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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 17:12

Les mardis des Bernardins :

Pourquoi cette volonté de légiférer sur la fin de vie ?

Diffusé le 01/07/2014 / Durée 52 mn

 

Alors que les affaires Bonnemaison et Lambert ont occupé une grande place dans l'actualité de ces derniers jours, le gouvernement a chargé les députés UMP Jean Leonetti et PS Alain Claeys de proposer des aménagements à la loi sur la fin de vie, une promesse de campagne du président Hollande.

 

Jean Leonetti, qui est l'auteur de la loi de 2005 sur les droits des malades et la fin de vie, et son homologue devront remettre leurs propositions avant le 1er décembre.

 

Soins palliatifs, prise en compte des désirs anticipés, respect de l'autonomie de la personne... nombreuses sont les questions qui pourraient faire l'objet d'évolutions législatives et mettre ainsi un terme à un certain nombre de confusions, parfois volontairement entretenues.

 

Avec pour invités :

le docteur Xavier Mirabel, conseiller médical d'Alliance Vita,

le père Patrick Verspieren, spécialiste en éthique biomédicale,

 

Suzanne Rameix, maître de conférence en philosophie morale et politique à la Faculté de médecine de Créteil.

 


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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 09:48

di borgo

      (audio à écouter en cliquant sur la photo)

INVITÉ RTL - Tétraplégique depuis 1993, Philippe Pozzo di Borgo raconte son bonheur d'être encore en vie, à l'heure où le législateur doit statuer sur le sort de Vincent Lambert.

 

Il est l'homme qui a inspiré le film Intouchables. Campé par François Cluzet dans le plus grand succès français du box office, Philippe Pozzo di Borgo a été rendu tétraplégique à la suite d'un accident de parapente en 1993. 

 

Depuis cinq mois désormais, l'homme traverse une nouvelle épreuve. Alité depuis le mois d'octobre, il pourrait rester hospitalisé jusqu'au mois de mars. Pour autant, il raconte son bonheur d'être encore de ce monde à l'heure où le législateur doit statuer sur le sort de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif depuis un accident de voiture en 2008.

 

"On me pose la question 'est-ce que tu aurais souhaité que l'on te débranche quand ça allait si mal après ton accident ?' Bien sûr que j'ai pensé à me suicider après mon accident mais je suis bien content que, 20 ans plus tard, on ne m'ait pas débranché", confie-t-il au micro de RTL

 

La "sagesse" du Conseil d'État dans l'affaire Vincent Lambert

Dans cette perspective, Philippe Pozzo di Borgo estime que le Conseil d'État fait preuve de sagesse en décidant de prendre son temps dans l'affaire l'affaire Vincent Lambert. "C'est très sage et je trouve que la loi Leonetti a cette sagesse de demander à plusieurs leur avis et de ne pas légiférer d'une manière monolithique", assure-t-il.

 

"Il faut un peu de temps, voyez-vous. Il ne faut pas précipiter les choses. J'aimerais que les gens considèrent la question ou prennent le temps de considérer plutôt que d'aller dans l'excitation d'un sujet qui va durer le temps d'un journal télévisé, avant d'enterrer le truc, malheureusement, avec une loi définitive", poursuit-il. 

 

Le bonheur d'être en vie

"Si vous m'aviez demandé quand j'étais valide de signer un papier comme quoi il fallait me débrancher si j'étais dans un état aussi catastrophique, je l'aurais signé comme 92% des français le disent aujourd'hui", glisse-t-il. 

 

"Simplement, vous êtes gentil de ne pas me débrancher aujourd'hui parce que je suis très bien où je suis. La mort m'est très familière, mais elle est très loin de moi. Je suis tellement bien en vie, tellement bien avec les autres", ajoute-t-il.

 

D'autant que "dans les jours qui viennent" Philippe Pozzo di Borgo devrait "être complètement mobile". "Ils vont me prêter un fauteuil électrique et vous allez me voir défiler dans l'hôpital à toute vitesse", se réjouit-il.

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 08:24
La foi prise au mot : Maîtriser sa mort ?

diffusé le 9 février 2014, 52 mn

 

Onze ans après la dépénalisation de l'euthanasie, la Belgique fait figure de proue dans la culture de mort dénoncée par le bienheureux Jean-Paul II et ses successeurs.

 

Alors qu'une proposition de loi en passe d'être votée veut étendre cette autorisation aux mineurs d'âge ainsi qu'aux handicapés mentaux, quel regard porter sur cette évolution de la société belge qui témoigne d'une évolution globale de l'Occident ?

 

Peut-on aisément se débarrasser de la question de l'euthanasie par l'application d'un principe simple, " pas d'euthanasie, des soins palliatifs " ?

 

Et pourquoi ne pourrait-on pas choisir sa mort ?

 

Le docteur Catherine Dopchie, oncologue et médecin en soins palliatifs en Belgique connaît bien la situation et vient y apporter son éclairage.

 

Elle est accompagnée du père Brice de Malherbe, codirecteur du département d'éthique biomédicale du Collège des Bernardins, à Paris.

 


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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 06:36

mains

 

Vivant jusqu'à la mort

Diffusé le 20/01/2014 / Durée 52 mn

 

En coproduction avec KTO TV. Véronique Vignon dirige l'unité de soins palliatifs de la clinique de la Toussaint à Strasbourg.

 

Les soins palliatifs ont pour objectif d'accompagner la personne en fin de vie. Mais quand la souffrance physique est prise en charge, souvent d'autres souffrances apparaissent - notamment la souffrance spirituelle.

 

Qu'est ce que cela signifie ?

Quels en sont les symptômes ?

 

Pour Véronique Vignon être attentive à cette souffrance spirituelle est une façon nouvelle d'orienter le soin, de soutenir la vie jusqu'à la mort.

 

"C'est trop dommage de laisser tant de personnes mourir

avant d'être mort. "

 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 13:49

mains  

Cliquez sur la photo pour accéder au site de Dignité Info

 

Des gens ordinaires s'interrogent sur l'impact, dans leur vie personnelle, de la future loi permettant l'euthanasie, appelé au Québec l'Aide Médicale à Mourir.

 

 

 

TUER N'EST PAS UN SOIN :

 

  
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 20:00

conferences-des-eveques

 

La Conférence des évêques de France a rendu publique jeudi 16 janvier une déclaration de son conseil permanent, réuni en début de semaine à Paris, appelant à «agir avec prudence» sur le sujet de la fin de vie.

 

Alors que le président de la République François Hollande a souhaité mardi un texte de loi qui permette à un majeur atteint d'une maladie incurable de demander une «assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité», le conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié jeudi 16 janvier une déclaration sur la fin de vie.

 

Pour les évêques de France, il s'agit de rendre «plus manifeste le respect dû à toute personne» vivant ses derniers jours tout en refusant autant l’acharnement thérapeutique que l’acte de tuer, et de rappeler leur attachement au développement réel et qualitatif des soins palliatif et au renforcement des solidarités familiales et sociales.

 

Mgr Bernard Podvin

Porte-parole des évêques de France

 

 

 Fin de vie :

pour un engagement de solidarité et de fraternité

Un projet de loi sur la fin de vie pourrait être déposé devant le Parlement d’ici la fin de l’année. Des rapports et des avis rendus publics ces derniers mois ont demandé des améliorations de la loi Leonetti. Cependant, améliorer la législation, ce n’est pas la changer fondamentalement. Le sujet est trop grave pour ne pas agir avec prudence.

 

Contrairement à d’autres, l’avis rédigé par un  panel de citoyens» propose de légaliser le «suicide médicalement assisté», sous condition d’une demande expresse d’une personne en fin de vie ou atteinte d’une maladie jugée irréversible. Aider un malade à mettre lui-même fin à ses jours ou provoquer délibérément la mort d’un patient à sa demande, ce qui est proprement appelé euthanasie, sont inacceptables. L’avis admet même la pratique de l’euthanasie sans consentement de la personne devenue incapable de s’exprimer !

 

Notre société cherche à «esquiver la mort» et redoute la proximité avec celui qui va mourir. Elle pourrait être ainsi conduite à des décisions inhumaines. Il importe donc de clarifier le vocabulaire et les buts poursuivis. Personne ne peut provoquer délibérément la mort, fût-ce à la demande d’une personne gravement malade, sans transgresser un interdit fondamental. «Tu ne tueras pas» demeure une exigence morale majeure de toute société, et, pour les croyants, un commandement de Dieu. C’est le fondement de toute vie sociale respectueuse d’autrui, spécialement des plus vulnérables. Nombre de nos contemporains, en raison d’une maladie, d’un handicap ou de leur âge, se sentent devenus une charge pour leurs proches et un poids pour la société. Ils souffrent de leur solitude, de l’indifférence d’autrui, du regard porté sur eux dans une société axée sur les valeurs d’autonomie et d’efficacité. Ceux qui en viennent à douter de la valeur et du sens de leur vie ont besoin «d’accompagnement, de solidarité et de soutien dans l’épreuve». N’aurons-nous rien d’autre à leur proposer que de mettre fin à leur existence ?

 

Le suicide est souvent présenté de nos jours comme «une ultime liberté». Mais en même temps, on s’alarme, à juste titre, des taux élevés de suicides particulièrement chez les jeunes et les personnes âgées. Comment réagir contre la banalisation du suicide et en faire en même temps la promotion ? Comment pourrions-nous juger nécessaire d’aider certaines personnes à affronter un épisode de détresse pour éviter l’irréparable, et, par ailleurs, encourager et assister d’autres personnes dans leur volonté de mourir ? Qui deviendrait le juge des vies qui ne valent plus d’être vécues ? Il serait discriminatoire d’estimer aussi différemment la valeur de la vie des uns et des autres.

 

Tout suicide affecte la solidarité et la volonté de vivre du corps social. Il est donc nécessaire et urgent de poursuivre un véritable engagement de solidarité et de fraternité. Beaucoup se sont investis pour soulager les douleurs et les souffrances de la fin de vie mais «la tâche à accomplir est encore immense». Les campagnes médiatiques de promotion d’une nouvelle loi contribuent malheureusement à détourner l’attention des indispensables réformes à entreprendre, parmi lesquelles l’accès à «des soins palliatifs et à un accompagnement» à «toute personne malade dont l’état le requiert».

 

Notre conviction profonde est qu’un changement législatif ne peut avoir pour objectif que de rendre plus manifeste le respect dû à toute personne en fin de vie. Cela passe par le refus de l’acharnement thérapeutique, le refus de l’acte de tuer ; ainsi que par le développement des soins palliatifs et le renforcement des solidarités familiales et sociales.

 

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, Président

Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, Vice-président

Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, Vice-président

Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris

Mgr Jean-Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux et Lisieux

Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez et Vabres

Mgr Jean-Paul JAMES, Évêque de Nantes

Mgr Hubert HERBRETEAU, Évêque d’Agen

Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise

 

Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 19:04

 

euthanasie1.jpg

(cliquez sur l'image pour lire l'article de "20 minutes")

Mon commentaire : Après le mariage pour tous, voici l'euthanasie qui pointe son nez. Une nouvelle fois, le débat national est confisqué. Seuls moins d'une vingtaine de "citoyens modèles" ont tranchés en 4 week end, pour nous imposer l'euthanasie. Est-ce que la décision finale nous sera imposées sans même nous avoir interrogé par voie référendaire ?

Comme a son habitude, le gouvernement nous dira qu'il ne faut pas s'inquiéter, il n'y aura pas de modification de la loi pour ouvrir les cas... (on nous l'a déjà servi pour l'avortement, on nous l'a déjà servi à propos du Pacs, on nous l'avais servi pour la CSG... nous savons très bien qu'ils nous mentent). 

 

Si c'est ça le message de Noël de la part du Gouvernement... 

 

Quelle triste république, quelle triste France !


Un "jury citoyen" (?!) préconise la légalisation du suicide médicalement assisté

Source : 20 minutes.fr

FIN DE VIE - Ce "jury de citoyens" se réunit depuis un mois pour ouvrir la voie à un projet de loi...

La conférence de citoyens sur la fin de vie préconise «la légalisation du suicide médicalement assisté», mais avec des «nuances», a-t-on appris lundi midi. Mise en place par le Comité consultatif d'éthique, cette conférence de citoyens doit ouvrir la voie à un projet de loi pour 2014.

Cette «conférence de citoyens», mise sur pied par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) à la demande de François Hollande, s'oppose cependant à une inscription dans la loi de l'euthanasie, même si elle propose, dans des cas particuliers, des «exceptions d'euthanasie».

L'euthanasie écartée sauf exceptions

«La possibilité de se suicider par assistance médicale comme l'aide au suicide constitue, à nos yeux, un droit légitime du patient en fin de vie ou souffrant d'une pathologie irréversible, reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience», a indique ce panel de 18 citoyens dans son avis.

Concernant la question de l'euthanasie, les citoyens estiment que «les mesures contenues dans la loi Leonetti, les avancées en matière de soins palliatifs et l'ouverture de recourir au suicide assisté que nous préconisons dans notre avis, permettent d'écarter l'euthanasie comme solution pour la fin de vie».

Mais ils «se déclarent favorables à une exception d'euthanasie» envisageable dans «des cas particuliers ne pouvant entrer dans le cadre du suicide assisté losrqu'il n'existe aucune autre solution».

       
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 08:46

couverture_220.jpg

Texte à télécharger en cliquant sur l'image ci dessus

L'évêque de Tarbes-Lourdes publie une réflexion sur la fin de la vie. Il rappelle les définitions de l'euthanasie, la thérapie de la douleur, la sédation, l'acharnement thérapeutique, les soins palliatifs, les directives anticipées.

Il apporte une réflexion "désemparés face à la mort" et rappelle la "dignité intrinsèque des personnes"

* * * * * * * * * *

Une loi sur la fin de la vie ? Avant la fin de l’année 2013 un projet de loi sur la fin de vie sera proposé aux députés.

Mgr Brouwet souhaite "donner à tous quelques éléments de réflexion sur un sujet complexe mais qui, pourtant, peut un jour concerner chacun d’entre nous."

 

 

PRIÈRE DE RECOMMANDATION DES MOURANTS

Extrait du rituel du sacrement pour les malades

 

Frère très cher, je te recommande à Dieu tout-puissant,

je te confie à celui dont tu es la créature,

afin que tu retournes à ton Créateur,

lui qui t’as formé du limon de la terre.

A l’heure où tu quitteras cette vie,

que la Vierge Marie, les Anges et tous les Saints

viennent au-devant de toi.

Que Jésus Christ te délivre,

lui qui a bien voulu mourir en croix pour toi.

Que Jésus Christ, le Fils du Dieu vivant,

t’accorde le bonheur sans fin du Paradis.

Que ce vrai Pasteur te reconnaisse comme une de ses brebis. Qu’il te pardonne tous tes péchés et te place parmi tes élus.

Puisses-tu voir ainsi face à face ton Rédempteur

et trouver dans la contemplation de Dieu

la plénitude du bonheur pour les siècles de siècles.

Amen.



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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 16:03

Conférence donnée dans le cadre d’une journée de réflexion sur l’euthanasie par Jacques Ricot, Ph D. Professeur de philosophie à l’Université de Nantes ayant pour titre : Fin de vie : repères éthiques et philosophiques.

 

 

 


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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 15:39

Solidaires en fin de vie

Ta vie vaut mieux que l'euthanasie !

Pour dire NON à l'euthanasie, cliquez sur l'image

 

mains-copie-1.jpg


Nous refusons une société qui affirme que certains de ses membres auraient « perdu leur dignité » au point que leur mort soit préférable à leur vie.

 

Nous voulons une société permettant aux personnes de traverser des situations de vulnérabilité sans qu’on les dise inutiles ou coûteuses, sans que soit remise en cause la valeur de leur vie.

 

 

Nous voulons une société où aucune personne âgée fragile et sans défense ne risque d’être euthanasiée en marge du service d’urgence d’un hôpital.


 

Pour signer l’appel, cliquez ici

 


L’appel

La légalisation de l’euthanasie est-elle inéluctable en France ? Certains l’affirment. Soignants, aidants et personnes vulnérables, nous voulons regarder cette question en face, à l’approche des Etats généraux de la fin de vie, et y répondre aujourd’hui. Car nous sommes tous concernés.

 

Les promoteurs de l’euthanasie ne cessent de rappeler au président de la République la mesure 21 du programme socialiste qui envisage « une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. » Mais François Hollande n’a pas précisé sa définition de la dignité et n’a pas prononcé le mot euthanasie.

 

Des sondages d’opinion manifesteraient une forte adhésion des Français à ce mot. Mais la définition qui est donnée laisse croire que l’injection d’un produit létal est la seule façon d’échapper aux « souffrances insupportables ». Qui peut s’obliger à ce qui est « impossible à supporter » ? Dire qu’il faudrait soit « survivre en souffrant atrocement » soit « mourir paisiblement sans souffrir », n’est-ce pas imposer un « choix truqué » ? Ce procédé dialectique fait l’impasse sur l’efficacité croissante des traitements antidouleur et des soins d’accompagnement.

 

Pourquoi certains Français pensent-ils qu’en cas de maladie incurable, ils préféreraient qu’on leur administre la mort plutôt que de la laisser venir ? Certains ont l’expérience de proches mal orientés, mal pris en charge, mal soulagés ; d’autres ont entendu parler de situations qui leur paraissent invivables. Notre magnifique système de santé, ultra-technicisé, peut peiner à accompagner les patients et leurs proches dans leur globalité et se révéler inhumain, d’autant que le précieux mouvement des soins palliatifs reste encore méconnu. La peur de « mal mourir » s’est muée en revendication angoissée. L’idée de l’euthanasie ou du suicide « assisté » est présentée comme issue libératrice.

 

Pourtant, dans la réalité, les rares pays ayant bravé l’interdit de tuer comme fondement de la confiance entre soignants et soignés ont glissé dans un engrenage effrayant. Oui, l’euthanasie est toujours entrée « strictement encadrée ». On la disait réservée aux patients majeurs conscients qui en font la demande, puis on a euthanasié des personnes incapables de s’exprimer, des enfants, des nouveau-nés, des patients n’ayant pas de maladie grave ou mortelle… Dans ces pays, des associations militent désormais pour que la « lassitude de vivre » permette d’accéder au « suicide médicalement assisté ». Etape après étape, ce qui était présenté comme une liberté individuelle est en passe de fonctionner comme un système d’exclusion des personnes vulnérables ou désespérées.

 

Aujourd’hui en France, les promoteurs de l’euthanasie accentuent la pression. Ils ont renommé le jour des défunts « journée pour le droit à l’euthanasie » ! Souvent isolées, de nombreuses personnes âgées, handicapées ou dépendantes peuvent se sentir menacées par une loi qui laisserait entendre que, dans notre société, on peut être de trop. Alors que nous traversons une grave crise sociale et économique, c’est pour toutes ces personnes que nous lançons cet appel « Solidaires en fin de vie ». Pour les soutenir et les défendre.

 

Il est urgent que tous les citoyens qui ont le souci de préserver la vie et la dignité des personnes fragiles contre la tentation de l’euthanasie se réunissent et s’engagent à leurs côtés.

 

Nous refusons une société qui affirme que certains de ses membres auraient « perdu leur dignité » au point que leur mort soit préférable à leur vie.

 

Nous voulons une société permettant aux personnes de traverser des situations de vulnérabilité sans qu’on les dise inutiles ou coûteuses, sans que soit remise en cause la valeur de leur vie.

 

Nous voulons une société où aucune personne âgée fragile et sans défense ne risque d’être euthanasiée en marge du service d’urgence d’un hôpital.

 

Décidés à édifier ensemble, au-delà des sensibilités religieuses, culturelles ou politiques, une société solidaire où les personnes fragiles auront une place de choix, nous invitons les Français à se mobiliser aujourd’hui, pour agir.

 

Jacques Ricot, auteur de Du bon usage de la compassion

Anne-Dauphine Julliand, auteur de Deux petits pas sur le sable mouillé

Hervé Messager, ancien kinésithérapeute de Vincent Humbert

Maryannick Pavageau, tétraplégique depuis 1984

Tugdual Derville, auteur de La Bataille de l’euthanasie

 

Tribune publiée dans La Croix du 30 octobre 2013

 

 

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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216