Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Page D'accueil, Contact

  • : Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • Jean-Pierre, diacre permanent vincentien, diocèse du Mans
  • : Quelques réflexions de Djipi
  • Contact

Noël

 

 

Recherche

Dimanche prochaine avec MN Thabut

Cliquez sur la photo pour accéder

au commentaire de

Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 18:40

Un vote pour quelle société ?

Eléments de discernement à partir de la déclaration

de la Conférence des Evêques de France :

http://www.quellesociete2012.fr/

 


Extrait du discours de Mgr Vingt-Trois pour l'ouverture de l'assemblée plénière

 

de mars 2012 à Lourdes

 

 

 

[…] Nul ne s’étonnera donc de voir aujourd’hui les chrétiens pleinement engagés dans le débat politique auquel notre pays est entraîné par les échéances électorales prochaines. Il est trop clair que la médiatisation effrénée de cette campagne provoque des sollicitations multiples pour engager l’Église dans une prise de position particulière. Le message du Conseil Permanent du mois d’octobre dernier et les points de vigilance qu’il a soulignés nous permettent de nous situer d’une façon juste dans ce débat. Nous ne sommes pas chargés de répondre quotidiennement aux déclarations variées et variables des candidats. C’est plutôt à eux de s’exprimer par rapport aux préoccupations que nous avons énoncées. La réponse à leurs propositions viendra des urnes et du vote des Français. Dans ce vote, les chrétiens auront à se déterminer en conscience devant les graves enjeux humains, anthropologiques et éthiques qu’il implique. Je voudrais seulement vous partager ici deux préoccupations par rapport au déroulement de cette campagne, du moins tel que nous le percevons à travers les informations diverses qui nous sont distillées.

 

 

 

Ma première préoccupation concerne le risque de scepticisme des électeurs à l’égard de l’action politique, du personnel politique en général et des candidats aux élections en particulier. La gravité de la crise de notre société, amplifiée encore par la dramatisation de l’information, pourrait susciter chez certains une sorte de fatalisme. La réduction des analyses aux éléments économiques, sociaux ou financiers de la crise risque de masquer ses dimensions culturelle, morale et spirituelle. Nous serions devant une situation impossible à maîtriser et qui échapperait à toute volonté politique des gouvernants. Cette impression ne peut que se fortifier dans la mesure où les propositions faites ou les projets annoncés ne semblent pas toujours à la hauteur des défis à relever.

 

 

 

Si la crise est vraiment aussi profonde, comment pourrait-on éviter de proposer des remèdes proportionnés ? Ce serait une défaite de la démocratie si les électeurs renonçaient à voter parce qu’ils doutent des solutions présentées. Dans une crise grave, il est important que chacun prenne sa part de responsabilité en votant. L’histoire, y compris contemporaine, nous montre que des hommes et des femmes décidés et qui déclarent ouvertement leurs projets peuvent changer quelque chose, même si c’est douloureux pour tous.

 

 

 

Ma seconde préoccupation concerne l’ambiance de notre société. La confrontation démocratique ne peut pas faire l’économie de débats vigoureux et musclés, et c’est sans doute sain. Mais quand la confrontation se transforme, plus ou moins, en appel à la haine envers d’autres candidats et à l’expression du mépris de l’autre, elle engage l’avenir de manière inquiétante. Dans une élection où les résultats sont nécessairement serrés, il n’est pas sain que les positions adverses soient diabolisées. Comment oublier que, derrière les candidats que l’on démolit, il y a des électeurs qui constituent un pourcentage important de la population et qui ne doivent pas être rejetés dans une sorte d’opprobre ? Le pays ne peut se rassembler dans un effort commun si sont semées la haine et la violence.

 

 

 

Sur ces deux préoccupations, je sais que les chrétiens sont attentifs et veillent à mener le combat politique dans le respect mutuel. Nous devons les y encourager et leur en rappeler les obligations quand besoin est. Notre Église n’est ni un parti politique, ni un groupe de pression qui défendrait des intérêts corporatistes. Ses membres sont simplement des citoyens sérieux et respectueux des institutions. Mais notre mission d’annoncer le Christ mort et ressuscité nous permet de contribuer efficacement au service du bien commun. En annonçant que les institutions sont au service du respect de la personne humaine, nous rappelons le sens des fonctions sociales. En invitant les chrétiens à prier et approfondir leur vie intérieure, nous contribuons à former des citoyens libres à l’égard des idoles du moment, notamment la frénésie financière. En invitant les personnes à servir comme le Christ a servi, nous développons le sens de la responsabilité, nous encourageons l’émergence de militants bénévoles, d’élus dignes de confiance. […]

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre - dans Questions de société
commenter cet article

commentaires

Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216