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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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au commentaire de

Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 19:02

Marie-Noëlle Thabut lit et commente la 1re lecture du

6e dimanche du temps ordinaire, année B : Lévites 13, 1-2. 45-46.

 


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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 17:08

Marie-Noëlle Thabut lit et commente l'intégrale des lectures

de la Fête de la Dédicace de la Basilique du Latran, année A.

 


 


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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 09:17

Sur KTO, Marie-Noëlle Thabut lit et commente

les textes du 27e dimanche du temps ordinaire, année A

 

 
 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 06:35

Sur Kto : Les quatre textes de la liturgie du dimanche suivant sont lus et expliqués en quatre épisodes par Marie-Noëlle Thabut. Des mots simples et lumineux pour aller au cœur de la Révélation biblique, entrer dans ce que saint Luc appelle « l’intelligence des Écritures ». Chaque jour, vivez avec la Parole de Dieu. Lundi : la première lecture ; mardi : le psaume ; mercredi : la deuxième lecture ; jeudi l’Évangile ; vendredi : les quatre épisodes à la suite.

 

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 16:41
25e dimanche ordinaire A - Intégrale des lectures

Diffusé le 19/09/2014 / Durée 30 mn

Une émission de KTO

 

Marie- Noëlle Thabut lit et commente les lectures du 25e dimanche du temps ordinaire, année A.

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:06

EN MARCHE VERS DIMANCHE

une émission de KTO avec Marie-Noëlle Thabut

 

Sur KTO, les quatre textes de la liturgie du dimanche suivant sont lus et expliqués en quatre épisodes par Marie-Noëlle Thabut.
 
Des mots simples et lumineux pour aller au cœur de la Révélation biblique, entrer dans ce que saint Luc appelle « l’intelligence des Écritures ».
 
Chaque jour (sur KTO), vivez avec la Parole de Dieu. Lundi : la première lecture ; mardi : le psaume ; mercredi : la deuxième lecture ; jeudi l’Évangile ; vendredi : les quatre épisodes à la suite.
  
  
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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 18:50

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Que chacun se sente invité par le Seigneur à méditer l'Evangile

 


EVANGILE – Matthieu 14, 13 – 21

13 Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. 14 En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes. 15 Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : «L’endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter à manger !» 16 Mais Jésus leur dit : «Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger.» 17 Alors ils lui disent : «Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons.» 18 Jésus leur dit : «Apportez-les moi ici.» 19 Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction : il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. 20 Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

 

Commentaire de Marie Noëlle Thabut :

 

Cet épisode de la multiplication des pains suit tout juste l’annonce de l’exécution de Jean-Baptiste sur l’ordre d’Hérode ; Matthieu raconte la mort de Jean-Baptiste et il conclut : «Les disciples de Jean vinrent prendre le cadavre et l’ensevelirent ; puis ils allèrent informer Jésus.» (Mt 14,12). La première réaction de Jésus, qui semble de prudence, a été la retraite : «A cette nouvelle, Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l’écart.» (Mt 14,13). Mais il est bien vite rejoint par les sollicitations de la foule, et là il ne résiste pas, car « il est saisi de pitié» (littéralement «saisi aux entrailles»), nous dit Matthieu.

 

Et le voilà qui commet ce qui nous paraît à la fois une imprudence et une folie. Imprudence politique, d’abord, car la sagesse serait de se faire oublier, sa popularité le perdra. Folie, ensuite, de croire que cinq pains et deux poissons suffiront à nourrir une telle foule. Les disciples, réalistes, font remarquer que cela est bien peu, mais Jésus qui compte aussi bien qu’eux, dit imperturbablement «donnez-leur vous-mêmes à manger».

 

Quand Jésus dit «donnez-leur vous-mêmes à manger», ce n’est certainement pas pour les mettre dans l’embarras : c’est qu’ils en sont capables, mais ils ne le savent pas… ou ils ne le croient pas.

 

Quand saint Matthieu nous rapporte cet épisode, visiblement il se souvient du prophète Elisée : celui-ci était prophète dans le royaume du Nord, huit cents auparavant, mais tout le monde connaissait son histoire. Un jour, en pleine période de famine, un fidèle avait apporté en offrande le début de sa récolte, ce que l’on appelait « l’offrande des prémices ». Cette offrande représentait vingt pains d’orge. Normalement, l’offrande des prémices devait revenir à Elisée, mais celui-ci, vu les circonstances, avait aussitôt décidé d’en faire profiter tout le monde. Or, vingt pains d’orge, c’était beaucoup pour un seul prophète, mais c’était dérisoire pour les affamés qui entouraient Elisée (le texte dit qu’il y avait cent personnes). Et pourtant, Elisée avait aussitôt dit à son serviteur : «Distribue-les aux gens et qu’ils mangent. » Mais le serviteur, lui, avait vite vu que le compte n’y était pas : «Comment pourrais-je en distribuer à cent personnes ?» Alors Elisée avait répondu : «Distribue-les aux gens et qu’ils mangent ! Ainsi parle le SEIGNEUR : On mangera et il y aura des restes.» Et, effectivement, le serviteur avait fait la distribution et le texte notait : «Ils mangèrent et il y eut des restes selon la parole du SEIGNEUR.» (2 R 4,42-44).

 

Ici aussi, Matthieu note la disproportion entre le nombre de convives et la petite quantité de nourriture, la distribution et le ramassage des restes. Après le constat de ce que l’on pourrait appeler leur indigence («Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons.»), Matthieu prend soin de noter : «Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins. » Et pourtant, «Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille».

 

Mais qu’ont-ils donc en commun, Jésus et Elisée ? Quel est leur secret ? Il semble bien que leur secret soit simple : premièrement, tous les deux croient le partage possible, quel que soit le nombre de convives, car tous les deux s’en remettent à Dieu : Elisée en citant la parole du Seigneur «On mangera et il y aura des restes», Jésus en faisant le geste de la bénédiction sur le pain ; car Matthieu note bien qu’il a «béni» les pains : «levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction» ; ce n’est pas un rite magique sur le pain ; c’est reconnaître le pain comme don de Dieu et lui demander de savoir l’utiliser pour le service des affamés.

 

La mention des restes dans les deux récits et la précision que «tous mangèrent à leur faim» chez Matthieu souligne la profusion des dons de Dieu. On pense aussi au don de la manne pendant l’Exode : «Vous vous rassasierez de pain et vous connaîtrez que c’est moi le SEIGNEUR, votre Dieu.» (Ex 16,12).

 

Et deuxième point commun entre Jésus et Elisée, mais c’est un préalable, tous deux sont soucieux de la faim des gens ; en ce qui concerne Elisée, le livre des Rois note bien qu’on était en période de famine, et c’est lui qui a eu l’idée de partager ce qui lui était normalement destiné ; quant à Jésus, Matthieu a commencé son récit en disant : «Jésus partit en barque pour un endroit désert à l’écart.» Cela veut dire pour le moins qu’il désirait un peu de tranquillité : mais il a accepté de se laisser rejoindre, de laisser les gens se rapprocher, de se faire leur prochain… cela l’a conduit à commettre cette imprudence et cette folie dont nous parlions en commençant.

 

C’est à cette imprudence et à cette folie que les disciples de tous les temps sont à leur tour invités : il leur suffit d’avoir assez de foi pour se souvenir que le partage fait des miracles. Et aussi de se réjouir de leur indigence ; elle est le lieu privilégié de l’action de Dieu.

 

Pourquoi ? Parce que quand nous reconnaissons notre impuissance, alors nous appelons Dieu à notre secours, ce qui est bien toujours la première chose à faire ! La première lecture, extraite du livre d’Isaïe, proclamait l’abondance et la gratuité des dons de Dieu. La multiplication des pains par Jésus en est une magnifique illustration.

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:43

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Que chacun se sente invité par le Seigneur à méditer l'Evangile

 


EVANGILE – Matthieu 13, 44 – 52

Jésus disait à la foule ces paraboles : 44 «Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. 45 Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. 46 Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. 47 Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. 48 Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. 49 Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes50 et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. 51 Avez-vous compris tout cela ? – oui, lui répondirent-ils.» 52 Jésus ajouta : «C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien.»

 Commentaire de Marie Noelle Thabut :

Voilà trois ou plutôt quatre histoires bien dans le style de Jésus et des rabbins de son temps 1. Toutes les quatre parlent du Royaume de Dieu : il y a d’abord un laboureur qui trouve dans un champ (qui ne lui appartient pas) un trésor qui l’éblouit ; puis c’est un négociant en perles fines qui tombe sur une perle plus belle que toutes les autres ; et puis encore des pêcheurs qui ont ramené un filet tellement plein de poissons qu’il leur faut passer du temps à trier ce qui est bon pour le garder et ce qui ne vaut rien et qui sera rejeté à la mer. Enfin, un scribe juif devenu chrétien comparé à un propriétaire qui fait du tri dans ses affaires.

 

On peut se demander quel est le lien entre ces quatre paraboles ?

 

Première remarque : dans les versets précédents, nous avions lu la parabole de l’ivraie et Jésus avait terminé par une annonce du jugement : à la fin du monde, les anges feront le tri entre les bons et les méchants ; et nous avions noté que bons et méchants ne sont pas deux catégories distinctes d’hommes mais des comportements. Or ici, Jésus reprend la même annonce du jugement après la troisième parabole : «A la fin du monde, les anges viendront séparer les méchants des justes».

 

C’est certainement une insistance sur la gravité des enjeux qui sont représentés dans ces trois premières paraboles qui sont ainsi enchâssées entre deux annonces du jugement représenté comme un tri.

 

C’est dans la troisième petite histoire, celle du filet plein de poissons que l’image du tri est la plus manifeste. «Le Royaume des cieux est comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.»

 

Mais de quel tri s’agit-il ? Là, ce sont les deux premières paraboles qui nous disent de quoi il s’agit : elles sont très ressemblantes : les deux personnages font une découverte. Pour le premier, c’est totalement inopiné ; la charrue qu’il pousse dans le champ du propriétaire qui l’a embauché bute sur quelque chose qui a été caché là et probablement oublié depuis longtemps : un trésor, quelle aubaine, cela va changer sa vie ! Pour le second, au contraire, c’est au bout de longues recherches qu’il découvre enfin la perle qui supplante toutes les autres.

 

L’évangéliste cherche-t-il à nous faire remarquer la différence de caractère des deux personnages ? Le premier exulte de joie devant sa découverte («Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ»), le second est moins démonstratif, mais lui aussi « il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle».

 

Le point commun entre ces trois histoires, c’est une affaire de choix : entre les bons et les mauvais poissons du filet, il y a un choix à faire ; entre le trésor enfoui dans le champ et ce que le laboureur possédait jusque-là, entre la perle et ce que le négociant possédait jusque-là, c’est aussi une affaire de choix. La leçon est claire : Recevoir la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu exige un choix et mérite que nous sacrifiions tout le reste. Mais grâce à la joie de cette découverte, le dépouillement, le renoncement deviennent possibles !

 

Nous retrouvons là, en définitive, un thème très fort de l’enseignement de Jésus : «Nul ne peut servir deux maîtres» ; ou encore l’image de la porte étroite ou celle de la maison bâtie sur le roc. Et ces choix que nous avons à faire sont d’une extrême gravité. La sévérité de l’image du jugement est là pour nous le rappeler. Cela nous fait penser à la toute première prédication de la vie publique de Jésus : «Convertissez-vous : le Règne des cieux s’est approché.» (Mt 4,17). Et au jeune homme riche de biens matériels et spirituels qui vient lui demander : «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?», Jésus répond : «Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi !» (Mt 19,16…21). On connaît la suite : le jeune homme n’a pas compris le trésor que représentait cet appel de Jésus, il n’a pas, du coup, trouvé la force du renoncement et il s’en est retourné à sa vie ordinaire, tout triste.

 

On voit tout de suite, bien sûr, les exigences que Jésus pose ici pour notre vie de baptisés : à l’entendre, il n’y a pas de demi-mesure. Cela veut dire que tout, désormais, dans nos vies, se juge à la lumière du Royaume de Dieu. «Réintroduire dans nos pensées, nos jugements, nos comportements, une référence au Royaume de Dieu qui vient, disait Mgr Coffy, est aujourd’hui une tâche essentielle de l’Eglise.»

 

Reste la quatrième parabole : elle est précédée d’un court dialogue entre Jésus et ses disciples : «Avez-vous compris tout cela ?», leur demande-t-il et eux répondent Oui. Alors Jésus reprend : «C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien.»

 

Les scribes étaient familiers des Ecritures, c’est-à-dire de l’Ancien Testament, pétri de la foi et de l’espérance de leur peuple. Mais Jésus savait quel effort ils auraient à faire pour accueillir la nouveauté qu’il apportait par rapport à leurs idées préconçues et pour se mettre au diapason de Dieu ; il les met en garde d’une certaine manière : pour accueillir le Royaume, vous aurez vous aussi des renoncements à opérer. Vous allez devenir propriétaires d’un trésor fait de neuf et d’ancien. 2 Il vous faudra savoir garder tous les acquis de l’Ancien Testament, tout son trésor de découverte du mystère de Dieu et, en même temps, vous préparer à accueillir la nouveauté révélée par Jésus-Christ.

 

—————————

 

Notes

1 – Tout ce passage est propre à Matthieu

 

2 – Sur le rapport entre Ancien et Nouveau Testament, et notre trésor fait à la fois d’Ancien et de Nouveau, relire Mt 5,17 : «N’allez pas croire que je sois venu abroger la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abroger mais accomplir.» Nous savons combien les mystères révélés par Jésus s’enracinent dans la révélation de la première Alliance ; nous savons aussi que celle-ci trouve tout son sens et son accomplissement en Jésus-Christ. Connaître l’Une et l’Autre, inséparablement, voilà le grand, l’unique trésor.

 

Complément

La vie de Paul est une illustration de ces quatre paraboles ; il suffit de relire les confidences qu’il fait aux Philippiens : après avoir énuméré ses titres de fierté en tant que Juif et Pharisien, il ajoute : «Toutes ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai considérées comme une perte à cause du Christ. Mais oui, je considère que tout est perte en regard de ce bien suprême qu’est la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur.» (Ph 3,7-8)

 

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:05

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Que chacun se sente invité par le Seigneur à méditer l'Evangile


EVANGILE – Matthieu 13,1-23

1 Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac. 2 Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. 3 Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : «Voici que le semeur est sorti pour semer. 4 Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. 5 D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. 6 Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. 7 D’autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. 8 D’autres sont tombés sur la bonne terre et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. 9 Celui qui a des oreilles, qu’il entende.» 10 Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : «Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?» 11 Il leur répondit : «A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux, ce n’est pas donné. 12 Celui qui a recevra encore et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. 13 Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, qu’ils écoutent sans écouter et sans comprendre. 14 Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. 15 Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouchés les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n’entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu’ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris ! 16 Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent ! 17 Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. 18 Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. 19 Quand l’homme entend la parole du Royaume sans la comprendre le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : cet homme, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. 20 Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est l’homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie, 21 mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. 22 Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est l’homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. 23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.»


semeur

Commentaire de Marie Noelle Thabut :

La «parabole» est un genre littéraire de la tradition juive qui ressemble à ce que nous appelons une «fable» : son but est pédagogique ; il s’agit d’amener l’auditeur à changer de point de vue.1

 

Pourquoi donc Jésus parle-t-il en paraboles ? Les disciples ne manquent pas de lui poser la question. La réponse de Jésus tient en trois points : premièrement une distinction entre les disciples et les autres interlocuteurs de Jésus, deuxièmement un constat (les autres écoutent sans comprendre) et enfin, troisièmement, ce qui ressemble à un dicton «Celui qui a recevra encore… mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a.»2

 

Je reprends ces trois points : premièrement la distinction entre les disciples et certains autres interlocuteurs de Jésus : « A vous, il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux, ce n’est pas donné. » Pour éclairer cette distinction, il faut remettre l’enseignement de Jésus dans son contexte : dans l’évangile de Matthieu, comme dans celui de Marc, cet enseignement en paraboles suit immédiatement le récit des polémiques avec les Pharisiens et avec ceux qui, comme eux, refuseront de reconnaître en Jésus le Messie de Dieu.

 

Deuxièmement, Jésus fait un constat : «Ils (ses opposants) regardent sans regarder, ils écoutent sans écouter et sans comprendre.» Et il leur applique une phrase que le prophète Isaïe, des siècles plus tôt, disait de ses propres contemporains : «Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que (de sorte que) leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n’entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu’ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris ! » (Isaïe 6,9–10) 3. Ici, le mot «pour» ne veut pas dire un but mais seulement une conséquence (de sorte que) ; «ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, et du coup, leurs yeux ne voient pas, et leurs oreilles n’entendent pas». De nombreuses fois, Jésus a pu faire ce constat : plus les auditeurs s’enferment dans leurs propres certitudes, plus ils deviennent imperméables à la Parole de Dieu. Et c’est pour cela qu’il leur parle en paraboles : c’est une pédagogie pour essayer de toucher ces cœurs endurcis.

 

Troisièmement, cette phrase qui ressemble à un dicton : «Celui qui a recevra encore et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a.» C’est dire l’importance des dispositions du cœur pour comprendre les enseignements de Jésus. Voilà une formulation particulièrement abrupte du thème des deux voies, classique dans l’Ancien Testament. Je vous rappelle ce thème des deux voies : on peut comparer l’existence humaine à un chemin qui débouche sur une grande route perpendiculaire : quelle direction prendre ? A gauche ? Ou à droite ? Si nous prenons la bonne direction (la bonne «voie»), chaque pas que nous faisons dans ce sens nous rapproche du but : «Donne au sage, et il deviendra plus sage, Instruis le juste, et il augmentera son acquis.» (Pr 9,9). Si, par malheur, nous choisissons la mauvaise direction, chaque pas fait dans ce sens nous éloigne du but.

 

Le choix est clair : ou bien écouter, entendre, ouvrir ses oreilles pour laisser la Parole nous instruire et nous transformer peu à peu ; ou refuser d’entendre au risque de devenir de plus en plus durs d’oreille : «Le cœur de ce peuple s’est épaissi, ils sont devenus durs d’oreille.» Alors que le seul désir de Dieu était de les guérir : «Et moi, je les aurais guéris.»

 

La parabole du semeur, ainsi que l’explication que Jésus en donne, apparaît alors plus clairement comme une illustration des obstacles que rencontre la prédication évangélique. Jésus est la parole de Dieu venue habiter parmi les hommes (Jn 1,14) ; il ne dit que la Parole du Père : «Cette parole que vous entendez, elle n’est pas de moi mais du Père qui m’a envoyé.» (Jn 14,24). Mais sa parole trouve difficilement le terrain favorable dans lequel elle va pouvoir germer ; il y a d’abord les difficultés inhérentes à tout chemin de conversion (les exigences du Royaume sont sans cesse étouffées par les soucis du monde (cf Mt 6,25-34) ; mais il y a aussi, plus profondément les difficultés pour les contemporains de Jésus de lui faire confiance au point de le reconnaître comme le Messie : les disciples eux-mêmes ont achoppé sur cet enseignement ; Saint Jean nous a rapporté leurs réactions au discours sur le pain de vie : «Après l’avoir entendu, beaucoup de ses disciples commencèrent à dire : cette parole est rude ! Qui peut l’écouter ?… Dès lors, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de faire route avec lui. Alors Jésus dit aux Douze : Et vous, ne voulez-vous pas partir ? Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle.» (Jn 6,60…68).

 

Je reviens à la parabole du semeur ; Jésus annonce qu’il y aura une récolte, (de cent, soixante ou trente pour un), et c’est certain, mais à quel prix ! Le règne de Dieu, il faut bien l’admettre, ne s’établira qu’au travers de nombreux échecs ; car entrer dans l’intelligence du Royaume ne peut être que l’effet d’un don de Dieu : « A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux… Heureux vos yeux parce qu’ils voient, et vos oreilles parce qu’elles entendent !… Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est l’homme qui entend la Parole et la comprend. » Cela suppose un cœur disponible, capable de recevoir de Dieu la lumière qui vient de Lui seul : cette disponibilité elle aussi doit être reçue comme un cadeau. Les Pharisiens et la foule n’y étaient pas encore prêts.

 

Notes

1- Une parabole n’est pas une allégorie : chaque détail du conte ne prétend pas avoir une signification précise, c’est de l’ensemble de la comparaison que l’auditeur doit dégager une leçon bien concrète.

2- Jésus répétera cette formule dans la parabole des talents (Mt 25, 29).

3- Paul faisait le même constat à Rome face à certains de ses interlocuteurs juifs qui refusaient sa prédication : il cite, lui aussi, la phrase d’Isaïe (Ac 28, 26-27). Jean, dans son évangile, fait la même analyse (Jn 12, 40).

 

Compléments

- A propos du verset 15 : «Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que (de sorte que) leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n’entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu’ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris !» (Isaïe 6,9–10). J’ai choisi de comprendre «pour» dans le sens de «de sorte que». Mais n’y a-t-il pas des cas où l’on choisit sciemment de ne pas voir et de ne pas entendre pour ne pas courir le risque de se convertir ?

 

- Jésus pensait-il à Ezéchiel lorsqu’il disait : «Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est l’homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit.» (verset 22) ? Voici comment le SEIGNEUR prévenait son prophète des difficultés qui l’attendaient dans l’annonce de la Parole : «Ecoute, fils d’homme ! Les gens de ton peuple, ceux qui bavardent sur toi le long des murs et aux portes des maisons –parlant les uns avec les autres, chacun avec son frère– ils disent : Venez écouter quelle parole vient de la part du SEIGNEUR. Ils viendront à toi comme au rassemblement du peuple ; ils s’assiéront devant toi, eux, mon peuple ; ils écouteront tes paroles mais ne les mettront pas en pratique car leur bouche est pleine des passions qu’ils veulent assouvir : leur cœur suit leur profit. Au fond, tu es pour eux comme un chant passionné, d’une belle sonorité avec un bon accompagnement. Ils écouteront tes paroles mais personne ne les met en pratique.» (Ez 33,30-32).

 

- On est frappé par les échecs répétés du semeur. S’agit-il de Jésus qui est «sorti» au sens de «s’est incarné» ? Oui, certainement : une fois encore, ses contemporains sont affrontés au mystère de l’échec partiel du Messie : et c’est ce qui fera la différence entre ceux qui accepteront d’entrer dans le mystère et ceux qui rejetteront le mystère du dessein de Dieu et donc Jésus lui-même.

 

 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 18:36

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Que chacun se sente invité à méditer la Parole de Dieu

 


EVANGILE - Jean 6,51-58

Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule : 51 «Moi, Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie.»52 Les Juifs discutaient entre eux : «Comment cet homme-là peut-il donner sa chair à manger ?»53 Jésus leur dit alors : «Amen Amen, je vous le dis :si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.54 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ;et moi, je le ressusciterai au dernier jour.55 En effet, ma chair est la vraie nourriture et mon sang est la vraie boisson.56 Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.57 De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.58 Tel est le pain qui descend du ciel :il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

 

Commentaire de Marie Noelle Thabut :

A la suite de ce discours, des quantités de gens ont cessé de suivre Jésus : ce qu'il disait était inacceptable ; alors il s'est retourné vers les Douze et il leur a demandé : Et vous, ne voulez-vous pas partir ?» C'est là que Pierre a répondu « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle». 

 

Voilà le paradoxe de la foi : ces paroles sont humainement incompréhensibles et pourtant elles nous font vivre. Il nous faut suivre le chemin de Pierre : vivre de ces paroles, les laisser nous nourrir et nous pénétrer, sans prétendre les expliquer. Il y a là déjà une grande leçon : ce n'est pas dans les livres qu'il faut chercher l'explication de l'Eucharistie ; mieux vaut y participer, laisser le Christ nous entraîner dans son mystère de vie.

 

Le mot qui revient le plus souvent dans ce texte, c'est la vie : «Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie.» La lettre aux Hébreux le dit bien : «En entrant dans le monde, le Christ dit : Voici je suis venu faire ta volonté» et la volonté de Dieu, on le sait, c'est que le monde ait la vie. Une vie qui est cadeau : «le pain que je donnerai» ; tout est cadeau : Isaïe l'avait déjà annoncé «O vous qui êtes assoiffés, venez vers les eaux, même celui qui n'a pas d'argent, venez ! Demandez du grain et mangez ; venez et buvez - sans argent, sans paiement - du vin et du lait. A quoi bon dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, votre labeur pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez donc, écoutez-moi, et mangez ce qui est bon ; que vous trouviez votre jouissance dans des mets savoureux : tendez l'oreille, venez vers moi, écoutez et vous vivrez.» (Is 55,1-3).

 

Et ce qui nous fait vivre, c'est le don du Christ, ce que nous appelons son sacrifice ; mais il ne faut pas nous méprendre sur le sens du mot «sacrifice». Tout au long de l'histoire biblique, on a assisté à une transformation, une véritable conversion de la notion de sacrifice ; on peut déceler plusieurs étapes dans cette pédagogie qui a pris des siècles.

 

Au début de l'histoire biblique, le peuple hébreu pratiquait, comme beaucoup d'autres peuples, des sacrifices sanglants, d'humains et d'animaux. Spontanément, pour s'approcher de Dieu, pour entrer en communion avec Lui (c'est le sens du mot «sacrifier» - «sacrum facere»- faire du sacré), on croyait devoir tuer. Au fond pour entrer dans le monde du Dieu de la vie, on lui rendait ce qui lui appartient, la vie, donc on tuait. 

 

La première étape de la pédagogie biblique a été l'interdiction formelle des sacrifices humains ; et ce dès la première rencontre entre Dieu et le peuple qu'il s'est choisi ; puisque c'est à Abraham que cette interdiction a été faite «Ne lève pas la main sur l'enfant» (Gn 22). Et depuis Abraham, cette interdiction ne s'est jamais démentie ; chaque fois qu'il l'a fallu, les prophètes l'ont rappelée en disant que les sacrifices humains sont une abomination aux yeux de Dieu. Et déjà, dès le temps d'Abraham, la Bible ouvre des horizons nouveaux (avec le sacrifice de Melchisédek) en présentant comme un modèle de sacrifice au Dieu très-haut une simple offrande de pain et de vin (Gn 14). 

 

On a pourtant continué quand même à pratiquer des sacrifices sanglants pendant encore des siècles. Dieu use de patience envers nous ; comme dit Pierre, «Pour lui, mille ans sont comme un jour»...

 

La deuxième étape, c'est Moïse qui l'a fait franchir à son peuple : il a gardé les rites ancestraux, les sacrifices d'animaux, mais il leur a donné un sens nouveau. Désormais, ce qui comptait, c'était l'alliance avec le Dieu libérateur.

 

Puis est venue toute la pédagogie des prophètes : pour eux, l'important, bien plus que l'offrande elle-même, c'est le cœur de celui qui offre, un cœur qui aime. Et ils n'ont pas de mots trop sévères pour ceux qui maltraitent leurs frères et se présentent devant Dieu, les mains chargées d'offrandes. «Vos mains sont pleines de sang » dit Isaïe (sous-entendu «le sang des animaux sacrifiés ne cache pas aux yeux de Dieu le sang de vos frères maltraités») (Is 1,15). Et Osée a cette phrase superbe que Jésus lui-même a rappelée «C'est la miséricorde que je veux et non les sacrifices» (Os 6,6). Michée résume magnifiquement cette leçon : «On t'a fait savoir, ô homme, ce qui est bien, ce que le SEIGNEUR réclame de toi. Rien d'autre que de respecter le droit et la justice et de marcher humblement avec ton Dieu» (Mi 6,8).

 

L'étape finale de cette pédagogie, ce sont les fameux chants du Serviteur du deuxième Isaïe : à travers ces quatre textes, on découvre ce qu'est le véritable sacrifice que Dieu attend de nous ; sacrifier (faire du sacré), entrer en communion avec le Dieu de la vie, ce n'est pas tuer ; c'est faire vivre les autres, c'est-à-dire mettre nos vies au service de nos frères. Le Nouveau Testament présente souvent Jésus comme ce Serviteur annoncé par Isaïe ; sa vie est tout entière donnée pour les hommes. Elle est le sacrifice parfait tel que la Bible a essayé de l'inculquer à l'humanité. «Le pain que je donnerai ; c'est ma chair1 donnée pour que le monde ait la vie». Et désormais, dans la vie donnée du Christ, nous accueillons la vie même de Dieu : «De même que le Père qui est vivant m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi». 

 

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Note 

1 - Le mot «chair» ici, dans la bouche de Jésus est équivalent de vie : nous pouvons donc lire «ma vie donnée pour que le monde ait la vie». Et nous comprenons bien que Jésus fait allusion à sa Passion et à ce mystère.

 

Complément à propos des sacrifices

La dernière conversion qui nous reste à faire, c'est de ne plus chercher à «faire» du sacré, mais à accueillir la Vie que Dieu nous donne.

 

 

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Q.C.M.

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Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216