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Noël

 

 

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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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au commentaire de

Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:38

Rite de canonisation :

 

 


 

 canonisation jeanxxiii-jean-paul-ii (1)    

Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo de la Messe à Rome

 


Les pèlerins français bien au rendez-vous

Diffusé le 27/04/2014 / Durée 3 mn

 

Dans la soirée de samedi, en attendant les canonisations, une partie des 10 000 pèlerins français présents à Rome ont participé à quelques-unes des nombreuses veillées organisées. C'était le cas à Saint-Louis des Français et Sant'Andrea della Valle. Leurs homologues suisses se sont retrouvés à Saint-Nicolas des Lorrains.

 

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 18:04

Pape Jean-Paul II : Santo subito III : vox ecclesiae

Diffusé le 22/04/2014 / Durée 26 mn

 

Jean Paul II raconté d'un point de vue des témoignages de Monseigneur Kabongo, second secrétaire de Jean-Paul II, et Monseigneur Slawomir Oder, prélat du vicariat de Rome.

 

Actuellement chanoine de la Basilique Saint-Pierre à Rome, l'archevêque Kabongo vivait auprès du pape de 1982 à 1988.

 

Ses récits illustrés par des images d'archives évoquent des événements exceptionnels tels qu'un accident tragique qui a eu lieu pendant la célébration de la messe au stade de Kinshasa, et la vie ordinaire de tous les jours dans les appartements du pape au Vatican.

 

 

Ainsi apparaît un portrait de Jean Paul II "en privée" - "pape de présence" curieux du monde et cherchant du contact de proximité avec les autres. Une coproduction KTO/ Stella productions. Une réalisation Grzegorz Tomczak.

 


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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 13:14
27 avril : le monde en fête

 

Le Vatican l'a annoncé officiellement, c'est le 27 avril 2014 que seront canonisés Jean XXIII et Jean-Paul II. Ce premier dimanche après Pâques est aussi un jour centré sur l'annonce de l'inépuisable miséricorde du Seigneur.

Lors de son premier consistoire ordinaire public, le 30 septembre 2013 au Vatican, le pape François a annoncé que la canonisation de Jean XXIII (1958-1963) et de Jean-Paul II (1978-2005) aurait lieu le 27 avril 2014, fête de la Divine miséricorde. Cette cérémonie devrait attirer des foules importantes à Rome, ces papes étant tous deux particulièrement populaires.

Le pape François a décidé de convoquer un consistoire sur la canonisation prochaine de Jean Paul II et Jean XXIII.

Jean-Paul II sera ainsi canonisé en un temps record, 9 ans seulement après sa mort, notamment parce que Benoît XVI avait choisi de ne pas tenir compte du délai obligatoire de 5 ans pour ouvrir la cause de béatification et de canonisation de son prédécesseur.

 

Quant à Jean XXIII, il sera canonisé sans qu’un miracle ait pu être officiellement attribué à son intercession. Cette procédure simplifiée à laquelle le pape François a eu recours est rarissime dans l’histoire récente.

Le dimanche de la Miséricorde est une date importante : Jean Paul II avait instituée cette fête pour toute l’Eglise en l’an 2000 lors de la canonisation de sœur Faustine Kowalska. Il est lui-même mort dans la vigile de cette fête en avril 2005.

Le pape François insiste fortement sur la miséricorde du Seigneur : dès l’homélie de sa première messe, dans la petite église Sainte-Anne du Vatican, il disait : «Le Seigneur ne se lasse jamais de pardonner : jamais ! C’est nous qui nous lassons de lui demander pardon. »

Dans le Petit Journal où sœur Faustine Kowalska a consigné les messages reçus du Christ, on peut lire : « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. » (§ 699).

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 05:56

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 12 juin 2013

 

 

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, je voudrais m’arrêter brièvement sur un autre des termes avec lesquels le Concile Vatican ii a défini l’Église, celui de « Peuple de Dieu » (cf. Const. dogm. Lumen gentium, n. 9 ; Catéchisme de l’Église catholique, n. 782). Et je le fais à travers quelques questions, sur lesquelles chacun pourra réfléchir.

Que veut dire être « Peuple de Dieu » ? Tout d’abord cela veut dire que Dieu n’appartient pas de manière propre à aucun peuple ; parce que c’est Lui qui nous appelle, nous convoque, nous invite à faire partie de son peuple, et cette invitation est adressée à tous, sans distinction, parce que la miséricorde de Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 4). Jésus ne dit pas aux apôtres ni à nous de former un groupe exclusif, un groupe d’élite. Jésus dit : allez et faites de tous les peuples des disciples (cf. Mt 28, 19). Saint Paul affirme que dans le peuple de Dieu, dans l’Église, « il n’y a ni juif ni grec... car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Gal 3, 28). Je voudrais dire aussi à qui se sent éloigné de Dieu et de l’Église, à qui est craintif ou indifférent, à qui pense ne pouvoir jamais changer : le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec beaucoup de respect et d’amour ! Il nous invite à faire partie de ce peuple, peuple de Dieu.

Comment devient-on membre de ce peuple ? Ce n’est pas à travers la naissance physique, mais à travers une nouvelle naissance. Dans l’Évangile, Jésus dit à Nicodème qu’il faut naître d’en haut, de l’eau et de l’Esprit pour entrer dans le Royaume de Dieu (cf. Jn 3, 3-5). C’est à travers le Baptême que nous sommes introduits dans ce peuple, à travers la foi dans le Christ, don de Dieu qui doit être nourri et qu’il faut faire croître toute notre vie. Demandons-nous: comment puis-je faire grandir la foi que j’ai reçue de mon Baptême ? Comment puis-je faire croître cette foi que j’ai reçue et que le peuple de Dieu possède ?

L’autre question. Quelle est la loi du Peuple de Dieu ? C’est la loi de l’amour, amour pour Dieu et amour pour le prochain selon le commandement nouveau que nous a laissé le Seigneur (cf. Jn 13, 34). Un amour, toutefois, qui n’est pas un sentimentalisme stérile ou quelque chose de vague, mais qui est reconnaître Dieu comme unique Seigneur de la vie et, dans le même temps, accueillir l’autre comme vrai frère, en dépassant divisions, rivalités, incompréhensions, égoïsmes ; les deux choses vont de pair. Combien de chemin devons-nous parcourir encore pour vivre concrètement cette nouvelle loi, celle du Saint-Esprit qui agit en nous, celle de la charité, de l’amour ! Quand nous voyons sur les journaux ou à la télévision tant de guerres entre chrétiens, mais comment cela peut-il arriver ? Que de guerres au sein du peuple de Dieu ! Dans les quartiers, sur les lieux de travail, que de guerres par envies, jalousie ! Jusque dans la famille, que de guerres intestines ! Il nous faut demander au Seigneur qu’il nous fasse bien comprendre cette loi de l’amour. Comme il est beau de s’aimer les uns les autres comme de vrais frères. Comme c’est beau ! Faisons une chose aujourd’hui. Tous nous avons sans doute des sympathies et des antipathies ; peut-être beaucoup d’entre nous sont un peu en colère contre quelqu’un ; alors disons au Seigneur : Seigneur je suis en colère contre celui-ci ou contre celle-là ; je prie pour lui ou pour elle. Prier pour ceux contre qui nous sommes en colère est un beau pas en avant dans cette loi de l’amour. Voulons-nous le faire ? Faisons-le aujourd’hui !

Quelle mission a ce peuple ? Celle d’apporter dans le monde l’espérance et le salut de Dieu: être le signe de l’amour de Dieu qui appelle tous à l’amitié avec Lui; être le levain qui fait fermenter toute la pâte, le sel qui donne du goût et qui préserve de la corruption, être une lumière qui illumine. Autour de nous, il suffit d’ouvrir un journal — je l’ai dit — nous voyons que la présence du mal existe, le Diable agit. Mais je voudrais dire à voix haute : Dieu est plus fort ! Croyez-vous cela : que Dieu est plus fort ? Mais nous le disons ensemble, nous le disons tous ensemble : Dieu est plus fort ! Et savez-vous pourquoi il est plus fort ? Parce qu’Il est le Seigneur, l’unique Seigneur. Et je voudrais ajouter que la réalité parfois sombre, marquée par le mal, peut changer si, les premiers, nous apportons la lumière de l’Évangile en particulier à travers notre vie. Si dans un stade, pensons ici à Rome au stade olympique, ou à celui de San Lorenzo à Buenos Aires, au cours d’une nuit obscure, une personne allume une lumière, on la perçoit à peine, mais si les plus de soixante-dix mille spectateurs allument chacun leur lumière, le stade s’illumine. Faisons en sorte que notre vie soit une lumière du Christ; nous apporterons ensemble la lumière de l’Évangile à la réalité tout entière.

Quelle est le but ultime de ce peuple ? Le but est le Royaume de Dieu, commencé sur terre par Dieu lui-même et qui doit être étendu jusqu’à son accomplissement, lorsqu’apparaîtra le Christ, notre vie (cf. Lumen gentiumn. 9). Le but alors est la pleine communion avec le Seigneur, la proximité avec le Seigneur, entrer dans sa vie divine même, où nous vivrons la joie de son amour sans mesure, une joie pleine.

Chers frères et sœurs, être Église, être Peuple de Dieu, selon le grand dessein d’amour du Père, cela signifie être le ferment de Dieu dans notre humanité, cela signifie annoncer et apporter le salut de Dieu dans notre monde, qui est souvent égaré, qui a besoin d’avoir des réponses qui encouragent, qui donnent de l’espérance, qui donnent une nouvelle vigueur sur le chemin. Que l’Église soit un lieu de miséricorde et d’espérance de Dieu, où chacun puisse se sentir écouté, aimé, pardonné, encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile. Et pour faire sentir l’autre écouté, aimé, pardonné, encouragé, l’Église doit garder les portes ouvertes, afin que tous puissent entrer. Et nous devons sortir de ces portes et annoncer l’Évangile.


Je salue cordialement les pèlerins francophones, particulièrement le Comité International de la Société de Saint Vincent de Paul qui fête le 200e anniversaire de la naissance de Frédéric Ozanam. Chers frères et sœurs, Dieu est plus fort que le mal ! Dans un monde parfois difficile, soyez porteurs de l’espérance et de l’amour de Dieu. Que, dans l’Église, chacun se sente accueilli, aimé et encouragé à vivre selon la bonne nouvelle de l’Évangile.


APPEL

Aujourd’hui est célébrée dans le monde entier la Journée mondiale contre le travail des mineurs, avec une référence particulière à l’exploitation des enfants dans le travail domestique: un phénomène déplorable, en augmentation constante, en particulier dans les pays pauvres. Des millions de mineurs, en majorité des petites filles, sont victimes de cette forme cachée d’exploitation qui comporte souvent également des abus, des mauvais traitements et des discriminations. Cela est un véritable esclavage !

Je souhaite vivement que la Communauté internationale puisse prendre des mesures encore plus efficaces pour lutter contre ce véritable fléau. Tous les enfants doivent pouvoir jouer, étudier, prier et grandir, dans leurs propres familles, et cela dans un cadre d’harmonie, d’amour et de sérénité. C’est leur droit et notre devoir. Beaucoup de personnes au contraire, au lieu de les faire jouer, les rendent esclaves : cela est un fléau. Une enfance sereine permet aux enfants de regarder avec confiance vers la vie et l’avenir. Malheur à ceux qui étouffent en eux l’élan joyeux de l’espérance !

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:27

 

Les aspects politiques du pontificat de Jean Paul II, sont mis en lumière d'une façon très claire et peu courante, dans la biographie du pape le plus important du XXème siècle.

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 08:26

Le pontificat de Benoît XVI : Benoît XVI et la théologie

Diffusé le 22/02/2013 / Durée 26 mn

 


 


Invité : Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles.

 

Présentateur : Régis Burnet.

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 17:18

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre Mercredi 27 février 2013

 

 

 

Vénérés frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce ! 

Autorités distinguées, 

Chers frères et sœurs !

 

Je vous remercie d’être venus si nombreux à ma dernière Audience générale.

 

Merci de tout cœur ! Je suis véritablement ému et je vois l’Église vivante ! Et je pense que nous devons dire aussi merci au Créateur pour le beau temps qu’il nous donne maintenant encore dans l’hiver.

 

Comme l’apôtre Paul dans le texte biblique que nous avons écouté, moi aussi je sens dans mon cœur le devoir de remercier surtout Dieu, qui guide et fait grandir l’Église, qui sème sa Parole et ainsi alimente la foi de son Peuple. En ce moment, mon âme s’élargit et embrasse toute l’Église répandue dans le monde ; et je rends grâce à Dieu pour les « nouvelles » qu’en ces années de ministère pétrinien j’ai pu recevoir concernant la foi dans le Seigneur Jésus Christ, et la charité qui circule réellement dans le Corps de l’Église et le fait vivre dans l’amour, et dans l’espérance qui nous ouvre et nous oriente vers la vie en plénitude, vers la patrie du Ciel.

Je sens que je vous porte tous dans la prière, en un présent qui est celui de Dieu, où je rassemble chaque rencontre, chaque voyage, chaque visite pastorale. Je ramasse tout et tous dans la prière pour les confier au Seigneur : pour que nous ayons la pleine connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, et pour que nous puissions mener une vie digne de Lui, de son amour, en portant du fruit en toute œuvre bonne (cf. Col 1, 9-10).

 

En ce moment, il y a en moi une grande confiance, parce que je sais, nous savons tous, que la Parole de Vérité de l’Évangile est la force de l’Église, est sa vie. L’Évangile purifie et renouvelle, porte du fruit, partout où la communauté des croyants l’écoute et accueille la grâce de Dieu dans la vérité et dans la charité. Telle est ma confiance, telle est ma joie.

 

Quand, le 19 avril il y a presque 8 ans, j’ai accepté d’assumer le ministère pétrinien, j’ai eu la ferme certitude qui m’a toujours accompagné : cette certitude de la vie de l’Église par la Parole de Dieu. En ce moment, comme je l’ai déjà exprimé plusieurs fois, les paroles qui ont résonné dans mon cœur ont été : Seigneur, pourquoi me demandes-tu cela et que me demandes-tu ? C’est un poids grand celui que tu me poses sur les épaules, mais si tu me le demandes, sur ta parole, je jetterai les filets, sûr que tu me guideras, aussi avec toutes mes faiblesses. Et huit années après, je peux dire que le Seigneur m’a vraiment guidé, m’a été proche, j’ai pu percevoir quotidiennement sa présence. Cela a été un bout de chemin de l’Église qui a eu des moments de joie et de lumière, mais aussi des moments pas faciles ; je me suis senti comme saint Pierre avec les Apôtres dans la barque sur le lac de Galilée : le Seigneur nous a donné beaucoup de jours de soleil et de brise légère, jours où la pêche a été abondante ; il y a eu aussi des moments où les eaux étaient agitées et le vent contraire, comme dans toute l’histoire de l’Église, et le Seigneur semblait dormir. Mais j’ai toujours su que dans cette barque, il y a le Seigneur et j’ai toujours su que la barque de l’Église n’est pas la mienne, n’est pas la nôtre, mais est la sienne. Et le Seigneur ne la laisse pas couler ; c’est Lui qui la conduit, certainement aussi à travers les hommes qu’il a choisis, parce qu’il l’a voulu ainsi. Cela a été et est une certitude, que rien ne peut troubler. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui mon cœur est plein de reconnaissance envers Dieu parce qu’il n’a jamais fait manquer à toute l’Église et aussi à moi sa consolation, sa lumière, son amour.

 

Nous sommes dans l’Année de la Foi, que j’ai voulue pour raffermir vraiment notre foi en Dieu, dans un contexte qui semble la mettre toujours plus au second plan. Je voudrais vous inviter tous à renouveler votre ferme confiance dans le Seigneur, à nous confier comme des enfants dans les bras de Dieu, sûrs que ses bras nous soutiennent toujours et sont ce qui nous permet de marcher chaque jour, même dans la difficulté. Je voudrais que chacun se sente aimé de ce Dieu qui a donné son Fils pour nous, et qui nous a montré son amour sans limite. Je voudrais que chacun sente la joie d’être chrétien. Dans une belle prière à réciter quotidiennement le matin, on dit : « Je t’adore mon Dieu et je t’aime de tout mon cœur. Je te remercie de m’avoir créé, fait chrétien… ». Oui, nous sommes heureux pour le don de la foi ; c’est le bien le plus précieux, que personne ne peut nous ôter ! Remercions le Seigneur de cela chaque jour, par la prière et par une vie chrétienne cohérente. Dieu nous aime, mais il attend que nous aussi nous l’aimions !

 

Mais ce n’est pas seulement Dieu que je veux remercier en ce moment. Un Pape n’est pas seul pour conduire la barque de Pierre, même si c’est sa première responsabilité. Je ne me suis jamais senti seul à porter la joie et le poids du ministère pétrinien ; le Seigneur a mis à mes côtés beaucoup de personnes qui, avec générosité et amour envers Dieu et envers l’Église m’ont aidé et m’ont été proches. Surtout vous, chers frères Cardinaux : votre sagesse, vos conseils, votre amitié ont été précieux pour moi ; mes collaborateurs, à commencer par mon Secrétaire d’État qui m’a accompagné avec fidélité durant ces années ; la Secrétairerie d’État et toute la Curie romaine, comme aussi tous ceux qui, dans les différents secteurs, prêtent leur service au Saint-Siège : ce sont de nombreux visages qui n’apparaissent pas, qui restent dans l’ombre, mais justement dans le silence, dans le dévouement quotidien, avec esprit de foi et humilité, ils ont été pour moi un soutien sûr et fiable. Une pensée spéciale à l’Église de Rome, mon diocèse ! Je ne peux oublier les frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce, les personnes consacrées et le Peuple de Dieu tout entier : dans les visites pastorales, dans les rencontres, dans les audiences les voyages, j’ai toujours perçu une grande attention et une profonde affection ; mais moi aussi je vous ai aimés tous et chacun, sans distinction, avec cette charité pastorale qui est le cœur de tout Pasteur, surtout de l’Évêque de Rome, du Successeur de l’apôtre Pierre. Chaque jour, j’ai porté chacun de vous dans la prière, avec le cœur d’un père.

 

Je voudrais que mon salut et mes remerciements parviennent ensuite à tous : le cœur d’un Pape s’élargit au monde entier. Et je voudrais exprimer ma gratitude au Corps diplomatique près le Saint-Siège, qui rend présente la grande famille des nations. Ici je pense aussi à tous ceux qui travaillent pour une bonne communication et que je remercie pour leur important service.

 

À ce point, je voudrais remercier aussi de grand cœur toutes les nombreuses personnes dans le monde entier, qui au cours des dernières semaines, m’ont envoyé des signes émouvants d’attention, d’amitié et de prière. Oui, le Pape n’est jamais seul, je l’expérimente à présent encore une fois d’une façon si grande qui touche le cœur. Le Pape appartient à tous et un très grand nombre de personnes se sentent très proches de lui. C’est vrai que je reçois des lettres des grands du monde – des chefs d’État, des responsables religieux, des représentants du monde de la culture, etc. Mais je reçois aussi énormément de lettres de personnes simples qui m’écrivent simplement avec leur cœur et me font sentir leur affection, qui naît du fait d’être ensemble avec le Christ Jésus, dans l’Église. Ces personnes ne m’écrivent pas comme on écrit par exemple à un prince, ou à un grand qu’on ne connaît pas. Elles m’écrivent comme des frères et des sœurs, ou comme des fils et des filles, avec le sens d’un lien familial très affectueux. Là on peut toucher du doigt ce qu’est l’Église – non pas une organisation, une association à des fins religieuses ou humanitaires, mais un corps vivant, une communion de frères et de sœurs dans le Corps de Jésus Christ, qui nous unit tous. Expérimenter l’Église de cette façon et pouvoir presque pouvoir toucher de la main la force de sa vérité et de son amour, est un motif de joie, en un temps où beaucoup parlent de son déclin. Mais nous voyons combien l’Église est vivante aujourd’hui !

 

Ces derniers mois, j’ai senti que mes forces étaient diminuées, et j’ai demandé à Dieu avec insistance, dans la prière, de m’éclairer de sa lumière pour me faire prendre la décision la plus juste non pour mon bien mais pour le bien de l’Église. J’ai fait ce pas en pleine conscience de sa gravité et aussi de sa nouveauté, mais avec une profonde sérénité d’âme. Aimer l’Église signifie aussi avoir le courage de faire des choix difficiles, douloureux, en ayant toujours à coeur le bien de l’Église et non soi-même.

 

Permettez-moi ici de revenir encore une fois au 19 avril 2005. La gravité de la décision a été vraiment aussi dans le fait qu’à partir de ce moment, j’étais engagé sans cesse et pour toujours envers le Seigneur. Toujours – celui qui assume le ministère pétrinien n’a plus aucune vie privée. Il appartient toujours et totalement à tous, à toute l’Église. La dimension privée est, pour ainsi dire, totalement enlevée à sa vie. J’ai pu expérimenter, et je l’expérimente précisément maintenant, qu’on reçoit la vie justement quand on la donne. J’ai dit précédemment que beaucoup de personnes qui aiment le Seigneur aiment aussi le Successeur de saint Pierre et ont de l’affection pour lui ; que le Pape a vraiment des frères et des sœurs, des fils et des filles dans le monde entier, et qu’il se sent en sureté dans l’étreinte de votre communion ; parce qu’il n’appartient plus à lui-même, il appartient à tous et tous lui appartiennent.

 

Le « toujours » est aussi un « pour toujours » ‑ il n’y a plus de retour dans le privé. Ma décision de renoncer à l’exercice actif du ministère, ne supprime pas cela. Je ne retourne pas à la vie privée, à une vie de voyages, de rencontres, de réceptions, de conférences, etc. Je n’abandonne pas la croix, mais je reste d’une façon nouvelle près du Seigneur crucifié. Je ne porte plus le pouvoir de la charge pour le gouvernement de l’Église, mais dans le service de la prière, je reste, pour ainsi dire, dans l’enceinte de saint Pierre. Saint Benoît, dont je porte le nom comme Pape, me sera d’un grand exemple en cela. Il nous a montré le chemin pour une vie qui, active ou passive, appartient totalement à l’œuvre de Dieu.

 

Je remercie aussi tous et chacun pour le respect et la compréhension avec lesquels vous avez accueilli cette décision si importante. Je continuerai à accompagner le chemin de l’Église par la prière et la réflexion, avec ce dévouement au Seigneur et à son Épouse que j’ai cherché à vivre jusqu’à aujourd’hui chaque jour et que je voudrais vivre toujours. Je vous demande de vous souvenir de moi devant Dieu et surtout de prier pour les cardinaux, appelés à une tâche si importante, et pour le nouveau Successeur de l’apôtre Pierre : que le Seigneur l’accompagne de sa lumière et de la force de son Esprit.

 

Invoquons la maternelle intercession de la Vierge Marie Mère de Dieu et de l’Église pour qu’elle accompagne chacun de nous et la communauté ecclésiale tout entière ; nous nous remettons à elle, avec une profonde confiance.

 

Chers amis ! Dieu guide son Église, la soutient toujours aussi et surtout dans les moments difficiles. Ne perdons jamais cette vision de foi, qui est l’unique vraie vision du chemin de l’Église et du monde. Dans notre cœur, dans le cœur de chacun de vous, qu’il y ait toujours la joyeuse certitude que le Seigneur est à nos côtés, qu’il ne nous abandonne pas, qu’il nous est proche et nous enveloppe de son amour. Merci !

 

* * *

Je vous salue cordialement chers pèlerins de langue française, en particulier les personnes venant de France, de Belgique et des pays francophones qui ont voulu m’accompagner en étant présentes ici ou par la radio et la télévision. Je vous demande de vous souvenir de moi devant Dieu et de prier pour les cardinaux appelés à élire un nouveau Successeur de l’apôtre Pierre. Priez aussi pour que le Seigneur l’accompagne de la lumière et de la force de son Esprit ! Que Dieu vous bénisse ! Merci.

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 20:23

Le pontificat du Saint Père :

Benoît XVI et l'Evangélisation

Invité :

Monseigneur Yves Le Saux, évêque du Mans

 

Rencontre avec Philippine de Saint Pierre

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 20:33
FACE AUX CHRéTIENS
Jean-Luc Pouthier
Diffusé le 15/02/2013 / Durée 52 mn

Invité de Face aux chrétiens, Jean-Luc Pouthier, journaliste et historien, ancien conseiller culturel auprès de l'ambassadeur du Vatican, commente la renonciation du Pape en avançant que "des raisons de santé ne sont peut-être pas la seule explication" mais que Benoît XVI a été très affecté par les trahisons au sein de la Curie" et que "cela a peut-être précipité sa décision".

 

Mais contrairement au sociologue Olivier Bobineau qui voit dans l'annonce du Souverain pontife une crise de l'Église et de son organisation, Jean-Luc Pouthier affirme que "l'Église n'est pas une démocratie" et que "transformer l'Église en démocratie, c'est la faire disparaître".

 

Par ailleurs, il précise que dans un contexte où "sur 6,5 milliards d'individus sur Terre, et où il y a plus d'1,2 milliard de catholiques, pourquoi ne pas imaginer restaurer les patriarcats, institutions ayant existé et plutôt bien fonctionné ?"

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 14:34
Le pontificat de Benoît XVI

Alors que Benoît XVI a annoncé qu'il renonçait à sa charge lundi 11 février 2013, KTO vous propose de revoir les vidéos de son pontificat.

Benoît XVI

Sommaire de la page


>La Renonciation de Benoît XVI


>Les Discours de Benoît XVI


>Les Émissions


>Les JMJ de Benoît XVI


>Les Voyages de Benoît XVI


>Les Synodes de Benoît XVI


La Renonciation de Benoît XVI


Edition spéciale du 11 février 20h40


Les Discours de Benoît XVI


Vœux du Pape au Corps diplomatique


Direct de Rome du 07/01/2013.

Les Discours du Pape en France

Benoît XVI aux Bernardins



Émission du 16/09/2008.
Émission du 12/09/2013.

Les Émissions

Entretien exceptionnel
avec Peter Seewald

Benoît XVI et la Tradition



Émission du 30/12/2010. 
Émission du 05/02/2009.

La Pensée de Benoît XVI

Foi et Raison, la Polémique de Ratisbonne



Émission du 11/01/2009.
Émission du 24/11/2006.

Les Premiers Pas de Benoît XVI


Émission du 05/06/2005.

Les Voyages de Benoît XVI

Liban - Septembre 2012

Mexique et Cuba - Mars 2012

Bénin - Novembre 2011

Allemagne - Septembre 2011

Croatie - Juin 2011

Espagne - Novembre 2010

Grande-Bretagne - Septembre 2010

Chypre - Juin 2010 

Portugal - Mai 2010

Malte - Avril 2010

République tchèque - Septembre 2009

Terre Sainte - Mai 2009

Cameroun / Angola - Mars 2009

France - Septembre 2008

Tous les voyages du Pape



Les JMJ de Benoît XVI

Madrid - JMJ 2011

Sydney - JMJ 2008

JMJ 2011

Les Synodes et les Rencontres de Benoît XVI

     
Synodes et Rencontres de Benoît XVI
 
     

 

Synode des Évêques
pour le Moyen-Orient

 

 Rencontre interreligieuse
à Assise

Synode pour
la Nouvelle Évangélisation

 
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Q.C.M.

Q.C.M.KTO.jpg
Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

Cliquez sur le logo KTO pour accéder aux vidéo

 

 

Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216