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Dimanche prochaine avec MN Thabut

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Mme Marie Noelle Thabut

MN Thabut 03

On n'oblige pas le piéton...

Je me garderai bien de juger une personne.

Je me fais seulement l’écho de l’enseignement habituel de l’Eglise qui rappelle les principes fondamentaux capables d’éclairer la route de ses fidèles. En installant un lampadaire pour éclairer le trottoir, on n’oblige pas le piéton à marcher sur ce trottoir.

D'après une rubrique du Carême par Serviam
12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 14:02

Je viens d'emprunter ce livre à la bibliothèque d'Etival. C'est passionnant. C'est une BD de Guy Delisle, un Québécois, en séjour pour une année à Jérusalem. Par ses dessins, il nous partage son quotidien.

 

Moi qui ai vécu 9 mois à Ein Karem - Jérusalem, en 1988-89 c'est une redécouverte du pays 20 ans plus tard (le livre décrit l'expérience de Guy Delisle en 2008-2009). Un beau parcours.

 

Je conseille ce livre à tous les anciens Volontaires en Israël. Ils retrouveront avec plaisir ce qu'ils ont vécus (et peut etre ce qu'ils ont manqués, on ne vois jamais tout, même au bout d'une année). J'hésite à recommander ce livre à ceux qui vont partir en Israël. Il ne faudrait pas qu'il les prive de la découverte sur le terrain de ce beau pays.

Un livre à découvrir : "Chroniques de Jérusalem" de Guy Delisle

Source : France24

Le roman graphique "Chroniques de Jérusalem", du Québécois Guy Delisle, propose un regard à la fois inquiétant, amusé et instructif sur la ville sainte. À la découverte d’un brassage unique et d'un musée à ciel ouvert où tout peut dégénérer...

Plus de deux ans après son départ de Jérusalem, Guy Delisle évoque avec amertume sa dernière vision de la ville sainte : "Je suis parti avec cette image d’un colon juif prenant possession d’une maison appartenant à des Palestiniens. Et avec l’espoir que Barack Obama, qui venait d’être élu, fasse quelque chose." Mais ce triste épilogue aux onze mois - entre 2008 et 2009 - relatés dans le roman graphique "Chroniques de Jérusalem" (éd. Delcourt) ne saurait occulter le reste d’une expérience unique. Avec simplicité et fraîcheur, le dessinateur a croqué la ville entière, son architecture de musée à ciel ouvert, ses communautés, ses mélanges, ses scènes quotidiennes, ses tiraillements… Le tout avec une intention descriptive, lui qui définit son travail comme "du reportage tranquille, en laissant les choses venir".

Jérusalem et ses contrastes

Il y a d’abord une découverte, celle d’une ville dont il avait "une image un peu faussée, comme tout le monde". Une fois les premiers jours passés à Jérusalem, l’auteur s’immisce un peu plus dans le quotidien des habitants : jours sacrés et chômés, heures d’attente interminables aux check-points, insalubrité et pauvreté galopante dans la partie palestinienne, tension constante entre communautés… "En fait, il s’agit d’une ville où l’on passe de visions de rêve, comme la vue imprenable depuis l’Hospice autrichien, à une réalité assez sombre, avec des soldats armés un peu partout."

Comme pour "Chroniques birmanes" (2007, éd. Delcourt), il aurait pu piocher davantage d’anecdotes de la vie professionnelle de sa compagne pour décrire le train-train quotidien. Pas cette fois : "Documenter une partie de mon travail avec le quotidien de mon épouse qui travaillait pour Médecins sans frontières, c’était déjà fait, je n’avais pas envie de recommencer." Ça ne l’empêche pas de se trouver aux premières loges du conflit israélo-palestinien, rattrapé par l’actualité et assistant, depuis Jérusalem, à l’opération Plomb durci. "Côté israélien aussi, les journalistes n’ont pas ménagé leurs critiques."

Absurdités, drôleries et curiosités

À défaut de récits d’expériences humanitaires, le désarroi était lui bien visible, là, tout proche. "On est souvent confrontés à des choses assez étranges. Le plus absurde, je l’ai vu à Hébron, avec des rues protégées par un grillage au-dessus afin que les colons ne balancent pas leurs ordures sur les Palestiniens." C’est ainsi que le lecteur peut aussi se rendre compte d’injustices flagrantes ou d’incohérences - comme des quartiers ou des rues scindés en deux."Des exemples comme ça, il y a en a tellement…" Le simple fait de croquer le mur de séparation devient même une épreuve ; il a d’ailleurs été prié de quitter les lieux à plusieurs reprises alors qu’il en esquissait les contours.

L’album nous plonge aussi au cœur des trois religions monothéistes, à des jours bien précis. Comme celui de la fête juive de Pourim : "Jamais je n’aurais pensé assister à ça. Des juifs orthodoxes, notamment des très jeunes, complètement ivres, vous imaginez ? Certains portaient le même keffieh que Yasser Arafat ! L’un d’eux m’a même invité à rentrer les voir danser !" À une kippa près, le dessinateur aurait même pu rester !

Ville de rencontres

Jérusalem regorgeant d’ethnies et de confessions multiples, l’auteur évoque des gens de toute communauté. Côté palestinien, c’est par exemple la nourrice de ses enfants, dont la maison familiale est appelée à la destruction. Côté chrétien, la représentation pléthorique : Éthiopiens, Grecs, coptes et Syriaques orthodoxes, Arméniens apostoliques, catholiques romains… Côté hébreu ce sont, par exemple, les Samaritains, bien qu’ils ne soient pas considérés comme juifs par les ultras orthodoxes : "C’est la communauté la plus surprenante que j’ai rencontrée. Les Samaritains vivent là depuis toujours, ils n’ont pas de diaspora. Pourtant, ils estiment notamment que Jérusalem est une ville comme les autres."

Et puisque Guy Delisle est également prof de dessin, il en a profité pour aller à la rencontre de Palestiniens (jeunes et vieux) passionnés. C’est à cette occasion qu’il a aussi pu dévoiler certains aspects de son travail, avec notamment une inoubliable présentation de ses nus à un auditoire féminin (voilé) sidéré puis… évaporé. Un vendeur de kébabs l’avait pourtant prévenu : "il y a toujours des frontières" à Jérusalem. Bref, une ville à (re) découvrir en parcourant les 333 pages d’une BD remarquable aux plans narratif et graphique.

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 12:03

Suite à une actualité récente et honteuse, j’ai rencontré, au hasard de mes lectures, l’expression « sans dents » pour désigner de pauvres hères.

 

Les « sans dents » une expression utilisée par Albert Camus dans son roman « L’Etranger » :

 

Chapitre 1 : lorsque Meursault est à la morgue de l’asile devant la bière de sa mère : Extrait :

 

«Je n’avais jamais remarqué à quel point les vieilles femmes pouvaient avoir du ventre. Les hommes étaient presque tous très maigres et tenaient des cannes (...) Lorsqu’ils se sont assis, la plupart m’ont regardé et ont hoché la tête avec gêne, les lèvres toutes mangées par leur bouche sans dents, sans que je puisse savoir s’ils saluaient ou s’il s’agissait d’un tic».

 

 

l_tranger.jpg

 

L’Etranger, Albert Camus, roman, 1942.

(cliquez sur l'image pour accéder au texte de Camus dans son entier)

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 07:04

Si, comme moi, la retraite est une perspective qui inquiète (matériellement) tout en restant une espérance, je viens de découvrir un livre qui aide à préparer financièrement sa retraite. Un livre que je recommande à tous, y compris aux jeunes qui débutent dans la vie professionnelle.

 

 

Marc Fiorentino est un chroniqueur de BFM Business, connu pour sa liberté de pensée et sa liberté de parole. Impertinent mais juste.

 

La retraite, il n'est jamais trop tôt (ni trop tard) pour s'en occuper !

Voici les dix raisons pour lesquelles vous devez lire ce livre... si vous êtes âgés de 27 à 107 ans :
- vous cherchez LA solution pour VOTRE retraite et elle existe
- le système des retraites en France est en faillite
- les 35 régimes de retraite vont se fondre en un seul régime : la diète
- les politiques manquent de courage et ils ne connaissent pas la règle de trois

- vous allez vivre plus vieux que vous ne l'imaginez
- vous n'allez pas toucher la retraite à laquelle vous avez droit
- vous allez devoir travailler plus longtemps que prévu
- les jeunes cotisent pour rien, les seniors vont se faire piquer une partie de leurs économies
- vous devez vous protéger contre la dépendance
- l'immobilier est un facteur déterminant pour une retraite réussie


Avec le même ton, simple, anticonformiste, polémique, informé, pédagogique et ludique, qui a fait le succès de ses deux premiers guides -Sauvez votre argent et Immobiliez vous-, Marc Fiorentino nous donne aujourd'hui ce qui va devenir LE livre de référence pour tous ceux qui -quel que soit leur âge- savent que le problème de leur retraite est crucial.

 9782221130773.jpg  

 

Présentation de Marc Fiorentino sur BFM Business :

Le 14 juin 2014, Marc Fiorentino, fondateur d'EuroLand Corporate a été reçu par Hedwige Chevrillon dans "Qui êtes-vous ?", sur BFM Business. Tous les samedis, Qui êtes-vous ? Présenté par Hedwige Chevrillon, le rendez-vous incontournable des acteurs de l'économie et de la politique. BFMBusiness, première chaîne d'informations économiques en France. Retrouvez toute l'actualité économique et financière sur BFMBusiness.com. Pour ne rien manquer de nos vidéos, rendez-vous sur : http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 19:59

lecteur.gif

C’est à l’attention de mes amis proches du livre

(auteurs, lecteurs, éditeurs, libraires, documentalistes, bouquinistes, etc.),

à tous ceux qui me fonds aimer la lecture (chacun se reconnaîtra),

que je mets cette chronique sur mon blog.

 

C’est aussi une invitation à ‘lire’ des livres,

à les prendre en main, à les feuilleter, etc.

 

Sans oublier d’acheter ses livres chez « notre libraire du coin ».

Lui qui connaît les livres et qui connaît nos goûts de lectures.

 

J’ai aussi à cœur le libraire, le bouquiniste, le bibliophile, le professeur-documentaliste qui savent si bien me conseiller dans mes lectures, etc.

 

Un hommage aux métiers du livre

(en plus de ceux déjà cité : les imprimeurs, les livreurs, le revendeur, etc.).

Le monde du livre, c’est si vaste…

livre-1.jpg

 Je prends le pari : nous pouvons aimer un livre,

nous n'aimerons jamais une tablette ou une liseuse électronique.

 

Oui, faisons l'éloge de la lecture :

 livre-2.jpg

 


Jean-François Rod

Diffusé le 14/04/2014 / Durée 7 mn

 

 

Jean-François Rod, président de La Procure, l'importante chaîne de librairies culturelles et religieuses, partage son expérience "au service de la lecture", qui se révèle une merveilleuse chaîne de transmissions.

 

Les principaux maillons en sont bien sûr l'auteur, qui s'engage personnellement, et le lecteur, qui l'accueille et réagit librement.

 

Mais il ne faut pas oublier les "seconds rôles" qui jouent une part indispensable : l'éditeur, qui coordonne tout un orchestre de sous-traitants, et le libraire, qui met finalement en contact l'auteur et le lecteur.

 

 

 
livre_trans_eyrolles.GIF
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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 19:06

Cattan.jpg

 

Olivia Cattan, maman d'un petit garçon autiste, dénonce dans un livre les 40 ans de retard de la France dans la prise en charge de ces enfants. 

 

"J'accuse l'Etat français de négligence et de maltraitance vis à vis des enfants autistes", écrit Olivia Cattan dans son livre « D'un monde à l'autre ». Elle y raconte son combat de mère pour que son petit garçon vive normalement. Rubens a été diagnostiqué autiste à l'âge de cinq ans, il en a aujourd'hui huit : "Il va bien parce qu'il est à l'école, parce qu'il est bien pris en charge."

 

 

Rubens est le troisième enfant d'Olivia Cattan, déjà maman de deux grandes filles. Le petit dernier vu comme un cadeau. Un peu trop calme dans son berceau. Mais les doutes sont venus bien plus tard. A quatre ans, Rubens ne parlait pas. Il ne dormait pas la nuit. Il refusait de manger de la nourriture solide. Il n'allait pas à l'école. Olivia Cattan consulte alors tous les pédopsychiatres et orthophonistes de Paris sans arriver à déterminer de quoi il souffre. Dans le noir total, dans le néant, perdu face à son fils devenue une énigme, la jeune femme décrit son isolement face à la situation, l'éloignement des proches, une vie familiale difficile. "Nous ne vivions plus, nous survivions" explique l'auteur.

 

Pour Rubens, le déclic a été la méthode Feuerstein, une méthode comportementale, pratiquée dans un centre de Jérusalem en Israël (sites internet : Jérusalem : cliquez ici ; Paris : cliquez ici). Après un séjour d'un mois, Rubens parle, apprend et s'ouvre enfin à la vie. C'est un nouveau départ, mais aussi le début  d'un nouveau combat pour faire scolariser Rubens. "Les familles n'en peuvent plus, on est prêt à tout, on est prêt à aller manifester dans les rues, à aller bloquer des rectorats. On est prêt à tout parce qu'on n'en peut plus. On refuse que nos enfants ne soient pas considérés comme des citoyens. Ces discriminations dont sont victimes nos enfants, que ce soit à l'école, que ce soit au sport, que ce soit dans des conservatoires, on ne le supporte plus. Ce sont des citoyens français, ils ont le droit à l'éducation", déclare Olivia Cattan.

 

Seuls 20% des enfants autistes sont scolarisés en France

Seuls 20% des enfants autistes sont scolarisés en France. Alors qu'une loi de 2005 impose que tout enfant souffrant d'un handicap puisse être inscrit dans l'école de son quartier. La France a d'ailleurs été condamnée par le conseil de l'Europe le 5 février dernier, pour ce manquement. En cause notamment, le manque d'AVS, les auxiliaires de vie scolaire qui accompagnent ces enfants pour les aider en classe. Olivia Cattan a d'ailleurs mis entre parenthèses son métier de journaliste pour devenir l'AVS de Rubens.

 

Même combat pour que le jeune garçon fasse du piano ou du tennis. Impossible. Les fédérations refusent. A l'exception de celle d'athlétisme qui s'est engagée à les accueillir. C'est donc pour dénoncer tous ces manquements qu'Olivia Cattan a écrit ce livre et a lancé ce "j'accuse". Elle parle d' "autismophobie" de la France et elle critique l'inaction du gouvernement et l'ignorance de Marie-Arlette Carlotti, la ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion.

 

 


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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 20:16

Le 1er février 2014, je vous recommandais le livre de Hugo Horiot : "L'empereur, c'est moi" (cliquez ici pour retrouver cette chronique). Aujourd'hui, 6 février, je vous conseille la lecture du livre écrit par sa maman en 1990 : "le petit prince cannibale". Ecrit sous l'angle du roman, c'est l'histoire en duo avec d'un côté l'histoire de la Cantatrice aux Mitaines, et de l'autre côté c'est l'histoire de Hugo vue, comprise et racontée par sa mère. 

 

Ce qui ne gâche rien, cet ouvrage, "Le petit prince cannibale", a reçu le prix Gongourt des lycéens en 1990.


Ainsi, en lisant ces deux ouvrages, vous aurez le récit de la même histoire vu par la maman et vu par l'enfant. Les deux livres se complètent bien, autant par les styles littéraires utilisés que par les informations complémentaires ou le regard différent sur le même fait observé de l'extérieur, le regard de sa mère et comme Hugo l'a vécu. A vingt ans de différence, les deux livres sont inséparables. 

 

Lefevre-Francoise-Le-Petit-Prince-Cannibale.jpg

      en cliquant sur l'image, une fiche de lecture de Babelio avec des citations

 

 


Résumé du livre : Une romancière, mère de quatre enfants, tente d'écrire l'histoire d'une grande cantatrice, Blanche, "la Cantatrice aux Mitaines", tout en prenant soin de son fils autiste de six ans, Jean-Sylvèstre. Cet enfant, c'est un peu le Petit Prince : il habite une autre planète, s'isole dans son monde, écoute le silence, officiellement catalogué comme malade. Il "dévore" sa mère. Et elle, tandis qu'elle essaie de l'apprivoiser, de le sortir de cette prison, tente de poursuivre son oeuvre d'écrivain.

 


"Pour apprendre à aimer et tenter de guérir un enfant autiste, c'est beaucoup plus simple de l'imaginer comme un Petit Prince.

J'apprendrai ton langage. J'entrerai dans ton silence. J'oublierai ce que je crois savoir. Je t'aimerai. Te respecterai infiniment (. ) Face à toi, je suis face à un être qu'il faut sauver, un être enseveli sous les décombres. Un emmuré vivant. Te sortir de là. Te tirer de dessous ces pierres enchevêtrées. T'arracher à cette ville morte. (. ) J'ai beaucoup de forces encore et tu entends, pas une seconde je ne te lâcherai la main."

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 06:59

Empereur 

site de Hugo Horiot en cliquant sur le livre

(avec de nombreuses vidéos de Hugo Horiot)

 

 


Un livre que je recommande à tous,

en particulier aux AVS (Assistant(e)s de Vie en milieu Scolaire), surtout auprès de ceux qui s'occupent d'enfants autistiques.

Je le recommande particulièrement aux enseignants, directeurs,

équipes pédagogiques,non-enseignants,

à tous ceux qui croient tout savoir sur l'autisme et qui ne savent rien... 

Ce livre témoignage est poignant. Il permet de comprendre et de se mettre à l'écoute de l'autre, de celui qui est différent et peut être de se comprendre soi-même.


 


 

En France une personne sur 100 est atteinte de ce trouble. A 30 ans, le comédien Hugo Horiot a surmonté le syndrome d'Asperger, l'une des nombreuses formes de l'autisme. Il se raconte dans "L'empereur, c'est moi", aux éditions L'Iconoclaste.

 

Hugo Horiot est comédien, réalisateur, producteur, monteur et écrivain. Rien, même dans son livre où le mot " autisme " n'apparaît jamais, ne montre qu'il a été un enfant autiste, atteint du syndrome d'Asperger. "Cela ne m'intéresse pas de faire un livre sur l'autisme, c'est une histoire sur la différence, sur l'exclusion. C'est un livre où de nombreuses personnes peuvent se retrouver. L'autisme est comme un décor, on ne le voit pas, on ne le nomme pas, mais il est présent."

 

 

 

La transformation

A l'origine, Hugo Horiot se prénomme Julien, mais à l'âge de six ans il décide de changer de nom. Devant les efforts faits par sa mère pour le sortir de "cette tour infernale", il se dit que cela doit en valoir la peine. "A ce moment-là, je lui dis : Julien est mort, il est enterré dans la terre noire, je veux un autre nom." Sa mère lui propose Hugo, il accepte. "A partir de là j'ai commencé à dire oui."

 

La scolarité

Hugo Horiot a été scolarisé comme les autres enfants. Il a beaucoup souffert de sa différence. "L'école n'est pas du tout adaptée pour recevoir des personnes en situation de handicap. C'est un problème d'ordre discriminatoire. La France est très en retard là-dessus. En Europe, 100% des enfants autistes sont scolarisés. En France, moins de 20%."

 

Le gouvernement propose aujourd'hui des classes spécialisées en maternelle. "Ce qui est important c'est d'accompagner les enfants avec handicap, de les inclure dans la scolarité. Pour cela il faut créer des AVS (assistants de vie scolaire), qui s'effacent petit à petit pour que ces personnes aient accès à l'autonomie."

 

Les institutions

"Si j'avais été interné j'aurais coûté aujourd'hui plus de huit millions d'euros aux contribuables. Je tiens à saluer toutes les familles qui se battent pour retirer leurs enfants des griffes de l'institution qui les tue. Ces familles pour tout l'argent qu'elles font économiser aux contribuables mériteraient la légion d'honneur. Il est urgent que François Hollande cesse d'être un président normal et se décide à être un grand président en prenant à bras le corps ce chantier."

 

La méthode psychanalytique mise en cause

Pour traiter l'autisme, la méthode psychanalytique reste dominante. Pourtant, selon Hugo Horiot, elle "n'a aucune prise sur l'autisme. La psychanalyse c'est une thérapie basée sur la communication entre le patient et son thérapeute. Un sujet autiste étant privé de toute communication avec le monde, je ne vois pas en quoi la psychanalyse peut-être opérante sur lui".

 

Enfant, le comédien savait parler, mais s'y refusait. Il ne voulait pas venir dans ce monde dont il ne comprenait pas les codes et dont "l'absurdité" lui faisait peur. "Je voulais retourner de là où je venais."

 

 

 

  


L'histoire de Hugo a été raconté dans un livre par sa mère :

"Le petit prince cannibale" de Françoise Lefèvre

Prix Goncourt des Lycéens 1990

 

Une romancière, mère de quatre enfants, tente d'écrire l'histoire d'une grande cantatrice rongée par une maladie cutanée, tout en prenant soin de son fils autiste de six ans. Cet enfant, c'est un peu le Petit Prince : il habite une autre planète, s'isole dans son monde, écoute le silence, officiellement catalogué comme malade. Il 'dévore' sa mère. Et elle, tandis qu'elle essaie de l'apprivoiser, de le sortir de cette prison, tente de poursuivre son œuvre d'écrivain.

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 08:32

kiffe-la-france.jpg

 

Auteur : Jean-François Chemain

Editeur : Via Romana

Nombre de pages : 236

 

Alors que l’on s’inquiète du poids croissant de l’islam en banlieue, Jean-François Chemain publie un récit coup de poing sur son expérience de prof chrétien dans un collège public de Zep.

 

Il ne fait plus l’appel, se contentant de compter ses ouailles, comme le berger des Psaumes, pour écourter la séance de rectification phonétique d’usage. Au collège de la rue Lénine, il y a Fares, Bouzid, Jordan, Kénizé, Rachid, Antar et les autres. Des jeunes des banlieues emprisonnés dans leurs certitudes communautaires, pris entre deux logiques contradictoires : la victimisation et le culte du plus fort. En face d’eux, un prof atypique, rejeton de la haute bourgeoisie lyonnaise, ancien mécréant évadé du catéchisme à 11 ans, nietzschéen d’extrême droite à 16 et franc-maçon à 30, avant sa conversion radicale au christianisme.

 

En 2006, Jean-François Chemain a échangé sa brillante carrière de cadre dirigeant contre un engagement volontaire en première ligne dans le ghetto scolaire, agrégation d’histoire-géo en poche.

 

Dans Kiffe la France, il raconte l’incroyable chronique de l’islam des collèges, cette doxa butée et potache qui prospère sur l’inculture et la relégation, étouffant tout destin social chez les gamins qui en ont hérité. Il décrit le temps passé à juguler les éruptions de « fierté exacerbée, de préjugés ressassés, de frustration collectivement confite » dès qu’il est question de l’expansion musulmane, des apports de la civilisation grecque, de l’empire ottoman ou de la Palestine. Il y a ceux qui sont « pressés d’étudier les nazis », parce qu’ils « n’aiment pas les Juifs », ceux qui s’esclaffent « C’est de la discrimination ! » quand on les sort du cours, et les petits malins spécialisés dans la question à fragmentation : « Pourquoi on n’a jamais cours le lundi de Pâques ? » Scandale ! Pour eux, Dieu ne saurait avoir de fils.

 

Les collégiens croient à toutes les énormités glanées sur Internet, mais ignorent tout du morceau de terre chrétienne où ils vivent : qu’est-ce qu’un saint ? Sofiane lève le doigt, persuadé d’avoir la bonne réponse : «Eh ben, M’sieur, un saint, c’est quelqu’un qui a tué beaucoup de gens !»

 

La France : qu’est-ce qu’on leur en a dit et montré pour qu’ils nourrissent à son égard tant de mépris et de ressentiment ? Question dérangeante, parce que dans la petite mécanique stérile du bourreau et de la victime, chacun semble jouer sa partition. Chemain renvoie dos à dos le discours de ses élèves qui sont d’abord des adolescents abandonnés à eux-mêmes et cette France qui transpire la haine de soi. Dès l’IUFM, avec la déconstruction systématique du récit national, la traque aux dernières miettes de « bonne conscience nationale», sur fond d’«antichristianisme radical et prêt à tout». Dans les manuels scolaires qui entretiennent à tour de pages la culpabilité (colonisation, esclavage, etc.). Dans les nouveaux programmes d’Histoire qui escamotent Clovis, François Ier, Louis XIV et Napoléon. Rétablir un peu de vérité, là où abondent clichés et manipulations : ici, la mission scolaire se double d’une nécessité politique, l’accueil de l’autre qui repose sur le reniement de soi étant toujours un marché de dupes.

 

Pas question pour Jean-François Chemain de refuser le «débat», malgré l’issue toujours incertaine pour le chrétien français de souche, pris entre le marteau des revendications musulmanes et l’enclume laïciste de l’Éducation nationale. Là où nombre de collègues se réfugient derrière les « Ah non ! On va pas parler de ça ! Ici, c’est un truc laïc», lui est du genre à répondre : « Est-ce que tu connais un seul pays musulman où la démocratie soit respectée ainsi que les minorités religieuses ? » Silence dans la salle.

 

L’espérance parsème le récit : dans les grandes déclarations d’amour de ces bouillonnants élèves pour ce prof qui vient éroder un peu la boule de ressentiment qui les tient prisonniers ; sur le visage de Souhila recopiant fiévreusement cette phrase de Jean Vanier : «On dit souvent : Si tu changes, je taimerai ; ne serait-il pas plus juste de dire : Si je taime, tu changeras, et moi aussi ?»

 

À tous les prophètes de malheur qui annoncent l’islamisation de la France retranchés dans leur citadelle assiégée, ce récit ouvre un autre chemin, à condition que «les cathos ne cèdent pas tous à la tentation du privé hors-sol, aux 100 % de réussite au bac et au dieu HEC», confie Chemain, mais viennent au secours de l’école de la République.

 

Difficile dialogue

«- On ne peut quand même pas comparer le sort actuel des Palestiniens, aussi terrible soit-il, avec celui des Juifs pendant la guerre ! Quant à dire que parce que tu es musulman, tu dois toujours être solidaire des musulmans, c’est un peu sommaire !

 

- Et alors ? Les chrétiens sont bien toujours avec les chrétiens, ou avec les juifs !

 

- Faux ! Regarde en Bosnie, les Américains, qui sont chrétiens, sont intervenus contre les Serbes, d’autres chrétiens, pour défendre des musulmans bosniaques !

 

- Ouais, bon... Mais ça n’empêche pas que les Juifs, ils tuent tous les Palestiniens, et qu’il faut leur faire pareil !

 

- Alors, si je te suis bien, puisque les Turcs ont massacré les Arméniens, il faudrait massacrer tous les Turcs ?

 

- Les Arméniens, ils voulaient nous voler notre pays !

 

- Qui était le leur avant l’invasion turque !

 

- Et alors ? Ils avaient perdu ! Quand on a gagné la guerre, c’est qu’on est le plus fort : on fait ce qu’on veut !

 

- OK Osman ! Eh bien de quoi te plains-tu ? Les Israéliens sont les plus forts.»

 

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:40

Le témoignage extraordinaire d'André Levet (né en 1932), ex-truand qui dans sa cellule a donné rendez-vous à Jésus-Christ... et a été exaucé... au point de bénéficier d'une apparition du Christ pendant plusieurs heures et de s'en trouver radicalement transformé.

Un récit de plus, qui atteste de la vérité du fait historique de la résurrection du Christ, qui nous est racontée par d'autres témoins oculaires dans le Nouveau Testament.

Pour un récit complet, acheter son livre "Ma dernière cavale avec Jésus-Christ", éd. Nouvelle cité, 1996.

 

 

Cavale.jpg

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 18:52

Une aventure humaine, familiale et spirituelle

 

Après Compostelle, Edouard et Mathilde Cortès avaient décidé, pour leur voyage de noces, de mar­cher jusqu'à Jérusalem sur les pas des premiers pèlerins. Aujourd'hui jeunes parents, ils sont partis sur les voies de Rome en famille.

 

Trois enfants, une carriole et un âne, voilà le joyeux équipage parti à l'assaut de 1 300 kilomètres de chemins. Bivouac sous la tente, traversée des cols enneigés, émerveillement devant la nature, complicité et parfois rébellion de l'âne Octave, rencontres attachantes et souvent surprenantes, tout est là pour faire de ce pèlerinage une aventure inoubliable.

 

Depuis des siècles, Rome pousse les pèlerins sur les chemins, chacun inscrivant son histoire dans la tradition. Et la découverte sans doute la plus importante d'Edouard, Mathilde et leurs enfants est celle qu'ils vont faire d'eux-mêmes, pas après pas...

 

Edouard Cortès, écrivain-voyageur, est l'auteur de plusieurs récits dont Un chemin de promesses, écrit avec sa femme Mathilde et publié aux éditions XO.

 

 

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Q.C.M.

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Un jeu de connaissances auquel les téléspectateurs de toutes générations peuvent participer. Trois candidats viennent chaque semaine tenter de se qualifier pour la finale du mois. Ecriture, Histoire de l'Eglise, saints et témoins de la foi...l'occasion en cette année de la foi de tester - et d'enrichir ! - ses connaissances, en s'amusant, sous la conduite souriante de Charlie Clarck.

 

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Chapitres & Thèmes Du Blog

Option préférentielle

Aux yeux de l'Eglise, l'"option préférentielle pour les pauvres" n'est pas un simple slogan.
C'est un impératif évangélique auquel j'ai essayé de me conformer tout au long de ma vie et de mes missions.
[...] Il est difficile de parler des pauvres -et aux pauvres- si l'on ne se solidarise pas avec leur vie.

Cardinal Roger Etchegaray
J'ai senti battre le coeur du monde
p. 216