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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:32

Mgr-Bernard-Podvin 001D’après le Journal La Croix, le 7 mai 2012

 

Pour le porte-parole de la Conférence des évêques de France, Mgr Bernard Podvin, le vote «catho» n’est pas toujours à analyser en fonction des critères de la foi.

 

LA CROIX : Comment réagissez-vous après l’élection de François Hollande ?

Mgr Bernard Podvin : Ma première réaction, c’est celle que recommande saint Paul : prier pour nos dirigeants… Je voudrais inviter ceux qui se réjouissent aujourd’hui à avoir la victoire humble. Ce résultat reste très fragile. On voit bien que, en Europe, pour les élections récentes, aucune équipe sortante n’a été reconduite. D’ailleurs, le nombre de votes blancs est deux fois plus important que l’écart de voix entre les deux candidats, signe de cette incertitude. Ceux qui ont gagné doivent être attentifs au manque de cohésion. Le nouveau président a dit vouloir être le président de tous les Français, mais que cela ne soit pas seulement un slogan !

 

Qu’avez vous envie de dire aujourd’hui aux catholiques après ce résultat ?

De ne pas rester soit les déçus d’un camp, soit les gagnant de l’autre. Mais de continuer à s’investir dans les prochaines législatives, en se montrant attentifs, notamment en fonction des points d’attention de la doctrine sociale de l’Église. On a regretté, lors de ces présidentielles, l’absence de réponses aux vrais problèmes des Français. Ces législatives seront l’occasion d’aller là où vivent les gens, de rencontrer les candidats, de leur parler des questions concrètes et des préoccupations des chrétiens : qu’il s’agisse de questions éthiques ou de laïcité, il est important de rester vigilant.

 

Justement, êtes-vous inquiet de certaines promesses de François Hollande, relatives à l’enseignement privé ou à des questions de société ?

Oui, même si nous sommes dans l’attente d’un calendrier précis. On a besoin de savoir ce qu’il en est sur le plan scolaire, entre les déclarations dures du candidat socialiste sur l’enseignement catholique faites au comité national d’action laïque et les propos plus apaisants tenus par François Hollande, ou son entourage sur le même sujet. Qu’en sera-t-il, dans les faits ? Le pays a besoin de la contribution positive de l’enseignement catholique à l’éducation.

 

Sur le plan éthique, nos convictions sont connues, notre opposition au mariage entre deux personnes du même sexe comme notre réticence sur toute introduction de l’euthanasie pour la fin de vie. Il ne s’agit pas d’une position idéologique de l’Église, mais de nos convictions qu’il y a des choix qui relèvent de l’intime, et pas de la législation. Faire ces réformes serait inutile. Cela cliverait le pays, qui n’en a vraiment pas besoin.

 

Plus généralement, l’Église doit conserver la liberté de dire ce qu’elle rejette, même si cela doit l’amener à s’opposer à la nouvelle majorité : ce n’est pas parce qu’une opinion est majoritaire qu’elle est bonne pour l’homme.

 

Quelles sont vos attentes à l’encontre du nouveau président ?

L’Europe a besoin de retrouver une croissance véritable, et en même temps, de renforcer la solidarité. Le nouveau pouvoir va aussi devoir gérer l’écart entre des revendications de personnes qui demandent légitimement une amélioration de leurs conditions de vie, et la contrainte internationale. À titre personnel, j’espère aussi un réajustement de la fonction et de la symbolique politique : il nous faut un président qui préside, et un gouvernement qui gouverne ; le même homme ne peut tout tenir, et il y a un horizon à donner, sur le long terme.

 

Lors de ces élections, on a eu le sentiment que les catholiques se sont beaucoup exprimés… Y a-t-il un vote catholique plus fort qu’avant ?

Il faut avoir la simplicité de dire que ce que l’on appelle le «vote catho» n’est pas toujours à analyser comme tel : ce n’est pas parce que l’électeur se dit pratiquant, qu’il va avoir la conscience, jusqu’au bout, d’être catholique dans son vote. Les choix politiques peuvent être liés à d’autres facteurs, affectifs, peurs, professions, situations de famille, etc…

 

Les évêques souhaitent que le choix soit éclairé par la foi, mais je doute que ce soit toujours le cas. Ainsi, de nombreux catholiques ont pu voter pour la candidate du Front national au premier tour, mais lorsque l’on discute avec eux, on s’aperçoit que ce choix est davantage motivé par des événements personnels, qu’il faut respecter et entendre, car ce sont souvent de vraies souffrances, que lié à leur foi chrétienne.

 

Recueilli par Isabelle de Gaulmyn

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Published by Jean-Pierre - dans Questions de société
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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216