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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 06:28

Offrir sa souffrance au Seigneur !

 

Je dédie cette méditation à mon épouse et à tous ceux qui souffrent dans leur âme ou dans leur corps.

 

Cette semaine (du 11 au 16 mars), j’ai entendu le témoignage de Christine Wattiaux dans l’émission de KTO : « un cœur qui écoute » sur sa situation de malade et de souffrance. (J’ai cherché une adresse sur Internet pour contacter Christine Wattiaux mais je n’ai rien trouvé. Si un des lecteurs de cette chronique peut lui faire suivre j’aimerai tant lui écrire directement).

 

Son témoignage est intéressant à plus d’un point. Je vous recommande d’ailleurs de l’écouter.

 

Pourtant, je n’ai eu qu’une difficulté à son écoute, c’est son refus d’offrir la souffrance au Seigneur. C’est, pour elle, « inaudible ». Je site Christine Wattiaux : « […] des mots venus d’un autre siècle. Offrir sa souffrance ! De mon point de vue, quand j’offre un cadeau, j’espère qu’il est beau. Et la souffrance n’a rien de beau ni de valorisant, je ne vois pas pourquoi j’en ferai un cadeau et encore moins au Seigneur […]».

 

Ouf… C’est tout le contraire non seulement de ma spiritualité mais aussi de ce que je vis. Face à ma propre souffrance, je ne saurais rien faire sans l’offrir à Dieu. 

 

A mon sens, offrir à Dieu sa souffrance ou tout autre moment de sa vie ou tout moment vécu que ce soit merveilleux ou douloureux, n’est pas, à mon avis, « faire un cadeau au Seigneur » mais associer le Seigneur à ma propre vie.

C’est pour moi, reconnaître que le Seigneur est LE compagnon de ma vie.

C’est accueillir le Christ en moi pour cheminer avec lui. Et encore plus quand je suis en situation de souffrance.

Cette offrande n’empêche ni la douleur, ni les larmes, ni la révolte, ni le combat contre la maladie, contre la souffrance. Cette offrande permet à Dieu d’entrer dans ma vie et d’y avoir une place, d'y avoir LA première place.

 

Pour moi, dans ma propre souffrance, dans ma propre douleur, je ressens une forte impuissance. Si je garde cette souffrance pour moi, j’en suis le propriétaire, ou plus exactement, j’en demeure prisonnier. C’est cette souffrance qui devient maître de mon corps, maître de mon âme, maître de mon esprit. Et que faire quand la souffrance, la maladie, la douleur sont plus fortes que moi ?

Si je ne me tourne pas vers le Seigneur… que me reste-t-il ?

 

Si je ne fais pas la démarche de me tourner vers le Seigneur et si je ne peux ou ne veux lui offrir ma souffrance, j’aurais plutôt l’impression de vouloir en être le maître. Je deviens donc mon propre maître.

 

Pourtant en lisant l’Evangile, j’y trouve la phrase en Matthieu 11,28-30 : «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

 

Il y a quelques années, j’ai découvert le véritable sens du « joug ». Dans le monde agricole, le « joug » n’est pas quelque chose qui écrase mais un instrument qui permet à deux bœufs de s’unir pour joindre leurs forces et d’avancer ensemble pour un travail difficile.

 

Aussi, pour moi, offrir à Dieu mes souffrances, ce n’est en aucun cas ni une fuite ni un découragement et encore moins un « cadeau » pour Dieu. C’est plutôt un cheminement vers le Seigneur :

Mon premier élan me fait reconnaître mon impuissance,

mon second élan me fait entendre la parole que Jésus m’adresse,

mon troisième élan me fait me tourner vers lui

et enfin, il me fait recevoir de la part de Jésus force et réconfort.

 

Si je n’offre pas à Dieu ma vie, et donc par conséquent mes propres souffrances, ma propre douleur, ne suis-je pas comme Pierre au lavement des pieds (Jn 13,1-15) qui dit à Jésus : «Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais !» (v. 13a). Heureusement Jésus lui répond immédiatement : «Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi.» (v. 13b).

Ah que Pierre est merveilleux, il est tout à la fois si humain, si pauvre et si fougueux…

 

Je vois qu’avec Pierre, si je veux avoir une part avec Jésus, il me faut dire comme lui : «Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête !» (v 9).

 

Oui Seigneur prend toute ma vie, autant les moments heureux que les moments malheureux,

Prend toute ma vie, autant ma bonne santé que ma maladie.

Oui prend tout. Je te donne tout.

Je n’ai pas la force de la porter.

Je sais qu’avec Toi, lorsque je suis faible c’est alors que je suis fort,

parce que Tu es avec moi et que Tu me portes dans tes bras.

Oui je m’offre à Toi.

 

C’est quand même mieux de se battre contre la maladie, contre la souffrance en étant AVEC Jésus que tout seul.

 

 

Jean-Pierre Tellier

Diacre permanent Vincentien

Le 16 mars 2013

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Published by Jean-Pierre - dans Prières - Méditations
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J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216