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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:53

Ce vendredi 24 janvier 2014, le Pape François reçoit en audience le Président de la République Française, François Hollande.

Point presse donné par le Président à l'issue de sa rencontre

avec le Pape François.

 

Je vous invite à l’écouter, c’est plein d’enseignement…

le président se préoccupe des chrétiens mais seulement dans les pays

autre que la France

 

Le clivage en France n’est pas terminé.

Nous, chrétiens, (nous, croyants en général)

sommes-nous des citoyens de seconde zone ?

 

Entre autre, Monsieur le Président, quand vous dites :

"La France défend partout la liberté religieuse"

est-ce aussi en France ?

si oui, que faites-vous contre les profanations d'églises ?


Je laisse la parole au président français, vous pourrez juger sur pièce :



 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:09

Journée mondiale de la radio

"News" (Infos) - © iStockphotos.com

Le 13 février est la date proclamée par l’UNESCO pour célébrer la radio, favoriser la coopération internationale entre les diffuseurs et encourager les décideurs à créer et fournir un accès à l’information par le biais de la radio, y compris des radios communautaires.

 

Cette Journée est l'occasion d'attirer l'attention sur la valeur unique de la radio qui touche le public le plus large et connaît actuellement une évolution technologique tant sur sa forme que du point de vue des dispositifs utilisés. 

 

L’UNESCO encourage tous les pays à célébrer cette Journée en menant des activités avec divers partenaires, comme les associations nationales, régionales et internationales de radiodiffusion, les ONG, les médias et le grand public. De nombreuses ressources sont disponibles gratuitement. 

 

Célébrons la radio !

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 18:40

mosquee.jpgLa Poste a décidé de marquer le 90e anniversaire de la Grande mosquée de Paris par l’émission d’un timbre à 0,60 € créé par Yves Beaujard qui sera mis en vente dans les bureaux de poste nationaux à partir du lundi 13 février.

 

Une cérémonie du premier jour de lancement sera organisée samedi 11 février à la Grande mosquée, avec un bureau temporaire philatélique qui proposera une vente anticipée du timbre et son oblitération «premier jour».

 

Commencée en 1922, la construction de la Grande mosquée de Paris a été décidée après la Première Guerre mondiale pour rendre hommage aux 70 000 morts de confession musulmane qui avaient combattu pour la France. Financée par la France (loi du 19 août 1920), elle est bâtie dans le 5e arrondissement sur l’emplacement de l’ancien hôpital de la Pitié et voisine du Jardin des plantes de Paris.

 

Elle a été achevée en 1926 et s’inspire notamment de la mosquée el-Qaraouiyyîn de Fès (Maroc) et, pour son minaret de 33 mètres, de la mosquée Zitouna, à Tunis (Tunisie).

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:25

Le Journal La Croix du 2 février 2012 a repris mon courrier aux sénateurs. De même pour l'hebdomadaire Famille Chrétienne.

 

Cliquez sur le logo La Croix pour accéder à l'article.logo_lacroix_0.gif

J'ai envoyé ce témoignage à chacun des sénateurs de notre pays.

A ce jour, 7 février, aucun n'a pris la peine de répondre ! La démocratie n'est-elle qu'à sens unique ("votez ! Après on s'occupera de vous, de votre bonheur, malgré vous !") ? Devons-nous nous taire alors que des libertés fondamentales sont mises à mal par nos élus-mêmes ? 

  

Une croix au mur, un plat halal ou encore une émission de radio confessionnelle, ou tout autre signe religieux seront-il bientôt interdits dans les domiciles ?

 

Les calvaires dans nos communes disparaitront-ils ?

Si c'est ça la laïcité...  

 


viergeenpleurslasalette.jpg

 

Mon épouse a été assistante maternelle à domicile pendant de longues années. Elle n'a eu aucun problème à caractère religieux avec les parents ou les écoles ni même avec qui que ce soit.

 

Etant diacre permanent vincentien, tout le monde dans le village me connaît et connaît mes opinions religieuses. Tout le monde connaît les opinions religieuses de mon épouse. Personne ne s'en plaint !

 

Avec la loi que vient de voter le sénat, mon épouse ne pourrait plus exercer son métier d'assistante maternelle parce que je suis diacre !

 

Elle ne pourrait plus exercer son métier, parce que nous avons des Bibles à la maison, des photos de célébrations ou autre !

 

Etc. Est-ce que je dois vider ma maison de tout objet religieux pour que mon épouse puisse exercer son métier ? Dois-je renoncer à mon diaconat ?

 

Drôle de République qui fait la chasse aux religions dans les foyers des français ! Est-ce cela la laïcité ? En lisant la Constitution Française, je n'ai pas compris cela !

 

Sommes-nous dans un pays non pas laïc mais athée ? Les républiques communistes populaires en ont rêvées, le Sénat Français l'a fait !

 

Je suis personnellement scandalisé par cette loi votée par le Sénat. Triste République, Triste Démocratie. 

 


Source : Le Monde du 18 janvier 2012

Devant une assemblée clairsemée, la proposition de loi de Françoise Laborde (Parti radical de gauche) et du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), visant à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance (hors établissements confessionnels) et aux assistants maternels a été adoptée, mardi 17 janvier dans la soirée. L’article 3 de ce texte prévoit : « à défaut de stipulation contraire inscrite dans le contrat qui le lie au particulier employeur, l'assistant maternel est soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse dans le cours de son activité d'accueil d'enfants

 

 

Ce texte, discuté en première lecture en décembre, était soutenu par les socialistes. Les sénateurs communistes se sont abstenus, le groupe Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) a voté contre. S’appuyant sur la jurisprudence « Babyloup » qui permet aux structures privées de restreindre la liberté d'expression religieuse des salariés par le biais du règlement intérieur, la droite a renoncé à légiférer sur ce sujet et le texte ne devrait pas emporter l’adhésion de l’Assemblée nationale.

 

Lors de la discussion générale de décembre, Philippe Richert, ministre chargé des collectivités territoriales, avait ainsi justifié le rejet de ce texte par le gouvernement : « En souhaitant étendre au secteur privé un des grands principes fondateurs du service public, les auteurs de la proposition de loi bousculent les grands équilibres établis depuis plus de cent ans autour du principe de laïcité. Le simple fait que des employés manifestent, à titre personnel, une croyance religieuse ne met pas en danger la santé ou l’équilibre psychologique des enfants. Vous l’admettez vous-mêmes, puisque les crèches confessionnelles ne sont pas concernées. Le gouvernement estime que ces initiatives sont inopportunes au regard de notre cohésion sociale et nationale. Le texte  va trop loin ; il sèmera la confusion et sera source de contentieux ; il renverra chacun chez soi, en encourageant un communautarisme qui vraiment n’a rien de républicain ».

 

Dénonçant « une intrusion de l’Etat dans la sphère privée », Esther Benbassa, sénatrice d’EELV s’est interrogée, mardi, sur la manière dont serait définie l’expression religieuse au domicile d’une assistante maternelle : « Une représentation de La Mecque ? Une reproduction d’une annonciation de Fra Angelico ou d’un “Judith et Holopherne” ? Une manière de préparer le repas ? »

 

Mères voilées ou Témoins de Jéhovah?

Le rapporteur socialiste, Alain Richard, a assuré que ce texte instituait "une règle d'information ; il ne crée aucune sorte de limitation".  "Ce texte ferait obstacle à l'emploi de femmes voilées ?", s'est interrogé M.Richard. "Au contraire ! Si l'assistante maternelle est voilée, les parents seront tout de suite informés de ses croyances. Il n'y a donc aucun problème. Si des parents ne souhaitent pas que leur enfant soit élevé dans une certaine atmosphère religieuse, ils ont le droit d'être informés. Je vous renvoie à l'exemple des Témoins de Jéhovah : leur appartenance religieuse ne se voit pas immédiatement". Le président socialiste de la commission des lois, Jean-Pierre Sueur a lui salué un "texte de liberté", soulignant que la nounou pouvait être religieuse mais qu’il fallait qu’elle le soit dans « la transparence ».

 

Pour le collectif Mamans toutes égales qui défend les femmes musulmanes voilées, ce texte est « une loi d’exclusion insupportable. La gauche va donc plus loin que l’UMP et le Front national sur l’exclusion de ces citoyennes de la loi commune ».

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a, de son côté, dénoncé "une violation du droit à la vie privée", estimant que ce texte introduit "une modification majeure dans l'un des fondements de la République, qu'est le principe de laïcité". Le CFCM "souligne la gravité de la situation créée par cette proposition de loi qui risque à la veille de rendez-vous électoraux importants pour l'avenir de notre pays de susciter trouble et interrogations qui ne peuvent être que préjudiciables".

 

 

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 20:30

Voici, pour information, un lien vers les propositions de l'UMP. Il est important d'en prendre connaissance, Il en va de notre liberté de croyant.

 

Élaborer un «code de la laïcité et de la liberté religieuse» : L’UMP va proposer au Parlement l’adoption d’une résolution «réaffirmant l’attachement de la représentation nationale aux principes républicains, et spécialement à ceux de laïcité et de liberté de conscience». Par ailleurs, une «compilation» des textes et des arrêts de jurisprudence relatifs au principe de laïcité pourrait être réalisée d’ici à la fin juin. Devrait suivre, après 2012, un code de la laïcité et de la liberté religieuse «au sens strict du terme ». Réaffirmer le principe de laïcité : Dans l’éducation nationale, l’UMP prévoit «un enseignement obligatoire relatif au principe de laïcité» et rappelle l’interdiction de se soustraire au programme scolaire, en éducation physique et sportive notamment. Les «collaborateurs occasionnels du service public», tels que les parents d’élèves encadrant des sorties scolaires, seront eux aussi soumis au principe de neutralité. «Une formation obligatoire à la laïcité » sera prévue pour tous les agents publics. L’UMP rappelle que, dans le cadre d’un service public, «les convictions religieuses, politiques ou philosophiques n’autorisent pas à invoquer un traitement spécifique de nature à mettre en cause son bon fonctionnement mais que, dans cette limite, des aménagements peuvent être trouvés, par exemple concernant les prescriptions alimentaires et les fêtes religieuses». Garantir la liberté religieuse : L’UMP souhaite réaffirmer que les prières de rue sont «subordonnées à déclaration préalable», encadrer l’exercice de l’abattage rituel et encourager les maires à développer les carrés confessionnels. Dans les entreprises, le règlement intérieur pourrait contenir «des dispositions relatives au port de tenues et signes religieux et des dispositions encadrant les pratiques religieuses (prière, restauration collective…)». L’UMP va proposer au Parlement que les fonds étrangers visant à la construction de lieux de culte transitent obligatoirement par une fondation nationale. Les 26 propositions de l'UMP
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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 09:29

Par Bernard GORCE et Anne-Bénédicte HOFFNER

 

L’UMP organise mardi 5 avril sa convention sur la laïcité en France. Le ministre de l’intérieur, Claude Guéant, devrait à cette occasion présenter une série de propositions. Si le parti majoritaire a d’ores et déjà exclu de toucher à la loi de 1905, il devrait néanmoins proposer la rédaction d’un «code de la laïcité et de la liberté religieuse» et afficher une position de fermeté sur la neutralité du service public. Ce débat est vivement critiqué par une partie de la majorité qui redoute une «stigmatisation de l’islam» et reproche à l’exécutif de courir après le Front national. D’autant que ces questions ne sont pas nouvelles et ont déjà fait l’objet de nombreuses réflexions et mesures. «La Croix» fait le point sur ce qui a déjà été fait et sur les questions qui font encore débat

 

1) Étendre le devoir de neutralité des fonctionnaires

Ce qui a été fait : La circulaire de Lionel Jospin de 1989 précise que les enseignants doivent éviter toute marque distinctive de nature philosophique, politique ou religieuse. Concernant les fonctionnaires, la liberté d’opinion leur est garantie par la Constitution mais la liberté d’expression de ces opinions peut être limitée pour respecter la neutralité du service public. Pour clarifier les choses, la Charte de la laïcité –diffusée depuis 2007– précise que «le fait pour un agent public de manifester ses convictions religieuses dans l’exercice de ses fonctions constitue un manquement à ses obligations».

 

Ce qui fait débat : La question est désormais de savoir s’il faut étendre ce devoir de neutralité à certaines personnes associées à une mission de service public. L’affaire de la crèche Baby Loup a relancé le débat. De droit privé mais financée par des subventions publiques, elle a licencié une puéricultrice qui porte le voile. En première instance, les prud’hommes ont jugé qu’elle pouvait imposer à ses employés un devoir de neutralité en raison de sa mission de service public. Manuel Valls (PS) ou Jeannette Bougrab (UMP) se sont prononcés depuis pour l’interdiction des signes dans les structures d’accueil de la petite enfance.

 

Le ministre de l’éducation, Luc Chatel, souhaite également interdire aux mamans voilées d’accompagner les sorties scolaires. Et le Haut Conseil à l’intégration (HCI) réclame une loi pour «faire respecter le principe de laïcité à tous les collaborateurs occasionnels de service public».

 

2) Clarifier le financement des cultes

Ce qui existe : La loi de 1905 prévoit que «la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte». Mais elle dispose aussi que les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les lycées, collèges, écoles ou prisons «pourront être inscrites aux budgets de l’État, des départements ou des communes». En pratique, aucun lieu de culte d’aucune religion construit après 1905 ne peut bénéficier de financements publics.

 

Les communes interviennent toutefois indirectement – principalement en faveur des musulmans – en leur accordant des baux emphytéotiques, des garanties d’emprunt, ou en subventionnant une salle d’exposition culturelle (qui jouxte la salle réservée au culte). Des aumôneries existent dans la plupart des établissements mentionnés par la loi de 1905. Reste la formation des cadres cultuels : l’État subventionne des cours de langue française principalement à destination des imams, mais aussi un diplôme universitaire «interculturalité, laïcité, religions» délivré par l’Institut catholique de Paris.

 

Ce qui fait débat : Établissant un ratio de mètres carrés par «priant», certains musulmans demandent une accélération des constructions de mosquées, au moyen d’un financement public, rejoints par certains comme le ministre du logement, Benoist Apparu. Les protestants évangéliques, qui estiment également manquer de lieux de culte, demandent aux communes de respecter la loi et de ne pas les empêcher d’acheter ou de construire des bâtiments.

 

Côté aumôneries, l’Église catholique s’insurge contre la tendance de certains hôpitaux à profiter de la nomination d’aumôniers juifs et musulmans à l’hôpital pour supprimer des postes d’aumôniers catholiques. Quant aux formations, le problème n’est pas tant celui du financement que du refus des universités d’État de les accueillir, et surtout de la difficulté à trouver des candidats pour les suivre…

 

3) Prendre en compte les demandes religieuses

Ce qui existe : Qu’il s’agisse des carrés juifs ou musulmans dans les cimetières, des repas casher ou halal, de nombreuses initiatives ont déjà été prises à l’échelle nationale ou locale. Ainsi, une circulaire du ministère de l’intérieur du 19 février 2008 est venue rappeler aux maires les éléments essentiels concernant les funérailles et les cimetières et précise les possibilités en matière de carrés confessionnels.

 

À l’hôpital, une circulaire du 2 février 2005 sur la laïcité dans les établissements de santé précise les droits et devoirs des soignants, comme ceux des patients. Concernant les cantines scolaires, c’est simplement par la concertation que de nombreux établissements ont instauré des menus sans porc ou sans viande (jamais halal ou casher).

 

Ce qui fait débat : L’Église catholique demande que soit préservé le dimanche, à la fois pour protéger la messe mais aussi pour que demeure un jour de repos commun dans la semaine. Le Consistoire central israélite demande avec insistance la suppression des examens scolaires et universitaires lors de shabbat et de certaines fêtes religieuses. Le CFCM affirme ne pas demander «des menus halal dans les cantines».

 

Le rapport issu de la commission Stasi en 2003 préconisait d’ailleurs de faire de Kippour et de l’Aïd-El-Kébir des jours fériés. Quant aux demandes de certaines associations juives et musulmanes de se voir réserver un créneau horaire à la piscine ou au stade, des solutions moyennes peuvent être trouvées comme un accès réservé aux femmes, quelle que soit leur religion.

 

4) Préciser le droit d’expression religieuse dans l’espace public

Ce qui a été fait : Le principe est celui de la liberté d’expression de ses opinions ou croyances dans l’espace public. L’apparition de femmes portant le voile intégral a incité les politiques à s’interroger sur cette pratique très marginale. Au terme d’un long travail, les parlementaires ont exclu de fonder une interdiction sur le respect de la laïcité, le raisonnement étant juridiquement fragile. La loi – qui entrera en application le 11 avril – interdit le fait de «dissimuler son visage», contraire «aux exigences fondamentales du vivre-ensemble».

 

Ce qui fait débat : La présidente du Front national, Marine Le Pen, a relancé la polémique sur les prières dans la rue aux abords des mosquées. Le fait de manifester ses convictions religieuses dans l’espace public n’est pas contraire à la laïcité. Dès 1905, la loi a tranché en faveur de l’autorisation des processions religieuses. Ces manifestations ne doivent toutefois pas troubler l’ordre public. Dans le cas des prières de rue, qui s’avèrent être un phénomène ponctuel et marginal, la plupart des responsables politiques estiment que des instructions pour faire respecter la libre circulation dans l’espace public et la construction de lieux de culte dans certains quartiers devraient suffire à régler le problème.

 

5) Clarifier la place des religions à école

Ce qui a été fait : En 2004, après le travail de la commission Stasi, le Parlement a voté une loi interdisant le port «ostentatoire» de signes religieux mettant fin à un long flottement de l’éducation nationale depuis la fin des années 1980. Au sujet de l’enseignement privé, le respect du «caractère propre» des établissements sous contrat, inscrit dans la loi Debré de 1969, fait qu’ils ne sont pas concernés par la loi sur les signes religieux.

 

Ce qui fait débat : Des controverses sont apparues ces dernières années au sujet des municipalités qui financent des crèches n’accueillant que des enfants d’une même communauté : c’est le cas à Paris avec les établissements juifs Loubavitch. Plus largement, certains politiques dénoncent la logique communautariste de certaines écoles privées sous contrat qui sont, selon la loi, censées accueillir tous les élèves et respecter l’intégralité des programmes scolaires. Suite à un reportage sur une école privée catholique traditionaliste à Bordeaux – le collège Don Bosco-Saint-Projet (hors contrat) –, le Parti socialiste envisage de créer une mission d’information parlementaire sur les intégrismes religieux dans les établissements confessionnels.

 

6) Améliorer la représentation des religions

Ce qui existe : Les pouvoirs publics ont déjà fait beaucoup pour aider les religions à se structurer (en créant le statut d’associations cultuelles en 1905, plus récemment en encourageant l’émergence d’un Conseil français du culte musulman) et pour favoriser le dialogue entre religions et État. Chaque année, en plus des vœux du président de la République aux autorités religieuses, des rencontres informelles sont régulièrement organisées avec les principaux responsables politiques. Les représentants des cultes sont fréquemment auditionnés par des commissions parlementaires. L’Église catholique bénéficie en plus d’une instance officielle de dialogue avec le premier ministre depuis février 2002, pour aborder des questions techniques, juridiques ou sociétales.

 

Ce qui fait débat : D’autres cultes souhaiteraient eux aussi bénéficier d’une telle instance de dialogue bilatérale. Par ailleurs, la Fédération protestante de France, qui s’est organisée en associations cultuelles, conformément à la loi, souhaiterait que leur statut soit assoupli.

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:20

Pour lire le texte de la loi du 9 décembre 1905 : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006070169&dateTexte=20110402

 


 Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.




 

Constitution Française de 1958 :

 

Article 1er

 

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.    


 

Convention européenne des droits de l’homme

 

Article 9

Liberté de pensée, de conscience et de religion

1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites.

 

2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d'autrui.

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 20:29

A l'attention de Monsieur le Député Marc Joulaud

Député de la Sarthe

 

Objet :

Débat sur la laïcité par l'UMP

 

 

Etival,

Le 31 mars 2011

 

 

Monsieur le député,

 

La semaine prochaine l'UMP lance un débat sur la laïcité. Un ministre s'est récemment exprimé en demandant que les usagers des administrations doivent, au même titre que les fonctionnaires, ne pas avoir de signe religieux, y compris à l'hôpital.

 

Etant particulièrement inquiet de la façon dont ce débat semble présenté…, je tiens à vous donner mon témoignage. Il y a quelques années, j'ai dû être hospitalisé quelques semaines à l'hôpital public du Mans. Mon épouse m'a apporté mon livre de prière. Je l'avais continuellement sur ma table de chevet. Les temps de prière sur mon lit d'hôpital m'ont permis de tenir le coup et jamais je n'ai dérangé les personnes par mes prières, les faisant en toute discrétion.

 

J'ai été respecté dans ce que j'étais et j'ai pu joindre aux soins médicaux toutes mes forces (physiques et spirituelles) pour la guérison.

 

Aujourd'hui, si je devais être de nouveau hospitalisé, aurais-je encore le droit de prier sur mon lit d'hôpital ? Aurais-je encore le droit d'espérer et de joindre la force spirituelle à la force médicale ? Aurais-je le droit d'être respecté dans ce qui constitue l'ensemble de ma personne ?

 

En vous remerciant de prendre en considération mon témoignage. Je ne sais pas si vous participerez à ce débat, mais si c'est le cas, vous pouvez rendre public mon modeste témoignage.

 

Avec toute ma considération respectueuse,

 

Jean-Pierre Tellier

DPV

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 06:28

«N’ajoutons pas de la confusion dans la période trouble que nous traversons»

 

«La Conférence des responsables de culte en France a été créée le 23 novembre dernier et elle regroupe six instances responsables du bouddhisme, des Églises chrétiennes (catholique, orthodoxe, protestante), de l’islam et du judaïsme. Cette initiative est justifiée par la volonté d’approfondir notre connaissance mutuelle, par le sentiment de contribuer ensemble à la cohésion de notre société dans le respect des autres courants de pensée et par la reconnaissance de la laïcité comme faisant partie du bien commun de notre société. La laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble. Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis. Il nous paraît capital, pendant cette période préélectorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation.

 

Nous signons ensemble cette tribune sans aucun esprit polémique ou partisan. Une parole commune nous semble néanmoins nécessaire. Notre cohésion au sein de la Conférence que nous avons fondée est significative dans notre société française. Elle a été rendue possible grâce notamment au climat de coopération instauré entre les religions, que la “laïcité à la française” et ses évolutions depuis plus d’un siècle ont permis.

 

Mais cette cohésion ne signifie pas pour autant uniformité ! Elle ne nous engage nullement en faveur d’un quelconque amalgame syncrétiste ou d’un nivellement de nos positions individuelles et de celles des cultes que nous représentons. Nous travaillons ensemble dans la confiance, en intégrant nos histoires et identités respectives. Nous continuons à avoir des approches différenciées sur telle ou telle question, sans pour autant faire de nos différences des facteurs d’opposition. Nous sommes déterminés à réfléchir et à œuvrer ensemble sur la durée, en relation avec les autorités et les forces vives de notre pays, afin que le facteur religieux y soit un élément de paix et de progrès.

 

L’accélération des agendas politiques risque, à la veille de rendez-vous électoraux importants pour l’avenir de notre pays, de brouiller cette perspective et de susciter des confusions qui ne peuvent qu’être préjudiciables. Nous en sommes conscients. Cela ne doit pas nous dissuader pour autant de rappeler l’essentiel quand il le faut. Nous restons très attentifs aux évolutions profondes de notre société, notamment celles qui concernent les religions, dans le respect du cadre de la République. Ces évolutions appellent parfois des adaptations, voire des améliorations du cadre juridique et réglementaire de l’expression et de la vie des cultes en France. Nous ne manquerons pas d’être une force positive de propositions dans ce sens.

 

Faut-il dans le contexte actuel un débat sur la laïcité ? Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. Le dialogue est toujours une nécessité. Il a un rôle majeur dans une société libre, démocratique et respectueuse de la personne humaine. Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ? Ce ne sont ni les débats ni les travaux qui manquent dans ce domaine ! La loi 1905 est déjà plus que centenaire. Elle a permis d’apporter depuis lors des solutions à des questions nées de nouvelles situations et des évolutions de notre société dans un monde de plus en plus rapide. Tous les cultes adhèrent sans réserve à ses principes fondamentaux tels qu’ils s’expriment en particulier dans ses deux premiers articles. Mais les modalités d’application de ces principes restent toujours perfectibles. Faut-il recenser tous les colloques et autres séminaires qui ont abordé en long et en large la question de la laïcité et de ses applications dans notre pays depuis des années ? Faut-il rappeler, dans la période récente, les travaux étendus et exhaustifs de la Commission présidée par le professeur Jean-Pierre Machelon qui ont donné lieu à un rapport sur “Les relations des cultes avec les pouvoirs publics” remis au ministre de l’intérieur le 20 septembre 2006 ? Ce rapport avait abordé d’une manière approfondie les différents aspects liés à l’exercice du culte en France, dont celui du “support institutionnel” de son exercice dans notre pays. Faut-il rappeler de même les travaux du “Groupe juridique inter-cultes” qui travaille depuis 2007, dans le prolongement des recommandations du rapport Machelon au sein du ministère de l’intérieur, et où siègent des représentants des principaux cultes ? Ce groupe a bien fonctionné et a permis la publication de plusieurs circulaires dont la dernière, du 23 juin 2010, conjointe aux ministères de l’intérieur et des finances, aborde d’une manière détaillée à l’attention des préfets, des directeurs départementaux des finances publiques et des trésoriers payeurs généraux, les différents aspects liés au “support institutionnel de l’exercice du culte en France”. Faut-il rappeler aussi la production intellectuelle abondante d’articles et d’écrits divers, ainsi que les nombreux ouvrages qui paraissent sur l’histoire, les fondements, la pratique et les perspectives de la laïcité en France ? La liste en sera longue. Elle illustre parfaitement toute la richesse et la profondeur de notre expérience française de la laïcité. Nous y reviendrons lors de la rencontre publique que nous comptons organiser en octobre prochain.

 

Secouée par des crises à répétition, politique, économique, financière et morale, la période actuelle manque de lisibilité mais sans doute pas d’espérance ! Le devoir de ceux qui sont “en responsabilité” consiste à éclairer le chemin et à élaborer des solutions conformes au bien de tous. N’ajoutons pas de la confusion dans la période trouble que nous traversons. Nous militons ensemble pour une laïcité de bonne intelligence. La laïcité n’est pas séparable des valeurs fondamentales que nous partageons, en particulier de la dignité et du respect de la personne humaine et de sa liberté inaliénable. Ces valeurs qui ne peuvent s’épanouir que dans la confiance mutuelle source de paix pour notre société.»

 

Cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, avec Mgr Laurent Ulrich, vice-président de la Conférence des évêques de France

Pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, avec le pasteur Laurent Schlumberger, membre du Conseil de la Fédération protestante de France, président du Conseil national de l’Église réformée de France

Métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, avec le Métropolite Joseph, secrétaire de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et Carol SABA, porte-parole de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

Grand rabbin Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France, avec le rabbin Moshé Lewin, porte-parole du Grand rabbin de France

Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, avec Anouar Kbibech, secrétaire général du Conseil français du culte musulman

Révérend Olivier Wang-Genh, président de l’Union bouddhiste de France

 

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Published by Jean-Pierre - dans Laïcité en France
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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216