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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:29

Le petit nouveau dans la série "Guides Célébrer" s'intitule :

le ministère liturgique des diacres, guide pastoral.

1126.jpg

 

 

L'ouvrage est disponible à la librairie Siloé,

place des Comtes du Maine, au Mans

 

4ème de couverture :

En 1986 et en 1992, deux fascicules sur "le rôle des diacres dans l'action liturgique" ont été publiés sous la responsabilité de la Commission épiscopale de liturgie et de pastorale sacramentelle. Plus de vingt ans après, le nombre des diacres a beaucoup augmenté en France, le contexte de leur ministère a également évolué ; aussi il a paru utile de publier un nouveau document sur le ministère liturgique des diacres.

 

Sa visée, comme tous les ouvrages de la collection des "Guides Célébrer", est d'abord pratique : il veux offrir aux diacres un ensemble de repères sur le sens des rites, les manières de les accomplir, les attitudes et postures corporelles à prendre pour bien assurer leur service liturgique Il a cependant paru utile d'ouvrir l'ouvrage par une partie plus théologique, qui situe la signification ecclésial et spirituelle du service diaconal dans la liturgie. La deuxième partie concerne l'office du diacre dans l'eucharistie, la troisième aborde les autres célébrations (baptêmes, mariages, funérailles) mais aussi la communion aux malades ou les bénédictions.

 

Outil de formation pour les diacres, ce guide pourra aussi être utile aux prêtres et aux autres acteurs de la liturgie".

 

Un outil qui sera utile pour nous aider les uns les autres pour bien comprendre la place du diacre dans nos célébrations et dans la vie de notre communauté paroissiale et de doyenné.

 

Au sommaire de l'ouvrage : 

Signification du service diaconal dans la liturgie :

1. le ministère liturgique des diacres dans sa relation au Christ serviteur et au ministère de l'évêque et des prêtres

2. le service liturgique des diacres

3. le diacre et la présidence : un signe de la diversité des ministères

4. l'accueil dans le minisètre diaconal

5. une manière d'être : les attitudes, le corps, la voix, le vêtement,...

6. le ministère du diacre dans les traditions liturgiques des Eglises orientales

 

Fonctions du diacre dans l'Eucharistie

1. l'accueil dans l'assemblée dominicale

2. la procession d'entrée

3. la proclamation de l'Evangile

4. l'homélie comme acte liturgique

5. la prière universelle : diacre et laïcs

6. procession des offrandes et présentation des dons

7. présentation du calice à la doxologie finale de la prière eucharistique

8. la communion

9. l'eucharistie en dehors de la messe

10. l'eucharistie présidée par l'évêque

 

Fonctions du diacre dans les autres célébrations

1. le baptême

2. le mariage

3. les funérailles

4. bénédictions et sacramentaux

5. les célébrations pascales

6. la liturgie des Heures


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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 19:35
Le diaconat à l'ordre du jour de l'assemblée des évêques
Diffusé le 06/11/2012 / Durée 3 mn
 
Les évêques de France en Assemblée plénière à Lourdes ont travaillé sur diverses questions concernant le diaconat permanent: l'interpellation, la formation, les missions confiées.
 
"Ni un super-laïc, ni un sous-prêtre", le diacre manifeste la Charité du Christ par sa présence et sa mission, signe dans la liturgie et au service de la Parole. Par l'ordination qu'il reçoit, il devient ce qu'on appelle un ministre ordonné, collaborateur de l'évêque.
 
Restauré par le Concile Vatican II, le diaconat permanent croient en France, surtout depuis les années 90.
 
La Commissions Episcopale pour les Ministres Ordonnés et les Laïcs en Mission Ecclésiale a souhaité faire un point d'étape, comme l'expliquent Mgr Jean-Luc Bouilleret et Mgr François Blondel.

 

 


Les évêques font le point sur le diaconat en France

 

A l'Assemblée plénière des évêques de France (Lourdes, 3-8 novembre 2012), Mgr Jean-Luc Bouilleret, évêque d'Amiens, Président de la CEMOLEME, et Mgr François Blondel, évêque de Viviers, membre chargé du diaconat au sein de cette commission, ont présenté les diacrespermanents en France aujourd'hui. Une centaine d'ordinationsa lieu chaque année.

 

En France, on compte 2.408 diacrespermanents (Guide l'Eglise 2012). En 2011, 84 ordinationsont été recensées (chiffre provisoire). Pour Mgr Jean-Luc Bouilleret, évêque d'Amiens, Président de la CEMOLEME (Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale), le diaconat permanent est «un fruit du concileVatican II». Il n'avait pas fait l'objet d'une enquête depuis 1995/1996.

 

Portrait-robot du diacre permanent

Les chiffres pour 2008 donnés par le Comité National du Diaconat montrent que le diacrepermanent est un homme marié (89,3%), actif (51,1%), engagé dans une mission de type «caritatif ou humanitaire» (2 diacressur 5). L'âge moyen à l'ordinationest de 50 ans, celui des diacresayant un ministèrede 61 ans.

 

«Ni sous-prêtre, ni super laïc»

Présents dans tous les diocèseset dans tous les milieux professionnels. «Au départ, il y a une interpellation par un responsable d'Eglise, donc une initiative, toujours en présence de leur épouse s'ils sont mariés, explique Mgr Blondel. S'ils acceptent, commence un temps de discernement puis une étape de formation puis appelés solennellement au cours d'une célébration liturgique comme candidat au ministèrepar l'évêque du lieu». Alors que l'évêque et le prêtresont chargés d'animer la communauté, le diacre permanent incarne le service de l'Eglise dans la société. Mgr Bouilleret a tenu à rappeler que la lettre de mission du diacrepermanent stipule que la vie familiale est première. Dès lors, il n'est pas question de rivalité entre prêtreset diacrespermanents. «Les tâches liturgiques ne prennent pas l'ensemble de leur ministère» assure le Président de la CEMOLEME qui souligne ici une évolution positive.

 

La formation, point d'attention pour l'avenir

Aujourd'hui, chaque évêque est libre quant à la formation de ses diacrespermanents. Mgr Blondel a témoigné que les adultes quinquagénaires avaient besoin d'une formation différente de celle des jeunes séminaristes. La commission pourrait définir prochainement des axes pour la France.

 

 
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 17:00

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Monseigneur Yves Le Saux, Evêque du Mans :

 

En ce début du mois de mai, j’éprouve le besoin de vous inviter à prier ou plus exactement que nous présentions ensemble diverses intentions au Seigneur.

 

Prions particulièrement pour notre pays, la France, en cette période d’élection présidentielle et législative. C’est une ancienne tradition que l’Église prie pour ceux qui gouvernent le monde. Demandons à Dieu que tous soient au service du bien commun et de la dignité de la personne humaine. Que nous soit accordé de vivre dans la justice et la paix. Faisons-le en nous rappelant ce que dit le Concile : «La communauté des chrétiens se reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire.» (GS, n°1)

 

Prions pour et avec le service de la Pastorale des personnes handicapées qui organise leur journée de rencontre le 8 mai. La présence de nos frères et sœurs dont la vie est marquée par un handicap nous est précieuse. En réalité, nous sommes tous plus ou moins handicapés. Mais, pour certains, cela se voit plus. Leur témoignage nous est absolument nécessaire. Mais ils ont aussi besoin de notre aide pour que leur place soit mieux reconnue dans notre société.

 

Prions pour notre frère Dominique Pierre, qui sera ordonné diacre permanent le 20 mai. C’est une joie pour le diocèse de l’accueillir. Le diaconat constitue le premier degré du sacrement de l’ordre. Le diacre est configuré au Christ serviteur. Il est la présence sacramentelle du Christ serviteur. Pour comprendre le diaconat, il ne faut pas partir de ce que fait le diacre. Il faut considérer ce qu’il est, figure du Christ serviteur au milieu de nous. Autrement dit, ce n’est pas quelqu’un qui se doit d’être plus serviable que les autres. Il n’est pas du personnel de remplacement quand on en a besoin. Il manifeste dans l’Église et dans le monde la figure du Christ serviteur en étant serviteur de la Parole, serviteur de la charité, serviteur de la liturgie.

 

Prions aussi pour les adultes qui vont recevoir le sacrement de la confirmation à la veille de la Pentecôte. Cette année, ils seront 60. Vous le savez, la confirmation est l’un des sacrements de l’initiation chrétienne, avec le baptême et l’eucharistie. La confirmation est l’effusion plénière de l’Esprit Saint, comme celle qui fut accordée aux apôtres le jour de la Pentecôte. La confirmation nous enracine plus profondément dans la filiation divine, elle nous unit plus profondément au Christ et à l’Église. Elle accorde une force spéciale pour être témoins du Christ. Elle est le sacrement de la croissance chrétienne, de la maturité spirituelle.

 

Prions pour que tous, selon nos vocations et nos situations propres, nous devenions des témoins de plus en plus authentiques de la Bonne Nouvelle.

 

Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 20:40

Jean-Claude Peteytas, diacre du diocèse de Périgueux et Sarlat, associé à la Congrégation de la Mission, livre une méditation dans la revue Diaconat Aujourd'hui, numéro 154 d'octobre 2011dpv-001.jpg

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 06:52

yves-le-saux.jpgHOMELIE ORDINATION

PASCAL VALLY

St Liboire, le 3 juillet 2011

 

 

 

 

         En ce jour, c’est une grande joie pour nous tous d’entourer Pascal qui va être ordonné diacre permanent dans quelques instants, sans oublier Sylvie, son épouse.

 

         Permettez-moi de rappeler en quelques mots ce qu’est le diaconat. Tout d’abord, vous le savez, le diaconat permanent a été restauré par le Concile Vatican II, reprenant en cela une tradition ancienne des premiers siècles. Cela avait déjà été le souhait du Concile de Trente. Ce choix des Pères du Concile est un don de Dieu pour l’Eglise. Même s’il faudra encore plusieurs décennies pour prendre toute la mesure de ce don. Le diaconat, comme degré propre et permanent conféré à des hommes célibataires ou mariés, est un don de l’Esprit Saint pour l’Eglise. C’est un enrichissement nécessaire à la vie et la mission de l’Eglise. Je vous rappelle au passage que ceux qui reçoivent le diaconat en vue du presbytérat reçoivent le même degré du sacrement de l’ordre.

 

         Le diaconat constitue le premier degré du sacrement de l’ordre qui marque ontologiquement celui qui le reçoit. Ce n’est pas une institution. On ne fait pas le diacre, on est diacre. Le diacre est configuré au Christ serviteur, il est la présence sacramentelle du Christ serviteur. Pour comprendre le diaconat, il ne faut pas partir de ce que fait le diacre. Il peut faire bien des choses, très diverses selon les charismes personnels, les besoins de la mission, les étapes de la vie. Il faut partir de ce qu’il est : présence sacramentelle du Christ serviteur. Autrement dit, ce n’est pas quelqu’un qui serait plus serviable que les autres ou plus généreux, ou plus disponible. Quand on se situe uniquement dans le faire, on se place dans des questions d’organisation du religieux. L’Eglise n’est pas un système du religieux. Elle est mystère d’amour voulue par Dieu pour le Salut du monde. Il faut donc accepter la catégorie du mystère et aller au cœur même de ce qu’est l’Eglise. Le Concile insiste beaucoup sur « l’Eglise comme sacrement du Salut, signe et moyen de l’union intime avec Dieu et l’unité de tout le genre humain. » (LG 1)

 

         Le diacre n’est ni un super laïc, ni un sous-prêtre. C’est un diacre. Il manifeste au milieu de nous et du monde la figure du Christ serviteur. Il sert la communauté par la diaconie de la liturgie, de la parole et de la charité. Tous, nous sommes des serviteurs, quelques soient les fonctions, les charges et les responsabilités qui nous sont confiées. Quelque soit le ministère qui est le nôtre, nous ne sommes que des serviteurs. Par leur présence au milieu de nous, les diacres nous rappellent que nous devons être des serviteurs.

 

         Serviteur de la Parole de Dieu. Pour cela, Pascal, je t’invite à vivre dans la familiarité avec la Parole de Dieu. Il ne suffit pas de connaître l’aspect linguistique ou exégétique, ce qui est cependant nécessaire. Il faut que la Parole entre dans ton cœur, pénètre le fond de tes pensées et de tes sentiments, pour que tu sois traversé par la pensée du Christ. Et, en même temps, il te faut la proclamer aux autres.

 

         Serviteur de la charité. Tu es invité à manifester la sollicitude du Christ serviteur à l’égard de tous, mais en particulier des pauvres. Les diacres s’identifient de façon toute spéciale avec la charité. Les pauvres constituent une de leur préoccupation quotidienne et l’objet de leur sollicitude infatigable. On ne comprendrait pas un diacre qui ne s’engagerait pas personnellement dans la solidarité envers les pauvres. Pascal, tu le sais, il y a de multiples formes de pauvreté.

 

         Serviteur de la liturgie. Tu dois servir la liturgie pour éduquer l’assemblée à la véritable nature de la liturgie, en particulier l’Eucharistie. La liturgie est le lieu privilégié où Dieu parle aujourd’hui à son peuple. La liturgie n’est pas le lieu où nous exprimons nos opinions, encore moins celui où nous nous célébrons nous-mêmes. C’est l’endroit où nous rencontrons le Seigneur, où nous recevons sa vie. La liturgie ne nous appartient pas. Elle est le bien commun de toute l’Eglise. Comme diacre, tu es à son service.

 

         Le diaconat que tu reçois aujourd’hui atteint aussi ton épouse Sylvie. Sylvie, il est clair que c’est Pascal qui est ordonné, et lui seul. Cependant, Dieu te visite aussi aujourd’hui. Pas seulement, parce qu’il a fallu que tu donnes ton accord pour que Pascal soit ordonné. Mais, dans la grâce du sacrement du mariage, c’est aussi toi qui es conduite à suivre le Seigneur de manière nouvelle. Avec les années, il vous faudra accueillir ensemble comment le diaconat de Pascal colore le sacrement du mariage.

 

         Pour entrer dans le diaconat, il faut contempler le Christ serviteur. « Le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mt  20, 28) Le service de Jésus atteint sa plénitude par la mort sur la croix, c'est-à-dire par le don total de soi, dans l’humilité et l’amour. « Moi, le Seigneur et le Maître, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » (Lc 22, 27)

 

         Les textes de la liturgie de ce dimanche sont particulièrement adaptés à la circonstance. Je m’autorise à penser qu’ils te sont donnés comme chemin particulier pour vivre ton diaconat, et aussi à toi, Sylvie. En particulier l’évangile. Le livre de Zacharie qui nous annonce la venue du roi victorieux, humble, monté sur un âne, se réalise en Jésus qui vient à nous, doux et humble de cœur. Jésus se réjouit de ce que Dieu se révèle aux tout-petits. L’Evangile est annoncé aux pauvres. Il faut être pauvre et petit pour découvrir Jésus, et entrer dans la relation au Père. Seuls les pauvres et les petits sont capables d’accueillir l’Evangile. Un jour, il nous faut nous reconnaître petit. Il nous faut nous laisser appauvrir, laisser Dieu nous faire petit, pour être capable d’annoncer l’Evangile. En Jésus, Dieu lui-même s’est fait petit enfant, fragile dans la crèche, vulnérable sur la croix, infiniment humble dans l’Eucharistie. Jésus nous invite à venir à lui. « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau. Prenez sur vous mon joug. Devenez mes disciples car je suis doux et humble de cœur. Vous trouverez le repos. » (Mt 11, 29) Devenir ses disciples. Se mettre à son école pour apprendre de lui la douceur et l’humilité du cœur. Quand la Bible parle du cœur, elle parle de ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, ce qui motive son action, ses décisions. Le cœur est pour la Bible le lieu de l’intelligence et de l’amour, le lieu de la volonté, le lieu des décisions. Ce qui habite le plus profond du cœur du Christ, qui motive son action, c’est douceur et humilité. 

 

La douceur est le contraire de la violence. Nous sommes dans un monde violent. La violence des guerres, des injustices, mais aussi des images, des relations, des paroles, parfois même entre nous. Pourtant, heureux les doux. Jésus est le serviteur doux qui n’éteint pas la flamme qui vacille.

 

L’humilité est le contraire de l’orgueil, drame de notre époque. Dans nos vies, l’orgueil est le seul obstacle pour rencontrer Dieu et les autres car il isole. « Que Dieu protège son serviteur de l’orgueil » dit le psaume 19. (Ps 19, 14)

 

Je t’invite à tendre à être au milieu de nous une figure de Jésus doux et humble de cœur. Mais aussi, dans ton travail, pour que mystérieusement, à ton contact, nous goûtions un peu le repos.

 

Tu vas être ordonné diacre pour que toute l’Eglise. N’oublie pas qu’elle est avant tout servante. Que tous, nous soyons renouvelés dans le désir d’être serviteur et seulement serviteur. Le serviteur n’est pas au dessus de son maître, il suffit qu’il soit comme son maître.

 

Yves Le Saux

Evêque du Mans

 

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 08:31

diacre.jpg
L’homélie de Mgr Warin prononcée lors de l’ordination de Michel
Eglise abbatiale Notre-Dame

d'Hastière, le 25 octobre 2009.



Nous nous permettons de reprendre l’entièreté de l’homélie de Monseigneur Warin tant elle est riche en enseignements et éclairages sur le diaconat permanent dans nos régions (Belgique).

 

Aujourd'hui beaucoup de chrétiens et de chrétiennes se sentent plus solidaires, plus partie prenante de la vie ecclésiale. Chacun comprend mieux qu'il a un rôle à jouer pour le bien du corps entier. Il y a beaucoup de laïcs qui se dévouent dans les paroisses, les secteurs pastoraux, les mouvements, les écoles, les prisons, les hôpitaux. Certains fidèles laïcs collaborent au ministère même des prêtres et sont en responsabilité pastorale, à savoir les assistantes paroissiales (j'utilise le féminin, car ce sont surtout des femmes). Et puis, depuis très exactement 40 ans, il y a des diacres permanents. Heureux anniversaire, les diacres, et merci d'être là au nombre des acteurs pastoraux !

Il y a quelque 50 ans d'ici, le prêtre faisait tout ou à peu près tout.  Aujourd'hui l'Eglise est davantage plurielle.  N'est-ce pas un gain ? N'est-ce pas plus juste de faire route en Eglise ainsi ? Je suis d'avis que nous sommes à l'aube d'une magnifique période de la vie de l'Eglise. J'aime le rappeler alors que l'on peut être guetté par une certaine morosité.

L'émergence du laïcat et d'autres acteurs pastoraux que le prêtre, d'autres instrumentistes dans le concert pastoral, constitue aussi un défi.  Il s'agit de faire jouer tout le monde ensemble, de laisser chanter le rossignol qu'il y a en chacun, de permettre à chacun de déployer sa vocation spécifique.  Une exigence de l'heure, n'est-ce pas de travailler à une bonne articulation du rôle de chacun ?

Sans doute un temps de tâtonnements est-il inévitable. Le progrès ne se fait pas toujours de manière linéaire. Le diaconat, réalité encore jeune et évolutive, se cherche encore. Les recherches d'ajustement et les tensions liées à cela sont inévitables. Mais il importe de poser quelques balises, car la confusion des ministères est la misère des ministères.

Qu'est-ce qu'un diacre ? Ami diacre, qui es-tu ? Dans le concert pastoral, quel est ton chant ?

Ordonné, selon les termes du texte du rétablissement formel du diaconat permanent, "non pas en vue du sacerdoce, mais en vue du service" (LG,29), le diacre est un autre que le prêtre, et non un prêtre de deuxième catégorie habilité à toutes les tâches du presbytérat, sauf dire la messe et confesser.

Le diacre n'est pas un suppléant du prêtre. Normalement c'est le prêtre qui préside à la vie des communautés chrétiennes. L'ordination diaconale n'a pas pour but la présidence. Lorsqu'on demande à un diacre de présider habituellement les assemblées dominicales en l'absence de prêtre que sont les ADAP ou de présider à la vie d'une communauté locale, il existe un réel danger de mettre le diaconat dans l'orbite de la prêtrise et de porter atteinte à la spécificité de la vocation diaconale.

Il faut avant tout privilégier, le dimanche, l'Eucharistie et des rassemblements eucharistiques significatifs. Si d'aventure, il convient d'organiser une ADAP et qu'un diacre est présent, c'est à lui bien sûr qu'il revient de la présider en tant que ministre ordonné. Mais penser le diaconat en termes de suppléance des prêtres n'est pas juste. Non sans humour, quelqu'un disait : "Si le manque de prêtres laisse des trous, ce n'est pas au diaconat à les repriser".

Le diacre n'est pas un sous-prêtre. Sa vocation n'est pas d'être un produit de remplacement de moindre qualité, un ersatz, un succédané. Sa vocation est originale. Quelle est l'originalité de la vocation diaconale ?

Le diacre est ordonné en vue du service. Il est le signe sacramentel, c'est-à-dire visible et efficace, du Christ-Serviteur. Certes, il n'a pas le monopole du service ni du cœur. Tous les baptisés sont appelés à servir et incontestablement le service du frère doit animer tout ministère pastoral.  Mais le diacre rappelle à toute l'Eglise qu'elle doit être en tenue de service. Le Christ-Serviteur, qui a lavé les pieds des disciples et a regardé ceux-ci non de haut en bas mais de bas en haut, doit être particulièrement visible et lisible chez les hommes à l'étole en sautoir.

Le service est le maître-mot de la mission diaconale. Diacre vient du mot grec "diakonos", qui veut dire serviteur.  Comme tel le diacre est avant tout le ministre de la charité. En nommant un nouveau diacre, il faut –me semble-t-il– d'abord penser à l'étroite solidarité de l'Eglise avec l'ensemble de la famille humaine, à ceux qui sont loin, à ceux qui ont du mal à s'insérer dans l'Eglise et qui sont au seuil.

Que, dans le chef du diacre, le service de la charité oriente, colore la façon d'exercer les deux autres fonctions, à savoir le service de la liturgie et celui de la parole, ne veut pas dire évidemment qu'il exclurait les deux autres.  Cela veut dire que, quand un diacre exerce la diaconie de la liturgie et celle de la parole, c'est en ministre de la charité qu'il est d'abord qu'il le fait.  Concrètement, quand un diacre prêche, c'est comme diacre qu'il doit prêcher.  Un diacre me disait, un jour : "Je sens que je ne dois pas prêcher exactement comme le fait le prêtre.  Et cela me gêne un peu quand mon curé me donne des directives trop précises concernant l'homélie à faire".  Je le rejoins tout à fait, et j'encourage les diacres à être eux-mêmes dans l'homélie, et dans tout le reste !

Un petit mot encore en réponse à la question : Ami diacre, qui es-tu ? Le diaconat est d'ordre sacramentel, profond; il touche à l'être. Devenir diacre, c'est bien davantage qu'accepter un mandat dans une association, cela vous change un homme. Et aussi un couple. De tout cœur je remercie Fabienne et les épouses de diacres, au début quelque peu bousculées par l'appel du Seigneur reçu par leur époux, et qui non seulement donnent leur consentement, mais épousent chaque jour un peu davantage la route diaconale de leur mari.

Cher Michel, quand vous êtes venu me rencontrer, le 1er octobre à l'Evêché, vous m'avez dit de votre maman de 91 ans : elle sera là !  Vous m'avez parlé de Fabienne, de Julien et de Marie, de Jérôme, mais aussi de vos deux frères décédés dont un accidentellement, de votre filleul qu'un accident a trop tôt arraché à la vie, et de votre sœur à la santé trop fragilisée que pour être présente (NDLR : qui était néanmoins bien présente).

Merci d'être et de devenir toujours plus un être de compassion.   Que le passage d'évangile qui vient d'être proclamé soit une parole qui vous accompagne toujours ! Jésus est allé à Jéricho, qui est le lieu le plus bas où vivent les hommes. A 300 mètres en-dessous du niveau de la mer, il a accueilli le cri d'un mendiant aveugle : "Fils de David, aie pitié de moi !" Beaucoup de gens rabrouaient le pauvre aveugle pour qu'il se taise, pour qu'il cesse de crier.  Cet aveugle était un laissé-pour-compte. Jésus l'a appelé !

Au camping d'Hastière, il y a un millier de personnes en situation précaire.  Merci d'être, à la suite du Seigneur Jésus, à leurs côtés !

Cher Michel, dans un instant, par l'imposition des mains, vous allez être ordonné diacre.  Mais auparavant, à travers un chant, nous allons accueillir l'Esprit de Dieu.  N'oubliez jamais cela : l'engagement de l'homme est précédé du don de Dieu. Au moment où vous vous engagez, il s'engage lui aussi, et lui d'abord. N'oubliez pas de vous appuyer sur lui, sur la grâce qu'il vous fait aujourd'hui et qui ne vous fera jamais défaut.  Alors, ce ne sont pas vos richesses que vous apporterez à vos frères et sœurs, mais les trésors de Dieu. Et au lieu de faire du bien, vous ferez des miracles !

  Pierre Warin

Ordination diaconale de Michel Libert.

Eglise abbatiale Notre-Dame

d'Hastière, le 25 octobre 2009.

 

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 06:29

diacre.jpgBenoît XVI redéfinit le statut du diaconat permanent

(article du journal La Croix)
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2406275&rubId=4078
d'après l'article de Mme Isabelle de Gaulmyn 
 

Un motu proprio publié mardi 15 décembre introduit une distinction nette entre la fonction du diacre et celle du prêtre et de l’évêque, de façon à ne pas assimiler le premier aux deux autres degrés du ministère de l’ordre

 

Benoît XVI précise la qualification théologique du diacre, de façon à mieux la distinguer de celle du prêtre et de l’évêque. Par un motu proprio intitulé Omnium in mentem et diffusé mardi 15 décembre par la Salle de presse du Saint-Siège, mais daté du 26 octobre, le pape modifie l’article du Code de droit canonique (1983) concernant le sacrement de l’Ordre, dissociant la définition du diaconat de celle maintenue pour l’épiscopat et le presbytérat.

 

En effet, jusqu’ici, le canon 1008 du Code disposait que, comme le prêtre et l’évêque, le diacre reçoit, par son ordination, les trois fonctions traditionnelles du ministère ordonné – enseignement, sanctification et gouvernement –, qu’il remplit «en la personne du Christ Chef». Ce ne sera plus le cas pour les diacres, cette triple fonction étant désormais réservée aux prêtres et évêques.

 

Ce changement est-il important ? En réalité, cette petite phrase du Code, qui définissait le diacre comme agissant lui aussi «en la personne du Christ Chef», n’était pas cohérente avec le reste de la doctrine de l’Église, aussi bien du point de vue du droit que de la théologie. Agir «en la personne du Christ Chef» se rapporte en effet à l’exercice d’une responsabilité générale de gouvernement à la tête d’une communauté. Or, Vatican II, en restaurant le diaconat permanent, avait investi ce ministère d’une fonction originale de service : auprès des malades et des pauvres, voire service des finances d’une paroisse ou d’un diocèse.

 

L’objectif n’était donc pas, au moment du Concile, de lui conférer la charge pastorale qui est traditionnellement celle du prêtre. Mais il y a eu une tendance, ensuite, à assimiler jusqu’à un certain point les deux ministères, du prêtre et du diacre, au nom de l’unité du sacrement de l’ordre. La rédaction du canon 1008, en 1983, est typique de cette tendance, non sans poser des problèmes de cohérence dans la mesure où elle pouvait faire du diacre une sorte de «sous-prêtre».

 

Sans doute aussi la modification annoncée mardi 15 décembre répond-elle à une volonté du pape, en cette Année sacerdotale qu’il a suscitée, de marquer la spécificité du ministère presbytéral par rapport au diaconat. Et de ne pas laisser d’ambiguïté sur la place du prêtre dans l’Église, lui qui seul peut aujourd’hui exercer cet office du Christ «tête», pour reprendre l’expression utilisée par le droit canonique.

 

[...].

 

 

Isabelle de GAULMYN

 



Le Père Alphonse Borras présentait déjà cette distinction dans son livre
"le diaconat au risque de la nouveauté".

Un ouvrage qui reste encore plus d'actualité à lire et à relire pour tous ceux qui se trouvent en lien avec le diaconat... 
Références du livre


 



Voici la traduction des canons 1008 et 1009 :

 

Nouveau canon 1008 : Code de Droit Canonique :  

Par le sacrement de l'Ordre, d'institution divine, certains fidèles sont constitués ministres sacrés par le caractère indélébile dont ils sont marqués; ils sont aussi consacrés et députés pour être pasteurs du peuple de Dieu, chacun selon son degré, en remplissant en la personne du Christ Chef les fonctions d'enseignement, de sanctification et de gouvernement.

 

Nouveau canon 1009 § 3 : "Ceux qui sont fait dans l'ordre de l'épiscopat ou sacerdoce y reçoivent leur mission et la capacité d'agir en la personne du Christ Tête, mais les diacres sont habilitées à servir le peuple de Dieu dans la diaconie de la liturgie, de la Parole et de la charité.

 

Les paragraphes 1 et 2 du canon 1009 restent inchangés :

§ 1. Les ordres sont l'épiscopat, le sacerdoce et le diaconat.

§ 2. Sont conférés par l'imposition des mains et la prière de consécration que les livres liturgiques prescrivent pour les qualités individuelles

 

 

 

 

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 17:12
Une vidéo à voir sur KTO :

DOCUMENTAIRE
Les diacres au service de Dieu et des autres

Diffusé le 18/09/2009 / Durée 24 mn


Qui sont les diacres et quel est leur rôle au sein de l'Eglise et du monde ?

 Leur nombre ne cesse d'augmenter en Amérique du Nord et le Québec est l'une des régions qui en compte le plus.

Une bonne approche du ministère diaconal au sein de l'Eglise et du monde.

Une vidéo à voir et à entrendre avec le charmant accent des cousins Québécois en cliquant ici

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 06:45

Le cardinal Hummes remercie les familles des diacres permanents

 

Dans une lettre envoyée aux 36 000 diacres permanents du monde entier, le cardinal Claudio Hummes, préfet de la Congrégation pour le clergé, rappelle à l’occasion de la fête de saint Laurent, le 10 août, la mission particulière des diacres envers les pauvres qui doivent constituer « l’objet de leur infatigable sollicitude »

 

 

 

LETTRE AUX DIACRES PERMANENTS

10 août 2009

Chers diacres permanents,

 

L'Eglise découvre toujours davantage l’inestimable richesse du diaconat permanent. Lorsque les évêques se rendent à la Congrégation pour le Clergé, à l'occasion de leurs visites "ad limina", le thème du diaconat est, entre autres, souvent évoqué et les prélats en sont en général très heureux. Ils portent sur vous, les diacres permanents, un regard plein d'espérance. Cela nous remplit de joie. L'Eglise vous reconnaît et vous remercie de votre engagement au service de votre ministère.

 

Dans le même temps, nous voulons vous encourager sur le chemin de la sanctification personnelle, de la vie de prière et de la spiritualité diaconale. Les paroles du Pape aux prêtres à l’occasion de l’année sacerdotale s’appliquent également à vous : « Il est nécessaire d’encourager l’effort des prêtres vers la perfection spirituelle, dont dépend principalement l'efficacité de leur ministère. »

 

Aujourd'hui, en la fête de saint Laurent, diacre et martyr, je voudrais vous inviter à deux réflexions ? l’une sur votre ministère de la Parole et l'autre sur votre ministère de la Charité.

 

Nous nous souvenons avec gratitude du Synode sur la Parole de Dieu, qui s’est tenu en octobre de l'année dernière. Nous, les ministres ordonnés, nous avons reçu du Seigneur, par la médiation de l'Église, la tâche de la prédication de la Parole de Dieu à tous les homme jusqu'aux extrémités de la terre, la proclamation de la personne de Jésus-Christ, crucifié et ressuscité, de Sa Parole et de Son Royaume. Cette Parole, ainsi que l’affirme le message final du Synode, prend la forme d’une voix, celle de la Révélation, d’un visage, celui de Jésus-Christ, et d’un chemin, celui de la Mission. Connaître la Révélation, adhérer inconditionnellement à Jésus-Christ ? tel un disciple séduit et amoureux, partir avec Lui et pour Lui en mission, voici ce qui est attendu, résolument et sans réserves, d’un diacre permanent. Du bon disciple naît le bon missionnaire.

 

Le ministère de la Parole, qui trouve, de façon particulière pour les diacres, un véritable modèle en saint Etienne, diacre et martyr, requiert de la part des ministres ordonnés un effort continu en vue de  son étude et, simultanément, de sa proclamation à tous.

 

 La méditation, selon la «lectio divina», c'est-à-dire par la lecture priante, est aujourd’hui toujours davantage recommandée pour comprendre et s’approprier la Parole de Dieu et en vivre.  Dans le même temps, la formation intellectuelle, théologique et pastorale doit rester la stimulation de toute une vie. Pour que le ministère de la Parole puisse s’exercer de manière toujours plus juste et approfondie, une formation approfondie reste toujours nécessaire.

 

Lorsque sera publié, prochainement, le document du Saint-Père sur les conclusions du Synode sur la Parole de Dieu, nous devrons nous l’approprier avec un cœur ouvert et une réelle volonté d’engagement.

 

La seconde réflexion à laquelle nous vous appelons concerne le ministère de la Charité, et prendra pour modèle Saint-Laurent, diacre et martyr. Le diaconat plonge ses racines dans l'organisation ecclésiale de la charité au sein l'Église primitive. A Rome, au III° siècle,  période de grande persécution des chrétiens, apparaît la figure extraordinaire de saint Laurent, archidiacre du pape Sixte II, et responsable de la gestion des biens de la communauté. Notre pape Benoît XVI l’évoque en ces termes : « Son attention envers les pauvres, le service généreux rendu par sa communauté dans le domaine de l’assistance et de la charité, sa fidélité au pape, qui l’ont poussé à subir l’épreuve suprême du martyre, sont universellement connus. » (Homélie à la basilique Saint-Laurent, le 30 novembre 2008). On connaît également l’affirmation de saint Laurent : «La richesse de l'Église, ce sont les pauvres." Il les assistés avec la plus grande générosité. Son exemple est toujours d’actualité pour les diacres permanents. Comme Jésus-Christ, nous devons aimer les pauvres de façon préférentielle, être solidaire d’eux, chercher à construire une société juste, fraternelle, pacifique. La récente lettre encyclique de Benoît XVI « Caritas in Veritate » doit nous guider. Dans cette encyclique, le Saint-Père affirme comme un principe fondamental : « La charité est la voie maîtresse de la doctrine sociale de l’Eglise » (n° 2). Les diacres s’identifient de manière toute particulière à la charité. Les pauvres sont pour eux un lieu de vie naturel et l'objet de leur préoccupation inlassable. On ne comprendrait pas qu’un diacre ne s’investisse pas en tout premier lieu au service de la charité et de la solidarité envers les pauvres, qui sont aujourd’hui de plus en plus nombreux.

 

Très chers diacres permanents, que Dieu vous bénisse avec tout son amour et vous rende heureux  dans votre vocation et votre mission ! Aux épouses et aux enfants de ceux qui, parmi vous, sont mariés, je veux témoigner de mon respect et de mon admiration. L’Eglise leur est reconnaissante pour l’appui et la coopération, sous toutes les formes, qu’elles apportent à leurs époux et à leurs pères dans leur ministère diaconal. En outre, l'Année sacerdotale nous invite à exprimer notre reconnaissance à nos très chers prêtres et à prier avec eux et pour eux !


Du Vatican, le 10 août 2009 (Fête du Saint-Laurent, diacre et martyr).

 

Cardinal Cláudio Hummes

Archevêque émérite de São Paulo

Préfet de la Congrégation pour le Clergé

 

(Traduction « La Croix », Rome)

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 18:07

Il y a 40 ans, le premier diacre permanent était ordonné en Belgique ! 40 ans, l’âge de la maturité, l’âge qui permet, chez les juifs, de lire la Kabbale, l’âge où, jadis, on pouvait faire partie du Sénat, parce qu’on considérait qu’il marquait la Sagesse.

C’est vrai que 40, chiffre symbolique dans la Bible signifie le temps d’une génération, le temps d’une régénérescence.

 

En 1969, donc, le diocèse de Tournai, sous l’impulsion de Jean Huard, se lance dans l’aventure. A Namur, Monseigneur Charrue, stimulé par cette expérience hennuyère,  est aussi animé par la volonté de mettre en pratique le Concile dans la gestion du diocèse. Encouragé par les premiers futurs candidats diacres, il décide de restaurer le diaconat permanent. Le premier diacre, Arthur Tamietto, est ordonné à Saint-Servais le 27 décembre 1969 (extrait du travail d’histoire réalisé par Emmanuelle Lhoist pour le cours à Rochefort).

 

Nous, les namurois, avons une pensée pour « nos » pionniers qui se sont lancés, il faut bien le dire, dans l’inconnu à la suite du concile Vatican II. Laissons une petite place dans nos prières à André ADAM, Jacques CABARAUX, Yvan CORMANNE, Robert CORNELIS, Emile DAVID, Eugène DEOM, Henri GENDEBIEN, Jacques GRANDJEAN, Stany JADOT, Jean-Jacques LEVEQUE, Jean MALCOURANT, Marcel MOUREAU, Fernand PIETERHONS, Albert SINON, Henri TAMBOUR, Arthur TAMIETO , Jean VAN DER SCHUEREN, Albert WARZEE.

 

A l’époque, il fallait tout inventer et ces premiers ont écrit le début du livre du diaconat à Namur.

 

Et le diaconat a avancé, lentement mais sûrement : peut-être pas aussi rapidement que ce que certains auraient cru mais il y a, actuellement, une bonne soixante de diacres permanents dans le diocèse : ce qui représente un densité assez importante en regard de la population des deux provinces qui constituent le diocèse de Namur.

 

Après tout ce temps, le diaconat permanent a-t-il atteint sa pleine maturité, sa pleine sagesse, sa pleine reconnaissance ?

 

Il faut ici bien reconnaître que le chemin est encore long à parcourir. Il semble facile de nous définir, entre nous, en terme d’ « être » : le diaconat, c’est un état et notre mission principale se vit dans notre métier, dans ce que nous sommes déjà.

 

Mais il est bien difficile d’expliquer clairement cela à la dame qui vient nous interpeller d’un « au revoir, monsieur le Curé » à l’issue de la messe dominicale.

 

Est-il plus facile de se situer par rapport à certains confrères prêtres ? Il y a autant de réponse qu’il n’y a de prêtres et de diacres.

 

Il est aussi désolant de constater que, trop souvent, le ministère diaconal est purement et simplement oublié : nous exerçons un ministère transparent, invisible. Tant mieux diront certains mais d’autres s’attristeront sur le fait de ne pas être reconnu ! Je suis mal à l’aise quand on parle des vocations en priant uniquement pour de futurs prêtres et de nouveaux religieux.

 

Nous sommes oubliés parce que, permettez-moi cette expression un peu forte, beaucoup ne voient pas à quoi nous « servons ».

 

Le jeu de mot est amusant quand on sait que le diacre, c’est celui qui sert, le serviteur, il est le sacrement du Christ qui lave les pieds, qui soulage les souffrances.

 

Le diacre est au service du Peuple de Dieu, de tous les hommes et des femmes de ce monde.

 

Cette mission n’est-elle pas exaltante ?

 

Reste à trouver les modalités concrètes ! Nous avons le temps devant nous, nous avons l’Esprit avec nous et l’Espérance qui nous pousse !

 

Continuons à faire et à être avec enthousiasme. Enthousiasme, beau mot qui signifie que Dieu est en nous !

 

Dans ce numéro de Diaconamur, nous avons voulu donner la parole à des confrères qui expriment leurs joies (un anniversaire, c’est joyeux !) mais aussi leurs difficultés vis-à-vis du ministère du Service.

 

Nous fêtons nos 40 ans et nous gardons l’optimisme en nous pour le futur. Autrement…

 

Bon anniversaire à vous, à nous !

 

                                                                                   Jacques DELCOURT

 

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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216