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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 16:53

Mgr François Touvet, ordonné évêque de Châlons-en-Champagne le 28 février 2016, s´exprime pour la première fois sur le plateau de La Vie des Diocèses sur KTO. Il revient sur son arrivée dans le diocèse, son ordination épiscopale ainsi que sur ses premiers mois d´épiscopat. Il expliquera quels sont les chantiers prioritaires pour l´Eglise catholique dans la Marne. L´occasion de décrypter sa première lettre pastorale dans un diocèse marqué par un mouvement de déchristianisation. C´est aussi l´occasion de découvrir l´implication des chrétiens auprès des jeunes générations.
La Vie des Diocèses du 24/10/2016.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 14:17

La foi prise au mot : la Vocation

Diffusé le 23/06/2013 / Durée 52 mn

 

"Appel", c'est l'autre nom de la vocation.

 

Dans la perspective chrétienne, cet appel peut conduire à s'engager dans la prêtrise ou la vie religieuse ou consacrée.

 

Mais comment Dieu appelle-t-il ?

Comment répond-on à cet appel ?

Comment y rester fidèle?

Quelle forme cet appel peut-il recouvrir ?

 

Pour cerner le mystère de cet appel, deux invités viennent apporter leur expérience : le père Jean-Luc Garin qui fut au contact de nombreux jeunes avant d'être nommé responsable du séminaire de Lille, et la soeur Marie-Yonide, Fille de la Charité, responsable des novices dans sa congrégation.

 

Mieux qu'une recette toute faite qui donnerait les solutions pour remplir séminaires et communautés, "La foi prise au mot" pose les bases pour comprendre comment cet appel à se donner au Seigneur et à son Eglise est toujours d'actualité.

 

Abordant la question de la liberté du chrétien par rapport à l'appel qu'il reçoit à donner sa vie au Christ et à l'Eglise et aux obstacles qui peuvent jalonner son parcours vers l'engagement religieux, ces deux invités apportent un éclairage profond sur ce défi posé à l'Eglise en France : recevoir en son sein des jeunes désireux de suivre le Christ dans un don total.

 

 

 

 

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:58

La nouvelle campagne du denier du culte 2013 est lancée depuis dimanche. Si pour beaucoup de paroissiens, la présence des prêtres dans les communes reste essentielle, le don est essentiel pour permettre à l’Eglise d’assurer sa mission.

A cette occasion, une équipe de France 3 Maine a suivi le Père Benoit Pierre, Curé et doyen des paroisses autour de la Suze...

reportage France 3 Maine Marc Yvard Christelle Massé montage Joel Cullerier

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 19:17
D'après La Croix du 6 avril 2012
(suivie du texte complet de l'homélie du Saint Père)
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Prenant acte de l’appel de prêtres autrichiens favorables à l’ordination des femmes, le pape a répondu jeudi 5 avril, par la négative, lors de la messe chrismale du Jeudi Saint.
 
Il a exhorté les prêtres à «la radicalité de l’obéissance» par la configuration au Christ
 
Benoît XVI a choisi avec soin son lieu et son moment. C’est en tant qu’évêque de Rome, face à « son » nombreux clergé romain, à l’orée du triduum pascal lors de la messe chrismale du Jeudi Saint, en «sa» basilique Saint-Pierre, que le pape répondu explicitement, jeudi matin, à l’appel signé le 19 juin 2011 par 329 prêtres autrichiens. Un appel en faveur de l’ordination des femmes et d’autres réformes dans l’Église, repris également en Allemagne, en France, et aux États-Unis,
Dès le début de sa longue homélie, le pape a pris acte de «la situation souvent dramatique de l’Église d’aujourd’hui», et de l’«appel à la désobéissance publié par un groupe de prêtres dans un pays européen».
 
«Obéissance à la volonté de Dieu»
Il constate que «cet appel devrait ignorer même des décisions définitives du magistère, par l’exemple sur la question de l’ordination des femmes, à propos de laquelle le bienheureux pape Jean-Paul II a déclaré de manière irrévocable que l’Église, à cet égard, n’a reçu aucune autorisation de la part du Seigneur».
 
Là n’est pas, pour le pape, le point essentiel. «La désobéissance est-elle un chemin pour renouveler l’Église ?» La réponse de Benoît XVI est clairement négative. Pour lui, seule, la  configuration au Christ est la condition nécessaire d’un vrai renouvellement, et non pas seulement l’élan désespéré pour transformer l’Église selon nos désirs et nos idées.»
 
Et le pape théologien ne s’en tient pas au rappel à l’ordre. Son propos n’est pas disciplinaire, mais ancré dans une vision théologique et spirituelle. Il se souvient que si «le Christ a corrigé les traditions humaines qui menaçaient d’étouffer la parole et la volonté de Dieu», ce fut «pour réveiller de nouveau l’obéissance à la vraie volonté de Dieu, à sa parole toujours valable (…) contre l’arbitraire de l’homme.».
 
«Radicalité de l’obéissance»
Là est le cœur de la position du pape, qui rappelle qu’il ne s’agit en aucun cas de favoriser «l’immobilisme, le durcissement de la tradition». Celui qui regarde «l’histoire de l’époque post-conciliaire peut reconnaître la dynamique du vrai renouvellement, qui a souvent pris des formes inattendues dans des mouvements pleins de vie.»
 
Et l’une des clés de ce dynamisme est, pour Benoît XVI, «la radicalité de l’obéissance». La suite de son homélie, axée sur la prochaine Année de la foi, l’importance de Vatican II, du Catéchisme, du «zèle pour les âmes» dont doivent faire preuve les prêtres, confirme cette cohérence théologique : «Nous n’annonçons pas des théories et des opinions privées, mais la foi de l’Église dont nous sommes des serviteurs.»
 
FRÉDÉRIC MOUNIER, à Rome

Benoit-XVI-
 
Homélie de Benoît XVI pour la messe chrismale à la basilique Saint-Pierre
 
Chers frères et sœurs !
 
En cette messe nos pensées se tournent vers le moment où l’Évêque, par l’imposition des mains et la prière, nous a fait entrer dans le sacerdoce de Jésus Christ, de sorte que nous soyons consacrés dans la vérité» (Jn 17,19), comme Jésus, dans sa Prière sacerdotale, a demandé pour nous à son Père. Il est lui-même la Vérité. Il nous a consacrés, c’est-à-dire remis pour toujours à Dieu, afin que, à partir de Dieu et en vue de lui, nous puissions servir les hommes. Mais sommes-nous aussi consacrés dans la réalité de notre vie ? Sommes-nous des hommes qui agissent à partir de Dieu et en communion avec Jésus Christ ? Avec cette question le Seigneur se tient devant nous, et nous nous tenons devant lui.
 
«Voulez-vous vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus et chercher à lui ressembler, en renonçant à vous-mêmes, en étant fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle que vous avez reçue au jour de votre Ordination sacerdotale ?» C’est ainsi qu’après cette homélie, j’interrogerai individuellement chacun de vous et aussi moi-même. Par là, deux choses s’expriment surtout : ce qui est demandé c’est un lien intérieur, ou mieux, une configuration au Christ, et en ceci nécessairement un dépassement de nous-mêmes, un renoncement à ce qui est seulement nôtre, à la si vantée autoréalisation. Il est demandé que nous, que moi, je ne revendique pas ma vie pour moi-même, mais que je la mette à la disposition d’un autre – du Christ. Que je ne demande pas : qu’est-ce que j’en retire pour moi ?, mais : qu’est-ce que je peux donner moi pour lui et ainsi pour les autres ? Ou encore plus concrètement : comment doit se réaliser cette configuration au Christ, lequel ne domine pas, mais sert ; il ne prend pas, mais il donne – comment doit-elle se réaliser dans la situation souvent dramatique de l'Église d’aujourd’hui ?
 
Récemment, un groupe de prêtres dans un pays européen a publié un appel à la désobéissance, donnant en même temps aussi des exemples concrets sur le comment peut s’exprimer cette désobéissance, qui devrait ignorer même des décisions définitives du Magistère – par exemple sur la question de l’Ordination des femmes, à propos de laquelle le bienheureux Pape Jean-Paul II a déclaré de manière irrévocable que l’Église, à cet égard, n’a reçu aucune autorisation de la part du Seigneur. La désobéissance est-elle un chemin pour renouveler l’Église ? Nous voulons croire les auteurs de cet appel, quand ils affirment être mus par la sollicitude pour l’Église ; être convaincus qu’on doit affronter la lenteur des Institutions par des moyens drastiques pour ouvrir des chemins nouveaux – pour ramener l’Église à la hauteur d’aujourd’hui. Mais la désobéissance est-elle vraiment un chemin ? Peut-on percevoir en cela quelque chose de la configuration au Christ, qui est la condition nécessaire d’un vrai renouvellement, ou non pas plutôt seulement l’élan désespéré pour faire quelque chose, pour transformer l’Église selon nos désirs et nos idées ?
 
Mais ne simplifions pas trop le problème. Le Christ n’a-t-il pas corrigé les traditions humaines qui menaçaient d’étouffer la parole et la volonté de Dieu ? Oui, il l’a fait, pour réveiller de nouveau l’obéissance à la vraie volonté de Dieu, à sa parole toujours valable. La vraie obéissance lui tenait justement à cœur, contre l’arbitraire de l’homme. Et n’oublions pas : il était le Fils, avec l’autorité et la responsabilité singulières de révéler l’authentique volonté de Dieu, pour ouvrir ainsi la route de la parole de Dieu vers le monde des gentils. Et enfin : il a concrétisé son envoi par sa propre obéissance et son humilité jusqu’à la Croix, rendant ainsi sa mission crédible. Non pas la mienne, mais ta volonté : c’est la parole qui révèle le Fils, son humilité et en même temps sa divinité, et qui nous indique la route.
 
Laissons-nous interroger encore une fois : est-ce qu’avec de telles considérations n’est pas défendu, en fait, l’immobilisme, le durcissement de la tradition ? Non. Celui qui regarde l’histoire de l’époque post-conciliaire, peut reconnaître la dynamique du vrai renouvellement, qui a souvent pris des formes inattendues dans des mouvements pleins de vie et qui rend presque tangibles la vivacité inépuisable de la sainte Église, la présence et l’action efficace du Saint Esprit. Et si nous regardons les personnes, dont sont nés et naissent ces fleuves frais de vie, nous voyons aussi que pour une nouvelle fécondité il est nécessaire d’être remplis de la joie de la foi ; sont aussi nécessaires la radicalité de l’obéissance, la dynamique de l’espérance et la force de l’amour.
 
Chers amis, il reste clair que la configuration au Christ est la condition nécessaire et la base de tout renouvellement. Mais peut-être que la figure du Christ nous apparaît parfois trop élevée et trop grande, pour pouvoir oser en prendre les mesures. Le Seigneur le sait. C’est pourquoi, il a pourvu à des «traductions» dans des ordres de grandeur plus accessibles et plus proches de nous. Pour cette raison justement, Paul sans timidité a dit à ses communautés : imitez-moi, mais j’appartiens au Christ. Il était pour ses fidèles une «traduction» du style de vie du Christ, qu’ils pouvaient voir et à laquelle ils pouvaient adhérer. À partir de Paul, tout au long de l’histoire il y a eu continuellement de telles «traductions» du chemin de Jésus en figures historiques vivantes.
 
Nous prêtres nous pouvons penser à une grande foule de saints prêtres, qui nous précèdent pour nous indiquer la route : à commencer par Polycarpe de Smyrne et Ignace d’Antioche, en passant par les grands pasteurs comme Ambroise, Augustin et Grégoire le Grand, jusqu’à Ignace de Loyola, Charles Borromée, Jean-Marie Vianney, jusqu’aux prêtres martyrs du vingtième siècle et enfin jusqu’au Pape Jean-Paul II qui dans l’action et dans la souffrance nous a été un exemple dans la configuration au Christ, comme «don et mystère». Les saints nous indiquent comment fonctionne le renouvellement et comment nous pouvons nous mettre à son service. Et ils nous font aussi comprendre que Dieu ne regarde pas aux grands nombres et aux succès extérieurs, mais rapporte ses victoires dans l’humble signe du grain de moutarde.
 
Chers amis, je voudrais encore brièvement m’arrêter à deux mots-clés du renouvellement des promesses sacerdotales, qui devraient nous pousser à réfléchir en ce moment de la vie de l'Église et de notre vie personnelle. Il y a avant tout le souvenir du fait que nous sommes –comme s’exprime Paul–  intendants des mystères de Dieu» (1 Co 4,1), et que nous incombe le ministère de l’enseignement (munus docendi), qui est une partie de cette intendance des mystères de Dieu, où il nous montre son visage et son cœur, pour se donner lui-même à nous.
 
Dans la rencontre des Cardinaux à l’occasion du récent Consistoire, divers Pasteurs, sur la base de leur expérience, ont parlé d’un analphabétisme religieux qui se répand dans notre société si intelligente. Les éléments fondamentaux de la foi, que dans le passé chaque enfant connaissait, sont toujours moins connus. Mais pour pouvoir vivre et aimer notre foi, pour pouvoir aimer Dieu et donc devenir capables de l’écouter de façon juste, nous devons savoir ce que Dieu nous a dit ; notre raison et notre cœur doivent être touchés par sa parole. L’Année de la foi, le souvenir de l’ouverture du Concile Vatican II, il y a 50 ans, doivent être pour nous une occasion d’annoncer le message de la foi avec un zèle nouveau et avec une nouvelle joie. Naturellement, nous le trouvons de manière fondamentale et essentielle dans la Sainte Écriture, que nous ne lirons et méditerons jamais assez. Mais en cela nous faisons tous l’expérience d’avoir besoin d’aide pour la transmettre avec rectitude dans le présent, afin qu’elle touche vraiment notre cœur. Cette aide nous la trouvons en premier lieu dans la parole de l’Église enseignante : les textes du Concile Vatican II et le Catéchisme de l’Église catholique sont des instruments essentiels qui nous indiquent de manière authentique ce que l’Église croit à partir de la Parole de Dieu. Et naturellement en fait partie aussi tout le trésor des documents que le Pape Jean-Paul II nous a donné et qui est encore loin d’avoir été exploité jusqu’au bout.
 
Toute notre annonce doit se mesurer sur la parole de Jésus Christ : «Mon enseignement n’est pas le mien» (Jn 7,16). Nous n’annonçons pas des théories et des opinions privées, mais la foi de l’Église dont nous sommes des serviteurs. Mais ceci naturellement ne doit pas signifier que je ne soutiens pas cette doctrine de tout mon être et que je ne suis pas fixé solidement en elle.
 
Dans ce contexte me vient souvent à l’esprit la parole de saint Augustin : qu’est ce qui est aussi mien que moi-même ? Qu’est-ce qui est aussi peu mien que moi-même ? Je ne m’appartiens pas à moi-même et je deviens moi-même justement par le fait que je vais au-delà de moi-même et par le dépassement de moi-même je réussis à m’insérer dans le Christ et dans son Corps qui est l’Église. Si nous ne nous annonçons pas nous-mêmes et si intérieurement nous sommes devenus tout un avec Celui qui nous a appelés comme ses messagers si bien que nous sommes modelés par la foi et que nous la vivons, alors notre prédication sera crédible. Je ne fais pas de la réclame pour moi-même, mais je me donne moi-même. Le Curé d’Ars n’était pas un savant, un intellectuel, nous le savons. Mais par son annonce il a touché les cœurs des gens, parce que lui-même avait été touché au cœur.
 
Le dernier mot-clé que je voudrais encore évoquer s’appelle le zèle pour les âmes (animarum zelus). C’est une expression démodée qui aujourd’hui n’est presque plus utilisée. Dans certains milieux, le mot âme est même considéré comme un mot prohibé, parce que –dit-on– il exprimerait un dualisme entre corps et âme, divisant l’homme à tort. L’homme est certainement une unité, destiné avec son corps et son âme à l’éternité. Mais ceci ne peut signifier que nous n’avons plus une âme, un principe constitutif qui garantit l’unité de l’homme dans sa vie et au-delà de sa mort terrestre. Et naturellement comme prêtres nous nous préoccupons de l’homme tout entier, justement aussi de ses nécessités physiques – des affamés, des malades, des sans-toit.
 
Toutefois, nous ne nous préoccupons pas seulement du corps, mais aussi des besoins de l’âme de l’homme : des personnes qui souffrent en raison de la violation du droit ou d’un amour détruit ; des personnes qui se trouvent dans l’obscurité à propos de la vérité ; qui souffrent de l’absence de vérité et d’amour. Nous nous préoccupons du salut des hommes dans leur corps et dans leur âme. Et en tant que prêtres de Jésus Christ, nous le faisons avec zèle. Les personnes ne doivent jamais avoir la sensation que nous accomplissons consciencieusement notre horaire de travail, mais qu’avant et après nous nous appartenons seulement à nous-mêmes. Un prêtre ne s’appartient jamais à lui-même. Les personnes doivent percevoir notre zèle, par lequel nous donnons un témoignage crédible pour l’Évangile de Jésus Christ. Prions le Seigneur de nous remplir de la joie de son message, afin qu’avec un zèle joyeux nous puissions servir sa vérité et son amour.
 
Amen.
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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 06:00

Source : Famille Chrétienne

 

eucharistieEh oui ! Les prêtres, comme tous les êtres humains, ont des défauts… Pour autant, doivent-ils être la cible des critiques des fidèles ? N’ont-ils pas plutôt besoin d’être soutenus et encouragés ? Adoptons envers eux une attitude juste, dans la vérité et la charité.

 

 «Il a mauvais caractère... Il ne sait pas déléguer... Il n’a pas d’autorité sur les gamins du caté... Ses sermons sont trop longs... Il n’est pas assez marial... Il l’est trop...» Alors que les candidats ne se bousculent pas au portillon des séminaires diocésains, les paroissiens se plaignent souvent de leur curé (ou de son vicaire) et le critiquent derrière son dos… Quand ils ne lui tombent pas directement dessus !

 

Le respecter et l’aimer tel qu’il est

Résultat ? Blessé, le prêtre est alors tenté par le découragement. «Lui qui se donne beaucoup, tout en vivant une certaine forme de solitude, aurait au contraire besoin d’être encouragé et de se sentir respecté et aimé tel qu’il est», regrette le Père Patrick de Varax, curé de Saint-Pierre de Gex, dans le diocèse de Belley-Ars (Ain). De plus, en adoptant le parti de la critique systématique, «les fidèles scient la branche sur laquelle ils sont assis», poursuit le Père de Varax. Ce dont témoigne Claire, une mère de famille du pays de Gex : «Quand on critique à tout bout de champ les prêtres de la paroisse devant les enfants, on risque de décourager les vocations sacerdotales».

 

Un nécessaire esprit critique

Cela signifie-t-il que les prêtres ne sont pas critiquables ? « Autrefois, le prêtre était sacré. On le mettait sur un piédestal, se souvient l’Abbé José Vilain, prêtre retraité du diocèse d’Angers. Or, c’est un homme comme tout le monde, avec ses qualités, mais aussi ses défauts, ses misères... » Même observation, assortie d’une mise en garde, chez le Père de Varax : « Le sacerdoce est immense, mais l’homme qui en est investi, bien qu’il tienne la place de Dieu, comme disait le Curé d’Ars, est pauvre et pécheur. Attention à ne pas l’idéaliser ».

 

Comme tout le monde, le prêtre commet des erreurs et des maladresses. Il peut ne pas être juste, sur le plan humain ou celui de la foi. Certains actes ou certaines paroles ne doivent pas faire l’objet d’un déni et être passés sous silence. « Il ne s’agit pas de faire un chèque en blanc au curé de la paroisse, de dire amen à tout ce qu’il dit et fait. Les fidèles doivent garder l’esprit critique », insiste le Père de Varax. Mais alors, comment le faire à bon escient ?

 

Le prêtre a besoin de nos prières

Une attitude « juste » repose d’abord sur le dialogue et la délicatesse. « Si quelque chose ne va pas – une maladresse, une exagération... –, il faut tout simplement aller le dire, gentiment », conseille l’Abbé Vilain. « Mon curé m’avait blessée, raconte Claire. Plutôt que de ressasser et de faire du mauvais esprit, j’ai pris mon courage à deux mains, et je suis allée lui parler, en tâchant d’y mettre les formes. » Pour le Père de Varax, « la critique faite dans la lumière et la charité est positive. Elle fait grandir toute la communauté ».

 

Mais dans la relation entre prêtres et paroissiens, la charité ne s’arrête pas là. En effet, le sacerdoce suppose un combat, à la hauteur des enjeux, importants : « Quand un prêtre tombe, c’est toute une communauté qui est touchée. À l’inverse, un saint prêtre est un torrent qui emporte tout », explique le Père de Varax. Satan n’avait-il pas coléré contre le Curé d’Ars : « S’il y en avait trois comme toi sur la Terre, mon royaume serait détruit » ?

 

C’est pourquoi le prêtre a également besoin de la prière et des sacrifices des fidèles. N’est-ce pas un juste retour des choses ? En répondant à l’appel de Dieu, le prêtre a bien tout quitté pour se mettre à leur service… Une famille a ainsi prié (et même jeûné) pour un jeune prêtre qui avait abandonné le sacerdoce un an après son ordination, demandant à la Vierge de « lui tendre une main secourable ». Suppliques entendues : quelques temps plus tard, le pasteur est « rentré à la maison ». Plus largement, Claire, qui porte les prêtres de sa paroisse dans le chapelet quotidien, prie « pour qu’ils puissent dire : “Je suis heureux parce que je suis prêtre” ».

 

Élisabeth de Baudoüin

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 06:02

Cur--Ars-01.jpg«Un curé de paroisse doit savoir trancher»

 

Prêtre depuis quinze ans, curé de la paroisse Saint-Michel des Batignolles, à Paris le Père Stéphane Gravereau suit actuellement la proposition «Chemins d’humanité». Cette formation d’un an propose à des prêtres actifs de découvrir le monde de l’entreprise par des stages et des rencontres avec des professionnels. Nous lui avons demandé ce que la découverte du management lui apportait dans son travail en paroisse.

 

«La formation Chemins d’humanité m’apporte beaucoup sur le regard et la relation que j’ai avec les personnes qui me sont confiées, tant salariées que bénévoles. C’est dur à dire, mais en tant que curé, quand il y a un problème, on est toujours en train de naviguer.

 

On se dit : «Je suis un homme d’Eglise, est-ce que j’ai le droit de taper du poing sur la table ? est-ce que je fais bien de dégommer telle personne ?». Et on s’aperçoit qu’un curé de paroisse est aussi un chef d’entreprise et que parfois s’il y a une brebis galeuse, il doit apprendre à trancher. Parfois c’est dur de se dire cela.

 

Chemins d’humanité inspirés de la vie en entreprise

Le parcours Chemins d’humanité nous apporte énormément en nous montrant que dans une certaine mesure, même s’il n’est pas question d’introduire de la compétitivité mal placée dans l’Eglise, il faut faire attention à ce que la responsabilité des postes clefs d’une paroisse ne soit pas confiée à un agglomérat de gens incompétents.

 

Ce que nous montre la vie de l’entreprise, c’est qu’il y a besoin de gens compétents aux postes cruciaux : un curé doit savoir trancher pour le bien de l’ensemble et par exemple avoir le courage de se séparer d’une personne qui nuit à la communauté. Car s’il ne le fait pas, personne ne le fera à sa place. Au départ, cela peut sembler brutal, mais je crois que c’est assez vrai.

 

«La personne responsable des catés ne va pas s’occuper de ma manière de célébrer la messe.»

Ensuite, j’avoue que le monde de l’entreprise nous apporte un regard assez sûr pour tout ce qui touche à la définition des postes. Il y a une nécessité de définir les postes autant dans les responsabilités que les limites. Il faut savoir rappeler, surtout à des bénévoles, qu’ils ne sont pas omni compétents : la personne responsable des catés ne va pas s’occuper de ma manière de célébrer la messe, même si c’est une messe pour le caté. Cela, c’est au curé de le dire parce que c’est lui qui est le responsable de la communauté. Et de la même manière, il doit aussi savoir dire à des bénévoles que ce n’est pas parce qu’ils rendent un service depuis quarante ans qu’il faut absolument continuer sans rien changer du tout.»

 

Pour retrouvez le dossier sur l’Eglise et le management dans le numéro 1745 de Famille Chrétienne, abonnez-vous au magazine ! 

 

Propos recueillis par Jean-Claude Bésida

Famille chrétienne du 22 juin 2011

www.chemins-humanite.org

 

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 19:52

Cur--Ars-01.jpgDevenir prêtre

 

Diffusé le 20/06/2010 / Durée 52 mn

 

Le film suivra 3 séminaristes en particulier, l'un vient d'entrer, un autre est à mi-chemin, le dernier sera ordonné prêtre bientôt. Ces 3 séminaristes nous parlent plus en détail de leur parcours, de leur foi mais aussi de leur formation.

 

Pour voir la vidéo, cliquez ici

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 20:11

logo_annee-sacerdotale_200-a7580.jpgDeux vidédo sur KTO pour la clôture de l'Année Sacerdotale :

 

1) Veillée de prière avec les prêtres à Rome

pour la cloture de l'année sacerdotale

10 000 prêtres du monde entier

en union avec le Saint Père à Rome

 

Deo Gratias

 

A voir en cliquant ici

 

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2) Messe : conclusion de l'Année Sacerdotale

Diffusé le 11/06/2010 / Durée 120 mn

Solennité du Très Saint Coeur de Jésus Place Saint-Pierre

A voir en cliquant ici 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 13:28

logo_annee-sacerdotale_200-a7580.jpgSacerdoce(s) : prêtres au quotidien

Diffusé le 07/06/2010 / Durée 52 mn

 

A l'heure où les vocations sacerdotales, en France, continuent de décliner, des hommes décident de tout abandonner, pour donner leur vie à Dieu, au service des croyants. Ce film propose de découvrir ces jeunes prêtres, sur les épaules desquels l'Eglise toute entière reposera dans quelques années. Pendant une semaine nous suivons trois d'entre eux dans leur vie quotidienne : rencontres avec leurs ouailles, réunions, organisation, célébrations en paroisses, temps de prières et de détente...

 

 

en cliquant ici

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 10:32

512px-Jerzy PopieluszkoJerzy Popieluszko

modèle du prêtre, engagé pour l'annonce de l'Evangile, martyr de la foi

Une vidéo à voir sur KTO en cliquant ici

 

Les cérémonies de béatification du prêtre polonais Jerzy Popieluszko, assassiné il y a 25 ans par la police du régime communiste, se sont ouvertes dimanche à Varsovie et ont pour point culminant une grand-messe en plein air à partir de 11H00

 

* * * * * * *

 

Né à Okopy, petit village du nord-est de la Pologne dans une famille modeste de paysans, il est enfant de choeur dans son village. Elève médiocre dans le lycée de Suchowola, il entre à 18 ans au séminaire à Varsovie où il est ordonné prêtre en 1972.

En octobre 1978, Karol Wojtyla, archevêque de Cracovie (ville proche de la frontière tchécoslovaque), est élu pape et prend le nom de Jean-Paul II. Agé de seulement 58 ans, c'est un homme télégénique, énergique et sportif. Dès l'année suivante, son premier voyage est consacré à son pays natal où il fait entendre ces mots : « N'ayez pas peur ».

En 1980, les employés des chantiers navals de Gdansk, importante ville portuaire sur la Baltique, sont en grève sous la conduite de Lech Walesa. Le syndicat Solidarnosc est fondé dans l'illégalité. Ami de Lech Walesa, le prêtre défend les partisans du syndicat.

Aux ordres de l'Union des républiques socialistes soviétiques, le gouvernement Polonais réagit et proclame l'état de siège le 13 décembre 1981 : toutes les réunions sont interdites, à l'exception des messes.

C'est alors qu'un jeune prêtre varsovien de 34 ans, Jerzy Popieluszko, vicaire de la paroisse saint Stanislas Kostka et aumônier du syndicat interdit, célèbre chaque mois dans sa paroisse des messes dites "Messes pour la Patrie" au cours desquelles il prononce dans ses homélies de vibrants sermons condamnant courageusement le régime en place. Ses sermons sont régulièrement diffusés par Radio Free Europe. Ces célébrations, attirant des milliers de fidèles, sont quadrillées par un important dispositif de policiers en uniforme et en civil. Elles débouchent parfois sur des échauffourées car les policiers en civil n'hésitent pas à jouer les provocateurs, en appelant en pleine messe les fidèles à prendre les armes, dans le but de museler ou faire tomber le jeune prêtre.

En 1983, il est accusé de détention d'armes et est arrêté par la SB, mais est vite relâché grâce à l'intervention du clergé. La police politique organise le 13 octobre 1984 un accident de voiture pour le tuer mais il y échappe. Le plan alternatif est réalisé le 19 octobre : au retour d'une visite pastorale à Bydgoszcz, la voiture de l'ecclésiastique est arrêtée par un véhicule banalisé de la police : il est enlevé par trois officiers de la SB près de Wloclawek, à 160 km au nord-ouest de Varsovie et est placé dans le coffre de la voiture de ses kidnappeurs. Son chauffeur, l'ancien parachutiste Waldemar Chrotowski, menotté et placé de force dans l'habitacle, réussit à s'échapper et à avertir la population mettant fin à la tentative gouvernementale brutale de reprise en main du pays.

Après avoir été torturé à mort, le corps de Jerzy Popieluszko est lesté puis jeté dans un réservoir d'eau de la Vistule. Son corps méconnaissable ne sera découvert par des plongeurs que plusieurs jours plus tard dans ce réservoir, grâce aux aveux des trois officiers.

Pour sauver les apparences et faire croire qu'il ne s'agissait pas d'un meurtre politique, les trois officiers coupables du meurtre, le capitaine Grzegorz Piotrowski et chef du commando, les lieutenants Leszek Pekala et Waldemar Chmielewski, sont condamnés en 1985 à des peines de prison (respectivement 25, 15 et 14 ans). Leur supérieur, le colonel Adam Pietruszko, est également condamné à 25 ans de prison. Dès le 14 décembre 1987, la cour suprême de Pologne les fait bénéficier d'une importante remise de peine. Cependant, un doute subsiste sur les commanditaires de cet assassinat, même si de nombreux observateurs ont toujours affirmé que le ministère de l'intérieur polonais ne pouvait ignorer une telle initiative. Tous les condamnés ont été libérés et Grzegorz Piotrowski vit aujourd'hui en Pologne après avoir changé de nom.

En novembre 1984, plus de 500 000 personnes se déplacent pour les funérailles de Jerzy Popieluszko, dont les obsèques insufflent une seconde vie au syndicat Solidarnosc alors bâillonné. Inhumé au cœur même de sa paroisse, sa modeste tombe est constamment couverte de fleurs (un réseau de plusieurs dizaines de fidèles veille en permanence sur la tombe du prêtre) et est devenue lieu de nombreux pèlerinages : plus de 18 millions de personnes l'ont déjà visitée. Jean Paul II lui-même était venu s'y recueillir en 1987.

Le soutien public de Jerzy Popieluszko à ce syndicat lui a coûté la vie. L'abbé Popieluszko symbolise aux yeux des Polonais la lutte commune de l'opposition démocratique et de l'Église catholique contre un régime totalitaire.

Le martyr du jeune prêtre aura entraîné de nombreuses conversions, et même l'éclosion de vocations sacerdotales.

En 1989 et 1990, les régimes pro-soviétiques d'Europe de l'est s'effondrent et laissent place à des régimes démocratiques. Lech Walesa est élu président de la république Polonaise en 1990.

Le pape Jean-Paul II est mort en 2005 mais avait ouvert son procès en béatification en 1997. En 2008, il est déclaré Serviteur de Dieu. Le successeur de Jean-Paul II, le pape Benoît XVI, a approuvé la prochaine béatification de Jerzy Popieluszko le 19 décembre 2009, en tant que martyr de la foi.

 

Habituellement, la béatification doit être précédée d'un miracle attribué à l'intercession de la personne dont la cause est introduite. Toutefois, la béatification d'un martyr peut avoir lieu sans qu'un miracle soit reconnu.

 

Le 6 juin 2010, l'archevêque Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, préside sur la place Pilsudski la grand-messe de béatification du père Popieluszko, co-célébrée par 120 évêques et 1 300 prêtres en présence de la soeur du défunt, ses frères, sa mère Marianna, 90 ans, Lech Walesa et près de 150 000 fidèles. A l'issue de la messe, des reliques du prêtre ont été portées en cortège à travers Varsovie pour être déposées au "Temple de la Providence Divine", une imposante église en construction dans le quartier de Wilanow, à 12 km de la place Pilsudski.

 (d'après wikipédia)

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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
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Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
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