen qui lui convient le mieux. Un regard, une écoute attentive de notre entourage nous fera trouver le bon vecteur pour comprendre la Parole de Dieu et la mettre en pratique.

 

Et puis, il n’est pas besoin d’être dans une association pour agir. Se préoccuper de son voisin, c’est ainsi que commence la solidarité et la mise en application de la foi. L’agir au sein d’une association permet une relecture de ce que chacun vit et l’enrichissement de l’expérience d’autres personnes. Etre dans une association, c’est aussi bénéficier de l’expertise et des moyens de cette structure. Ce qui est loin d’être négligeable dans le service de son prochain. La bonne volonté, même si elle est nécessaire, ne suffit pas toujours.

 

Quoi qu’il en soit, seul ou avec d’autre, l’essentiel est d’agir tout en sachant pour quoi et pourquoi nous agissons. A ce propos, j’aime particulièrement la phrase de Saint Jacques qui nous invite à agir en ces termes : «Il sera facile de dire à quelqu’un : “Tu as la foi et moi les œuvres ? Montre-moi donc cette foi sans les œuvres, et je te ferai voir ma foi à partir des œuvres.”» (Jc 2-18).

 

 

Mt 25,31-46

Traduction liturgique 

Copyright AELF - Paris - 1980 - Tous droits réservés

 

31«Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. 32Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : 33il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. 34Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. 35Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; 36j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !' 37Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? 38tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? 39tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' 40Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.' 41Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. 42Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; 43j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.' 44Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?' 45Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.' 46Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle.»

 

 

* Souvenons-nous des situations évoquées dans ce passage. Elles sont au nombre de six (signification du chiffre six) :

La faim – la soif – être étranger – la nudité – la maladie – être prisonnier

 

* * * * * * * * * *

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Published by Jean-Pierre - dans Bible - Exégèse
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Q.C.M.

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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216