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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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au commentaire de

Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 18:16

Ozanam 02Au lendemain des guerres napoléoniennes, la famille Ozanam s'établit provisoirement en Italie. Frédéric est le 5è de 14 enfants dont 4 seulement ont survécu ; mais c'est à Lyon, d'où la famille est originaire, qu'il passe son enfance et son adolescence (1816-1830). Au collège Royal, l'abbé Noirot forme Frédéric à la réflexion personnelle, à la philosophie, à la rigueur intellectuelle et lui fournit les repères pour structurer son intelligence, sa vie, sa foi.

 

A.                             L'universitaire. Bachelier (1819), Frédéric embrasse la carrière universitaire à Lyon, puis à Paris, logeant chez le savant André-Marie Ampère. Il est licencié-es-lettres (1825), docteur en droit (1836), docteur-es-lettres (1839) avec une thèse sur Dante et la Philosophie catholique au XIIIème siècle, agrégé de lettres (1840), professeur titulaire de littérature à la Sorbonne (1846), Frédéric est un laïc chrétien engagé qui met son intelligence et sa foi au service de la vérité. La Conférence d'histoire, les cours magistraux à la Sorbonne, les leçons en province et à l'étranger, les publications scientifiques, comme les Conférences de Notre Dame de Paris par le Père Lacordaire, tendent à démontrer la vérité du christianisme dans l'environnement culturel, social, politique né des institutions de la République.

 

B.                             Le Chrétien social. Des courants laïques reprochent aux jeunes de la Conférence d'histoire de parler au lieu d'agir. Pour relever le défi, six d'entre eux dont Frédéric, vont lancer la conférence de Charité le 23 avril 1833. Ils ont entre 19 et 23 ans, Frédéric a 20 ans. Emmanuel Bailly du journal la Tribune Catholique sera leur guide, Sœur Rosalie Rendu, fille de la charité, leur conseillère. Etre amis pour aimer ; témoigner de la justice et de la miséricorde dans la ligne de Saint Vincent de Paul. Pour se faire, il faut se donner à Dieu, lui dire un OUI sans réserve et se laisser aimer et guider par lui.

 

Le 23 juin 1841 Frédéric épouse Amélie Soulacroix, fille du Recteur de l'université de Lyon. Ils ont une fille, Marie. Le foyer est (aux dires des contemporains) exemplaire et la famille constitue une petite Eglise. Le travail universitaire, l'engagement militaire et les obligations de sa vie de famille provoquent un surmenage et ébranlent sa santé. Frédéric tombe gravement malade à Pise. Rapatrié d'urgence en France, il meurt à Marseille le 8 septembre 1853 après avoir livré le secret de sa vie (cf. sa prière de Pise).

 

Le vendredi 22 août 1997 dans le cadre des XIIème Journées Mondiales de la Jeunesse et en la cathédrale Notre Dame de Paris, Jean-Paul II béatifie Frédéric Ozanam.

 

D'après "en prière avec la famille vincentienne"

 

 Frédéric Ozanam, bronze argenté

Prière de Pise :

"J'ai dit : Au milieu de mes jours, j'irai aux portes de la mort.

J'ai cherché le reste de mes années. J'ai dit : Je ne verrai plus le Seigneur mon Dieu sur la terre des vivants.

Ma vie est emportée loin de moi, comme on replie la tente des pasteurs.

Le fil que j'ourdissais encore est coupé comme sous les ciseaux du tisserand : entre le matin et le soir. Vous m'avez conduit à ma fin.

Mes yeux se sont fatigués à force de s'élever au ciel.

Seigneur, je souffre violence : répondez-moi. Mais que dirai-je et que me répondra celui qui a fait mes douleurs ?

Je repasserai devant vous toutes mes années dans l'amertume de mon coeur".

 

Frédéric Ozanam, Pise, 23 avril 1853

 

Ozanam 04Prière pour la canonisation du Bienheureux Frédéric Ozanam

 

Dieu fidèle, nous te remercions d'avoir inspiré
au Bienheureux Frédéric Ozanam et à ses compagnons
la création de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.

Dieu d'amour, nous t'implorons de nous aider à sauvegarde
et perpétuer, dans leur authenticité originelle,
l'esprit et la vision du Bienheureux Frédéric
afin de nous guider dans la poursuite de son rêve
"d'enserrer le monde entier dans un réseau de charité".

Dieu de lumière, éclaire notre cheminement terrestre et emplis-nous
d'un sens profond de gratitude pour toutes les grâces reçues
du fait de notre appartenance à la Société.

Dieu de grâce, nous te demandons de bénir la cause de canonisation
du Bienheureux Frédéric et nous prions Frédéric d'intercéder
auprès de Toi pour la guérison de nos frères (souffrants).

Père, fils et Esprit-Saint, emplissez nos coeurs d'espérance
et puisse le don de votre présence nous habiter en qualité de Vincentiens
dans tous les multiples aspects de nos existences.
Amen.

 

 

Pour savoir de plus www.ozanet.org

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 11:57

Ozanam biographie

 

Au cours du colloque international à Paris du 18 au 21 avril 2013, j’ai eu la chance de rencontrer, entre autre, Gérard Cholvy, professeur émérite d’histoire contemporaine. Il est un éminent spécialiste de l’histoire religieuse de la France du XIXème siècle. Gérard Cholvy a écrit une remarquable somme biographique (700 pages) sur Frédéric Ozanam parue en 2003. Ce premier ouvrage est un travail universitaire sans égal sur Frédéric Ozanam. A l’heure ou la Société Saint Vincent de Paul et l’Eglise universelle fête les 200 ans de la naissance du bienheureux Frédéric Ozanam, Gérard Cholvy nous donne ici un ouvrage, selon ses propres termes « plus accessible. C’est en quelque sorte une synthèse de mon premier ouvrage » m’a-t-il indiqué.

 

Gérard Cholvy dépeint un brillant intellectuel totalement engagé dans les combats de son époque...

 

Il incarne cette figure très moderne du chrétien engagé dans la société, appliquant à lui-même cette belle devise qu'il avait fixée à la Société de Saint-Vincent de Paul : «Ne pas se faire voir, mais se laisser voir.»

 

Le bienheureux Frédéric Ozanam est un exemple d’homme de réflexion et d’homme d’action dans notre XXIème siècle déboussolé… Je ne saurais donc que trop vous conseiller la lecture de cet ouvrage. (Il est possible de se le procurer auprès de la SSVP de Paris en cliquant ici ou de s’adresser à son libraire religieux habituel).

 

Jean-Pierre Tellier

Conseiller Spirituel SSVP Sarthe

Diacre Permanent Vincentien

 

 


Quatrième de couverture de l’ouvrage :

Le 22 août 1997, à Notre-Dame de Paris, pendant les journées mondiales de la jeunesse, le pape Jean-Paul II béatifie Frédéric Ozanam, laïc et père de famille.

 Frédéric Ozanam, bronze argenté

Né à Milan en 1813, ce «jeune lyonnais remarquablement doué» meurt à quarante ans à peine. Très pieux et grand intellectuel, il a voué sa vie aux autres, aux pauvres et à ses étudiants.

 

Libéral comme Montalembert ou Lacordaire, mais aussi social, il s’affirme démocrate et républicain, à rebours de l’élite du catholicisme français de l’époque.

 

Son premier et permanent combat a été de réconcilier la science et la foi, son œuvre écrite à partir de sa thèse sur Dante en atteste.

 

Mais c’est surtout la création et le développement mondial de la Société Saint-Vincent-de-Paul qui va occuper sa vie. Cette association créée par des laïcs en 1838 et dirigée par eux, est depuis lors au service des plus pauvres.

 

Frédéric Ozanam demeure pour beaucoup un exemple et un témoin de la «civilisation de l’amour». Deux cents ans après sa naissance, il reste un modèle très actuel.

 

 

L'auteur : 

GEDC2810.JPGGérard Cholvy est Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paul Valéry (Montpellier-III) où il a enseigné de 1962 à 2002. Auteur de nombreux livres couronnés de prix littéraires, il est un éminent spécialiste de l’histoire religieuse et culturelle en France. (Voir la fiche de Wikipédia en cliquant ici).

 

Extrait de l'introduction (juste pour se mettre en appétit) :

En 1983, il y a donc 30 ans, l'auteur des pages que vous allez lire, avait publié un court article destiné à présenter cet universitaire laïc du XIXe siècle, Frédéric Ozanam. C'était l'année du 150e anniversaire de la fondation de la Société de Saint-Vincent de Paul. Trois conférences, sans prétention, avaient été données à Perpignan, Nîmes et Montpellier : à l'occasion de cette dernière, M. Jo Vedel, alors Président départemental de l'Hérault, offrit la Disquisitio, ce volume hors commerce préparé avec soin par un lazariste, M. Diebold, et véritable mine d'informations pour aller plus avant.

 

Dix ans plus tard, M. Gérard Gorcy, Président du Conseil national de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, exprimait le souhait qu'une «biographie scientifique fut établie sur notre principal co-fondateur. Je serais heureux qu'elle le fut par vos soins».

 

Bien sûr, il eut été souhaitable que ce travail fut achevé en... 1997, l'année de la béatification de Frédéric Ozanam. Las ! On mesurait mal alors l'ampleur de la tâche, eu égard à l'étendue d'une documentation dont le rassemblement avait commencé sitôt le décès de ce professeur de Sorbonne, âgé de quarante ans à peine, principalement à l'initiative de sa veuve Amélie, en étroite collaboration avec une pléiade d'amis lyonnais et parisiens (Jean-Jacques Ampère...), de parents et de confrères de la Société.

 

Par ailleurs, en 1953, à l'initiative de la Société, l'édition critique de la correspondance de F. Ozanam avait été lancée. A vrai dire, dès 1865, un choix de lettres, en deux volumes, avait été publié et plusieurs fois réédité. Mais ces publications étaient partielles et, osons le dire, «politiquement correctes». Elles comportaient d'étranges coupures qui n'avaient d'autres explications que le contexte. Il fallut quarante années pour rassembler, publier in extenso et annoter cette correspondance. Le tome 1 parut en 1960, le tome 5 (Supplément et Tables) en 1997 seulement. Léonce Célier, Jean-Baptiste Duroselle, Didier Ozanam, Jeanne Caron, Bernard Barbiche, Marie Laporte, Christine Franconnet..., y ont été associés pour 1 448 lettres adressées à 205 correspondants.

 

Du côté des archives proprement dites, il faut distinguer trois sources principales :

 

1/ les Archives Laporte, c'est-à-dire des descendants directs de Frédéric ; elles nous ont été très libéralement ouvertes 2. rue de Saint-Simon où avait vécu Amélie Ozanam et où vivait la sœur de Marie Laporte - qui eut cent ans en 2002 -Magali Brémard. On n'oubliera pas leur petite nièce Raphaëlle Chevalier Montariol. Le Fonds Ozanam est aujourd'hui déposé à la Bibliothèque Nationale, rue de Richelieu. […]

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 15:11

Ozanam 02

 

2013, une année vincentienne par excellence : 

1813-2013 : 200 ans de la naissance du bienheureux Frédéric Ozanam

1833-2013 : 180 ans de la fondation de la Société Saint Vincent de Paul

1853-2013 : 160 ans de la mort de Frédéric Ozanam

 

Trois vidéos présentent Frédéric Ozanam et la Société Saint Vincent de Paul :

 

 



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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 08:21
200 ans après Frédéric Ozanam

Diffusé le 03/05/2013 / Durée 52 mn

 


 

À Milan, le 23 avril 1813 naît Frédéric Ozanam, cinquième d'une famille nombreuse où s'est forgée sa foi tenace. Universitaire brillant en droit et en histoire, agrégé de littérature, il n'hésite pas à s'engager dans ses cours à la Sorbonne pour dénoncer le rationalisme ambiant du XIXe siècle. Répondant au défi de l'un de ses détracteurs, il fonde avec sept amis une "société de charité" pour joindre l'action à la parole au service des pauvres. Ils visitent à domicile des familles démunies et rencontrent ceux qui souffrent. Ainsi naquit la Société de Saint-Vincent-de-Paul, présente désormais dans 150 pays avec 800 000 bénévoles. D'où Frédéric Ozana

 

a-t-il tiré la force de son engagement ?

 

Comment cette oeuvre fondée par un étudiant de 20 ans continue-t-elle d'interpeler la jeunesse d'aujourd'hui ?

 

En ce temps de crise économique et à l'occasion de cet anniversaire, Hors-les-murs nous invite à redécouvrir la figure du bienheureux Frédéric Ozanam. L'émission a été tournée pendant le colloque international en avril 2013 à Paris.

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 14:21

18-21 avril 2013 : bicentenaire de Frédéric Ozanam

 Frédéric Ozanam, bronze doré

Bref compte rendu visible sur le site de la SSVP national :

ssvp logo

 

 

Des photos sont visibles en cliquant ici

 

En 2013 la Société de Saint-Vincent-de-Paul fête le bicentenaire de la naissance de son fondateur, le bienheureux Frédéric Ozanam. 

 

Du 18 au 21 avril 2013, les membres de la SSVP sont venus du monde entier assister à un colloque à Paris, berceau de l'association. 

 

Deux spectacles ouverts au grand public et gratuits ont été donnés. 

 

La messe d'action de grâce du 21 avril à Notre-Dame de Paris, était ouverte à tous ceux qui le souhaitaient. On y retrouvait notamment de nombreux Vincentiens.

 

Les commémorations du bicentenaire de la naissance de Frédéric Ozanam, fondateur de la SSVP en 1833, commencent le jeudi 18 avril 2013 au soir, par le spectacle "1833, pages de feu, lettres d'amour" à la chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, rue du Bac à Paris : une lecture de lettre de Frédéric Ozanam par 3 Comédiens. Cette 1ère représentation sera suivie d'une tournée en régions.

 

Les vendredi 19 et samedi 20 avril un colloque au Conseil Economique, Social et Environnemental (Palais d'Iéna) a réuni environ 300 bénévoles du monde entier autour de la personne du Bienheureux Frédéric Ozanam. Des conférences données tour à tour par des professeurs, des historiens, des prêtres.

 

Le vendredi après-midi était consacré à deux forums animés par des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul de différents pays. Le soir, à l'église Saint Sulpice, c'est un concert donné par la pianiste espagnole Ana Vega Toscano, qui interpréta des œuvres de Franz Liszt et de Santiago Masarnau, compositeur, ami de Frédéric Ozanam et fondateur la SSVP en Espagne en 1849.

 

Les samedi 20 et dimanche 21 avril, tous ceux qui le désiraient pouvaient consacrer leurs après-midis à une visite libre du Paris de Frédéric Ozanam et de Saint Vincent de Paul.

Le samedi soir un dîner de gala a réuni tout le monde pour chanter dans différentes langues :

"Joyeux anniversaire Frédéric"

 2013-04-fo-200.JPG

Le dimanche matin une messe d'action de grâce solennelle en la cathédrale Notre-Dame de Paris, co-organisée avec l'Institut Catholique de Paris, était présidée par le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.


 Homélie du Cardinal Vingt-Trois : Dimanche 21 avril 2013 - Notre-Dame de Paris


Jésus est le bon pasteur. Sa mission pastorale ne se limite pas aux premiers disciples ni à Israël, elle est universelle. L’évangélisation se poursuit par la lutte contre l’ignorance et la misère, c’est l’œuvre à laquelle s’est attaché le bienheureux Frédéric Ozanam notamment à travers la Société de Saint-Vincent-de-Paul.


Frères et Sœurs,


Ce dimanche, la liturgie propose à notre méditation la figure du bon pasteur telle que Jésus se présente aux juifs. En quelques phrases l’évangile de saint Jean nous donne des éléments importants de réflexion : le bon pasteur donne la vie éternelle à ceux qui écoutent sa voix et qui le suivent (c’est à dire qui mettent en pratique la parole du Christ) et ce don de la vie est l’accomplissement de la mission de Jésus agissant au nom du Père : « Le Père et moi nous sommes un » (Jn 10, 30), nous dit-il. Le pasteur est celui qui connaît ses brebis et qui en prend soin jusqu’à donner sa vie pour elles.


Cette promesse du Christ adressée à ceux qui le suivent s’accomplit d’abord pour ses disciples qui se sont mis à sa suite. Mais ce discours s’adresse aussi explicitement aux Juifs, c’est à dire au Peuple élu auquel Dieu a promis d’envoyer un pasteur selon son cœur. Jésus est vraiment le berger d’Israël pour le conduire aux pâturages de la vie. Par sa mort et sa résurrection l’alliance de vie accomplit la vocation universelle d’Israël et s’ouvre à la multitude, comme le rappelle la formulation eucharistique de la Cène : « mon Sang versé pour vous et pour la multitude. »


Le lien qui unit le pasteur aux brebis n’est pas un lien qui exclut les autres brebis qui ne sont pas (faut-il dire encore ?) de cette bergerie. La mission pastorale du Christ ne se limite ni au groupe des premiers disciples qui l’entoure, ni à Israël qui en est le premier bénéficiaire. Elle s’étend à la multitude innombrable de ceux qui veulent bien écouter sa voix et le suivre : « une foule immense que nul ne pouvait dénombrer de toutes nations, races, peuples et langues. » (Ap 7, 9), comme nous le dit la vision de l’Apocalypse. C’est ainsi que Paul interprète la fureur des Juifs d’Antioche, comme un signe du commandement du Seigneur : « J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. » (Ac 13, 47)


Quand la mission pastorale du Christ nous est présentée dans cette dimension universelle, nous pressentons combien nous sommes loin d’avoir encore parcouru le chemin nécessaire à son accomplissement. Nous pouvons même mesurer que l’annonce de la Bonne Nouvelle, qui est la voix du pasteur, est une œuvre à reprendre sans cesse, à chaque génération. La nouvelle évangélisation n’est-elle pas la transcription pratique de cette mission dans le temps qui est le nôtre ? Il arrive souvent que des chrétiens imaginent ou rêvent une chrétienté florissante que nous aurions perdue. Je vous rappelle qu’au sortir de la révolution française, notre Église en France était complètement démunie à vues humaines. N’était-ce pas déjà le cadre d’une nouvelle évangélisation ? La dispersion des prêtres et des consacrés, l’ignorance de beaucoup des vérités élémentaires de la foi, la sécularisation complète des mœurs et de la culture, etc.


Dans un XIXe siècle marqué par la misère spirituelle des croyants et l’indifférence ou l’hostilité des gens cultivés (on pourrait dire des sortes de voltairiens éclairés !), le miracle de la renaissance de notre Église en France a reposé sur des prêtres obscurs comme le curé d’Ars ou le P. Chevrier à Lyon, sur des religieuses données tout entière au service des pauvres, comme la bienheureuse Rosalie Rendu à Paris, dans le quartier de la Mouffetard, des laïcs motivés et encouragés par des projets d’évangélisation comme Frédéric Ozanam. Quelles qu’aient été les circonstances différentes et les charismes particuliers, cette génération de chrétiens que l’on pourrait nommer la « génération des missionnaires de l’intérieur » s’est impliquée selon deux axes indissociables : l’annonce de la vérité et le service des pauvres. Ils luttaient ainsi contre les deux fléaux dont souffraient les pauvres des campagnes comme le nouveau prolétariat des cités : l’ignorance et la misère.


Jeune diplômé, Frédéric Ozanam assume son rang et ses responsabilités mais il n’hésite pas à quitter la sécurité professionnelle pour se lancer dans une carrière de chercheur. Devenu professeur à la Sorbonne, il oriente sa recherche historique de façon à lui permettre en même temps une œuvre apologétique : montrer que le christianisme a été une cause de progrès dans le développement des sociétés. Il ne pratique pas sa spécialité dans une sorte de schizophrénie mentale se voyant chercheur et enseignant « bien que croyant », mais au contraire s’adonnant à la recherche et à l’enseignement « parce que croyant. »


Il participe du grand mouvement pédagogique qui se constituait autour d’un certain nombre d’intellectuels et universitaires chrétiens et dont la fondation des Conférences de Carême de Notre-Dame a été un signal historique. Devant les religions ésotériques qui s’étaient substituées au christianisme comme devant les premières illusions d’un salut du à la science plutôt qu’à Dieu, ils n’ont pas baissé les bras. Ils ont voulu reconstruire une intelligibilité de la foi qui résiste aux attaques proprement intellectuelles et devenir des témoins intrépides de la vérité.


Mais les controverses et les Conférences Littéraires autour d’Emmanuel Bailly vont orienter sa vie autrement. Formé dès son enfance au service des pauvres, il va être provoqué par un contradicteur. Nous connaissons tous cette apostrophe : « Votre christianisme est mort… Où sont les œuvres qui démontrent votre foi, et qui peuvent nous la faire respecter et admettre ? » Il prend ces questions comme un appel de Dieu et, très vite, avec son petit groupe d’amis il se lance dans la visite des pauvres sous le patronage de saint Vincent de Paul. Frédéric a vingt ans. Il est à la moitié de sa vie mais il ne le sait pas encore. Peu à peu la Conférence va trouver ses règles de fonctionnement et surtout ses impératifs spirituels.


Après ce bref aperçu de la nouvelle évangélisation au XIXe siècle, revenons à notre présent. Par bien des aspects, notre société partage et prolonge la déchristianisation de la France du XIXe siècle. Comme elle, elle juxtapose de grandes réussites économiques et techniques avec des poches de misère de plus en plus criantes. Comme elle, elle développe une ignorance profonde du christianisme et de son apport spécifique à la recherche du bien commun. Aujourd’hui comme hier, nous sommes appelés à un nouvel effort d’évangélisation dont les deux piliers ne peuvent être autres que l’annonce de la vérité et le service des pauvres. Aujourd’hui comme hier, ceux qui ont le plus reçu en fait de culture, de compétence professionnelle et d’équilibre personnel sont appelés à entrer résolument dans une démarche de partage. Encore aujourd’hui, il nous faut partager les richesses que nous avons reçues, il nous faut annoncer le Christ, seule espérance du monde, il nous faut nous mettre au service personnel des pauvres, non seulement par le don de notre superflu mais surtout par le don de nous-mêmes dans une relation fraternelle avec les plus humbles. Nous le savons, la situation de notre société n’est plus celle du XIXe siècle. Les moyens publics de protection sociale et de traitement de la misère ont beaucoup progressé, ils prennent en charge bien des situations qui étaient abandonnées il y a 150 ans. Mais malgré cet effort collectif pour la prise en charge des difficultés de l’existence de bon nombre d’entre nous, nous le savons, notre société comme toujours génère à sa marge des personnes qui n’ont pas accès à cette protection commune, parce qu’ils n’y ont pas droit, ou parce qu’ils ne savent pas la demander, ou parce qu’ils ne pensent pas qu’ils peuvent y recourir. Mais en tout cas, ils restent sur les trottoirs de nos villes comme le signe que malgré notre prospérité, la misère n’est pas éradiquée. Plus encore, malgré le succès remarquable de l’enseignement universel qui s’est répandu à partir du XIXe siècle, nous constatons à l’orée du XXIe siècle que le nombre des illettrés, analphabètes ou personnes maîtrisant difficilement la lecture ne cesse de croître. La culture peut se développer, peut-elle se développer pour tous ? Que nos saints devanciers : Vincent de Paul, Louise de Marillac, Rosalie Rendu et Frédéric Ozanam nous servent de modèles et intercèdent pour nous. Amen.


+ André cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 06:48

Frédéric Ozanam et la Société de Saint-Vincent-de-Paul

 

Une présentation de Frédéric Ozanam et la Société de Saint-Vincent-de-Paul dont il est le fondateur en 1833.

 

Cette vidéo a été réalisée par le Jour du Seigneur.

Pour voir d'autres vidéos sur différents thèmes aller sur : http://www.lejourduseigneur.com/

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 06:54

Livre : Frédéric Ozanam, l’homme d’une promesse

 

Au colloque international des 18 au 21 avril 2013, les auteurs du livres nous ont présentés le cheminement du bienheureux Frédéric Ozanam sous trois angles différents :

« Frédéric Ozanam et la misère » vu par l’universitaire Charles Mercier ; GEDC2830.JPG

 

« Celui qui rapproche les âmes » par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

GEDC2834.JPG

et « l’Evangile est aussi une doctrine sociale » par le Père Luc Dubrulle.

 GEDC2851.JPG

Un ouvrage écrit par ces trois conférenciers du colloque nous présente le bienheureux Frédéric comme l’homme d’une promesse :

 Ozanam homme promesse

Parmi les laïcs engagés dans le monde, la belle figure de Frédéric Ozanam (1813-1853) se dégage d'une manière particulière. Béatifié par Jean-Paul II lors d'un de ces voyages en France, cet historien et universitaire est surtout connu pour son action dans le domaine d'une charité active, incarnée par la fondation des Conférences Saint-Vincent de Paul. Lié à d'autres personnalités du catholicisme social de l'époque, comme Lacordaire, Frédéric Ozanam laisse un témoignage fort en dépit de la brièveté de sa vie.

 

Avec les regards croisés de Mgr Renauld de Dinechin, Charles Mercier et Père Luc Dubrulle, nous découvrons les différentes facettes de sa personnalité. Homme d'action mais aussi homme de Dieu, vivant d'une promesse, son message spirituel peut toucher beaucoup de chrétiens aujourd'hui.

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 17:03

 

Sur RCF la semaine spirituelle est consacrée au bicentenaire de la naissance

du Bienheureux Frédéric Ozanam.

 

Retrouvez toutes les émissions radios en postcast en cliquant ici

 

Ozanam 04

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:35

VOYAGE APOSTOLIQUE À PARIS, À L'OCCASION DE LA

XII JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE

(21-24 AOÛT 1997)

 

BÉATIFICATION DE FRÉDÉRIC OZANAM

HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE JEAN-PAUL II

Notre-Dame de Paris Vendredi 22 août 1997

 

JeanPaulII1. «L'amour vient de Dieu» (1 Jn 4,7). L'Évangile de ce jour nous présente la figure du bon Samaritain. Par cette parabole, le Christ veut montrer à ses auditeurs qui est le prochain cité dans le plus grand commandement de la Loi divine: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même» (Lc 10,27). Un docteur de la Loi demandait que faire pour avoir part à la vie éternelle: il trouva dans ces paroles la réponse décisive. Il savait que l'amour de Dieu et du prochain est le premier et le plus grand des commandements. Malgré cela, il demande: «Et qui donc est mon prochain? » (Lc 10,29).

 

Le fait que Jésus propose un Samaritain en exemple pour répondre à cette question est significatif. En effet, les Samaritains n'étaient pas particulièrement estimés par les Juifs. De plus, le Christ compare la conduite de cet homme à celle d'un prêtre et d'un lévite qui virent l'homme blessé par les brigands gisant à demi mort sur la route, et qui passèrent leur chemin sans lui porter secours. Au contraire le Samaritain, qui vit l'homme souffrant, «fut saisi de pitié» (Lc 10,33); sa compassion l'entraîna à toute une série d'actions. D'abord il pansa les plaies, puis il porta le blessé dans une auberge pour le soigner; et, avant de partir, il donna à l'aubergiste l'argent nécessaire pour s'occuper de lui (cf. Lc 10,34-35). L'exemple est éloquent. Le docteur de la Loi reçoit une réponse claire à sa question: qui est mon prochain? Le prochain, c'est tout être humain, sans exception. Il est inutile de demander sa nationalité, son appartenance sociale ou religieuse. S'il est dans le besoin, il faut lui venir en aide. C'est ce que demande la première et la plus grande Loi divine, la loi de l'amour de Dieu et du prochain.

 

Fidèle à ce commandement du Seigneur, Frédéric Ozanam, a cru en l'amour, l'amour que Dieu a pour tout homme. Il s'est lui-même senti appelé à aimer, donnant l'exemple d'un grand amour de Dieu et des autres. Il allait vers tous ceux qui avaient davantage besoin d'être aimés que les autres, ceux auxquels Dieu Amour ne pouvait être effectivement révélé que par l'amour d'une autre personne. Ozanam a découvert là sa vocation, il y a vu la route sur laquelle le Christ l'appelait. Il a trouvé là son chemin vers la sainteté. Et il l'a parcouru avec détermination.

 

2. «L'amour vient de Dieu». L'amour de l'homme a sa source dans la Loi de Dieu; la première lecture de l'Ancien Testament le montre. Nous y trouvons une description détaillée des actes de l'amour du prochain. C'est comme une préparation biblique à la parabole du bon Samaritain.

 

Ozanam 04La deuxième lecture, tirée de la première Lettre de saint Jean, développe ce que signifie la parole «l'amour vient de Dieu». L'Apôtre écrit à ses disciples: «Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu et ils connaissent Dieu. Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour» (1 Jn 4,7-8). Cette parole de l'Apôtre est vraiment le cœur de la Révélation, le sommet vers lequel nous conduit tout ce qui a été écrit dans les Évangiles et dans les Lettres apostoliques. Saint Jean poursuit: «Voici à quoi se reconnaît l'amour: ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés» (ibid., 10). La rédemption des péchés manifeste l'amour que nous porte le Fils de Dieu fait homme. Alors, l'amour du prochain, l'amour de l'homme, ce n'est plus seulement un commandement. C'est une exigence qui découle de l'expérience vécue de l'amour de Dieu. Voilà pourquoi Jean peut écrire: «Puisque Dieu nous a tant aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres» (1 Jn 4,11).

 

L'enseignement de la Lettre de Jean se prolonge; l'Apôtre écrit: «Dieu, personne ne l'a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour atteint en nous sa perfection. Nous reconnaissons que nous demeurons en lui, et lui en nous, à ce qu'il nous donne part à son Esprit» (1 Jn 4,12-13). L'amour est donc la source de la connaissance. Si, d'un côté, la connaissance est une condition de l'amour, d'un autre côté, l'amour fait grandir la connaissance. Si nous demeurons dans l'amour, nous avons la certitude de l'action de l'Esprit Saint qui nous fait participer à l'amour rédempteur du Fils que le Père a envoyé pour le salut du monde. En connaissant le Christ comme Fils de Dieu, nous demeurons en Lui et, par Lui, nous demeurons en Dieu. Par les mérites du Christ, nous avons cru en l'amour, nous connaissons l'amour que Dieu a pour nous, nous savons que Dieu est amour (cf. 1 Jn 4,16). Cette connaissance par l'amour est en quelque sorte la clé de voûte de toute la vie spirituelle du chrétien. «Qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui» (ibid.).

 

3. Dans le cadre de la Journée mondiale de la Jeunesse, qui a lieu à Paris cette année, je procède aujourd'hui à la béatification de Frédéric Ozanam. Je salue cordialement Monsieur le Cardinal Jean-Marie Lustiger, Archevêque de Paris, ville où se trouve le tombeau du nouveau bienheureux. Je me réjouis aussi de la présence à cet événement d'Évêques de nombreux pays. Je salue avec affection les membres de la Société de Saint-Vincent de Paul venus du monde entier pour la béatification de leur fondateur principal, ainsi que les représentants de la grande famille spirituelle héritière de l'esprit de Monsieur Vincent. Les liens entre vincentiens furent privilégiés dès les origines de la Société puisque c'est une Fille de la Charité, sœur Rosalie Rendu, qui a guidé le jeune Frédéric Ozanam et ses compagnons vers les pauvres du quartier Mouffetard, à Paris. Chers disciples de saint Vincent de Paul, je vous encourage à mettre en commun vos forces, pour que, comme le souhaitait celui qui vous inspire, les pauvres soient toujours mieux aimés et servis et que Jésus Christ soit honoré en leurs personnes !

 

4. Frédéric Ozanam aimait tous les démunis. Dès sa jeunesse, il a pris conscience qu'il ne suffisait pas de parler de la charité et de la mission de l'Église dans le monde: cela devait se traduire par un engagement effectif des chrétiens au service des pauvres. Il rejoignait ainsi l'intuition de Monsieur Vincent: «Aimons Dieu, mes frères, aimons Dieu, mais que ce soit aux dépens de nos bras, que ce soit à la sueur de nos visages» (Saint-Vincent de Paul, XI,40). Pour le manifester concrètement, à l'âge de vingt ans, avec un groupe d'amis, il créa les Conférences de Saint-Vincent de Paul, dont le but était l'aide aux plus pauvres, dans un esprit de service et de partage. Très vite, ces Conférences se répandirent en dehors de France, dans tous les pays d'Europe et du monde. Moi-même, comme étudiant, avant la deuxième guerre mondiale, je faisais partie de l'une d'entre elles.

 

Désormais l'amour des plus misérables, de ceux dont personne ne s'occupe, est au cœur de la vie et des préoccupations de Frédéric Ozanam. Parlant de ces hommes et de ces femmes, il écrit : «Nous devrions tomber à leurs pieds et leur dire avec l'Apôtre : "Tu es Dominus meus". Vous êtes nos maîtres et nous serons vos serviteurs; vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas et, ne sachant pas l'aimer autrement, nous l'aimons en vos personnes» (à Louis Janmot).

 

5. Il observe la situation réelle des pauvres et cherche un engagement de plus en plus efficace pour les aider à grandir en humanité. Il comprend que la charité doit conduire à travailler au redressement des injustices. Charité et justice vont de pair. Il a le courage lucide d'un engagement social et politique de premier plan à une époque agitée de la vie de son pays, car aucune société ne peut accepter la misère comme une fatalité sans que son honneur n'en soit atteint. C'est ainsi qu'on peut voir en lui un précurseur de la doctrine sociale de l'Église, que le Pape Léon XIII développera quelques années plus tard dans l'encyclique Rerum novarum.

 

Face aux pauvretés qui accablent tant d'hommes et de femmes, la charité est un signe prophétique de l'engagement du chrétien à la suite du Christ. J'invite donc les laïcs et particulièrement les jeunes à faire preuve de courage et d'imagination pour travailler à l'édification de sociétés plus fraternelles où les plus démunis seront reconnus dans leur dignité et trouveront les moyens d'une existence respectable. Avec l'humilité et la confiance sans limites dans la Providence, qui caractérisaient Fréderic Ozanam, ayez l'audace du partage des biens matériels et spirituels avec ceux qui sont dans la détresse !

 

6. Le bienheureux Frédéric Ozanam, apôtre de la charité, époux et père de famille exemplaire, grande figure du laïcat catholique du dix-neuvième siècle, a été un universitaire qui a pris une part importante au mouvement des idées de son temps. Étudiant, professeur éminent à Lyon puis à Paris, à la Sorbonne, il vise avant tout la recherche et la communication de la vérité, dans la sérénité et le respect des convictions de ceux qui ne partagent pas les siennes. «Apprenons à défendre nos convictions sans haïr nos adversaires, écrivait-il, à aimer ceux qui pensent autrement que nous, [...] plaignons-nous moins de notre temps et plus de nous-mêmes» (Lettres, 9 avril 1851). Avec le courage du croyant, dénonçant tous les égoïsmes, il participe activement au renouveau de la présence et de l'action de l'Église dans la société de son époque. On connaît aussi son rôle dans l'institution des Conférences de Carême en cette cathédrale Notre-Dame de Paris, dans le but de permettre aux jeunes de recevoir un enseignement religieux renouvelé face aux grandes questions qui interrogent leur foi. Homme de pensée et d'action, Frédéric Ozanam demeure pour les universitaires de notre temps, enseignants et étudiants, un modèle d'engagement courageux capable de faire entendre une parole libre et exigeante dans la recherche de la vérité et la défense de la dignité de toute personne humaine. Qu'il soit aussi pour eux un appel à la sainteté !

 

7. L'Église confirme aujourd'hui le choix de vie chrétienne fait par Ozanam ainsi que le chemin qu'il a emprunté. Elle lui dit: Frédéric, ta route a été vraiment la route de la sainteté. Plus de cent ans ont passé, et voici le moment opportun pour redécouvrir ce chemin. Il faut que tous ces jeunes, presque de ton âge, qui sont rassemblés si nombreux à Paris, venant de tous les pays d'Europe et du monde, reconnaissent que cette route est aussi la leur. Il faut qu'ils comprennent que, s'ils veulent être des chrétiens authentiques, ils doivent prendre ce même chemin. Qu'ils ouvrent mieux les yeux de leur âme aux besoins si nombreux des hommes d'aujourd'hui. Qu'ils comprennent ces besoins comme des défis. Que le Christ les appelle, chacun par son nom, afin que chacun puisse dire: voilà ma route! Dans les choix qu'ils feront, ta sainteté, Frédéric, sera particulièrement confirmée. Et ta joie sera grande. Toi qui vois déjà de tes yeux Celui qui est amour, sois aussi un guide sur tous les chemins que ces jeunes choisiront, en suivant aujourd'hui ton exemple!

 

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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216