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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 19:13
"Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique" un texte des évêques de France

ntroduction du texte du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France aux habitants de notre pays intitulé « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ».

Introduction

Si nous parlons aujourd’hui, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation. Il ne s’agit pas pour nous d’alimenter la morosité par de sombres constats ; mais, en regardant les choses en face, d’apporter résolument notre pierre, notre réflexion, au débat que notre pays se doit d’avoir.

Nous ne sommes pas des spécialistes de la politique, mais nous partageons la vie de nos concitoyens. Nous les écoutons et les voyons vivre. Et ce qui touche la vie de l’homme est au cœur de la vie de l’Eglise. Comme le dit le Concile Vatican II :

« les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur »[1].

Or, il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiés par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national.

Ces cinquante dernières années, notre pays a énormément changé : économiquement, culturellement, socialement, religieusement… Il a connu en un laps de temps très court une profonde mutation qui n’est pas encore terminée. Les évolutions et les transformations ont créé de l’incertitude dans la société. Les références et les modalités de la vie ensemble ont bougé. Ce qui semblait enraciné et stable est devenu relatif et mouvant. Plus largement, c’est le monde tout entier qui a connu de très grands changements, et notre pays, dans l’Europe, donne le sentiment d’avoir du mal à se retrouver sur une vision partagée de l’avenir et ainsi imaginer son futur. L’affirmation sans cesse répétée du déclin de la France finit par éroder les dynamismes personnels et collectifs et, loin de contribuer à une prise de conscience, risque surtout d’ajouter un peu plus à la morosité ambiante.

Pourquoi prendre la parole ?

Tout simplement, parce que les catholiques, citoyens à part entière, qui vivent eux aussi ces transformations au milieu de leurs contemporains, ne peuvent se désintéresser de ce qui touche à la vie en société, la dignité et l’avenir de l’homme. Si dans la tradition judéo-chrétienne, Dieu appelle tout homme par son nom, ce n’est jamais en tant qu’individu isolé, mais c’est toujours comme membre d’un peuple et pour l’ensemble de ce peuple auquel il est renvoyé. L’espérance chrétienne n’est donc pas seulement individuelle, elle est aussi collective.

Ce n’est pas la première fois que les évêques de France, d’une manière ou d’une autre, veulent contribuer à la réflexion citoyenne. Ce fut par exemple le cas dans les années 70 avec un document important intitulé : « Pour une pratique chrétienne de la politique »[2]. Près de vingt-ans ans plus tard, elle a de nouveau pris la parole dans un contexte différent. A ce moment-là, il ne s’agissait plus de préciser le cadre et les limites de l’action politique, mais au contraire de réagir déjà contre la désaffection envers la chose publique, le retrait dans la sphère privée, l’individualisme. Ce fut la déclaration : « Politique: l’affaire de tous »[3]. Apparaissait alors la formule qui sera reprise quelques années plus tard dans une autre déclaration : il faut « réhabiliter la politique »[4].

A côté de ces textes importants, les évêques de France ont également pris position à plusieurs reprises sur divers sujets concernant la vie en société et la recherche du bien commun : défense de la dignité et de la vie humaine du début à la fin, protection de l’étranger, souci des plus pauvres, solidarité, justice, paix, etc…

Aujourd’hui, la situation de notre pays nous conduit à parler de nouveau. Plus que jamais, nous sentons que le vivre ensemble est fragilisé, fracturé, attaqué. Ce qui fonde la vie en société est remis en cause. Les notions traditionnelles et fondamentales de Nation, Patrie, République sont bousculées et ne représentent plus la même chose pour tous. Alors même que l’aspiration au débat est forte, il semble devenu de plus en plus difficile de se parler, les sensibilités sont exacerbées, et la violence, sous une forme ou sous une autre, n’est jamais très loin.

Tout récemment, en juin dernier, dans la perspective de l’année électorale importante que notre pays s’apprête à vivre, nous avons voulu « appeler nos concitoyens à tenir compte de certainsenjeux qui nous paraissent engager notre avenir de façon déterminante »[5]. Mais il nous faut aller encore plus loin. Au-delà des échéances politiques à venir où les débats de fond risquent toujours de devenir otages de calculs électoraux, c’est à une réflexion plus fondamentale sur le politique en lui-même qu’il nous semble urgent d’inviter. Pour un tel chantier, chacun doit s’interroger et prendre ses responsabilités. Nous ne pouvons pas laisser notre pays voir ce qui le fonde risquer de s’abimer gravement, avec toutes les conséquences qu’une société divisée peut connaître. C’est à un travail de refondation auquel il nous faut, ensemble, nous atteler. Mais rien ne pourra se faire sans un regard lucide sur la situation.

[1] Concile Vatican II, Constitution Pastorale Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps, 1965, n°1.

[2] Les Évêques de France, Pour une pratique chrétienne de la politique, Paris, Centurion, 1972.

[3] Commission sociale de l’épiscopat, Politique : affaire de tous, La Documentation catholique, 1er décembre 1991.

[4] Commission sociale de l’épiscopat, Réhabiliter la politique, Paris, Centurion, Cerf, Fleurus-Mame, 1999.

[5] Déclaration du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France : « 2017, année électorale : quelques éléments de réflexions » 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 11:28
Lourdes, lieu de communion pour les évêques
Diffusé le 04/11/2012 / Durée 3 mn
Pour la première fois depuis son installation comme évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Nicolas Brouwet accueille les évêques de France pour leur assemblée plénière.
 
Les évêques viennent confier leurs diocèses à Notre Dame de Lourdes, souligne Mgr Brouwet. "Lourdes est comme une image de toute l'Eglise rassemblée.
 
On puise la force de notre communion avec le Saint-Père et l'Eglise universelle au milieu des pèlerins".
 
Mgr Brouwet revient également sur la remise en état des Sanctuaires après les inondations, et le groupe de travail qu'il préside sur "Eglise et Internet" au sein de la Conférence des évêques de France.
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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 08:50
   
L'Audace missionnaire en Asie
Diffusé le 19/10/2012 / Durée 52 mn
 
Les Missions Étrangères de Paris inaugurent une année consacrée aux chrétiens du toit du monde, au Tibet, en Chine ou en Inde. L'évangélisation de ces territoires inaccessibles et dangereux a été le fruit d'une audace missionnaire le siècle passé, pour laquelle beaucoup sont morts martyrs.
 
Aujourd'hui encore, il y a des territoires interdits ou dangereux pour les missionnaires en Asie.
 
Le Préfet de la Congrégation pour l'Évangélisation des peuples, le Cardinal Fernando Filoni, dialogue avec le Père Georges Colomb, supérieur des MEP, pour entretenir un dynamisme missionnaire vers le «continent du 3e millénaire». Une édition spéciale à l'occasion du Dimanche de la mission.
 

La Semaine Missionnaire Mondiale 14-21 octobre 2012 mérite toute notre attention
 
par le père Pecqueux
 
mission.pngLe père Pierre-Yves Pecqueux, directeur du Service National de la Mission Universelle de l'Église explique pourquoi la Semaine Missionnaire Mondiale qui se tient du 14 au 21 octobre 2012, sur le thème : «Allez, de toutes les nations, faites des disciples !» (Mt 28,19) mérite toute notre attention.
 
 
La Semaine Missionnaire Mondiale de 2012 mérite toute notre attention pour nous mobiliser. Les autres Eglises comptent sur nous !
 
Allez, de toutes les nations faites des disciples ! (Mt 28,19).
 
Rien de bien nouveau dans cet envoi en mission, et pourtant !
 
Au moment où nous célébrons le début du cinquantenaire du concile Vatican II, mais aussi le jubilé de Pauline Jaricot, fondatrice de la Propagation de la Foi !
 
Impossible pour nous de rester à regarder le ciel.
 
Par ailleurs, le synode pour la Nouvelle Évangélisation ouvert il y a quelques jours interroge notre dynamique missionnaire et notre attention aux autres Eglises : qu'avons-nous à partager ? Que nous apportent-elles ? Qu'attendent-elles de nous ?
 
Occasion de nous laisser interroger sur la conviction qui habite notre communauté paroissiale : sommes-nous les témoins actifs d'une vie missionnaire qui prend la dimension de l'universel ?
 
Ici et là-bas, aimer !
 
Evangéliser est inhérent au baptême et à la vie chrétienne et touche toutes les générations, ici et dans tous les pays du monde. Ni reconquête ni prosélytisme, c'est avant tout un témoignage d'amour pour notre temps, un appel à vivre autrement, à oser l'annonce et la rencontre de Jésus-Christ dans le respect des cultures, des croyances et des civilisations ! Cette notion, mise en lumière par Vatican II, marque la Mission moderne, et ses défis nouveaux, parmi lesquels la Nouvelle Évangélisation.
 
Participer à l'œuvre missionnaire se fait dans trois dimensions : s'informer sur la vie des autres Eglises, prier pour les vocations missionnaires et pour les jeunes Eglises, mais aussi pour que nous soyons nous-mêmes des communautés missionnaires et répondre généreusement aux d'appels à l'offrande participe à l'exercice de la mission confiée par le Christ à ses disciples et son Eglise.
 
Partageons avec fierté notre foi - trois hommes sur cinq ne connaissant pas le nom de Jésus. Soutenons ceux qui répondent à l'envoi en mission !
 
Qui d'autres que des baptisés peuvent soutenir le développement de l'Eglise et sa mission d'amour, de pardon et de paix ?
 
En cette Semaine Missionnaire Mondiale, nous pouvons renforcer notre conviction afin mobiliser notre communauté baptisés, car l'objectif engage toute l'Eglise à travers l'action des Œuvres Pontificales Missionnaires, présentes dans 140 pays, seules destinatrices, au nom du Saint Père, de la quête pour les Missions et, en même temps.
 
«Allez, de toutes les nations faites des disciples !» (Mt 28,19) sera aussi le thème des JMJ de Rio 2013. Tout cela n'est pas neutre et se résume en un mot : Evangéliser !
 
P. Pierre-Yves Pecqueux, cjm,
Directeur du Service de la Mission Universelle
Et des Œuvres Pontificales Missionnaires
 

Le point de départ est une jeune laïque, Pauline Jaricot (1799-1862). À l'âge de 17 ans, elle tourne le dos à sa vie aisée et s'associe avec de jeunes ouvrières des usines de son père pour collaborer à la propagation de l'Évangile par la prière et l'animation missionnaire. Après trois années, prenant conscience des nécessités matérielles en « pays de mission », Pauline invente un système ingénieux de collecte. Elle convainc dix personnes de remettre un sou par semaine pour les missions, tout en recrutant dix autres donateurs qui, à leur tour, en trouvent dix chacun et ainsi de suite. L'entreprise fait boule de neige et amasse des sommes considérables pour l'époque.
 
 
 
Trois ans plus tard, la chaîne financière et spirituelle compte 500 membres. Elle devient officiellement l'Association de la Propagation de la Foi le 3 mai 1822. Sa croissance rapide à travers toute l'Europe attire l'attention du Saint-Siège, qui demande à l'accueillir dans ses offices. C'est ainsi que, un siècle après la fondation de l'Association de la Propagation de la Foi, le 3 mai 1922, l'œuvre de la Propagation de la Foi voit le jour. Elle continuera de s'étendre à travers le monde, regroupant trois autres œuvres, pour former les Œuvres Pontificales Missionnaires et se retrouver aujourd'hui dans plus de 120 pays.
 
 
 
Une Journée missionnaire mondiale en 1926
 
Pour amplifier le travail des Œuvres Pontificales Missionnaires, le pape Pie XI accepta de créer une Journée missionnaire mondiale en 1926 pour qu'elle soit « la fête de la catholicité et de la solidarité universelle ». Cet objectif rejoint l'intuition de départ de Pauline Jaricot : «De la part de tous, selon les possibilités, à tous, selon les nécessités !». La journée est fixée à l'avant dernier Dimanche du mois d'octobre. Elle est désormais «célébrée le même jour dans tous les diocèses, dans toutes les paroisses et dans tous les Instituts du monde catholique... et pour demander l'obole pour les Missions» (S. Congrégation des Rites : 14 avril 1926).
 
 
 
En France, depuis plus d'une trentaine d'années, l'animation est étendue à une semaine pour donner plus de visibilité aux activités missionnaires dans les diocèses et permettre aux paroisses de vivre cette semaine, ou au moins cette journée, éventuellement le dimanche précédent le dimanche de la Mission, selon leurs possibilités.
 
 
 
 
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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 19:55

D’après La Croix du 21 juin 2012

 

Bapteme.jpgDes parents assimilent parfois le baptême à un droit, l’Église leur rappelle qu’il s’agit d’un engagement.

 

 

Les situations rencontrées sont extrêmement diverses, et les responsables doivent agir au cas par cas.

 

L’Église serait-elle devenue plus exigeante envers les parents ? À moins que ces derniers n’aient tendance à la considérer comme un «distributeur automatique» de sacrements, auxquels ils «ont droit». Ainsi, dans le diocèse de Besançon, un curé a récemment refusé ce sacrement à un bébé de 2 ans au motif que ses deux frères aînés âgés de 13 et 11 ans n’allaient pas au catéchisme.

 

Les parents ont alors immédiatement réagi dans la presse régionale. «Pour nous, le baptême, c’est plus une démarche d’appartenance à une communauté qu’une obligation automatique de pratiquer», expliquaient-ils dans L’Est républicain. L’histoire n’est pas nouvelle, de plus en plus de paroisses étant confrontées à de telles demandes.

 

«Nous sommes en permanence sur une ligne de crête entre le devoir d’accueil et la nécessité de ne pas brader ce sacrement», explique Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la conférence épiscopale. Depuis le concile Vatican II, deux conditions, entre autres, sont en effet clairement posées pour qu’un enfant soit baptisé : qu’il y ait un «espoir fondé que l’enfant soit éduqué dans la religion catholique» et que «les parents y consentent», ou «au moins l’un d’eux». Si cet espoir fait «totalement défaut», ajoute le Code de droit canonique , le baptême sera «différé».

 

«Une question de logique et d’engagement»

«On essaye d’expliquer aux parents qu’il ne s’agit pas d’un refus définitif, confirme Mgr Édouard Bouquier, chancelier dans le diocèse de Marseille. Les parents estiment parfois qu’ils ont un droit au baptême. Mais quand les parents promettent d’élever l’enfant dans la foi chrétienne et ne le font pas, il n’est pas logique de baptiser leurs autres enfants. Entre le foot et les cours de musique, les mêmes parents assurent que les enfants sont déjà trop occupés.» Mgr Bouquier garde encore en mémoire cet appel provenant de parents vexés estimant «qu’il n’était pas étonnant que les églises ne soient plus fréquentées…»

 

Refusant de «faire du chiffre», l’Église préfère insister sur l’importance du sacrement. «Le baptême est quelquefois vu comme un moyen de faire plaisir aux parents ou aux grands-parents, constate une responsable laïque du diocèse de Reims. Le baptême est alors assimilé uniquement à une fête. Or c’est un engagement d’éduquer dans la foi catholique.»

 

Le chancelier du diocèse de Marseille se remémore aussi le cas de parents ayant présenté pour parrain une personne de confession musulmane : «Comment élever un enfant dans la foi alors qu’on ne croit pas en Jésus-Christ ? Le parrain n’est pas uniquement celui qui fait des beaux cadeaux… On essaye de faire en sorte que les chrétiens vivent le baptême en cohérence avec leur foi. C’est une question de logique et d’engagement.»

 

«Des familles où le catéchisme ne va pas de soi»

Un autre prêtre garde en souvenir le fait d’avoir attendu une famille jamais venue pour la célébration du baptême. N’ayant pas eu de leurs nouvelles, il les retrouve un jour par hasard. Ces derniers expliquent que le repas de baptême s’est très bien passé… Ils avaient juste oublié le passage à l’église !

 

L’évêque de Limoges, Mgr François Kalist, a ainsi promulgué l’an dernier un texte pour l’orientation de la catéchèse dans le diocèse en rappelant qu’«il arrive souvent que les motivations des familles qui formulent ces demandes déconcertent la communauté». Ces demandes «doivent pourtant être accueillies et accompagnées avec confiance. Certaines demandes sont exprimées en dehors des normes canoniques, précise le texte, mais si elles ne peuvent pas être satisfaites, elles doivent être accueillies avec respect, et doivent pouvoir donner lieu à la proposition d’un chemin de foi.»

 

Responsable de la pastorale liturgique de ce même diocèse, le P. Xavier Durand est l’auteur d’une enquête sur la préparation au baptême. «L’objectif était d’améliorer l’accueil et l’accompagnement des familles», précise-t-il, tout en reconnaissant aujourd’hui devoir agir au cas par cas. «Nous avons des familles où le catéchisme ne va pas de soi, nous devons donc proposer un cheminement de type catéchuménal», c’est-à-dire d’initiation à la foi, pour les parents comme pour les enfants.

 

Une très «grande charité pastorale»

L’augmentation du nombre des familles recomposées ajoute à la complexité. En théorie, le droit canonique n’exige que le consentement d’au moins un parent. Là aussi, les paroisses s’adaptent à l’évolution de notre société puisque les parents divorcés doivent donner chacun leur consentement au baptême de l’enfant lorsqu’ils exercent l’autorité parentale. Selon l’article 1200 du Code de procédure civile, il faut tenir compte des convictions religieuses du mineur et de sa famille.

 

Et lorsque des parents souhaitent baptiser leur enfant alors que les aînés n’ont pas reçu ce sacrement faute d’accord du conjoint divorcé, «il faut agir avec compréhension, chaque situation est unique», estime le P. Philippe Verrier, ancien vicaire général du diocèse de Blois.

 

« Souvent, il y a des obstacles à la catéchisation des aînés dans le cas des familles recomposées. D’autres paramètres interviennent en plus des convictions religieuses.» Pour le P. Verrier, il faut surtout une très «grande charité pastorale» : «Après une réception un peu cavalière, on peut braquer des familles durant plusieurs générations…»

 

HUGUES-OLIVIER DUMEZ

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 18:32
Pierre-Yves Gomez
Diffusé le 23/04/2012 / Durée 26 mn
Pierre-Yves Gomez est économiste et docteur en gestion. Professeur de management stratégique à l'École de Management de Lyon, il est également Directeur de l'Institut Français de Gouvernement des Entreprises.
 
Très sollicité pour ses compétences sur la gouvernance des entreprises et sur la gestion de la crise financière, il intervient dans de nombreux colloques et écrit des chroniques au Monde. Ça c'est le côté pile.
 
Côté face, Pierre-Yves Gomez est engagé dans la Communauté de l'Emmanuel, et consacré dans le célibat. Il est d'ailleurs fondateur des Parcours Zachée qui sont des parcours de formation spirituelle et pratique pour mettre en oeuvre au quotidien la doctrine sociale de l'Église.
 
Il est d'ailleurs partie prenante du Forum de la Vie active qui se rassemblera du 28 avril au 1er mai prochain à Paray-le-Monial.Pzachee.jpg
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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 11:27

Dans sa catéchèse du 25 avril 2012, le Saint Père a prononcé des paroles qui peuvent être utilement reprises en nos temps d'action et de réflexion en France. Dans le tohu-bohu actuel des médias et les multiples discours politiques plus sacants et criards les uns que les autres, suivre cet appel du Pape ne peut qu'être salutaire :

B16"Deux choses apparaissent ici : tout d’abord, il existe, depuis ce moment dans l’Eglise, un ministère de la charité. L’Eglise ne doit pas seulement annoncer la Parole, mais aussi réaliser la Parole, qui est charité et vérité. Ensuite, ces hommes ne doivent pas seulement jouir d’une bonne réputation mais il faut que ce soit des hommes remplis de l’Esprit-Saint et de sagesse, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas être seulement des organisateurs capables de «faire», mais ils doivent «faire» dans un esprit de foi et à la lumière de Dieu, avec la sagesse du cœur et leur fonction, bien qu’elle soit surtout pratique, est toutefois aussi une fonction spirituelle.

La charité et la justice ne sont pas uniquement des actions sociales, mais ce sont des actions spirituelles réalisées dans la lumière de l’Esprit-Saint. Nous pouvons donc dire que les apôtres affrontent cette situation avec un grand sens des responsabilités, en prenant cette décision : sept hommes sont choisis ; les apôtres prient pour demander la force de l’Esprit-Saint ; puis ils leur imposent les mains pour qu’ils se consacrent particulièrement à cette diaconie de la charité.

Ainsi se reflète d’une certaine manière, dans la vie de l’Eglise et dans ses premiers pas, ce qui s’était passé pendant la vie publique de Jésus, à la maison de Marthe et de Marie de Béthanie. Marthe était toute occupée par le service de l’hospitalité à offrir à Jésus et à ses disciples ; Marie, elle, se consacre à l’écoute de la parole du Seigneur (cf. Lc 10, 38-42). Dans les deux cas, les moments de prière, d’écoute de Dieu et l’activité quotidienne, l’exercice de la charité, ne s’opposent pas. Le rappel de Jésus : «Marthe, Marthe, tu te soucies et t’agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même. C’est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée» (Lc 10,41-42), comme d’ailleurs la réflexion des apôtres : «quant à nous, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole» (Ac 6,4), montrent la priorité que nous devons donner à Dieu. Je ne veux pas rentrer maintenant dans l’interprétation de cette péricope Marthe-Marie. En aucun cas l’activité envers le prochain, envers l’autre, n’est condamnée mais, ce qui est souligné, c’est que cette activité doit aussi être pénétrée intérieurement d’un esprit de contemplation.

Par ailleurs, saint Augustin dit que cette réalité vécue par Marie est une vision de notre situation au ciel et que, sur la terre, nous ne pouvons donc jamais la vivre complètement, mais un peu d’anticipation doit être présente dans toute notre activité. La contemplation de Dieu doit aussi y être présente. Il ne faut pas que nous nous perdions dans l’activisme pur, mais nous devons toujours nous laisser pénétrer par la lumière de la Parole de Dieu même dans notre activité, et apprendre ainsi la vraie charité, le vrai service envers l’autre, qui n’a pas besoin de tant de choses – il a certainement besoin de choses nécessaires – mais qui a surtout besoin de l’affection de notre cœur, de la lumière de Dieu.

Saint Ambroise, dans son commentaire de l’épisode de Marthe et Marie, exhorte ses fidèles, et nous aussi, de cette façon : «Etudions-nous donc, nous aussi, à posséder ce que nul ne pourra nous enlever, en prêtant une oreille non pas distraite, mais attentive : car il arrive au grain même de la parole céleste d'être dérobé, s'il est semé le long de la route (Lc, VIII, 5, 12). Soyez, comme Marie, animé du désir de la sagesse : c'est là une oeuvre plus grande, plus parfaite». Et il ajoute même : «Que le soin du ministère n'empêche pas la connaissance de la parole céleste», de la prière (Expositio Evangelii secundum Lucam, VII, 85 : PL 15, 1720). Les saints ont donc fait l’expérience d’une profonde unité de vie entre prière et action, entre l’amour total de Dieu et l’amour des frères. Dans le livre Deconsideratione qu’il a adressé au pape Innocent II pour lui offrir quelques réflexions sur son ministère, saint Bernard, qui est un modèle d’harmonie entre contemplation et activité, insiste justement sur l’importance du recueillement intérieur, de la prière pour se défendre des dangers d’une activité excessive, quelle que soit la condition dans laquelle on se trouve et la tâche à laquelle on s’adonne. Saint Bernard affirme que trop d’occupations, une vie frénétique, finissent souvent par endurcir le cœur et faire du mal à l’âme (cf. II, 3).

C’est un rappel précieux pour nous, aujourd’hui, qui sommes habitués à tout évaluer à l’aune de la productivité et de l’efficacité. Ce passage des Actes des apôtres nous redit l’importance du travail - il s’agit là, sans aucun doute, de la création d’un véritable ministère -, de l’engagement dans les activités quotidiennes qui nécessitent responsabilité et don de soi, mais il nous redit aussi que nous avons besoin de Dieu, de sa direction, de sa lumière qui nous donnent force et espérance. Sans la prière quotidienne vécue avec fidélité, notre action se vide, perd son âme profonde, se réduit à un simple activisme qui, à la fin, nous laisse insatisfaits.

Il existe dans la tradition chrétienne une belle invocation à réciter avant toute activité : «Actiones nostras, quæsumus, Domine, aspirando præveni et adiuvando prosequere, ut cuncta nostra oratio et operatio a te semper incipiat, et per te coepta finiatur», ce qui signifie : «Inspire nos actions, Seigneur, et accompagne-les par ton aide, pour que tout ce que nous dirons et ferons ait toujours en toi son commencement et son achèvement». Chacun de nos pas, chacune de nos actions dans notre vie, même dans l’Eglise, doit être fait devant Dieu, à la lumière de sa Parole".

Voilà de quoi méditer en silence et de bonnes raisons -s'il en fallait- de prier.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:03
Mgr Michel Pansard - Diocèse de Chartres
Diffusé le 30/03/2012 / Durée 26 mn
 
De la Beauce à la Vallée de l'Eure, en passant par Chartres ou Dreux, les paroisses dans l'Eure-et-Loir ont été réaménagées progressivement depuis 2007. L'évêque de Chartres demande désormais l'élaboration d'un projet pastoral missionnaire dans chaque paroisse.
 
«Devant l'ampleur de la tâche et les limites de nos ressources, nous pouvons courir le risque de nous épuiser» souligne Mgr Michel Pansard, qui appelle à cibler les actions sur le territoire de chaque paroisse.
 
Comment stimuler le tissus paroissial pour être évangélisateur ?
Pourquoi le service de la charité, avec Diaconia 2013, est-il central ?
Où se situent aujourd'hui les forces vives ?
 
Reportages et entretien avec Mgr Pansard dans l'émission La Vie des diocèses.
 
"Redonner soif à ceux qui n'ont plus ce désir là. On ne leur a pas enseigné la vie spirituelle, la vie spirituelle au sens fort. C'est-à-dire : être chrétien, c'est d'abord avoir avec le Christ une relation vivante". (Père Emmanuel d'Argent, diocèse de Chartres)KTO.jpg
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 22:27
Chrétiens d'Orient : le combat pour l'éducation
Diffusé le 16/03/2012 / Durée 52 mn
 
Ce mois-ci, Hors-les-murs vous emmène à la découverte des chrétiens du Moyen-Orient.
Alors que l'instabilité de la région inquiète, KTO vous propose un coup de projecteur sur la mission éducative des catholiques en se rendant sur le terrain.
Les écoles catholiques du pays éduquent à la liberté, à la justice, à la paix, et au dialogue. Des ressources précieuses dans la région, qui constituent le meilleur rempart à l'intolérance et l'extrémisme.
À découvrir dans cette émission itinérante : des reportages à Beyrouth (collège Lazariste), Antoura, Aïn Ebel, Jbeil et au Caire, avec des entretiens réalisés au Liban.
Une émission en partenariat avec l'OEuvre d'Orient qui soutient activement cette mission éducative dans la région.
 KTO.jpg
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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 20:51

Suite au concile Vatican II (1962–1965), aucun catéchisme n'avait été rédigé, contrairement à ce qui s'était passé suite au concile de Trente (1542–1563).

 

Le 25 janvier 1985, le pape Jean-Paul II convoqua un synode des évêques pour réfléchir sur les conséquences du concile. Dans leur rapport final (7 décembre 1985), les Pères du synode demandèrent :

«que soit rédigé un catéchisme ou compendium de toute la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale, qui serait comme un texte de référence pour les catéchismes ou compendiums qui sont composés dans les divers pays. La présentation de la doctrine doit être biblique et liturgique, exposant une doctrine sûre et en même temps adaptée à la vie actuelle des chrétiens.»

 

Jean-Paul II forma en 1986 une commission de douze cardinaux et évêques, présidée par le cardinal Ratzinger (actuel pape Benoît XVI), préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et assistée par un comité de rédaction de sept évêques résidents.

 

Le secrétaire de rédaction de cette commission était Christoph Schönborn.

 

Un grand nombre de consultations auprès de spécialistes furent entreprises. Et pas moins de neuf versions successives furent produites jusqu'au résultat final. Tout ce travail fut suivi de près par Jean-Paul II.

 

Dans la constitution apostolique Fidei depositum du 11 octobre 1992, accompagnant la parution du Catéchisme, Jean-Paul II déclara :

 

«Un catéchisme doit présenter fidèlement et organiquement l'enseignement de l'Écriture sainte, de la Tradition vivant dans l'Église et du Magistère authentique, de même que l'héritage spirituel des Pères, des saints et des saintes de l'Église, pour permettre de mieux connaître le mystère chrétien et de raviver la foi du peuple de Dieu. Il doit tenir compte des explications de la doctrine que le Saint-Esprit a suggérées à l'Église au cours des temps. Il faut aussi qu'il aide à éclairer de la lumière de la foi les situations nouvelles et les problèmes qui ne s'étaient pas encore posés par le passé.».

 

Le Catéchisme de l'Église catholique compte 2 865 paragraphes. Il reprend le plan traditionnel déjà adopté par celui de Trente et s'articule en quatre parties.

 

Cliquez sur l'image pour accéder au Cathéchisme de l'Eglise Catholique

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 18:33

 

 

Pour la 3ème année consécutive, le Pape consacre son message pour la Journée des Communications sociales à Internet et aux réseaux sociaux. Ce message a été rendu public à l’occasion de la fête de saint François de Sales, patron des journalistes.

 

« Comment établir un dialogue avec cette nouvelle culture ? Le grand défi consiste à être présent et avoir le courage de la vérité » souligne pour sa part le président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales au Vatican.

 

Il ne s’agit pas d’abord de juger mais d’aller à la rencontre, et d’annoncer l’Evangile à l’homme d’aujourd’hui « qui expérimente dans sa vie une profonde solitude, un désert ».

 

Mgr Claudio Maria Celli souligne la nécessité que l’Eglise, et notamment les évêques, se forment à cette nouvelle culture de la communication. Un entretien réalisé par KTO et La Croix en partenariat avec la Fédération Française de la Presse Catholique.

 

 

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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216