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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 12:59

Isabelle et moi avons fait connaissance de Soeur Maroussia à Ein Karem en 1988-1989. Elle nous donna des cours d'hébreu pendant notre séjour au service des enfants de la Maison Saint Vincent de Paul (http://www.sv-karem.org/).

 

Ce furent des moments inoubliables à plus d'un titre. Elle a été un témoin marquant de la présence du Christ auprès des plus pauvres.

 

Que cette page lui soit un hommage personnel.


Source :

http://www.catholic.co.il/index.php?option=com_content&view=article&id=17%3Asister-maroussia-nds&catid=8%3A-our-founders&Itemid=11&lang=fr

 

maroussia

Sœur Maroussia nds  est née le 20 juin 1917 à Roussé, en Bulgarie, d’une mère russe orthodoxe d’origine ukrainienne et d’un père belge, Marie Legrain avait 6 sœurs et un frère. Enfant douée, elle fit toutes ses études au collège des Sœurs de Notre Dame de Sion à Roussé. Très jeune, elle se sentit appelée à la vie religieuse. Venue en France, elle entra au noviciat de Sion en 1939, fit sa profession religieuse le 8 septembre 1941. Elle fut affectée d’abord au collège de Sion à Paris, où elle enseignait l’allemand et surtout la musique, suivant des cours de musicologie en même temps. Douée d’une âme d’artiste, elle avait une belle voix chaude, et dirigeait avec maîtrise chorales et chœurs de chant.

 

C’est en 1961 que Sœur Maroussia fut appelée à Jérusalem, au couvent de Notre Dame de Sion à Ein Karem, lieu de rassemblement de la communauté naissante des catholiques de langue hébraïque. Celle-ci qui, en 1957, avait reçu l’autorisation de Rome de célébrer la Messe latine en hébreu, commençait à développer une liturgie propre. Elle fit appel à Sœur Maroussia pour mettre en musique le commun de la Messe tout juste traduite en hébreu, ainsi que les Psaumes et bon nombre de chants liturgiques, notamment ceux du Triduum pascal. Simultanément elle étudia à l’Université hébraïque la musicologie orientale pour être à même de s’engager dans ce travail.

 

Mais Sœur Maroussia n’était pas seule engagée dans ce champ de travail où tout était à faire. Elle collabora pendant des années avec le Fr. Yohanan Elihaï, qui l’avait précédée, d’une façon qui reste dans la mémoire de tous ceux qui ont connu cette époque de créativité. « La main dans la main », comme dit Yohanan aujourd’hui, ils mirent en commun leurs talents de composition, se corrigeant mutuellement, se complétant, se stimulant l’un l’autre, demandant conseil à des amis juifs, etc... Elle a été invitée à parler de ces travaux lors d’interviews en hébreu à la radio israélienne.

 

C’est aussi elle qui prit le relais du P. Jean Roger pour imprimer, au fur et à mesure, tous les textes liturgiques traduits en hébreu. Ceci avec les moyens de l’époque.

 

A partir de 1972, une communauté de « La Solitude » (branche contemplative des sœurs de Notre Dame de Sion) étant arrivée à Ein Karem, lui demanda de mettre en musique hymnes et antiennes de la Liturgie des Heures : travail énorme qu’elle poursuivit avec enthousiasme jusque dans ses dernières années, alors même que sa santé de plus en plus fragile l’avait obligée à retourner en France, en 1989.

 

Fine et délicate, amicale et fidèle à ses nombreux amis, Sœur Maroussia avait une volonté et un dynamisme extraordinaires qui lui ont permis, malgré un sérieux handicap aux pieds qui l’a fait beaucoup souffrir, de mener de front compositions musicales, leçons de piano aux enfants du village d’Ein Karem, cours d’hébreu pour des séminaristes ou des religieuses et… tricots pour les pauvres.

 

Vers la fin de sa vie, elle restait sereine et douce, rayonnante, sans jamais se plaindre ; elle semblait heureuse, cherchant à faire plaisir à tout le monde, avec cette force intérieure de l’amour de son Seigneur qui semble avoir orienté toute sa vie. Elle partit vers Lui le 21 janvier 2001.

 

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commentaires

Amicie de Fontaines 14/07/2012 07:33

Merci de ce témoignage sur Sr Maroussia qui m'émeut très fortement car je l'ai "méconnue" lorsqu'elle était notre "maîtresse de classe" à Sion -fin années 60)..Dissimulée sous son voile et sa
guimpe...Et à cette époque, les religieuses ne parlaient jamais d'elles mêmes... Nous étions des élèves injustes à son égard. Grâce à Dieu, elle a pu s'épanouir, donner et recevoir, à mains pleines
et coeur aimant. Rendons grâce au Seigneur ! Quelle sensibilité que nous ignorions... Pardon, Soeur Maroussia. Je vous aime maintenant.

Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216