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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 11:40
Le 25 mai, j'ai envoyé un courrier aux candidats aux élections législatives de ma circonscription, la 4ème de la Sarthe, courrier que j'ai mis en ligne sur mon blog (vous le retrouverez en cliquant sur l'image). Ce 9 juin, après rappel, j'ai eu d'autres réponses (sur 9 candidats j'ai reçu 6 réponses mais seulement 4 réponses apportant un argumentaire et 2 sans répondre aux questions).
Vous trouverez ci-après le texte des réponses par ordre d'arrivée du premier au dernier. Ce n'est pas un ordre de préférence.enveloppe.png
 
Quelques remarques préalables :
- j'ai eu beaucoup de difficultés à trouver des coordonnées des candidats, comme s'ils ne voulaient pas de contacts directs avec les électeurs. Certaines coordonnées présentes sur internet ou transmise par des campagnes d'opinions sont fausses ou obsolète. Il était plus facile de contacter les candidats aux présidentielles que les candidats aux législatives. C'est un peu curieux, ne sont-ils pas des candidats de proximités ?
 
- quand j'ai pu avoir ces coordonnées grâces à des amis, à des contacts directs ou indirects avec les partis, peu de candidats ont été enclins à répondre. Comme si les questions des électeurs ne les intéressaient pas, à moins que mes questions ne les dérangent. Je préfère opter pour la seconde option.
 
- je suis surpris et déçu que certains candidats m'envoit comme réponse un mail en disant en susbstance : "qu'ils n'ont pas le temps de répondre ?!" mais qu'ils trouvent mes questions intéressantes. Je me pose la question : A quoi sert une campagne électorale si le candidat ne peut ou ne veut répondre aux questions qu'on lui pose ? en clair : seul le bulletin de vote les intéresse... mais de tels candidats se trompent.
Si mes questions ne sont pas dignent d'intérêt, ils n'auront pas mon bulletin de vote.
Comment voter pour quelqu'un qui ne prend pas le temps de répondre aux questions et aux préoccupations de leurs électeurs ?
Comment ce candidat peut-il croire que nous pouvons leur donner notre confiance sans qu'il prenne le temps de répondre aux questions qu'on lui pose ?
Ceux qui n’ont pas répondu montrent que, soit seul le bulletin de vote les intéresse soit qu’ils ne peuvent ou ne veulent répondre à des questions qui engagent les valeurs de la société. Un élu qui ne répond pas aux questions de ses administrés ne remplis pas, à mon avis, son rôle de service auprès de la population. En conséquence, leur candidature n’est pas retenue pour le choix de vote.
 
 
- pour les candidats qui prennent le temps de répondre point par point, j'apprécie tout particulièrement ce dialogue au delà des partis. J'apprécie que des candidats se soucient des questions que pose un électeur de base. L'ultime choix du bulletin de vote se fera uniquement entre ceux-ci. 
   
 
Voici les réponses (parmi 8 candidats) que j'ai reçu à ce jour, 7 juin : 

1er juin : Candidate de Europe Ecologie les Verts : Isabelle Sévère
(message que je considère comme non réponse)
« Je vous remercie de tout l'intêret que vous portez à cette campagne législative dans la 4ème. Par contre plutôt que de vous répondre par mail je vous propose de venir me rencontrer lors de la soirée du vendredi 8 juin à partir de 20h30 au local d'Europe Ecologie Les Verts situé au 81 rue Nationale. En effet étant tous sollicités par de nombreuses interrogations telles que les votres, les candidats et candidates EELV ont décidé d'organiser une réunion publique qui permettra de répondre aux interrogations multiples qui leurs sont adressées ».

1er juin : Candidat sortant de l’UMP : Marc Joulaud
Je reviens vers vous suite à votre message et à vos questions.
1- S’agissant des dépassements d’honoraires, même si l’idée semble séduisante, je crains que sa suppression pure et simple ne puisse que très difficilement être mise en œuvre. Je pense qu’un encadrement renforcé pourrait par contre être envisagé, selon les types de praticiens et les types d’acte. Par ailleurs, et sur un autre sujet, je serais personnellement favorable de revenir sur le principe de la libre installation géographique pour les médecins libéraux, même si je sais ne pas être majoritaire sur ce point dans ma famille politique.
2- Je ne suis pas favorable à la légalisation formelle de l’euthanasie. Je crois que les dispositifs légaux existants sont équilibrés et que l’accompagnement à la fin de vie et le développement des soins palliatifs sont des pistes à privilégier.
3- Je ne suis pas favorable – cela figure dans mon journal de campagne – au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe, tout en respectant bien sur les choix personnels de chacun.
4- Il ne me semble pas utile et nécessaire de réformer la constitution eu égard à la loi de 1905. Là aussi un équilibre existe, pourquoi le modifier ?
5- Pour moi le droit de vote est indissociable de la Nationalité.


6 juin : Candidat du Parti Socialiste : Stéphane Le Foll :
(message que je considère comme non réponse)
Vous avez interpelé Le candidat Stéphane Le Foll (également Ministre de l’agriculture) par un courrier mail. Mr Le Foll souhaite répondre à tous les courriers mais il n’est pas en mesure sur le plan des délais, de répondre personnellement et  en urgence à chacun des nombreux qu’il reçoit.  Toutefois, il est à votre disposition pour répondre à vos questions au cours des réunions publiques ( Loué ce soir et Sablé demain jeudi 7) . Il sera sur le marché du Patis St Lazare samedi 8 en fin de matinée. n’hésitez pas à venir le rencontrer.

6 juin : Candidate du MODEM : Cécile Guillocher :  
Les points que vous soulevez sont pour beaucoup d'entre eux repris dans le projet Humaniste du MoDem que vous pouvez consulter sur internet.
Pour répondre plus en détail à vos questions,et au vu du temps qui nous rester avant le 1er tours des élections,  je vous invite à nous rejoindre à l'une de nos réunions publiques dont vous trouverez le détail dans la rubrique agenda du site www.cecileguillocher.fr. Ces sujets enveloppeintéressent beaucoup de monde et font partie des points discutés dans ces débats.La réponse de Mme Guillocher a été complétée par un courrier reçu le 7 juin. A lire en cliquant sur l'enveloppe :
 


6 juin : Candidat du Front National : Jean-François LE GRAS
Nous sommes en cette période sollicités par énormément d’associations et de personnes comme vous pour connaître nos positions sur les sujets les plus divers, ce qui explique mon retard à apporter une réponse à vos questions.
 
 
Je vais essayer de le faire de la façon la plus concise mais aussi la plus sincère possible, point par point.
 
- Prop. 20 : Tout à fait d’accord pour une suppression totale des dépassements d’honoraires qui engendrent une médecine à plusieurs niveaux. Dans un même temps, je pense qu’il serait juste et, de plus, efficace pour la SS de revoit les règles de la CMU et de l’AME, ce qui permettrait de mieux soigner les Français d’abord.
 
- Prop. 21 et 31 : Quand je parle de la famille, j’entends bien entendu la Famille traditionnelle, celle constituée d’un père et d’une mère qui participeront à l’équilibre éducatif de leur(s) enfant(s).Nous refuserons bien évidemment toute forme de mariage homosexuel qui n’a aucune légitimité puisque par définition, le mariage est une institution qui a été créée pour la stabilité du couple et le bien-être des enfants.
 
Notre politique familiale passera tout d’abord par la mise en place de structures d’aide aux femmes enceintes et d’accueil de la Vie. L’avortement doit pouvoir être évité, pourvu que nous en prenions les moyens. Un amendement visant à instaurer un salaire parental pour les femmes ou les hommes qui choisiraient de consacrer leur vie à l’éducation de leurs enfants sera proposé à l’Assemblée Nationale. Une véritable politique de la Vie, de sa conception à son terme naturel sera proposée contre la politique de mort du Parti Socialiste qui veut, comme vous le savez, légaliser l’euthanasie. Nous y sommes fermement opposés.
 
 
- Prop. 46 : La loi de 1905 suffit largement, mais un certain communautarisme en entraîne une application à différents degrés…
 
- Prop. 50 : Là encore, je suis tout à fait d’accord avec vous, mais les étrangers demandant la nationalité française devront renoncer à une autre nationalité car c’est un point où il ne peut y avoir ambiguïté.
 
- En ce qui concerne l’enseignement, chacun doit avoir le choix de l’établissement scolaire pour ses enfants, publique, privé sous ou hors contrat. Pour les établissements sous contrat, les contraintes de l’Education Nationale sont inadmissibles, même si certaines vérifications vont dans le bon sens pour en assurer la qualité.  
 
- Les retraites doivent être accordées de façon décente et équitable à tous les Français. Je pense notamment à la retraite des agriculteurs et, à fortiori celle de leurs veuves, qui est particulièrement intolérable.
 
- Le seuil de pauvreté devrait être basé sur le SMIC. Il est inadmissible, par exemple, que les aides accordées « à juste titre », soient inférieures à ce seuil.  
 
Monsieur, croyez bien également que la défense de notre identité passera bien sûr par la défense de notre civilisation chrétienne et l’interdiction de toute subvention publique allant dans des spectacles « culturels » offensant les chrétiens de France comme ce fut le cas l’automne dernier.
 
Vous connaissez à présent mes positions concernant les valeurs qui nous sont chères, vous savez que je suis un ardent défenseur de la Vie, de la Famille et de notre civilisation chrétienne. Face à des candidats socialistes ou de la droite molle qui n’hésiterons pas à appeler socialiste au second tour contre mon éventuelle présence, la lutte sera difficile : tout est bon chez nos politiciens pour faire tomber ceux qui sont attachés aux valeurs traditionnelles qui ont construit la France. Alors c’est aussi vers les Catholiques, vers les Chrétiens que je voudrais me tourner, car de leurs voix dépend cette politique que nous pouvons mettre en place. Les candidats du Front National ont besoin de vous, le résultat du premier tour sera sans doute serré et sans vos voix, nous ne pourrons vous représenter et vous défendre dans une Assemblée vraiment Nationale.  
 
Croyez, Cher Monsieur, à l’assurance de mes meilleurs sentiments.
   


Le 9 juin 2012

Réponse de Thierry NOUCHY, candidat Lutte Ouvrière

 

Monsieur,

J’ai bien reçu votre message du 7 juin et je vais tenter de répondre à vos nombreuses questions.

 

Ceci dit, vous savez que je me présente au nom du parti Lutte Ouvrière et que dans cette élection législative, je défends le programme que Nathalie Arthaud a défendu lors de l’élection présidentielle.

 

Tout d’abord, vous faites allusion au programme de François Hollande et je ne me reconnais pas dans ce programme.

 

Je ne le crois pas, ni lui, ni son gouvernement, capable de protéger les classes populaires, les «petits» comme vous dites, des attaques que les capitalistes et les financiers leur font subir.

 

Sur les questions de santé

Tout le monde devrait avoir la possibilité d’accéder gratuitement à l’information, à la prévention et aux soins tout au long de sa vie, ainsi qu’à la possibilité de bénéficier des innovations médicales et d’une prise en charge quand cela est nécessaire.

 

Les cliniques privées et les trusts pharmaceutiques, qui raisonnent selon les profits qu’ils peuvent distribuer aux actionnaires et non en mettant au premier plan l’intérêt des malades, devraient être expropriés. En effet, tout ce qui concerne la santé (recherche et production des médicaments, examens et traitements, interventions chirurgicales, soins, hospitalisations, suivi médical, etc.) devrait relever uniquement du service public et être placé sous le contrôle des travailleurs du secteur, des usagers et de la population.

 

Aujourd’hui, quand on a des faibles revenus, il est souvent impossible de renouveler ses lunettes ou de soigner ses dents. Aussi, tous ceux qui en ont besoin devraient pouvoir bénéficier, sans débourser un centime, des équipements nécessaires, en matière d’optique, de prothèses dentaires, auditives...

 

Dans l’immédiat, il faudrait au moins :

- supprimer le forfait hospitalier, qui n’a cessé d’augmenter depuis sa création en 1983 ;

- supprimer les franchises médicales ;

- revenir sur les déremboursements de médicaments et faire en sorte que toutes les dépenses de santé soient prises en charge à 100 %

 

Sur l’euthanasie

En ce qui me concerne, je suis bien sûr, mais qui ne le serait pas, pour le droit de mourir dans la dignité. Et je pense que la loi Léonetti, en légalisant l’euthanasie passive, a marqué un certain progrès et levé une partie de l’hypocrisie qui régnait en la matière.

 

Mais la loi est loin de régler toutes les situations et je pense que c’est en grande partie parce que les moyens manquent pour l’hôpital, notamment que les personnels hospitaliers ne sont pas assez nombreux, débordés et souvent dans l’impossibilité de prendre le temps de soulager ne serait-ce que la douleur morale des mourants.

 

D’une manière générale ou plutôt abstraite je suis aussi pour qu’il soit permis à chacun de pouvoir s’appuyer sur «une aide active à mourir lorsqu’il juge que sa propre vie n’est plus que de la survie, douloureuse.» Mais nous ne vivons pas dans une société abstraite et l’organisation sociale actuelle -que je combats et dont je souhaite une transformation profonde-  est trop dominée par l’argent, par la loi de la jungle, par l’égoïsme et le chacun pour soi, pour que je puisse penser qu’une loi légalisant l’euthanasie active et le suicide assisté pourrait résoudre le problème d’une manière totalement humaine et libérée de toute considération d’intérêt particulier.

 

Oui, toute personne en fin de vie dont l’état le requiert et qui le demande a un droit universel d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement». Mais là encore, cela nécessite un investissement que l’État, trop occupé à aider les grands industriels et les banques, se refuse à faire.

 

Je doute fort que la loi puisse être mise en pratique si nous ne changeons pas fondamentalement cette société. Et c’est le sens de mon combat

Homoxexualité

Bien qu’étant favorable à l’union libre, je suis pour que les homosexuels aient le droit de se marier et je ne suis pas opposé à la parentalité pour les couples de même sexe.

 

Laïcité

La laïcité de l'Etat actuel n'est qu'un vague compromis avec l'église catholique élaboré en 1905.

 

Cette loi est tellement un texte de compromis qu'il faut rappeler qu'après 1918, l'Etat n'eut jamais le courage de l'appliquer à l'Alsace Lorraine, ce qui serait quand même un minimum un siècle plus tard !

 

Une véritable laïcité imposerait d'arrêter toute forme de subvention à l'enseignement religieux. La laïcité pour moi, c'est le rejet total de la religion dans la sphère privée et la mise en place d'un véritable principe d'égalité de traitement (de non traitement devrait-on dire) de toutes les religions, ce qui permettrait enfin de pouvoir dire qu'on vit dans une société qui ne privilégie pas une religion face aux autres. Cela signifierait débarrasser l'organisation de la société des scories du catholicisme pour ce qui est de la France par exemple (dans les cantines scolaires on continue à servir exclusivement du poisson le vendredi, dans les écoles publiques les fêtes religieuses catholiques sont encore des jours fériés, etc.).

 

Cela reviendrait à débarrasser aussi les débats scientifiques du poids du lobby catholique, alors que les incroyants ne sont ni représentés, ni consultés dans les débats de société ou d'éthique. Plus les religions reprennent de poids moral et politique et plus les divisions entre les communautés s'accentuent. Le principe de l'égalité, du respect de tous passe véritablement par le rejet des dominations religieuses et des divisions qu'elles induisent.

 

Droit de vote

Lutte Ouvrière est évidemment favorable sans condition au droit de vote des immigrés à toutes les élections : pour paraphraser le slogan des sans-papiers en lutte : « Ils vivent ici, ils bossent ici, ils votent ici ! ».

 

Mais j’affirme en même temps qu’avec ou sans carte d’électeur, les travailleurs auront un poids bien plus décisif que celui que leur donnera un bulletin de vote en luttant côte à côte, toutes origines et toutes nationalités confondues, contre leur ennemi commun, la bourgeoisie capitaliste

 

Enseignement privé

Je suis pour l’application sans réserves du programme : fonds publics pour le public et fonds privés pour le privé

 

En ce qui concerne les salaires et le niveau de vie

Dans la société capitaliste, le niveau des salai­res et des pro­fits est l’enjeu de la lutte de classe et une des mesures de l’exploitation. Alors même que le patronat se plaint des salaires et d’avoir à payer les cotisations, il trouve des millions pour payer les PDG et verser les dividendes aux actionnaires. Alors, les tra­vailleurs ont à se battre au jour le jour pour maintenir leur salaire, ce qui leur permet de vivre.

 

Pour sauvegarder, aujourd’hui, leur niveau de vie, les travailleurs doivent se battre pour :

L’augmentation conséquente de tous les salaires, ne serait-ce que pour rattraper le retard pris au fil du temps sur l’inflation.

L’indexation de tous les salaires sur les prix, de façon à ce qu’ils augmen­tent au même rythme que les prix des loyers, des carburants, du gaz… Indexation non pas sur l’indice officiel (qui sous-estime l’inflation à laquelle nous sommes confrontés) mais sur l’évolution des prix qui sera constatée par en bas, au jour le jour, par la population.

La fin des exonérations de cotisations patronales, car les cotisations patronales font partie intégrante du salaire, puisque c’est la partie du salaire qui doit revenir aux travailleurs quand ils sont malades, à la retraite ou au chômage.

 

Alors que le nombre de salariés payés au salaire minimum augmente et qu’il est difficile de vivre avec moins de 1 700 euros, nous reprenons la revendication des confédérations syndicales d’un SMIC à 1 700 euros net.

 

Ces mesures de sauvegarde des conditions d’existence des travailleurs devront être l’objectif des luttes à venir.

 

Avec mes salutations communistes révolutionnaires

 

Thierry NOUCHY

 

 
 
 
 
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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 11:07

Questionnaire

à l'attention des candidats

aux élections législatives

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame la candidate à la députation,

Monsieur le candidat à la députation,

 

A nouveau, notre collectif « Catholiques en campagne » s’adresse aux candidats.  Emanation d’un grand nombre d’associations soucieuses de l’évolution de la France, le collectif a conçu, à l’intention des candidats députés, un questionnaire touchant à toutes leurs préoccupations. Elles sont nombreuses comme les responsabilités de ceux qui seront élus.

 

Derrière le Pape Benoit XVI qui nous encourage, par ses écrits et ses discours, à faire cette démarche, nous voudrions vous dire que toute nation qui brave impunément les lois de Dieu, qui sépare la morale du droit, ne peut devenir une grande nation. Elle s’enfonce, à l’instar de grandes civilisations passées, dans un déclin inéluctable.

 

De l’incarnation de ces principes, nous ferons donc notre programme pour aller voter les 10 et 17 juin prochains. Nous pensons qu’un pays ne peut grandir sans ou en dehors des racines qui sont les siennes.

Espérant que vous répondrez à notre questionnaire, au moins dans ses interrogations essentielles, nous vous prions de croire, Madame la candidate, Monsieur le candidat, à l’expression de notre haute considération.

 

 

Vous pouvez répondre :

è  par fax au 01 79 73 13 64

è  par courriel à l'adresse contact@catholiques-en-campagne.fr

è  ou par envoi postal à « Catholiques en Campagne », 14 rue Charles V   75004 Paris

 

Vous pouvez joindre votre photo et votre logo de liste. Ils seront publiés avec vos réponses.

 

 

CANDIDAT(E) : Dominique LE MENER

DEPARTEMENT : SARTHE

CIRCONSCRIPTION Vème

VILLE PRINCIPALE:

LISTE ou PARTI : UMP


 

 

  1. Le nouveau président de la République, François Hollande, proposera d'inscrire les principes de la loi de 1905 dans la Constitution. Les concepts de laïcité, laïcité républicaine, laïcité positive, laïcité libérale, laïcité à la française, revêtent-ils le même sens selon vous ? La laïcité interdit-elle selon vous l’intervention de citoyens en tant que catholiques dans le débat politique ?

è   

Je considère que la Constitution, telle qu’elle est actuellement rédigée, suffit et permet très justement la libre expression des citoyens catholiques dans l’espace public.

 

  1. Le principe de laïcité suppose-t-il d’aller jusqu’à  éliminer de nos pratiques, traditions, habitudes et références culturelles et historiques : les manifestations du type crèche de Noël, la restauration des églises et édifices religieux, le poisson le vendredi dans les collectivités, le chômage des fêtes religieuses, la commémoration des personnages historiques catholiques ?

è   

Une telle remise en cause serait absurde, notre pays est de tradition chrétienne et l’expression de cette tradition a donc toute sa place.

 

  1. L’introduction dans la Constitution française, de la définition de la famille comme étant « l’union stable d’un homme et d’une femme en vue d’assurer l’éducation des enfants issus de leur union ou adoptés » vous semble-t-elle souhaitable ?

è   

Là encore, il ne semble pas pertinent de modifier la Constitution qui est le socle fondamental de notre République.

 

  1. Soutiendriez-vous un texte de loi ayant pour but de donner à la mère de famille un statut, indépendamment de toute activité professionnelle, reconnaissant son rôle économique et social et lui garantissant une retraite ?

è   

Dans ce domaine, il me semble nécessaire de se prononcer sur des textes et des propositions précis et pas sur une intention.

 

  1. Reconnaissez-vous le droit, pour les parents, de choisir l’école de leurs enfants, quel que soit son statut (public, privé sous contrat, privé hors contrat) ?

è   

C’est une liberté fondamentale pour laquelle d’ailleurs des mesures avaient été prises lors de la précédente mandature.

 

  1. Soutiendriez-vous un projet de loi instaurant un système rendant possible l’exercice de ce droit, affectant des ressources aux établissements scolaires au prorata des élèves effectivement scolarisés ?

è   

Oui car cela me semble effectivement une condition d’exercice de ce droit des parents.

 

  1. Etes-vous en faveur du maintien de la loi Carle qui vise à garantir la parité de financement entre les écoles primaires publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence ? Seriez-vous prêt à voter une loi étendant le principe de la loi CARLE à toutes les écoles privées ?

è   

Je suis bien évidemment en faveur du maintien de cette disposition de bon sens.

 

  1. La perspective de vie pour les personnes âgées est principalement celle d’un placement dans une institution adaptée répondant aux besoins nés de la dépendance. Y a-t-il une alternative ? Quelles sont les mesures qui pourraient être prises concernant l’aide aux aidants, notamment familiaux, qui permettraient à la personne âgée de choisir son dernier lieu de vie ?

è   

Il me paraît essentiel de développer le maintien à domicile, et le Conseil général de la Sarthe est exemplaire dans ce domaine, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de suivre de près ces questions en tant que Président du Centre d’Information des Personnes Agées (CIDPA).

  1. Le système de santé français est actuellement l’un des plus chers du monde. Les médecins prescrivent deux à trois fois plus que les autres médecins occidentaux dans le monde, les français détiennent le record absolu de consommation de médicaments en Europe. Que pensez-vous mettre en œuvre pour revenir à plus de modération ou de contrôle dans ce domaine ?

è   

De nombreuses mesures ont là encore été prises par la majorité à laquelle j’appartenais, avec notamment l’engagement  de progression maximale de 3 % des dépenses de santé. Il faut poursuivre cet objectif qui est le garant du maintien de notre système de santé.

 

  1. Quelles sont vos propositions pour pallier les défaillances du système judiciaire ?

è   

Les défaillances actuelles reposent avant tout de la  mauvaise application des lois actuelles qu’il convient donc de faire appliquer !

 

  1. Quelle est votre position sur le travail du dimanche ? Etes-vous prêt à voter l'abrogation de la loi Maillé qui introduit un grand nombre d'exceptions au principe du repos dominical ?

 

Je suis contre le travail du dimanche sauf dans les zones touristiques où l’activité locale le justifie. D’ailleurs la loi n’a jamais prévu de généralisation massive.

 

  1. Les délocalisations d’emploi sont une des facettes de la mondialisation. L’exemple de Renault qui vient de construire une usine au Maroc est symptomatique de cette tendance qui se traduit pour la France par la perte annuelle de 500 000 emplois depuis 5 ans dans le domaine industriel. Pensez-vous que la perte de notre outil industriel soit acceptable et cette tendance inéluctable ? Soutiendriez-vous une proposition de loi favorisant le « Produire français » en instaurant une forme contrôlée de protectionnisme ?

è   

Cette question dépend avant tout de l’Union Européenne car nos économies sont liées et il convient donc d’adopter une position commune.

 

  1. Quelle est votre vision de la politique d'immigration ? Quelles sont vos propositions concrètes sur ce sujet ?

è   

Je pense qu’il faut contenir fortement, sinon stopper, l’immigration car de nombreux équilibres en dépendent dans notre pays.

 

  1. Les déficits budgétaires accumulés depuis 40 ans (5,2 % du PIB en 2011) ont mené la France à une situation d'endettement très lourd, de 1700 milliards d’euros. Pensez-vous qu'il soit possible dès aujourd'hui de ne plus voter de budget en déséquilibre ?

è   

Bien évidemment et j’ai d’ailleurs soutenu la proposition de règle d’or budgétaire.

 

  1. L'Etat, selon vous, doit-il être centré sur ses fonctions dites régaliennes (assurer la justice, battre monnaie, assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays) ou au contraire doit-il se renforcer dans l'ensemble des domaines comme le veut le nouveau président de la République (Emplois aidés, administration, éducation) ? Quelles sont selon vous les réformes de l'Etat à entreprendre en priorité ?

è   

Il ne semble pas nécessaire d’étendre le champ des missions de l’Etat au risque d’un encadrement d’un certain nombre d’aspects de la vie privée, mais aussi d’une aggravation des dépenses publiques.

 

  1. Pensez-vous qu'une alternative à la pratique de l’avortement, attentatoire au principe sacré de la vie, traumatique pour les femmes et coûteux pour la société, serait d'aider les femmes enceintes à garder leur enfant par des aides spécifiques ?

è   

Il ne semble pas pertinent de créer un nouveau régime d’aide mais plutôt d’œuvrer à la prévention et à l’éducation.

 

 

  1. Quelle est votre position sur l'accouchement sous X ?

è   

C’est une question difficile à aborder tant elle génère de conséquences dans la vie des familles et mérite donc d’être débattue et appréhendée sur des propositions concrètes.

 

  1. « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. » (Proposition 21 du projet présidentiel de François Hollande). Si une telle loi légalisant l'euthanasie était proposée au Parlement, que voteriez-vous et pourquoi ?

è   

Je suis opposé à une telle loi, d’ailleurs la représentation nationale (à l’issue de longs débats) a déjà adopté un texte d’équilibre (avec un large consensus) qui préserve la vie.

 

  1. « J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels » (Proposition 31  du projet présidentiel de François Hollande). Si une telle loi est proposée au Parlement, que voteriez-vous et pourquoi ?

è   

Je m’opposerai également à un tel projet de loi.

 

  1. « J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans » (Proposition 50  du projet présidentiel de François Hollande). Si une telle loi est proposée au Parlement, que voterez-vous et pourquoi ?

è   

Là encore, cette mesure me paraît inadaptée, je ne voterai donc pas un tel texte, si des étrangers souhaitent participer aux élections dans notre pays, ils peuvent devenir citoyens à part entière en demandant la naturalisation.

 

  1. En matière d'emplois subventionnés, François Hollande veut multiplier les créations de postes (proposition 34 : 150 000 emplois d'avenir – proposition 36 : 60 000 postes dans l'éducation - proposition 10 : arrêt de la politique de non-remplacement d'une partie des fonctionnaires partant à la retraite). Si des lois allant dans ce sens sont proposées au Parlement, que voterez-vous et pourquoi ?

è   

Je ne crois pas que la création d’emplois subventionnés soit une solution, notre pays est endetté, la crise qui touche durement l’Europe commande au contraire de maîtriser les dépenses publiques. L’investissement doit aller à la création de richesse et d’emplois marchands.

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Published by Jean-Pierre - dans Questions de société
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 20:12

23-Lourdes.jpg

D’après la Croix du 3 juin2012

 

Aux catholiques inquiets des éventuelles décisions gouvernementales sur la parentalité et la famille, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, demande d’exprimer leur choix conformément aux règles démocratiques.

 

Présent à Milan pour la VIII ème rencontre mondiale des familles, le cardinal Vingt-Trois s’est longuement exprimé, samedi 2 juin, devant plusieurs centaines de catholiques français.

 

Il a affirmé : «Nos choix en matière familiale n’expriment pas une sorte de particularisme ; ils ne sont pas seulement confessionnels, mais ils engagent un choix de société. Nous avons le droit de les défendre socialement, non pas au nom de la foi, mais au nom du bien de la société.»

 

Précisant sa pensée, il a déclaré : «Nous avons une mission particulière pour rendre ce témoignage, non pas comme une secte égarée dans la société, mais comme des précurseurs qui annoncent quelque chose qui relève, désormais, de l’inconnu. S’il est normal de ne pas être entendus, voire d’être combattus, nous avons le devoir de proposer des arguments humanistes audibles par tous les hommes de bonne volonté. Nous ne demandons pas aux gens de les accepter parce que c’est l’Eglise qui le dit, mais parce qu’il s’agit d’une expérience de l’humanité.»

 

La force des catholiques

Et l’archevêque de Paris a énuméré : «Est-il bon pour un enfant d’être élevé par ses deux parents ? Est-il bon pour un homme et une femme de s’engager l’un envers l’autre ?»

 

Puis, répondant aux questions de «La Croix», le président de la Conférence des évêques de France a précisé sa pensée, à la veille du premier tour des élections législatives : «L’inquiétude de certains catholiques doit se traduire en actes, à travers la force d’intervention des partis politiques, des mouvements, des organisations économiques et sociales. C’est sur leur force représentative qu’il faut compter. Je ne crois pas qu’aujourd’hui, des foules seraient prêtes, comme en 1984, à descendre dans la rue. L’objet n’est pas le même.»

 

Insistant sur la légitimité du système représentatif, le cardinal Vingt-Trois restera «attentif à la majorité parlementaire qui se dégagera, qui déterminera les marges de manœuvre du gouvernement. Cela dépend du vote de chacun.»

 

FREDERIC MOUNIER (à Milan)

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 18:40

Un vote pour quelle société ?

Eléments de discernement à partir de la déclaration

de la Conférence des Evêques de France :

http://www.quellesociete2012.fr/

 


Extrait du discours de Mgr Vingt-Trois pour l'ouverture de l'assemblée plénière

 

de mars 2012 à Lourdes

 

 

 

[…] Nul ne s’étonnera donc de voir aujourd’hui les chrétiens pleinement engagés dans le débat politique auquel notre pays est entraîné par les échéances électorales prochaines. Il est trop clair que la médiatisation effrénée de cette campagne provoque des sollicitations multiples pour engager l’Église dans une prise de position particulière. Le message du Conseil Permanent du mois d’octobre dernier et les points de vigilance qu’il a soulignés nous permettent de nous situer d’une façon juste dans ce débat. Nous ne sommes pas chargés de répondre quotidiennement aux déclarations variées et variables des candidats. C’est plutôt à eux de s’exprimer par rapport aux préoccupations que nous avons énoncées. La réponse à leurs propositions viendra des urnes et du vote des Français. Dans ce vote, les chrétiens auront à se déterminer en conscience devant les graves enjeux humains, anthropologiques et éthiques qu’il implique. Je voudrais seulement vous partager ici deux préoccupations par rapport au déroulement de cette campagne, du moins tel que nous le percevons à travers les informations diverses qui nous sont distillées.

 

 

 

Ma première préoccupation concerne le risque de scepticisme des électeurs à l’égard de l’action politique, du personnel politique en général et des candidats aux élections en particulier. La gravité de la crise de notre société, amplifiée encore par la dramatisation de l’information, pourrait susciter chez certains une sorte de fatalisme. La réduction des analyses aux éléments économiques, sociaux ou financiers de la crise risque de masquer ses dimensions culturelle, morale et spirituelle. Nous serions devant une situation impossible à maîtriser et qui échapperait à toute volonté politique des gouvernants. Cette impression ne peut que se fortifier dans la mesure où les propositions faites ou les projets annoncés ne semblent pas toujours à la hauteur des défis à relever.

 

 

 

Si la crise est vraiment aussi profonde, comment pourrait-on éviter de proposer des remèdes proportionnés ? Ce serait une défaite de la démocratie si les électeurs renonçaient à voter parce qu’ils doutent des solutions présentées. Dans une crise grave, il est important que chacun prenne sa part de responsabilité en votant. L’histoire, y compris contemporaine, nous montre que des hommes et des femmes décidés et qui déclarent ouvertement leurs projets peuvent changer quelque chose, même si c’est douloureux pour tous.

 

 

 

Ma seconde préoccupation concerne l’ambiance de notre société. La confrontation démocratique ne peut pas faire l’économie de débats vigoureux et musclés, et c’est sans doute sain. Mais quand la confrontation se transforme, plus ou moins, en appel à la haine envers d’autres candidats et à l’expression du mépris de l’autre, elle engage l’avenir de manière inquiétante. Dans une élection où les résultats sont nécessairement serrés, il n’est pas sain que les positions adverses soient diabolisées. Comment oublier que, derrière les candidats que l’on démolit, il y a des électeurs qui constituent un pourcentage important de la population et qui ne doivent pas être rejetés dans une sorte d’opprobre ? Le pays ne peut se rassembler dans un effort commun si sont semées la haine et la violence.

 

 

 

Sur ces deux préoccupations, je sais que les chrétiens sont attentifs et veillent à mener le combat politique dans le respect mutuel. Nous devons les y encourager et leur en rappeler les obligations quand besoin est. Notre Église n’est ni un parti politique, ni un groupe de pression qui défendrait des intérêts corporatistes. Ses membres sont simplement des citoyens sérieux et respectueux des institutions. Mais notre mission d’annoncer le Christ mort et ressuscité nous permet de contribuer efficacement au service du bien commun. En annonçant que les institutions sont au service du respect de la personne humaine, nous rappelons le sens des fonctions sociales. En invitant les chrétiens à prier et approfondir leur vie intérieure, nous contribuons à former des citoyens libres à l’égard des idoles du moment, notamment la frénésie financière. En invitant les personnes à servir comme le Christ a servi, nous développons le sens de la responsabilité, nous encourageons l’émergence de militants bénévoles, d’élus dignes de confiance. […]

 

 

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 06:31
Les mardis des Bernardins : Quelle laïcité demain ?
Diffusé le 29/05/2012 / Durée 52 mn
 
La laïcité pourrait bien être l'une des marques de la présidence de François Hollande. "Je réaffirmerai en toutes circonstances nos principes intangibles de laïcité" a-t-il souligné dans son discours d'investiture à l'Elysée.
 
Et durant la campagne électorale, il l'a affirmé clairement en donnant des gages aux partisans d'une laïcité intransigeante : il veut inclure la loi de 1905 à la constitution.
 
Dans une société en mal de repères et guettée aussi par le communautarisme, les religions s'opposeraient-elles donc à la démocratie ou représenteraient-elles un danger ?
 
Qu'y a-t-il de pernicieux dans l'expression si souvent répondue que "la religion doit se cantonner à la sphère privée" ?
 
Quel souffle les croyants peuvent-ils pourtant apporter à notre pays en crise ?
 
Des responsables des religions monothéistes en France viennent débattre de ces questions et osent aborder ensemble les conséquences qu'induiraient le retour d'une laïcité étriquée.
 
Invités :
Monsieur Mohammed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte Musulman ;
Monsieur le Rabbin Moshe Lewin, porte-parole du Grand Rabbin de France
Mgr Claude Dagens, évêque d'Angoulême et académicien.
 
Une émission en partenariat avec KTO, La Vie et le Collège des Bernardins.
 
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 19:37

Jean-Pierre Tellier

72700 ETIVAL LES LE MANS

http://jpdiacre.over-blog.com/

Etival Lès Le Mans

Le 25 mai 2012  

 

8 mai 2011UMP : Marc Joulaud (sortant), suppléant Emmanuel Franco
PS : Stéphane Le Foll, suppléante Sylvie Tolmont
Europe Ecologie-Les Verts : Isabelle Sévère, suppléant Loïc Trideau
Front de Gauche : Chantal Hersemeule, suppléant Youssef Ben Amar
Front National : Henri Delaune, suppléant Michel Bouquet
Lutte ouvrière : Thierry Nouchy, suppléant Matthieu Thénaisie
NPA : Antoine Chauvel, suppléant Patrick Schweizer
Le Centre pour la France : Cécile Guillocher, suppléant Alain Le Quéau

 

 

Madame, Monsieur le Candidat à la Députation,

Vous vous présentez à l’élection législative et vous remercie pour cet engagement majeur au service de la population. Je précise que je suis indépendant de tout parti. Avant de faire un choix définitif pour mon vote à l’élection du député de notre circonscription, je me permets d’écrire à chacun des candidats.

 

Certaines des promesses du candidat qui a été élu à la présidence de la République m’inquiètent profondément.

Normalement, le Président Hollande se doit de respecter les promesses du candidat qu’il a été et de les mettre en œuvre. Les autres propositions n’engagent pas fondamentalement, à mes yeux, des choix éthiques déterminants.

 

Parmi les 60 propositions du candidat Hollande qui sont devenues le programme du Président de la République, je souhaite connaître votre position, (autrement dit, si vous voteriez en faveur de ces propositions) sur les points suivants :

 

-      Proposition 20 : encadrement des dépassements d’honoraires des médecins.

Pourquoi ne pas tout simplement supprimer ces dépassements d’honoraires ?

Beaucoup de personnes en situation précaire soit ne se soignent plus, soit s’endettent pour accéder à des soins vitaux. Ne serait-il pas temps de mettre une véritable politique médicale qui permettrait aux soignants de s’occuper de la santé des patients plutôt que de s’occuper de leur rentabilité financière ?

 

-      Proposition 21 : Mise en place de l’euthanasie supprimant ainsi les plus fragiles de notre société.

Ne serait-il pas plus juste de développer les soins palliatifs ? (qui ne sont pas mentionnés dans le programme me semble-t-il).

 

-      Proposition 31 : Mariage et adoption pour les couples homosexuels.

La famille et la filiation naturelle ne sont-elles pas la «norme» sur laquelle une société se construit et perdure (les autres situations étant des «exceptions»)?

Le respect des choix personnels de chacun ne devraient pas obligatoirement aboutir à la reconnaissance par la loi et donc par l’ensemble de la société.

 

-      Proposition 46 : Inscription de la loi de 1905 dans la Constitution.

Pourquoi inscrire la loi de 1905 dans la constitution ?

Le respect de cette loi ne suffit donc pas ?

Certains actes et discours sur la laïcité m’inquiètent. Serons-nous encore libre de vivre notre foi en France ? Quand les sénateurs votent, au nom de la laïcité (?!) l’interdiction de tout signe religieux au domicile des « nounous »…

En se préoccupant des signes religieux à l’intérieur des domiciles, les élus ne mettent-ils pas la liberté religieuse en danger ?

 

-      Proposition 50 : Autoriser les étrangers à voter dans les élections locales.

Le destin du pays n’est-il pas aux mains du peuple français ?

Pourquoi autoriser le vote des étrangers (hors communauté européenne) ?

Aurons-nous la garantie de réciprocité dans les pays de ces ressortissants ?

A mon sens, il serait plus judicieux d’encourager les ressortissants étrangers vivant durablement en France à demander la nationalité Française avec tous les droits et devoirs ainsi ouverts comme à tout citoyen français.

 

Il y a également, selon moi, de grands vides dans ce programme.

A aucun moment, sauf erreur de ma part, il n’est fait mention de l’enseignement privé sous contrat avec l’Etat. Je n’ai également rien trouvé sur les personnes les plus fragiles de notre société (petites retraites, petits revenus, la solitude, etc.).

Savez-vous que notre pays comptait 4,5 millions de pauvres en 2009 (dernières statistiques disponibles à ce jour) si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian et 8,2 millions de pauvres en 2009 si l’on utilise le seuil de 60 % du niveau de vie médian. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 7,5 %, dans le second de 13,5 %. En 2009, le seuil de pauvreté situé à 60 % du revenu médian, pour une personne seule, est de 954 euros mensuels, celui à 50 % de 795 euros.

Que proposez-vous pour ces personnes ?

 

Je vous remercie par avance pour votre réponse personnelle qui sera déterminante pour mon choix.

 

En vous souhaitant une bonne campagne dans le respect des divers candidats et des électeurs que vous rencontrez.

 

Merci de penser en acte aux plus petits de notre nation.

 

Avec tous mes respects. 

Jean-Pierre Tellier

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:32

Mgr-Bernard-Podvin 001D’après le Journal La Croix, le 7 mai 2012

 

Pour le porte-parole de la Conférence des évêques de France, Mgr Bernard Podvin, le vote «catho» n’est pas toujours à analyser en fonction des critères de la foi.

 

LA CROIX : Comment réagissez-vous après l’élection de François Hollande ?

Mgr Bernard Podvin : Ma première réaction, c’est celle que recommande saint Paul : prier pour nos dirigeants… Je voudrais inviter ceux qui se réjouissent aujourd’hui à avoir la victoire humble. Ce résultat reste très fragile. On voit bien que, en Europe, pour les élections récentes, aucune équipe sortante n’a été reconduite. D’ailleurs, le nombre de votes blancs est deux fois plus important que l’écart de voix entre les deux candidats, signe de cette incertitude. Ceux qui ont gagné doivent être attentifs au manque de cohésion. Le nouveau président a dit vouloir être le président de tous les Français, mais que cela ne soit pas seulement un slogan !

 

Qu’avez vous envie de dire aujourd’hui aux catholiques après ce résultat ?

De ne pas rester soit les déçus d’un camp, soit les gagnant de l’autre. Mais de continuer à s’investir dans les prochaines législatives, en se montrant attentifs, notamment en fonction des points d’attention de la doctrine sociale de l’Église. On a regretté, lors de ces présidentielles, l’absence de réponses aux vrais problèmes des Français. Ces législatives seront l’occasion d’aller là où vivent les gens, de rencontrer les candidats, de leur parler des questions concrètes et des préoccupations des chrétiens : qu’il s’agisse de questions éthiques ou de laïcité, il est important de rester vigilant.

 

Justement, êtes-vous inquiet de certaines promesses de François Hollande, relatives à l’enseignement privé ou à des questions de société ?

Oui, même si nous sommes dans l’attente d’un calendrier précis. On a besoin de savoir ce qu’il en est sur le plan scolaire, entre les déclarations dures du candidat socialiste sur l’enseignement catholique faites au comité national d’action laïque et les propos plus apaisants tenus par François Hollande, ou son entourage sur le même sujet. Qu’en sera-t-il, dans les faits ? Le pays a besoin de la contribution positive de l’enseignement catholique à l’éducation.

 

Sur le plan éthique, nos convictions sont connues, notre opposition au mariage entre deux personnes du même sexe comme notre réticence sur toute introduction de l’euthanasie pour la fin de vie. Il ne s’agit pas d’une position idéologique de l’Église, mais de nos convictions qu’il y a des choix qui relèvent de l’intime, et pas de la législation. Faire ces réformes serait inutile. Cela cliverait le pays, qui n’en a vraiment pas besoin.

 

Plus généralement, l’Église doit conserver la liberté de dire ce qu’elle rejette, même si cela doit l’amener à s’opposer à la nouvelle majorité : ce n’est pas parce qu’une opinion est majoritaire qu’elle est bonne pour l’homme.

 

Quelles sont vos attentes à l’encontre du nouveau président ?

L’Europe a besoin de retrouver une croissance véritable, et en même temps, de renforcer la solidarité. Le nouveau pouvoir va aussi devoir gérer l’écart entre des revendications de personnes qui demandent légitimement une amélioration de leurs conditions de vie, et la contrainte internationale. À titre personnel, j’espère aussi un réajustement de la fonction et de la symbolique politique : il nous faut un président qui préside, et un gouvernement qui gouverne ; le même homme ne peut tout tenir, et il y a un horizon à donner, sur le long terme.

 

Lors de ces élections, on a eu le sentiment que les catholiques se sont beaucoup exprimés… Y a-t-il un vote catholique plus fort qu’avant ?

Il faut avoir la simplicité de dire que ce que l’on appelle le «vote catho» n’est pas toujours à analyser comme tel : ce n’est pas parce que l’électeur se dit pratiquant, qu’il va avoir la conscience, jusqu’au bout, d’être catholique dans son vote. Les choix politiques peuvent être liés à d’autres facteurs, affectifs, peurs, professions, situations de famille, etc…

 

Les évêques souhaitent que le choix soit éclairé par la foi, mais je doute que ce soit toujours le cas. Ainsi, de nombreux catholiques ont pu voter pour la candidate du Front national au premier tour, mais lorsque l’on discute avec eux, on s’aperçoit que ce choix est davantage motivé par des événements personnels, qu’il faut respecter et entendre, car ce sont souvent de vraies souffrances, que lié à leur foi chrétienne.

 

Recueilli par Isabelle de Gaulmyn

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 19:51

   

A la veille du vote décisif du 6 mai prochain, Alliance VITA synthétise dans le tableau ci-dessous les engagements des deux candidats sur le respect de la vie et de la dignité humaine, et prend position.

cliquer ici pour télécharger le pdf

Passez votre souris sur le tableau pour agrandir l’image

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 10:33
KTO : Edition spéciale : «Présidentielles 2012»
Présentée par Philippine de Saint Pierre
 
L'heure du choix a sonné entre deux candidats dont les programmes soulèvent néanmoins de sérieuses interrogations au regard de la doctrine sociale de l'Eglise.
 
Après un état des lieux et un regard sur la campagne électorale, des acteurs de terrain engagés dans différents domaines viennent confronter leurs points d'attention (famille et éducation, logement et pauvreté, promotion de la vie, laïcité...).
 
Comment dépasser les carcans idéologiques qui définissent les «chrétiens de gauche» comme défenseurs du social et de l'étranger, et les «cathos de droite» soucieux du respect de la vie ? Faut-il faire abdiquer sa conscience sur certains points d'attention ? Comment l'enseignement de l'Eglise articule-t-il le respect des principes et la liberté de conscience ? Quel rôle pour les chrétiens à travers leur vote dans ce contexte de pluralisme politique ?
 
La rédaction de KTO invite Frigide Barjot (Humoriste), Mgr Philippe Bordeyne (Recteur de l'Institut Catholique de Paris), Thibaud Collin (Philosophe), Chantal Delsol (Philosophe), Tugdual Derville (Délégué général d'Alliance Vita), Père Bernard Devert (Président fondateur de Habitat et Humanisme), René Poujol (Journaliste), Antoine Renard (Président de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques), Père Matthieu Rougé (Directeur du Service Pastoral d'Etudes Politiques).
 
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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 10:41
L'émission de KTO propose une intéressante analyse du vote des catholiques aux élections présidentielles.
Entre autre, la liberté religieuse est en jeux.
Un choix de société est devant nous.
 
Sachons nous informer pour voter en toute connaissance de cause.
 
Chacun fait son choix en conscience.
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Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

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Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216